Pendant ce temps aux antipodes de là: La Nouvelle Caledonie.

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Re: Pendant ce temps aux antipodes de là: La Nouvelle Caledonie.
« Réponse #191, le 6 Février 2013 à 07:09 »
Alors que le plan HORSEC était activé dès avant 13:20 ce n'est que vers 13:50 qu'on nous a fait évacuer notre lieu de travail avec un temps d'estimation de début d'arrivée des premières vagues établi pour 14h. alors que ça faisait déjà 10 min que les auxiliaires municipaux faisaient partir les gens de la plage et que des messages étaient diffusés par megaphone demandant de rejoindre les hauteurs. Alors là je dis chapeau ! Et merci le blocage dans les embouteillages.

Au moins, le courrier du directeur adjoint annonçant la fermeture du site a eut le mérite de couper la chique à mon boss n+2  qui venait de passer les 20 dernières minutes à rigoler connement sur le fait qu'une alerte fut lancée en NC.

Ensuite 2h de pas grand chose : peu d'info à la radio, ce n'est que 15:15 qu'ils ont commencé à demander à leurs auditeurs des îles (elles sont en première ligne) de les appeler pour raconter ce qu'il s'était passé (retrait de la mer puis retour avec des courant fort mais pas de vagues), un simple bandeau datant d'avant 14h à la TV, rien sur le site du gouvernement, un ou deux articles sur le site du canard et celui de la chaine de RFO, et juste un communiqué sur le site du haut commissariat (l'équivalent de la préfecture). Vers 15:50, le site du canard annonce des vagues de 1,2m sur une des îles loyauté quelques minutes plus tôt et un future levée de l'alerte pour ~16:30, toujours rien sur le site du haut-commissariat ; les gens entassés sur les routes d'accès du Ouen Toro (une colline près de la baie de l'Anse Vata) reprennent leurs voitures, les touristes réintègrent le front de mer même si une bonne partie des commerces et café sont toujours fermés (certains sont restés ouverts durant toute l'alerte).

De même, certains une bonne partie des boites du centre-ville, qui est pourtant aussi situé au bord de la mer, (chambre de commerce ou encore office des postes et télécommunication) et les commerces qui s'y trouvent  a continué à bosser comme de rien était.

Bref, on repassera pour la gestion efficace même si il faut le reconnaître l'évacuation s'est fait dans le calme (pour ceux qui ont daigné évacuer) et sans problème (à part la circulation bien sur).
Re: Pendant ce temps aux antipodes de là: La Nouvelle Caledonie.
« Réponse #192, le 13 Février 2013 à 20:17 »
Notre affaire Findus à nous...
Citation
Le bœuf était du cheval

Dans une boucherie de Koumac, le 100 % bœuf était du 100 % cheval. C’est ce que révèle une ex-vétérinaire du Sivap. Le boucher a été jugé par le tribunal de Koné en 2010. Les autorités vétérinaires avaient choisi de ne pas rendre public le problème.

Le scandale de la viande de cheval dans les plats surgelés Findus et Picard libère la parole sur une affaire de viande de cheval vendue comme du bœuf par une boucherie de Koumac. Caroline Kojfer était vétérinaire-inspecteur, chef de l’antenne du Service d’inspection vétérinaire, alimentaire et phytosanitaire (Sivap) à Koumac quand l’un de ses agents a soulevé le lièvre ou plutôt le cheval. « Avec l’éclairage de Findus, je le juge encore plus terrible », témoigne-t-elle, libérée de son devoir de réserve.
Elle explique comment, en 2009, interpellée par « une odeur sucrée particulière dans une chambre froide vide » dans une boucherie de Koumac, son agent a commencé à avoir des doutes. « Ça nous a conduit à parler avec les professionnels bouchers, éleveurs. Personne ne disait rien, poursuit-elle. On a approfondi nos recherches dans de simples commerces de restauration. Là, on a ouvert une poche de bœuf dont la couleur ne nous a pas plu. »
 
Fraude. L’information est remontée au siège du Sivap, à Nouméa, et le prélèvement de viande a été envoyé pour analyse à Montpellier, au laboratoire de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). « La viande était à 100 % du cheval », indique l’ex-responsable de Koumac.
Le 11 août 2010, le boucher a été condamné par le tribunal correctionnel de Koné pour « tromperie sur les qualités substantielles » de la marchandise, délit relevant de la réglementation de la Direction des affaires économiques de Nouvelle-Calédonie. Il a aussi été condamné pour « denrée alimentaire sans marque d’hygiène ou d’estampille vétérinaire » et « défaut d’agrément d’hygiène ou d’agrément d’hygiène simplifié ».
« Cette partie salubrité sanitaire relevait du Sivap. Et cette viande de cheval était insalubre », souligne Caroline Kojfer, qui ne comprend pas que la direction de la Davar (*), dont dépend le Sivap, n’ait pas alerté collectivités et consommateurs, ni mené une procédure de sanction administrative en parallèle des poursuites pénales. D’autant, assure-t-elle, que « c’est mon agent et moi qui avons pris, en tant qu’agents assermentés, la décision de saisir le tribunal correctionnel. J’étais seule à l’audience pour le Sivap. Nous avons gagné, mais nous n’avons pas reçu l’ordre de pister la marchandise dans les cuisines et de retirer les lots », dénonce Caroline Kojfer. Le directeur de la Davar répond ci-contre.
 
Insalubre. « Une viande est réputée insalubre si elle n’a pas été inspectée sur une carcasse avec ses viscères, pour vérifier s’il n’y a pas de signes de maladie, reprend la vétérinaire. Nous n’avons rien vu de tout ça. Avec de la chance, les chevaux n’étaient pas malades, mais on ne sait pas dans quelles conditions la viande a été abattue, transportée et découpée. Et ce boucher n’avait pas d’agrément pour vendre sa viande à des collectivités, dont des cantines d’écoles. » Qui n’en ont, a priori, rien su.
Le chef du département sécurité sanitaire des aliments au Sivap de 2006 à 2010 témoigne aussi de cette affaire qu’elle qualifie de « pas courante » : « Caroline Kojfer et l’agent faisaient une très bonne équipe à Koumac. Quand l’agent a découvert le pot aux roses, j’en ai été aussitôt été informée et la décision a été prise avec moi de faire analyser la viande au laboratoire de la DGCCR, puisque au niveau sécurité sanitaire, l’affaire relevait de mon pôle de référence. »
Sur l’absence d’information publique, ce chef de département, aujourd’hui à la retraite, estime que « pas mal d’affaires révélées par le Sivap sont enterrées par la direction de la Davar ». « Le problème se pose comme en Métropole, indique-t-elle. Un service de contrôle doit être indépendant, sinon il est toujours confronté à sa direction qui a d’autres missions et intérêts. Le rôle de développement de l’agriculture qu’a la Davar ne va pas avec la mission de contrôle du Sivap. Et ce service est vu comme un empêcheur de tourner en rond. »
Contacté, le boucher de Koumac n’a pas souhaité s’étendre : « Ça a été réglé, j’ai été jugé, c’est fini tout ça ». Son activité à Koumac a cessé après le passage en justice.
 
(*) Davar : Direction des affaires vétérinaires, alimentaires et rurales, qui dépend du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie.
Citation
Le chiffre
200
C’est, en milliers de francs
le montant des amendes auxquelles le boucher a été condamné par le tribunal
de Koné. Ces amendes de 100 000 frans et de deux fois 50 000 francs, ont été assorties de six mois d’emprisonnement avec sursis.
Citation
La réponse de la Davar
Indiquant ne pas avoir sous les yeux les termes exacts du jugement du tribunal sur la question des manquements de la boucherie aux règles d’hygiène,
Christian Desoutter, directeur de la Davar, a répondu hier soir :
« Ce qui est certain, c’est qu’au regard de la fraude (cheval vendu comme bœuf, NDLR) qui est un délit qui relève de la Direction des affaires économiques (DAE-NC), ça n’a pas de commune mesure avec les manquements aux règles d’hygiène [...]. Une condamnation pour fraude, avec de la prison avec sursis, va au-delà des contraventions de 5e classe que le Sivap peut donner. Donc quand, non seulement il y a un manquement au respect des bonnes pratiques sanitaires, mais aussi tromperie, on en profite. C’est très rare d’avoir la preuve scientifique d’une fraude. Et le dossier a bien été instruit par le Sivap jusqu’au pénal, en bonne intelligence avec la DAE, qui n’a pas de services décentralisés comme nous. » A la question de la non publicité donnée à l’affaire, Christian Desoutter répond : « Une fois que le tribunal n’a pas jugé opportun d’obliger l’opérateur à faire savoir qu’il avait frauduleusement vendu de la viande équine, on ne s’autorise pas, nous, à aller au-delà. Je ne dis pas que les manquements aux règles d’hygiène étaient négligeables. Mais ce qui est sûr, c’est que si la viande avait été dangereuse, c’eut été différent. »
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