Re: Homosexualité, LGBT et "normalité" au XXIème siècle
Reply #773 –
Je reste également, en dehors de la légitimité des uns et des autres à vouloir défendre son point de vue, assez étonné que pour la première fois des gens défilent en France non pas pour défendre des droits qui leurs seraient niés, mais pour déniés des droits qu'ils possèdent aux autres.
Oui enfin, ça, ça fait partie des belles phrases toutes faites qui claquent bien, mais c'est un poil moins caricatural que ça quand même, dans la réalité. Comme quoi, ça caricature des deux côtés.
Je vais pas reprendre tous mes précédents posts (je vais pas me répéter continuellement, et je te laisse le soin de regarder les précédentes pages), mais le problème n'est pas le mariage en tant que tel (enfin, pour l'immense majorité des français qui se prétendent contre, et je ne parle pas de la minorité d'excités), mais ce qu'il implique avec bien évidemment la place de l'enfant.
C'est ça le cœur du problème. C'est bien beau de parler des adultes, faut aussi faire un peu de place à l'enfant. Et accessoirement, à l'éthique. Accessoirement.
Je ne sais pas trop quoi dire sur tout ca, le mariage, l'adoption. Honnetement je suis plutot pour donner les memes droits a tous. Apres, les questions d'ethiques, de place de l'enfant et tout... On a plutot l'impression que chaque pays va tenter d'apporter sa propre reponse, faire sa propre soupe avec son passe, son cumulatif, sa culture, tout en insistant bien sur le caractere solennel, universaliste, en faisant intervenir l'epithete ultime : ethique. "C'est une question ethique".
Je n'aime pas trop ce que j'entends dans certains medias, surtout le positionnement tres francais qui consiste a introduire la notion d'ethique pour justifier du caractere totipotent de la reponse qui sera apportee a une question : "tout les autres pays doivent forcement aboutir aux memes conclusions puisque l'ethique est "universelle" ou en tout cas non bornees aux perimetres culturels, encore moins aux frontieres politiques... Et si les conclusions des autres different, c'est qu'il y en a pas eu d'ethique dans leur debat, justement"..
Je pense qu'on se pose trop de questions, et, sans tomber dans le technocratisme sournois, il existe des instances (assistance sociale, etc.) qui feront tres bien leur boulot si daventure cela se passait mal pour certains enfants, en procedant de facon identique a ce qui se fait depuis toujours.