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Messages - FinalBahamut
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Musique / Re : Musiques éléctroniques
« le 28 Novembre à 21:17 »
Bien vu, je l'avais complètement oubliée, "love sees no colour". Impardonnable.

Après, je m'intéressais plus au clip en lui-même qu'à la musique.

Comme quoi, la musique s'est mise très tôt au recyclage ^^
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Citation de MCL80 le 28 Novembre à 16:17
Citation de FinalBahamut le 28 Novembre à 14:36
Je prends la définition wikipedia, forcément un gagegag de qualité  :
Fixed. :harhar:
Encore que… :peur:
Ce n'était pas à prendre au premier degré ^^

Et encore, t'as échappé à Vikidia, mais je me suis dit que c'était pousser le bouchon loin.
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Citation de Ryô le 28 Novembre à 10:14
^Alors je précise que par définitif j'entends émis (à l'oral ou à l'écrit) avec toutes les précautions qui s'imposent, notamment au travers d'informations permettant d'améliorer une position de départ, voire l'infirmer.
Pour ma part, je pense le faire un minimum (même sur l'eurodance, c'est dire, le confinement est un naufrage :mdr:)

Mais quand bien même je ne l'aurais pas fait, ça me dérange de lire ça.

Tout le monde n'a pas ce luxe de pouvoir se renseigner. Il faut du temps. Des outils. Des méthodes.

Mais même le simple fait de te confronter avec un jojo-le-gilet-jaune peut, indirectement et sans que Jojo l'ait nécessairement voulu, t'amener à réfléchir à un angle mort que t'avais pas vu, etc.

Par principe, vouloir refuser de discuter avec des personnes parce que tu les estimes "non qualifiées" ou autres, ça me pose problème.


(après je ne dis pas, on n'a pas forcément le temps pour ça non plus de discuter de tout et n'importe quoi tout le temps et avec tout le monde, je parle du principe).

La politique, c'est l'affaire de tous. C'est pour moi le principe.
Je prends la définition wikipedia, forcément un gage de qualité  :

"La politique porte sur les actions, l'équilibre, le développement interne ou externe de cette société, ses rapports internes et ses rapports à d'autres ensembles. La politique est donc principalement ce qui a trait au collectif, à une somme d'individualités et/ou de multiplicités."

Bon et bien, on pourrait s'accorder sur cette définition. Et à l'aune de cette définition, je ne vois pas comment on peut faire de la politique sans l'ensemble du "collectif".
Donc le principe, c'est que la politique doit intéresser tout le monde.
Y compris Jojo le gilet jaune.
Citation
Donc l'idée consiste à dire que si de mon point de vue il faut bien penser le pour et le contre avant de l'ouvrir, c'est museler le débat.
Oui.
Ca ne veut pas dire qu'il ne faut pas le faire.
Mais en faire un principe de la manière dont tu présentes cela, c'est geler tout débat.

Le problème, c'est "qui décide à partir de quand on a assez bossé le sujet" ?

Sur tel sujet, parce que toi, tu le maîtrises, tu vas estimer que celui en face n'est pas compétent, quand bien même son expérience le rendrait légitime par certains aspects.
En revanche, sur un autre sujet, pour lequel tu peux légitimement avoir un avis parce que concerné sans être "expert" (quelque chose que tu subis, que sais-je), le gars en face de toi va peut-être estimer que tu dois la fermer parce que tu n'as pas assez bossé ton sujet.

A ce petit jeu-là sans fin, tout le monde pourra bâillonner tout le monde.

Ce n'est pas, moi, quelque chose que je souhaite.

Donc potasser, évidemment qu'il faut l'encourager. En faire un préalable "renseigne-toi sinon ferme-là", ça mène à une impasse.

(je ne sais pas si ce que je veux dire est clair)

Concernant ta digression sur le complotisme, c'est un stigmate un peu facile. Et oui, aussi une manière de couper court à tout débat car dans "complotisme", on met du "platisme" mais aussi d'autres choses pour lesquelles il y a de réelles interrogations.
Je m'en tiens à ces deux erreurs à ne pas commettre avec le complotisme : en voir partout, n'en voir nulle part.

Tiens, regarde : en 2001, attentat à New York. Et comme par hasard, on a commencé à supprimer des cabines téléphoniques en masse à la fin des années 90, empêchant Superman de se changer et donc d'intervenir pour empêcher les deux avions de se cracher.
Coïncidence ?

(oui bon, argumenter à base de complotisme, ça va un temps. Le complotisme fait partie de ces mots qui ferment les débats car tu jettes l'opprobre sur ton interlocuteur. T'en as plein comme ça. Antisémite par exemple, qualificatif utilisé ces dernières années sur pas mal de personnes de gauche. Tu as la spéciale Mélenchon "Vénézuela"... bref)

Comme si j'essayais de bâillonner les experts en brandissant Didier Raoult, ou cette médecin dont j'ai oublié le nom qui voit derrière le COVID un complot mondial visant à réduire la population.
On parle d'un scientifique, et d'une médecin.
Pas de jojo le gilet jaune.
Citation
Ça aussi, c'est un raisonnement bien pratique. C'est ainsi que j'ai envie de t'inviter à te lancer en politique pour changer les choses! Si les conditions du débat ne te conviennent pas, dans notre monde actuel, tu es tout à fait armé pour agir. Go, titans go!
Je viens justement de t'expliquer que les règles sont faites de telle manière pour garantir que tout changement "réel" soit, sinon impossible, pour le moins très difficile.

Je parlais des règles de scrutin.
Je peux parler du problème des finances (Macron n'a pas été élu uniquement avec son "verbe flamboyant").
Etc.

Par ailleurs, le coup du "si t'es si intelligent que cela, tu peux aller faire ta révolution", c'est aussi un moyen de bâillonner les débats.
Du genre, "si t'as pas de solution, ferme-là".
Variante du "si tu ne connais pas, tais-toi".
Citation
Autant l'argument du producteur noir (black...?) qui s'est fait lynché est inadmissible et mérite une peine vraiment costaude pour tous les acteurs de cette rixe, autant le premier argument me fait doucement rigoler.
Les deux mon capitaine.

Les forces de l'ordre ne sont pas des forces de désordre. Le recours à la force doit être la dernière option, pas la première.
On ne peut pas s'en tenir à "on ne fait pas d'omelette sans casser d'oeufs".
J'ai le droit d'aller manifester sans craindre de perdre un oeil.
Aujourd'hui, permets moi de te dire qu'on est quand même pas mal à ne plus vouloir aller manifester à cause des violences policières, parce que l'on craint non pas les "black blocs", mais les flashball des policiers.

Dans une démocratie digne de ce nom, on ne peut pas se contenter de tes propos.

Je reviens par contre, parce qu'on dérive vite (et je n'y échappe pas) sur le cas du lynchage du black.
Une autre vidéo est sortie : elle montre que le gars s'est fait aussi défoncer dans la rue. Et la scène a ceci de surréaliste qu'à un moment donné, tu as le mec par terre qui se fait défoncer, 3/4 policiers qui participent activement, et au moins une dizaine de policiers derrière qui regardent.

On ne parle plus de quelques brebis galeuses, là, quand tu as en tout une quinzaine de policiers et que pas un seul n'intervienne pour dire "hé les gars, là on déconne".

Pas un seul !

Donc, aux yeux des flics, cette scène était "acceptable".

Faut être honnête : la vidéo, pour ce genre d'incidents, est indispensable.
4
Musique / Re : Musiques éléctroniques
« le 27 Novembre à 21:22 »
(au fait Kian, faudrait avoir la possibilité d'afficher ou non les vidéos en incrusté, pour ne pas surcharger le post.)
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Musique / Re : Musiques éléctroniques
« le 27 Novembre à 21:20 »
Dans le cadre d'écrits-défouloirs situés quelques part dans la première moitié des années 90 (on se demande bien pourquoi) pour occuper mon premier confinement, j'ai été amené à faire des recherches sur l'eurodance.

Ce genre musical dont un obscur journaliste a comparé les concerts de "Dance Machine" au Woodstock des années 90.

N'ayant vécu ni l'un, ni l'autre, je suis bien obligé de le croire sur parole.

Bref, ce n'est pas le sujet.

Je me suis donc penché sur l'eurodance. Pour des propos plus crédibles, et aussi un peu parce que, à petites doses, c'est parfois drôle (comme les discours de Macron).

Et par la magie de la sérendipité, je suis tombé sur un clip qui n'a rien à voir, enfin pas directement.

Mais à l'esthétique folle. Quasi hypnotique : "Living on video, de trans-X". Alors le titre est très connu, mais je n'en avais jamais vu le clip.

Je suis resté scotché devant cette peinture génialement débile, décadente, triste aussi, je ne sais trop.

 

https://www.youtube.com/watch?v=b9xBAtCsCTQ

Improbable également, ce chanteur à l'accent anglais à faire entendre dans toutes les écoles, cette nana dans un état... particulier. Ces pseudos automates derrière. Ces écrans. Ces teintes sombres.

Une pépite.

A noter, évidemment, les multiples reprises de ce titre.

Celle de Pinocchio en 93 (et là, évidemment, ça me parle forcément plus) : 

https://www.youtube.com/watch?v=fVv3F5gK9J8

Ou encore une plus récente 2006 :

https://www.youtube.com/watch?v=JB82JWeeSRA

Ces trois clips donnent assez bien une "couleur" de chacune des décennies, de mon point de vue.

Le côté artisanal de la version 83.

Le côté "je découvre plein d'effets, je les maîtrise pas trop mais je balance tout même si ça pique un peu" de la version 93.

L'aspect très - trop - propre de la version de 2006.

Mais franchement, le clip de 1983, c'est une œuvre d'art.

(Bon, après avoir fait saigner les oreilles et pour me faire pardonner, un bon petit Ottis Redding comme baume :

https://www.youtube.com/watch?v=aUaO50nWnvg

Avec These Arms Of Mine, il est conseillé de se trouver près de sa moitié. On n'est jamais à l'abri d'une subreptice demi-molle sur ce genre de musique.)
6
Alaiya>>
Citation
De mon point de vue, le gars qui filme mais qui a sa carte de presse avec lui, n'est pas censé être la cible de cet article.
On peut être journaliste sans carte de presse.

Et puis, je m'en tiens à la jurisprudence Benalla : toute personne qui se trouve devant quelqu'un qui fait quelque chose de délictueux a le droit d'intervenir. :w00t2:
7
Roilion>>
Citation
Quant aux gilets jaunes, je n'en parle personnellement pas, c'était juste pour dater le début d'une période de dérives policières à mon sens.
Les violences policières sont bien plus anciennes que cela. Il suffit de revoir les sketchs de Coluche. Il en rigolait, mais n'empêche.

Tout y était déjà.

La grande différence, c'est qu'aujourd'hui c'est filmé.
Aujourd'hui, chaque citoyen est caméra-man. La probabilité que le policier puisse en toute impunité commettre des exactions est plus réduite.
Et ça choque, oui.

Ca n'est pas pareil de dire : "la police a fait une intervention musclée"
Et de voir la vidéo de la dite interpellation musclée (celle où on se dit, c'est pas un peu de la violence gratuite, cette interpellation "musclée" ?).

Le texte euphémise.
L'image est brute, choque.

L'image peut manipuler.
Mais que dire des mots...
Citation
@Alaiya : tout à fait - ce n'est à mon sens et humble connaissance de ce que devrait être une république pas au préfet de police de dire quels journalistes ont le droit de couvrir un événement, seraient-ils même de chez Minute.
Heu...

C'est vraiment obligé pour Minute ?

Oui ?...
8
Citation de Ryô le 27 Novembre à 14:47
La police ou l'armée ne sont pas là pour protéger le citoyen. Elle est là pour protéger l'Etat, et son fonctionnement, nuance. Si les citoyens se dressent contre l'Etat, les forces de l'ordre... Rétabliront l'ordre.
Je vais sur cette page de l'Elysée :
https://www.elysee.fr/la-presidence/la-declaration-des-droits-de-l-homme-et-du-citoyen

Article 12 de la déclaration des droits de l'homme :
Citation
Article 12.

- La garantie des droits de l'homme et du citoyen nécessite une force publique ; cette force est donc instituée pour l'avantage de tous, et non pour l'utilité particulière de ceux à qui elle est confiée.
Donc, c'est une force publique au bénéfice de tous.

Je vais pas faire mon dangereux gauchiste, juste l'application des droits de l'homme.

Le citoyen a un droit de regard sur la façon dont fonctionne cette force "publique" au "bénéfice de tous". Ce n'est pas une milice au service des bourgeois.
Citation
Non, non, j'ai voulu dire qu'à titre personnel, je suis de plus en plus enclin à essayer d'avoir l'ensemble des possibles avant d'émettre un jugement définitif.
Parce qu'il est possible d'avoir un jugement définitif ?
Le doute m'habite (et là, mes gosses se marrent, je révise mes classiques...)

Moi, je vois tes propos comme une manière de bâillonner les débats. Ce n'est peut-être pas ce que tu veux, mais c'est mon sentiment.
Citation
La parole des experts, quoi qu'on dise, est une parole qu'il convient d'écouter avant de faire un jugement personnel parce que ces experts travaillent sur ces questions, justement.
Je ne dis pas autre chose. Mais que l'expert/technicien reste à sa place. A mon modeste niveau, quand un élu me demande son avis sur tel ou tel permis, je lui montre l'éventail des possibilités,les avantages/inconvénients bla bla... éventuellement mon avis si on me le demande et dans tous les cas, il est impensable que je prenne une décision (pas simple pour les nouveaux élus de comprendre cela. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, les nouveaux élus sont souvent prudents).
En disant cela j'enfonce des portes ouvertes mais chacun son rôle. Ce n'est pas mon rôle de décider, je ne suis qu'un technicien.
Le décideur, c'est le politique, et c'est très bien ainsi.
 
Donc si je voulais jouer la provoc', je préfère la république des imbéciles à la république des experts/techniciens.
Je reviens sur l'exemple du COVID : mais bien sûr qu'il aurait fallu impliquer plus les citoyens. Pas pour lui demander de créer un vaccin (mais était-ce utile de le préciser).
 Mais il aurait eu des choses à proposer, le citoyen. Sur l'organisation en général, sur la pénurie de masques déguisée en "inutilité", sur des choix qui sont à faire : où positionner le curseur entre économie et santé ? Est-il normal de refuser des malades car trop vieux et faible pourcentage de survie, faire du tri humain ? Ce n'est pas au médecin de se positionner là-dessus.
Citation
C'est comme ça que ça marche. Si un gouvernement fait des choses que la population réprouve, alors cette population doit les évacuer.
Celui qui fixe les règles fige les résultats. Rien qui pourrait réellement changer quelque chose ne peut surgir des élections.
Pourquoi un scrutin présidentiel à deux tours ?
Parce qu'avec un tour, les chances d'avoir une personne qui propose quelque chose de réellement différent de la pensée dominante sont importantes.
Avec un second tour, c'est forcément le rassemblement autour du "centriste" de service (centriste=idéologie dominante) : le fameux barrage à [  ].

Un exemple parmi d'autres.

Qui fixe les règles maîtrise les résultats.
Citation
Oui, là encore il y a eu des violences excessives contre ces populations et elles devraient être discutées et sanctionnées.
Un mec qui perd un oeil pour avoir manifesté, oui, c'est pour le moins excessif.

Le black qui se fait lyncher et traiter de nègre, c'est probablement aussi excessif.

Je te provoque, mais les mots sont importants.

Mais je pense que la divergence, là, c'est se dire : brebis galeuses ou problème de fond?
Citation
Pour autant, ce mouvement, de mon point de vue, était illégal dans la forme qui sied à la République que vous défendez si vigoureusement.
Tout mouvement qui conteste la politique d'un gouvernement élu n'est-il pas finalement en soi illégal ?

J'estime que la démocratie, c'est tout le temps, partout, pas un bulletin une fois tous les 5 ans. Un bulletin tous les 5 ans, c'est le renoncement à la démocratie.
Les gilets jaunes, c'était ultra politique. Le discours de comptoir, c'est aussi de la politique.

Voir ces gens investir les quartiers bourgeois éberlués car en général, les syndicats les épargnaient, c'était génial.

Voir un baby-foot sorti d'un bar et mis en plein milieu de l'avenue des Champs-Élysées, c'était génial. Dire que cette avenue, elle appartient à tout le monde, et cette insistance à vouloir y manifester, c'était super politique.

Voir une haie de forces de l'ordre protéger Le Fouquet... mais putain cette image en dit tellement !

Je provoque un peu, mais les gilets jaunes, c'est peut-être le truc le plus politique depuis des années qui se soit passé.

(j'ajoute que sur les gilets, j'approuve le "fait politique", le "surgissement", point. Qu'on ne vienne pas m'affubler les stigmates habituels de facho, antisémite ou autre).
9
Je me rends compte que dans mon post, je n'évoque même pas l'un des principaux problèmes, car quand on parle de violences policières, ce sont des violences policières qui ciblent certaines populations. C'est aussi un problème qu'en 2020, quand on n'a pas la bonne couleur, on a plus de chance de se faire tabasser.

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Ryo>>
A titre personnel et par principe, j'adore lire/entendre/écouter des discours différents/contraires du mien, aucune ambiguïté là-dessus. Plus il y en a, mieux je me porte. Je m'en nourris. Donc te lire est toujours une excellente chose, même quand c'est un poil trop mâtinée d'une certaine "vigueur"" on va dire, même si le mot n'est pas le bon, je n'en ai pas d'autres sous la main. ^^

Un truc qui me gêne, tout de même (oui, je sais, c'était si bien parti :mdr:)

Si je résume (tu m'excuseras de caricaturer, c'est pour aller vite) : "si tu ne sais pas, tais-toi".
Ca me fait penser à une interview de Jacques Attali. Un journaliste lui fait remarquer que, si on fait ce qu'il demande, c'est donner le pouvoir aux experts. La réponse fuse, violente : "Je préfère la République des experts à la République des imbéciles".

Ca me fait aussi penser à "Jojo le gilet jaune" (une des très nombreuses marques d'affection de Macron envers la population).

Je suis désolé, mais notre vitalité démocratique crève justement du fait qu'on n'a eu de cesse d'éloigner le citoyen de ce dont il devrait s’occuper au plus haut point (cf la commission citoyenne "écologie" dont on savait dès le départ que les dirigeants se torcheraient avec le rapport).

Prenons un exemple récent, en parlant des experts sur la crise du COVID : y associer un pole "citoyen" pour balancer un peu le poids de ces experts n'aurait-il pas été pertinent ? Parce que quand on fera le bilan de la crise, on va peut-être regarder d'un œil perplexe ces experts et leur gestion de la crise.

Donc, oui, le citoyen lambda, surtout s'il n'est pas connaisseur, il faut l'inciter à s'emparer des enjeux de la vie démocratique.

A fortiori sur le rôle de sa police, chargée d'appliquer les lois.

Je travaille avec des élus toute la journée, donc j'ai forcément un léger tropisme. On ne leur demande pas d'être des "experts" dans leur domaine. Ce n'est pas pour cela qu'ils ont été élus. C'est à nous, fonctionnaires territoriaux de "traduire" leur volonté politique.

De même, les experts doivent être là pour traduire en acte la volonté politique, et normalement donc, la volonté du peuple. Les experts sont au service du peuple, comme la police.

Donc bien sûr que oui, selon moi, la population doit s'intéresser plus à ces sujets là. C'est à elle de décider ce que la police a le droit de faire ou ne pas faire.

C'est à elle de décider si la police peut-être filmée ou non.

J'ajoute qu'opposer la protection du policier à celle du citoyen, c'est quand même curieux quand la police est censée protéger le citoyen.

Concernant "la violence légitime", l'Etat en revendique le monopole, certes. Mais il se doit d'être exemplaire.
S'il ne l'est pas, on doit pouvoir le questionner.
Si on ne peut pas le questionner, on a changé de régime.

On peut tout à fait estimer que ces faits divers, c'est un peu comme "on ne fait pas d'omelette sans casser d’œufs".

On peut juste douter que, passé un certain stade, la population continue d'estimer la violence de l'Etat légitime.
Et là, ça devient dangereux.

Parce quand on utilise la violence en lieu et place d'une réponse politique (ce qui est peu ou prou le cas ces dernières années), on met en tension toute la société.

C'est un calcul de court terme (comme d'hab) qui nous prépare un avenir des plus glorieux.

Quant à l'utilité de cet article 24, j'ai bien de la peine à croire qu'il s'agit d'autre chose qu'une commande syndicale pour justement éviter qu'un Michel qui se fait tabasser puisse arriver sur les chaînes de télévision.

Quand bien même cette mesure me semble de toute façon inapplicable.

Quant à ta compagne, avec ou sans cette loi, le risque qu'un salopard divulgue son tél sur les réseaux sociaux sera strictement le même.

Ce sont en fait deux problèmes différents, l'un étant le cache-sexe de l'autre (je vous laisse devine qui est qui).
11
Ce dernier fait a au moins le mérite d'être relayé par quelques "stars" :
Citation
A l’instar d’Antoine Griezmann ou Jules Koundé, Kylian Mbappé a vivement réagi aux violences policières dont a été victime un producteur de musique, samedi, à Paris.

Parmi les premiers à partager son émotion, mercredi, après le décès de Diego Maradona, Kylian Mbappé s’est de nouveau exprimé sur les réseaux sociaux, jeudi, pour crier son indignation après la diffusion dans la journée d’une vidéo montrant les violences policières dont a été victime un producteur de musique de couleur, samedi, dans le 17e arrondissement de la capitale.

« Vidéo insoutenable, violences inadmissibles », a-t-il écrit avant de reprendre des paroles de la chanson « Ma France à moi » de Diam’s. « Ma France à moi elle a des valeurs, des principes et des codes…Ma France à moi ne vit pas dans le mensonge Avec le cœur et la rage, à la lumière, pas dans l’ombre. Ma France à moi elle se mélange, ouais, c’est un arc-en-ciel Elle te dérange, je le sais, car elle ne te veut pas pour modèle», a-t-il ainsi ajouter avant de conclure son message par un «  STOP AU RACISME ».

Kylian Mbappé n’a pas été le seul à partager son indignation. Avant lui, Jules Koundé, Antoine Griezmann ou Benjamin Mendy ont ainsi réagi pour dénoncer ces violences policières. « J’ai mal à ma France », a notamment écrit la star du FC Barcelone en apostrophant Gérald Darmanin, le Ministre de l’Intérieur. Ce dernier a de son côté demandé au préfet de police la suspension à titre conservatoire des trois policiers incriminés par les images les montrant entrer dans un studio d’enregistrement du 17ème arrondissement pour rouer de coups le propriétaire des lieux.
D'autant plus courageux que le fond de l'air est bleu-marine.

Ca n'aboutira probablement pas à grand chose, mais c'est courageux médiatiquement de prendre position contre autre chose que "pour la paix, contre la faim" et toutes ces conneries sans fin qui ont surtout pour vocation à ne désigner aucun coupable et à ne rien changer.
12
Citation
Tout aurait été si facile s'il n'y avait pas eu de caméras: le "coupable" aurait été jugé en comparution immédiate et aurait été mis en prison pour quelques semaines ou quelques mois, condamné à des dommages et intérêts à verser à ses "victimes" sur la base du témoignage de ces braves et honnêtes policiers dont l'État aurait payé la défense au nom de leur protection fonctionnelle. Alors que là, il va falloir enquêter longuement pour décider si c'est un tribunal correctionnel ou une cour d'assise qui va devoir juger, puis chaque acte de procédure va être soigneusement contesté et ainsi de suite…
Cet article 24, c'est un article pour avoir le droit de réaliser des exactions comme celles du week-end dernier, comme ça s'est toujours fait, en toute tranquillité.

Il n'a aucun autre intérêt.

N'empêche, on a beau savoir que ça existe, la violence du déchaînement est insoutenable. Je comprends que la victime ait eu du mal à croire qu'il s'agissait de la police. D'où l'importance capitale de la vidéo.

On remarquera quand même que les forces de l'ordre ont le sens du timing niveau communication. Deux faits aussi terrifiants alors que la loi passe dans les assemblées... c'est dire si certains se sentent au-dessus des lois.
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Vu que certains n'aiment pas l'expression "violences policières", on pourrait appeler cela "ratonnades" ?

On a à peine digéré les vidéos de la place de la République que les images d'un lynchage d'un producteur par une dizaine de policiers choquent, scandalisent.

Encore une fois.

Tout y est : tabassage gratuit, insultes racistes répétées, et pour finir faux procès verbal.

La totale. La complète. Le package.

Et sans la vidéo de surveillance, nul doute que cette personne, qui a la mauvaise couleur, aurait fini - le comble - inculpée pour "outrage" etc.

Le sentiment d'impunité, aujourd'hui, on n'est plus vraiment sûr de quel côté il se trouve.
On va finir par s'habituer à ces images.

A se demander si quelqu'un contrôle les forces de l'ordre.
14
Tellement évident le Jacques Attali que je l'ai zappé. Je suis impardonnable :mdr:
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Citation de Kian le 24 Novembre à 14:31
Citation de Ryô le 24 Novembre à 08:46
Citation de FinalBahamut le 24 Novembre à 07:27
Dimanche soir, je tombe sur une émission, une des rares qui n'est pas complètement sous la botte de Macron
Au risque encore une fois de provoquer tout et n'importe quoi, qu'est-ce qui te permet/pousse/autorise une assertion aussi définitive?
Le fait qu'il n'en écoute pas d'autres ?

Au dirait du Manon Aubry dans le texte.
J'ai lu Martine Aubry :mdr:

Savoir si j'ai vu plus qu'une seule émission à la télévision... j'ai un pénis de 25 cm, ça devrait suffire pour toute réponse.

Quand je mets pro-macron, j'aurais dû mettre "pro-lesréformesnécessairesqu'ilsfautfaireetquetoutlemondelesaitmaisquepersonnenalecouragedefaireparcequecestpaspopulaire".
Mais c'est trop long.

Ou bien alors pro  François Villeroy de Galhau (entendu sur france culture ce matin, le mec il peut voir passer dix guerres mondiales et quatre génocides, tu le ressors du formol et il te ressort les mêmes trucs)

Ou alors pro-dominique seux (le mec qui pense que, parce que la voiture consomme moins qu'il y a 40 ans, on pollue moins... bah non)

Ou alors pro-François Langlet (quelle voix, mon dieu quelle voix, c'est le téléphone rose qu'il devrait faire)

Ou bien pro VGE, pour ceux qui sont nés dans les seventies (et c'est bien)

Ou bien pro Yves Montand, pour la rigueur en chantant (vive la crise !)

Ou encore Jean-Pierre Jouyet (joli trait d'union entre les derniers présidents)

Bref, pro-toute cette fumée qui intoxique le bruit médiatique depuis... 40 ans ?

Macron n'étant finalement que le dernier produit frelaté proposé d'une longue lignée, avant le prochain (Hidalgo ? Jadot ? Ca se périme de plus en plus vite, ces trucs)