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Messages - MCL80
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Le Comptoir / Re : Qu'est-ce qu'on mange ce soir ?
« le 25 Octobre à 18:59 »
Citation de Alaiya le 24 Octobre à 11:57
Comme tu le dis, il y a des végans repentis […]
Je retiens l'expression…
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C'est un peu comme les talibans repentis, non? :harhar:

Chacun trouve son équilibre comme il le souhaite. Le tout est surtout d'éviter les carences et les excès pour que le corps ait tous les composants dont il a besoin pour fonctionner.

Ce qu'on constate aussi, il y a eu une publication récente sur le sujet dont le Canard s'est fait l'écho, c'est que la qualité de ce qu'on mange est lié au niveau de revenu. En gros, plus on a les moyens, plus les aliments consommés sont riches en nutriments, vitamines, fibres et favorisent un bon fonctionnement de l'organisme. Moins on a les moyens, plus on consomme des aliments transformés riches en graisses, sucres et pauvres en nutriments, vitamines et fibres.
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Actualités / Re : Six feet under : la rubrique nécro
« le 27 Septembre à 18:43 »
Chirac est mort. Ça ne me fait ni chaud ni froid, je dois dire. C'était un maître en crapuleries (financements occultes, coups tordus et j'en passe). Alors certes, il a refusé la guerre en Irak et il a prononcé une phrase écolo, mais de là à dire que ça a donné un bon président… On va laisser aux historiens leur travail d'analyse.

Je dois avouer que les panégyriques qu'on entend dans les médias depuis hier sont hallucinants… Y'a des journalistes qui devraient prendre leurs calmants. La famille va finir par être écrasée par les compliments de la légèreté d'un bloc de rocher.

Ce qui m'a le plus frappé, c'est qu'il a été diffusé un extrait du discours de Chirac rendant hommage à Mitterrand après son décès… Quand on le compare au discours de Macron sur Chirac, on constate combien le niveau des rédacteurs de discours et le sens politique des présidents s'est affaibli. Le discours de Chirac avait un souffle (parcequ'il avait aussi une diction, d'ailleurs) que n'a pas celui de Macron, qui est plat, appliqué, voir même professoral (et je pense que son débit très lent et les intonations très faibles de sa voix contribuent à cette impression). Pourtant, les deux avaient le même objectif : tenter de capter un peu de l'aura de leur prédécesseur.
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Je connais toutes les limites des logements en question. Oui, les gens qui y habitent sont relogés (au même prix?). Ce qui m’embête juste, c'est qu'à côté de ça, on a de plus en plus de gens sur l'agglo qui logent dans des conditions autrement insalubres (taudis loué par des marchands de sommeil, voir simples tentes dans les interstices urbains). Donc ce n'est pas du 1 pour 1 qu'il faut mais du 2 ou du 3 pour 1.

Sachant que l'embrouille des 20% de logements sociaux "imposés", c'est qu'en fait 80% de la population rentre dans les critères du "logement social"… Mais qu'il y en a plusieurs types, en fonction du niveau de revenus des occupants (pour faire simple, le loyer final visé module la subvention à la construction: plus le loyer final est proche de celui du marché privé, plus la subvention est faible, mais du coup plus le locataire doit être solvable)… Étrangement, les communes et les bailleurs produisent plutôt des logements sociaux pour la partie de la population visée dans la frange haute des revenus, alors que les logements sociaux détruits s'adressent plutôt aux parties de la population éligible ayant des revenus plutôt faibles, voir très faibles.

Et si dans le lot, il y a effectivement des bâtiments qui sont vraiment pourris ou dans des endroits difficilement habitables, il y en a aussi où on est sur des démolitions "de confort", ou politiques, car la population qui les habite (trop pauvre, vote mal…) ne correspond pas aux souhaits des élus locaux, sans que l'insécurité soit une question insurmontable.

La question du logement ne pourra être réglée que par une politique volontariste de construction, et en particulier de logements sociaux. Pour cela, encore faut-il qu'il y ait une volonté politique de le faire, ce qui n'est pas le cas.

Sinon, pour ceux qui veulent avoir une idée sur la formations des prix de l'immobilier, je vous conseille cet article du site Universimmo.
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Un article sur les démolitions de logements HLM dans le département du Rhône et la métropole de Lyon:
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Rhône
Ces dix grandes opérations de démolition qui vont marquer le département
Certains viennent tout juste d'être démolis, les autres le seront dans les deux années à venir. Dans le département, les immeubles HLM promis à la démolition se comptent sur bien plus de doigts qu'une seule main. Parce qu'ils sont vétustes ou ne correspondent plus à l'urbanisme d'aujourd'hui, l'Etat a fait le choix de les détruire. Une étape souvent impressionnante en raison de la taille de certains bâtiments.
    Vu 15661 fois Le 16/09/2019 à 09:00 mis à jour à 10:01

Des locataires qui s'en vont, une pelleteuse qui arrive et un immeuble réduit à l'état de gravats. Cette scène est devenue un rituel dans certains endroits du département. Au fil des projets de renouvellement urbain, les démolitions d'immeubles sont l'une des étapes préalables à la réhabilitation des quartiers prioritaires.

Dans la Métropole, ce sont ainsi 6 295 logements sociaux qui ont été démolis depuis 2005, dans le cadre du Plan national de renouvellement urbain (PNRU), auquel a succédé le Nouveau plan national de renouvellement urbain (NPNRU). Des logements reconstruits au même endroit ou dans une autre commune afin de préserver l'équilibre des quartiers et éviter la création de ghettos.
Des logements souvent vétustes et dégradés

Pour les habitants contraints de quitter leur appartement, démolition rime surtout avec relogement. De ce point de vue, peu de chances de perdre au change, le parc de logements démoli étant souvent vétuste et dégradé.

A Lyon, Vénissieux, Vaulx-en-Velin, Bron, Saint-Fons, Villeurbanne, Rillieux-la-Pape ou Tarare, tour d'horizon de ces imposants bâtiments qui n'ont pour seul avenir que la destruction.

A Lyon, la barre Mermoz-sud a déjà mis pied à terre
Le 15 avril dernier, les pelleteuses ont commencé à grignoter la façade du bâtiment I, le long de l'avenue Jean-Mermoz. Construite dans les années 1960, cette barre de quatre étages, qui fermait le quartier Mermoz-sud sur lui-même, est désormais détruite de l'allée 1 à l'allée 15. L'autre partie, de l'allée 16 à 21, sera démolie dans un second temps, le temps de relocaliser le bureau de poste.

Cette opération marque le début de la réhabilitation du quartier. Mermoz-sud est d'ailleurs le plus grand projet de renouvellement urbain de la Métropole. Il entend cumuler mixité d’usage, de fonction et d’habitat en incluant plus de nature. Cette requalification fait suite à celle effectuée à Mermoz-nord.

Le bailleur GrandLyon Habitat a procédé à 67 relogements dans la partie du bâtiment I actuellement démolie, qui comportait 88 appartements.

A côté, quatre allées de la barre O seront rasées à partir de septembre 2019, avant d'être complétées par une extension et une réhabilitation de 40 logements.

Au total, 120 logements doivent être démolis d'ici 2020.

A Vénissieux, la barre Monmousseau pourrait imploser en 2020
Avec ses quinze étages, la barre Monmousseau est visible à plusieurs kilomètres à la ronde. Situé à la lisière des Minguettes, à Vénissieux, cet imposant bâtiment composé de 197 logements est promis à la démolition. Celle-ci devrait intervenir en octobre 2020, après avoir été initialement programmée fin 2018, puis automne 2019.

Lancée il y a trois ans, l'opération de relogement des locataires a pris du retard. En effet, le dernier occupant n'a quitté les lieux qu'à l'été 2019. Le bailleur ICF-Habitat Sud-Est a donc dû décaler le démarrage des travaux. La phase de désamiantage va débuter à l'automne 2019 pour une durée d'un an.

Alors que la technique du grignotage était jusque-là privilégiée pour la démolition, c'est finalement celle de l'implosion qui pourrait être envisagée.

A noter qu'un incendie s'est déclaré au 18e étage de la barre le 19 juillet dernier, jour de la finale de la Coupe d'Afrique des Nations.

La petite barre voisine de 87 logements connaîtra le même sort que sa grande sœur.

A Bron, l'emblématique barre UC1 tombera en 2021
On ne peut pas la louper ! Le long du périphérique, au niveau de l'échangeur avec l'A43, l'imposante barre UC1 domine le paysage. Les chiffres sont impressionnants : 14 étages, 330 logements, 230 mètres de long et 46 de haut.

Le mastodonte construit en 1959 doit être démoli à l'horizon 2021. Débuté en juillet 2016, le relogement des locataires touche à sa fin. A ce jour, seule une quinzaine de familles vivent encore dans la barre presque vide. Selon le bailleur social Lyon Métropole Habitat, 55 % des locataires ont été relogés à Bron.

Prochaine étape : le chantier préalable à la destruction du bâtiment. La phase de désamiantage doit durer un an, puis le curage/abattage, environ sept mois. Viendra ensuite la purge des fondations et la remise en état du terrain, pour une durée de quatre mois.

A Vaulx-en-Velin, les dernières semaines de Mont-Gerbier et Mont-Cindre
Au Mas-du-Taureau, à Vaulx-en-Velin, l'Etat a engagé un vaste programme de réhabilitation. Au programme : la démolition de cinq immeubles et la construction de 1 300 nouveaux logements.

Si trois barres ont été foudroyées en 2016, il en reste encore deux à faire tomber : les résidences Mont-Cindre et Mont-Gerbier.

Totalisant 195 logements, les deux bâtiments des années 1970 sont désormais vides de tout locataire. Cela n'a pas été sans difficulté puisque le processus de relogement a tout de même duré deux ans et demi. Les derniers habitants ont quitté les lieux cet été.

La résidence Mont-Cindre, qui comme sa voisine s'élève sur quatre étages et onze allées, sera la première à disparaître du paysage, d'ici la fin de l'année 2019. La résidence Mont-Gerbier suivra. C'est la technique de la déconstruction qui a été privilégiée. L'opération doit être totalement achevée mi-2020.

"Le terrain libéré sera cédé à la ville en vue d'aménager un futur quartier", précise Céline Reynaud, directrice générale d'Est Métropole Habitat, le bailleur social qui gérait les bâtiments.

A Tarare, les mythiques barres de la Plata ont disparu du paysage
Elles surplombaient la ville depuis les années 1970. Les barres HLM de la Plata, sur les hauteurs de Tarare, sont désormais réduites à l'état de poussière.

Après la barre la Plata, démolie début 2019, la barre Lumière a elle aussi disparu du paysage en mars dernier.

Menée par Immobilière Rhône-Alpes, propriétaire de 285 des 299 logements sociaux qui composaient le quartier, la déconstruction de ces deux mastodontes de béton a représenté 20 000 mètres cubes de matériaux inerte pour une masse de 45 000 tonnes. C'est le choix d'une démolition "robotisée" qui a été privilégiée, avec une destruction "de l'intérieur" pour maîtriser les chutes de gravats.

Après le départ du dernier locataire, en avril 2018, la phase de désamiantage avait précédé celle du curage. Le site, désormais nettoyé, ne laisse aucun indice sur les constructions qui s'élevaient autrefois.

En lieu et place des barres, un projet de rénovation urbaine prévoit la création d'un "quartier plus mixte, mieux relié au reste de la ville".

A Villeurbanne, 150 logements bientôt démolis aux Buers
Son emplacement est sans doute l'un des moins agréables de l'agglomération. La résidence Croix-Luizet, située dans la bretelle de l'autoroute A42 qui mène au boulevard périphérique Laurent-Bonnevay, sera démolie en 2021. Un soulagement pour les locataires, qui vivent au quotidien avec le bruit des voitures et les gaz d'échappement sous leurs fenêtres.

Le bailleur Est Métropole Habitat (EMH) a opté pour la démolition des 100 logements de cette barre, dont le terrain, une fois libéré, laissera place à un pôle économique.

Marielle Martez, directrice de la valorisation du patrimoine chez EMH, précise qu'un test de réemploi des matériaux va être effectué sur cette opération. "Les radiateurs en fonte et les parquets seront récupérés, le béton concassé plus finement afin d'être réutilisé sur d'autres opérations.

En parallèle, la résidence Pranard, située dans la même rue du 8-mai-1945, va également faire l'objet d'une réhabilitation. Deux bâtiments doivent être démolis d'ici fin 2020. Dans le bâtiment A, deux allées sur quatre, soit 40 logements, seront grignotés par les pelleteuses. Une demi-allée de la barre D (soit 10 logements) sera aussi détruite afin de permettre la création d'une voirie.

A la Sauvegarde (Lyon), la barre 530 disparaîtra à l'automne
A la Duchère (Lyon 9e), l'opération de renouvellement urbain va débuter à la Sauvegarde, avec la démolition de deux barres, la 520 et la 530, totalisant 189 logements. Le relogement des 178 familles qui résidaient dans ces bâtiments de cinq niveaux s'est achevé cet été par le bailleur GrandLyon Habitat.

Les hostilités démarreront par la barre 530. Après la phase de curage et de désamiantage débutée cet été, la démolition par grignotage démarrera à l'automne 2019.

Objectif de l'opération : désenclaver le secteur de La Sauvegarde, afin de le relier à celui du Plateau, à Champagne-au-Mont-d'Or et Écully, tout en améliorant l’habitat et en le diversifiant.

Ce sera ensuite au tour de sa voisine, la barre 520, d’être démolie en deux phases.

Le quartier Carnot-Parmentier perd sa tour à Saint-Fons
La tour de 12 étages ne dominera bientôt plus le quartier Carnot-Parmentier, à Saint-Fons. Situé au 54, rue Carnot, ce bâtiment de 50 logements sera bientôt réduit en miettes. Les travaux de démolition débuteront par grignotage en septembre 2019 pour s'achever au printemps 2020.

A côté, la barre 58 et ses 126 logements connaîtra le même sort. Le top départ des travaux est prévu à l'automne 2019. Ils dureront environ un an.

Quant à la démolition du 56 Carnot et Parmentier 1 et 2, qui représentent 168 logements, elle est programmée à partir de 2022, à l'issue des relogements qui ont débuté ce printemps. Ces démolitions sont organisées dans le cadre du projet de renouvellement urbain Arsenal, Carnot, Parmentier. A terme, 500 logements neufs seront construits dans le quartier.

A Caluire, six immeubles vont tomber à Montessuy
A Caluire, les six bâtiments de la résidence Montessuy le haut (l'îlot Est) n'existeront plus l'an prochain.

 Le début des travaux de démolition de ces bâtiments est programmé début 2020 afin de pouvoir ensuite totalement recomposer le site, comme le bailleur Lyon Métropole Habitat (LMH) l'a fait sur Montessuy le bas (ïlot ouest) avec une mixité de logement social et de logement privé et des espaces publics de qualité.

Sur les 175 logements concernés, il ne reste qu'une dizaine de relogements à réaliser.

LMH est aménageur du site. Particularité de cette opération, il s'agit de renouvellement patrimonial, et non de renouvellement urbain qui ne concerne que les quartiers classés en politique de la ville.

619 logements démolis d'ici 2030 à Rillieux-la-Pape
A Rillieux-la-Pape, la Ville Nouvelle a débuté une vaste transformation qui doit durer jusqu'en 2030. Au total, ce ne sont pas moins de 619 logements qui doivent être démolis à cette échéance. Objectifs : tracer des liaisons nord-sud, absentes jusqu'à présent, et changer l'image de la ville.

Principal bailleur de la ville, Dynacité est le premier concerné par ces démolitions. Il devra notamment détruire 262 logements dans le quartier des Alagniers.

La démolition partielle d'un immeuble au 8, rue Jules-Michelet a d'ailleurs débuté en août 2019. Douze logements sont concernés. D'autres opérations, plus importantes devraient suivre. C'est le cas place Boileau, place Lenôtre, place Renoir, mais aussi dans le quartier Mont-Blanc et Bottet.

Ce genre d'opération me gène beaucoup. Certes, il ne s'agit pas de logements de bonne qualité, construis pour la plupart dans les années 1960-1970 à une époque où les normes n'étaient pas les mêmes. Le problème, c'est que sur le secteur, il y a un vrai déficit de logement abordables et là, on dépense des sommes énormes pour en démolir. Là, c'est 2700 logements dont il est question. Et ce qui sera reconstruit à la place ne sera pas dans la même gamme de prix. C'est un vrai souci de dépenser autant d'argent public à ça.
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L'annonce du budget 2020:

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Budget 2020 : la santé et l’écologie, principales cibles des suppressions de postes

Les crédits consacrés à ces deux ministères vont néanmoins augmenter fortement : 820 millions d’euros d’ici à 2022 pour la santé, 640 millions pour la transition écologique.

Par Audrey Tonnelier Publié aujourd’hui à 00h41, mis à jour à 17h47

C’est l’une des dernières pièces du puzzle budgétaire, et non des moindres. Alors que le projet de loi de finances (PLF) pour 2020 doit être présenté le 27 septembre en conseil des ministres, les ministères se sont vu transmettre durant l’été leur feuille de route en termes d’effectifs pour l’an prochain. Selon un article du Parisien confirmé par nos informations, les deux plus fortes baisses (en équivalents temps plein) concerneront le ministère des solidarités et de la santé et celui de la transition écologique et solidaire.

Pour le premier, la baisse atteindra 2,2 % (− 396 postes) l’an prochain et 6,1 % (− 1 080 postes) d’ici à 2022 (chiffre indicatif qui devra être validé dans les budgets suivants). Quant au second, il perdra 1,8 % d’effectifs (− 1 769 postes) en 2020 et 5 % (− 4 961 postes) d’ici trois ans. Ces coupes claires peuvent surprendre, compte tenu de l’attention officiellement portée par le gouvernement à l’« urgence écologique », et après l’annonce par Agnès Buzyn d’un plan doté de 754 millions d’euros d’ici à 2022 à la suite de la grève des urgentistes.

« Sur le ministère de la santé, les hôpitaux sont en dehors du champ, ils relèvent de la Sécurité sociale et de l’Ondam [objectif national des dépenses d’assurance-maladie] qui sera en hausse cette année. Quant à l’écologie, ce n’est pas un service public mais une politique publique. Ce qui compte ce n’est pas tant le niveau d’emploi que le budget, et celui-ci augmente de 600 millions d’euros l’an prochain », répond-on à Bercy.

Les budgets de l’armée, de l’éducation et de la santé en hausse

En raisonnant en crédits accordés, en effet, les enveloppes dévolues à ces deux ministères doivent au contraire gonfler l’an prochain. Il est prévu que la santé voie une hausse budgétaire de 820 millions d’euros en 2022, ce qui en fait la troisième plus forte augmentation après les armées et l’éducation nationale. La transition écologique, elle, arrive en cinquième position des ministères les mieux dotés (+ 640 millions d’euros, soit une hausse de 2 %).

Sans surprise, le ministère de l’action et des comptes publics, « bon élève » de la réduction d’effectifs demandée par l’exécutif dans le cadre de la réforme de l’Etat, devrait voir le nombre de fonctionnaires qui y travaillent baisser de 1,3 % l’an prochain, soit 1 683 postes en moins. D’ici à 2022, la décrue pourrait atteindre 4,6 %, soit 5 731 postes – début septembre, Gérald Darmanin, le ministre de l’action et des comptes publics, avait de fait annoncé aux syndicats une baisse totale de ses effectifs d’environ 5 800 emplois.

La décrue devrait atteindre 2,1 % (− 363 postes) au ministère de l’économie et des finances, le portefeuille de Bruno Le Maire, marqué notamment par la réforme du réseau des chambres de commerce et d’industrie. La baisse est prévue à 4,9 % (− 863 postes) d’ici à la fin du quinquennat. Le ministère de l’Europe et des affaires étrangères connaîtra un recul de 1,6 % (− 332 postes).

Du côté des ministères qui verront leur nombre d’agents augmenter en 2020, on trouve la cohésion des territoires avec une hausse de 46 postes (+ 5,6 % d’effectifs), ou la justice, autre priorité affichée de l’exécutif (+ 1,4 %, soit 1 183 postes, et + 4,5 % d’ici à 2022). Les services du premier ministre se verront aussi augmentés de 164 postes (+ 1,6 %).

Quant à l’éducation nationale, globalement, ses effectifs seront stables (− 0,1 %) l’an prochain, de même que ceux des armées (+ 0,2 %) et du ministère du travail (+ 104 postes, + 0,2 %) en tenant compte de ses opérateurs (Pôle emploi par exemple verra ses effectifs augmenter). Ce dernier devrait en revanche perdre 971 postes (− 1,5 %) d’ici à la fin du quinquennat.

Au total, 2020 devrait voir la suppression de 2 593 postes de fonctionnaires d’Etat, après respectivement 1 600 et 4 100 sur les deux premières années du quinquennat. D’ici à 2022, les coupes devraient atteindre 7 067 postes, soit un total de près de 13 000 postes sur le quinquennat. Un chiffre légèrement inférieur à l’objectif de 15 000 que s’est désormais fixé le gouvernement, après avoir renoncé en juillet aux 50 000 suppressions envisagées dans son programme par Emmanuel Macron. Les économies générées pourraient aller jusqu’à « de 75 à 100 millions d’euros en 2020 », selon Le Parisien.

Audrey Tonnelier

On est encore sur un sacré plan social de plusieurs milliers d'emplois par an. Pour le Ministère de la transition écologique, je trouve qu'il faut un culot d'acier pour oser affirmer que « Quant à l’écologie, ce n’est pas un service public mais une politique publique. Ce qui compte ce n’est pas tant le niveau d’emploi que le budget, et celui-ci augmente de 600 millions d’euros l’an prochain ». Donc en gros, le ministère est vu comme un guichet à subventions (car hausse du budget sans service public derrière veut dire ça). Et peu importe la préservation de l'environnement, de la nature, des animaux sauvages, la protection des ressources en eau… Sans parler du contrôle des industries dangereuses (inspection des installations classées), de la prévention des risques, ou, gros mot ultime, de l'aménagement du territoire. Tous ces domaines sont abandonnés progressivement par le service public d'État… Et comme les collectivités locales sont étranglées financièrement, hé bien c'est souvent l'abandon pur et simple.

Mais bon, à côté de ça on pourra mettre un pognon de dingue sur les éoliennes en mer pour lesquelles le coût garanti au producteur de rachat de l'électricité sera de plus de 200€ le MWh (actuellement, l'usager au tarif bleu paye le le KWh environ 0,14€ toutes taxes comprises, soit 140€ le MWh). Les coûts de production des éoliennes marines de dernière génération est estimé à 60€ le MWh… La marge sera donc l'équivalent de 3,5* le prix de production. Un beau retour sur investissement garanti par l'État et les consommateurs d'électricité.
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Bon ben il y a eu un dingo à 2 kilomètres de chez moi:
https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/08/31/agression-a-villeurbanne-un-mort-et-au-moins-six-blesses_5504983_3224.html
https://www.lyoncapitale.fr/actualite/attaque-a-villeurbanne-tout-ce-que-l-on-sait-deja/

Et franchement, je me demande pourquoi Collomb est sorti de son cantou, à part pour jouer la mouche du coche: Ce n'est pas arrivé sur Lyon, mais sur Villeurbanne, à l'opposé de la limite avec Lyon. Autant j'aurai compris qu'il y ait les maires de Villeurbanne, ou de Vaulx-en-Velin (commune juste à côté de l'endroit), ou le président de la Métropole, ou la présidente de l'autorité organisatrice des transports (c'est arrivée dans une gare de bus), autant le maire de Lyon, honnêtement…

J'espère que les blessés s'en tireront.
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La seule précaution à prendre lorsque tu installes 2 CMS sur un même hébergement, si tu n'as qu'une base de données (cas des hébergements persos la plupart du temps), c'est que les deux CMS n'utilisent pas les mêmes tables. Pour le reste, il n'y a pas spécialement de difficulté.
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Citation de squekky le 25 Juillet à 23:46
Il faut juste savoir que nous ne sommes pas le public visé.

Cette série est là pour toucher un public né à la fin des années 2000 et début 2010. Donc je vous laisse regarder votre passeport.
J'ai plus de passeport et la date qui y était indiquée est une fake news. :hypocrite:
Citation
Comme toute série ou film remaké ou rebooté on ré accorde l'ambiance avec les codes actuels.
Un peu comme Disney et le Roi Lion? :mrgreen:
Blague à part, les suites, les remake et autres trucs du même genre sont souvent ratés car l'objectif est de réexploiter une intrigue et des personnages. Or le succès est lié à un ensemble de choses dont l'intrigues et les personnages ne sont qu'une partie de l'explication. Le montage, la musique, le graphisme… entrent aussi en ligne de compte. Mettre une nouvelle musique, faire un montage différent, etc modifient le fonctionnement global et du coup ce qui marchait semble plat, sans intérêt.

De toutes façons le juge de paix à la fin, ça sera le nombre de visionnage. Et là, ça dira vraiment si la production s'est gaufrée ou pas. On verra aussi si le plantage est modeste, d'ampleur, exceptionnel ou jupiterien. :mrgreen:
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Anime et manga / Re : Studio Ghibli
« le 21 Juillet à 10:38 »
Je continue mon monologue. J'ai terminé le livre Hayao Miyazaki au gré du vent (ed. Rouge Profond) de S&bastien Bénédict. C'est un petit ouvrage d'analyse de l'œuvre sympa qui se laisse lire. Pas tro long, synthétique. J'ai bien aimé.
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Je sens que ça va être trop poétique pour moi, donc je m'en passerai. :peur:

La seule question que j'ai:
(cliquez pour montrer/cacher)
Combien de tailles de bonnet va gagner Saori au passage?…

 :jesors:
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Anime et manga / Re : Studio Ghibli
« le 5 Juillet à 22:19 »
Depuis quelques mois il y a eu un paquet de livres sur Miyazaki ou ses œuvres. Il m'en reste un à lire, mais celui qui sort du lot est Hayao Miyazaki, Nuances d'une œuvre (éd. Les Moutons électriques). Les analyses sont fouillées et originales.

J'aurai aussi une mention particulière sur la traduction du livre d'Andrew Osmond Le Voyage de Chihiro (ed.Akileos) qui est un point de vue intéressant sur cette œuvre.

En revanche, je ne conseille pas vraiment le livre de Gael Berton L'œuvre de Hayao Miyazaki (éditions Third) qui est certes un bel objet, mais dont le contenu est de mon point de vue plus faible.

Enfin, je déconseille le livre d'Eithne O'Neil Le Voyage de Chihiro de Hayao Miyazaki (ed. Vendémiaire) qui n'est pas du même niveau que celui d'Andrew Osmond.
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Cinéma / Re : On se re-fait un cinoche ^^
« le 5 Juillet à 22:05 »
La jeune fille sans main

Film d'animation tiré d'une pièce d'Olivier Py, elle-même tirée d'un conte de Grimm. Bof, bof. Globalement, un scénario pas suffisamment charpenté et un pitch un peu mince à la base. Le film en lui-même est court, mais on a l'impression de voir du sous-Takahata, alors que l'animation et l'image sont tout à fait dans cette veine.
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Citation de Flavien le 2 Juillet à 12:25
Enfin, arrive ce lundi, je surveille le Français. L'ambiance est chaude mais pas étouffante dans ma salle, les élèves à surveiller sont sympas... Beaucoup plus que dans la salle d'en face où, hasard de l'alphabet, on a une concentration de loulous. Parmi ces loulous, deux cousins qui avaient manifesté leur curiosité face au passage de l'examen sans présenter de titre d'identité. Et... Sans surprise, ils n'avaient pas de papier d'identité mais par contre arboraient un grand sourire. Ma collègue suit la procédure, va chercher le chef d'établissement. Normalement, les élèves ne sont pas acceptés et doivent être reçus par le chef d'établissement qui, en règle générale, les renvoie en salle d'examen et leur autorise à passer l'examen. Sauf que le chef répond "je les vois, je les reconnais, c'est bon, on ne va pas y passer trois heures". Ma collègue est incrédule, elle explique que ces gamins l'ont fait exprès. Le chef n'en démord pas. Elle me raconte l'épisode et, étonné par la formulation du chef, je relis les consignes de surveillances... Et là, grand choc, depuis cette année, il est écrit noir sur blanc que les élèves sans papier d'identité sont autorisés à composer dès lors qu'un adulte, membre du personnel, les a reconnus.
On peut se dire qu'il est hypocrite de faire "comme si" on ne connaissait pas nos propres gamins. On surveille des gamins que l'on connaît blablabla... Mais cette évolution, c'est ce petit laxisme quotidien qui nous décrédibilise, dénature notre autorité. La présentation d'une convocation et d'un titre d'identité, même dans un lieu connu des gamins, c'est une étape importante, un rituel à acquérir... Mais le jour J de l'examen, on est plus dans le "bon, c'est pas grave, tu l'apporteras la prochaine fois", c'est de la pure désinvolture.
Pis, toujours même salle...
Ce n'est pas un hasard, c'est une politique: Le gouvernement ne supprime pas le diplôme, il le vide de son sens. Il agit comme les termites sur une poutre. Quand on la regarde de l'extérieur, elle ne change pas. Mais à l'intérieur il n'y a plus rien. Dans quelques années, le diplôme s'écroulera de lui-même sous le poids de son inutilité après avoir été bouffé de l'intérieur et certains parent applaudirons bêtement ce "progrès". Je pense que le bac est aussi concerné par ce processus.
Citation
Nous avons tous demandé aux gamins de mettre les téléphones, éteints, dans les sacs au fond des salles... Un portable vibre, ma collègue est agacée mais elle ne le localise pas... Puis elle lève les yeux et voit un gamin, mains sous la table, tête baissée... Elle le grille avec son portable allumé et vraisemblablement en train de l'utiliser. C'est clairement une fraude. Elle écrit un PV de fraude, le donne au chef... Qui répond avec la même désinvolture et fait comprendre que le PV ne sera pas lu. Et deuxième coup de froid (ou de chaud). Encore une nouvelle faille entamant notre crédibilité et autorité.
La il fallait dire au directeur "OK, je vais faire un signalement article 40 au procureur du gamin." Je sais, c'est la bombe atomique, mais on voit que dans toute la fonction publique on en est là, des chefs qui, sur instruction supérieure, ne font plus appliquer les règles dont ils sont sensé être les garants. Sauf qu'il ne peuvent pas empêcher un de leurs subordonnés d'utiliser l'article 40 du code de procédure pénale.
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Actualités / Re : France Inter
« le 21 Juin à 19:37 »
Une chronique sympa sur France Culture qui explique pourquoi la loi visant à lutter contre la haine sur Internet est une erreur:
(cliquez pour montrer/cacher)
Une loi contre la haine
20/06/2019

Hier, le texte porté par la députée Laetitia Avia, « visant à lutter contre la haine sur Internet », était présenté à l’Assemblée. Le débat est ouvert…

Et dans Le Monde, une tribune cosignée par plusieurs ministres, dont Nicole Belloubet, Jean-Michel Blanquer et Christophe Castaner, défend ce projet de loi en évoquant quelques-unes de ses dispositions : « l’introduction de la plainte en ligne, la spécialisation d’un parquet rompu aux usages du numérique et la formation de ses juges aux problématiques spécifiques aux réseaux sociaux ». Les signataires soulignent que « seule la justice pourra effectivement permettre d’assurer l’équilibre entre liberté d’expression et sanction des abus de cette liberté, déjà prévue par la loi ». Et c’est là que le bât blesse… Car cette loi, c’est celle de 1881 sur la liberté de la presse, dont on envisage de sortir l’injure et la diffamation pour les inscrire dans le droit pénal commun.

La loi de 1881 sur la liberté de la presse

Comme le rappelle Jérôme Hourdeaux dans Mediapart, ce texte fondateur a mis en place un régime spécifique permettant de protéger la liberté d’expression, « avec des garanties procédurales, comme des délais de prescription plus courts ou encore l’interdiction de la détention provisoire. Le passage de ces infractions dans le code pénal permettrait, notamment, de faciliter les perquisitions ou encore les comparutions immédiates ». Me Christophe Bigot, avocat spécialisé en droit de la presse, rappelle que l’injure et la diffamation représentent 90 % du contentieux et que les exclure de la loi de 1881 reviendrait à la vider de sa substance. « Il y a déjà tout dans la loi », estime-t-il, et notamment « une disposition, à l’article 57, qui oblige normalement le juge à trancher dans un délai d’un mois. Mais elle ne peut pas être appliquée faute de moyens. » Le risque serait aussi de créer « une nouvelle bureaucratie de la censure », voire de « privatiser » le contrôle de la liberté d'expression, en imposant notamment aux plateformes la mise en place de dispositifs de censure automatique. Or les affaires d’injure et diffamation sont souvent complexes et méritent un traitement équilibré, difficilement compatible avec les algorithmes ou la comparution immédiate. Dans le FigaroVox, François Sureau estime que « si le but affiché par la proposition de loi est louable, elle risque de provoquer censure et autocensure sur tous les sujets de société qui font polémique ». L’écrivain et avocat doute que la haine puisse constituer une notion juridique.

    Le législateur s’arroge désormais le droit de pénétrer dans les consciences, et que celles-ci soient mal inspirées ne change rien à l’affaire. Cette idée simple que penser n’est pas agir, que dire n’est pas faire, qu’avant l’acte criminel il n’y a rien, le cède par pans aux nécessités d’un contrôle social de plus en plus rigoureux.

Sur la délégation de pouvoir du juge à des opérateurs privés pour assurer le contrôle des contenus haineux sur le web, François Sureau considère que « dès lors que la fonction de l’État n’est plus de mettre en œuvre le projet des libertés, mais simplement d’accompagner les sentiments des groupes opposés qui s’affrontent dans l’espace public, cette évolution est probablement inévitable. Dans le cas particulier de la proposition de loi, on voit bien comment son dispositif constitue un puissant encouragement à la censure, puisque les opérateurs privés préféreront, dans le doute, censurer plutôt que de voir leur responsabilité mise en cause. » Conclusion en deux temps : « Nous assistons au remplacement de la liberté par le culte des droits. » 

    Nous cherchons à recréer une forme de civilité par la répression. Il n’y a pas de civilité sans liberté.

L'information en vase clos

À propos de la presse, Jérôme Lefilliâtre rend compte, dans les pages idées de Libération, d’une étude de l’Institut Montaigne, qui fait état d’un fonctionnement vertical du secteur, avec en haut, des journaux qui imposent l’agenda du débat public et en bas, des médias périphériques ou « alternatifs » aux idéologies aussi disparates que leur niveau de rigueur journalistique, et qui s’affirment en s’opposant aux premiers. Le résultat est une forme d’entre-soi au carré. Les grands médias se citent les uns les autres sans accorder plus d’intérêt aux petits, lesquels ne se construisent et n’existent que par la confrontation aux premiers. Mais, relève le journaliste, « en accordant si peu d’attention à ces satellites, donc aux revendications et thématiques politiques qu’ils tentent d’imposer, l’élite médiatique est susceptible de passer à côté de préoccupations pourtant bien réelles et d’alimenter au sein de la population un soupçon de déconnexion. »

    À terme, le risque, avertit l’étude, est celui d’un détournement du public de ces médias, jugés trop institutionnels, et de leur fossilisation

Un exemple récent l’illustre parfaitement. Les médias se sont intéressés tardivement et se sont trouvés débordés par le mouvement des gilets jaunes, ce qui n’a fait qu’accroître leur méfiance envers la presse. Ils se sont rabattus sur des médias comme RT France, le site russe financé par Moscou « qui a beaucoup progressé en audience depuis le début de la crise ».

Par Jacques Munier
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Actualités / Re : France Inter
« le 16 Juin à 18:07 »
Non, il ne s'agit pas de ça. C'était pas une chronique, mais une intervioue interactive dans la matinale.

Je crois que c'est ça:
https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/l-invite-de-8h30/cryptomonnaie-lancee-par-facebook-c-est-l-utilisateur-qui-fera-le-succes-ou-l-insucces-de-libra_3469543.html