Un passage bref pour donner mon (long) avis sur le film CGI Volt de Disney ainsi que la bande annonce et le court-métrage projetés juste avant.
Là-haut (Up)
Probablement le point le plus intéressant de la soirée, c’est d’avoir vu le teaser de Là-haut, le prochain pixar : un vieux retraité, Carl Fredricksen, sort sur le porche de sa maison, regarde son voisinage d’un air méprisant et retourne illico-presto dans ses pénates en lâchant un « au revoir » (sous entendu « bye-bye les cons, je me tire »). Immédiatement la maison se met à trembler et une kyrielle de ballons de baudruche gonflés à l’hélium sort par le toit, ce qui fini par soulever la maison branlante, la décroche du sol et l’entraine finalement dans les airs sous les regards ébahis des passants et voisins et fait déguerpir dare-dare des gens qui se trouvaient sur sa propriété (apparemment venus l’expulser suite à la construction d’un grand complexe immobilier dans le voisinage). Plus tard, alors que la maison se trouve au-dessus de la campagne, le retraité entend du bruit à sa porte et va vérifier ce qu’il y a sous son porche. Il trouve là, Russell, un jeune scout obèse terrifié et acculé à un coin du porche, le plus loin possible de la balustrade au delà de laquelle ne se trouve que du vide, et qui le supplie de pouvoir rentrer à l’intérieur. Ce à quoi le retraité répond « Non ! » en claquant la porte… Quelques instants plus tard, il la ré-ouvre et sort un « ok, va-z-y, rentre », il va sans dire que le scout ne se fait pas prier…
Au niveau du design, je ne peux m’empêcher de trouver une certaine ressemblance entre le héros et un certain professeur Indiana Jones, archéologue de sont état, à qui on aurait fait un fast forward jusqu’à ce qu’il soit octogénaire (ou plus) et qu’on aurait rétréci à la stature de Yoda ou du Vieux maitre.
Tokyo Martin (Tokyo Mater)
Un petit short dérivé de Cars et donc fait par Pixar même : grosso-modo, pendant que le shérif de Radiator Springs part à la poursuite de jeunes voitures qui font des courses illégales, Martin, le vieux camion de remorquage tout rouillé et cabossé raconte à Flash McQueen et aux autres voitures comment il est devenu le roi des courses illégales et du drift en se rendant à Tokyo et en participant à une course qui doit l’emmener sur les routes et autoroutes tentaculaires de la capitale japonaise pour être le premier à atteindre le sommet de la tour de Tokyo.
Mouai… ben cela n’a fait que confirmer une chose : l’univers de Cars n’est pas du tout pour moi et je passerai allégrement sur ce film de Pixar. Déjà ça parle de courses de bagnoles et de djeunz attitude-rebelz-trop puissant-matte la meuf comme elle est bonne-même pas cap-courses illégales qui me sont totalement étranger, mais pire, c’est ancré à donf dans l’univers du tunning… Bref c’est un mix entre Cars et Fast & Furious : Tokyo Drift, les stéréotypes compris : les voitures japonaises parlent comment M. Sulu dans la VF de Star Trek………………………………………….. sachant qu’en VO, George Takei étant en fait américain, il n’a pas du tout l’accent « asiatique forcé » qu’on lui prête en VF et qu’au contraire il a une voix très grave et plutôt dans les basses…). On a aussi droit aux pouffes qui donnent le départ de la course bien sur.
Bref j’ai trouvé ca totalement nul mais je concède que les éclairages de Tokyo by night avec des néons et des écrans partout a du être très compliqué à faire, y compris à cause des multiples reflets sur les carrosseries des voitures...
Volt, star malgré lui (Bolt)
Volt est un jeune chien extraordinaire, un chien bionique, génétiquement amélioré, capable de prouesses extraordinaires… un chien entièrement attaché à la défense de la jeune Penny qui parcourt le monde à la recherche de son père un scientifique génial (c’est lui qui a amélioré Volt) qui s’est fait enlevé par une organisation maléfique dirigée par l’infâme et sinistre Docteur Calico et ses fourbes chats.
Ce que Volt ne sait pas c’est qu’il est en fait, bien malgré lui, la star d’une série TV tournée dans des studios hollywoodiens et que chaque épisode est tourné en un seul plan séquence sans que jamais il ne se rende compte de la présence des caméras ni des trucages employés pour rendre ses pouvoirs « réels ». Jusqu’à présent chaque épisode se termine par la défaite de Calico suite aux agissements de Penny et de son chien. Cependant, un jour, suite à la pression de l’audimat, la structure de l’épisode est modifiée de manière à avoir un clifhanger et Penny se fait « enlever » par Calico ; désespéré, Volt s’échappe de la caravane où il passe toute ses nuits et se retrouve par erreur expédié à l’autre bout du pays… New York !
Le plat principal de la soirée. Un film en CGI donc, de Disney mais pas fait par Pixar (quoique, voir plus bas). En fait il est fait par les studios d’animation Disney qui se sont reconvertis à la 3D lorsque le contrat qui liait (ou plutôt menottait) Pixar à Disney arrivait à expiration et que Pixar menaçait d’aller voir ailleurs, histoire de trouver des conditions qui lui serait plus favorable (garder le contrôle de ses productions en autre). Note : depuis les négociations ont abouti à la fusion des deux suite à un deal très favorable à Pixar.
Disons le tout de suite, graphiquement le film est une réussite avec un très gros travail sur les éclairages et la lumière. J’ai bien aimé ce petit choc au niveau des sensations quand on passe de l’éclairage doux de l’Ohio à un éclairage sec du au climat désertique dans les séquences qui se déroulent en plein jour à Las Vegas. Alors que les décors sont plutôt réalistes, les humains sont rendu de manière similaire à leur apparence dans les Indestructibles de Pixar ce qui renforce encore le lien entre les deux films.
Au niveau de l’histoire c’est plus en demi-teinte : la première partie du film est bien plus réussite que la seconde qui est plutôt monotone et dans laquelle il ne se passe pas grand chose.
La première partie, c’est simple, c’est une sorte de Les Indestructibles 2, mis à part la présence de la technologie des années 2000 (les indestructibles se déroule dans les années 50~60) on a exactement le même feeling

ca bouge vite, ca pête de partout, y a les dialogues qui vont bien au bon moment etc… même si là tout ceci n’est que du cinéma

… D’ailleurs John Lasseter (animateur et chef de projet chez Pixar) est cité dans les crédits, je pense qu’il y a du avoir de la collaboration entre les deux studios au moins pour cette partie du film. D’ailleurs le film fait référence à plusieurs projets Pixar juste après le retour à LA.
La seconde partie se révèle vite expédiée, le Road movie attendu (une traversée des USA de New York vers Los Angeles) ne se révèle finalement être qu’une série de vignettes sous fond d’animation 2D avec juste un premier arrêt dans l’Ohio et un second à Las Vegas. Finalement le chien se fait plutôt vite à l’idée que ses super pouvoirs auxquels il croyait dur comme fer n’étaient que du vent et fait vite ami-ami avec la chatte Mitaine dont il pensait quelques minutes plutôt qu’elle n’était qu’un agent maléfique au service de Calico. L’arrivée de Rhino, le hamster obèse, gavé de séries TV (dont Volt) et enfermé dans sa boule transparente apporte certes une touche de fraicheur et de bons rire mais son apparition est trop tardive dans le déroulement de l’histoire et après on sent à nouveau les bons sentiments Disney qui étaient plutôt absent de la première partie.
En fait le film est trop court, puisque comme tous les Disney il ne fait qu’1h30 alors que 2h auraient été plus appropriées d’une part pour rajouter une critique « Trueman-show-esque » qui est ici totalement absente, explorer plus en détail le caractère de Mitaine, montrer à quel point Penny est désespérée d’avoir perdu son chien mais doit se résoudre a faire son métier d’actrice malgré tout et rajouter quelques mésaventures lors de leur road trip histoire de souder le groupe ensemble. Bref le film est trop court et c’est dommage, il passe à coté de l’essentiel.
De plus, quelques points de scénars sont un peu perdu aussi au cours de l’aventure, par exemple le road trip commence à New York alors que le chien force son prisonnier félin à monter à bord d’un camion de déménagement conduit par deux gars qui vont de NY à LA. On les revoit régulièrement le long du voyage ce qui donne lieu à quelques gags mais on les perd définitivement lors de l’arrivée à Las Vegas sans savoir ce qu’ils deviennent après.
Placement de produit mémorable : dans WALL-E on avait eut à l’iPod, ici on a eut droit à l’iPhone ; sur une TV ca passera plutôt inaperçu à cause du rendu du dos métallisé de l’appareil, mais sur un écran de ciné on distinguait sans aucune difficulté le logo Apple pile au milieu de l’écran quand l’agent de Penny utilisait son mobile…
Bref, je ne pense pas acheter le DVD du film mais il est plus que probable que je prenne l’art book qui doit être bien sympa.
Par contre gros coup de gueule personnel… cette fois-ci j’étais complètement seul dans la salle, chose que je n’ai expérimenté qu’une ou deux fois par exemple lorsque j’ai vu Matrix en 1999 ou le film/documentaire de Micheal Moore sur le 11 septembre. Y en a marre, j’ai bien sur demandé aux gens que je connais s’ils étaient intéressé, j’ai eut droit au cortège des gens qui n’ont même pas daigné répondre à mon mail, ceux qui ont déjà vu le film en DivX, ceux qui peuvent pas parce qu’ils ont piscine et le pire : ceux qui disent qu'ils viennent et qui ne se pointent pas au final
… au moins ils ne m’ont pas fait le coup d’IronMan (« ah ben on a été le voir mais on ne t’a pas appelé… »), ce qui me montre à nouveau à quel point ma vie est dans un état pitoyable depuis plusieurs années… je suis sur, si je me tire une balle, personne ne viendra trouver mon cadavre avant plusieurs mois… déplorable… Fait chier……………………………………………………………………………………………………………………… 
« Libère-moi ou je déchaine sur toi le pouvoir diabolique du Polyester ! » 
« Arh mes pouvoirs disparaisssent… il doit y avoir du Polyester dans les parages. » 