Voir les contributions

Cette section vous permet de consulter les contributions (messages, sujets et fichiers joints) d'un utilisateur. Vous ne pourrez voir que les contributions des zones auxquelles vous avez accès.

Messages - FinalBahamut
1
Citation de Kamen Hier à 15:59
Décès de Karl Lagerfeld à 85 ans.
Je crois qu'on ne peut avoir qu'une pensée émue pour ce grand visionnaire, toujours à l'avant garde :

2
Politique / Re : Faits divers et compagnie
« le 31 Janvier à 13:25 »
Comme ce n'est pas encore terminé, il faudra attendre pour juger de tous les effets engendrés par la crise des gilets jaunes, crise qui en dit d'ailleurs bien plus sur le pouvoir que sur la population.

Mais il y aura énormément de choses à raconter.
Des choses dérisoires, comme aujourd'hui la police qui demande à Google de retirer un photo montage de Macron en Pinochet (crime de lèse-majesté ?), ou plus graves comme la loi dite "anti-casseurs" qui donnera la possibilité aux préfets d'appuyer sur un bouton quand ils le désiront pour empêcher des opposants politiques de manifester.

Quand bien même le pouvoir actuel en ferait un usage modéré (et au vu de la répression et du virage autoritaire, on peut en douter), imaginez ces outils dans les mains d'un pouvoir à la trump ou orban...
3
Politique / Re : Faits divers et compagnie
« le 30 Janvier à 19:21 »
https://twitter.com/laprovence/status/1089951301436346375
Citation
4 mois ferme pour le #giletjaune qui avait jeté un pot de rillettes sur les forces de l'ordre http://sur.laprovence.com/oUj-K #Faitsdivers
J’ai honte parce que prendre 4 mois ferme pour un pot de rillettes, ça laisse  pour le moins perplexe, mais je trouve ça drôle ^^

C'était peut-être de la rillette de poulet, en fait. Ca expliquerait tout.

4
Politique / Re : Faits divers et compagnie
« le 4 Janvier à 19:01 »
Il y avait un article il y a quelques mois sur le fait que les moins attachés à la démocratie étaient les "centristes" (cette terminologie vaut ce qu'elle vaut").

Et bien en 2019, un journal comme "le monde" peut poser sans problème cette question o___O



Evidemment, ils se sont rendus compte rapidement qu'un tel titre posait problème !
Et ils ont modifié le titre... mais pas le fond du propos.

https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/01/04/climat-sauver-la-planete-en-preservant-les-libertes_5405128_3232.html

Le problème avec cette façon de penser, c'est de faire du chantage "écologique" pour se débarrasser d'une démocratie qui emmerde de plus en plus nos dirigeants, et de façon de plus en plus visible (cf les propos de certaines élites sur le mouvement composite des gilets jaunes, sur l'éventualité d'un référendum d'initiative citoyen, sur le brexit, sur l'élection de Trump... ).

Parce que, pourquoi pas ensuite : "Faut-il renoncer à la démocratie pour relancer la croissance" ?

Faut être honnête : l'écologie, c'est le cadet des soucis de nos dirigeants, personne n'a été dupe de l'augmentation des taxes sur le carburant.
5
Politique / Re : Faits divers et compagnie
« le 11 Novembre 2018 à 10:56 »
Les subtilités de la langue française m’échappent parfois.
Par exemple, le mot "attentat".
Si une personne qui a la bonne couleur (de peau, de religion...) a pour projet d'assassiner notre président, le titre de l'article parle "projet d'action violente", là ou moi, candide que je suis, je parlerai de projet d'attentat.

https://www.20minutes.fr/justice/2369263-20181110-projet-action-violente-contre-emmanuel-macron-quatre-sympathisants-ultradroite-mis-examen

En revanche, si dans le même fait divers apparaît le mot "islamiste", le titre de l'article parlera  "d'attentat".
https://www.la-croix.com/Monde/Somalie-moins-41-morts-attentat-islamiste-vendredi-Mogadiscio-2018-11-10-1300982202

Le pire, c'est que ça ne choque pas grand monde...

6
Sur twitter, on tombe souvent sur de la merde.
Mais parfois, une perle apparaît :
Citation
Today, ma génitrice matricielle est dead. Ou peut-être the day before, je sais pas, je suis jetlagué. J’ai reçu un pitch du CEO de l’asile: «Mère disruptée. Co-crying demain. See you ASAP.» Faut que je brainstorm le process pour feed back mes émotions. [L’absurding selon Camus]
https://twitter.com/GPoPesie/status/1059720289381171200

" Co-crying demain" :mdr2:
7
Politique / Re : Faits divers et compagnie
« le 4 Novembre 2018 à 09:43 »
Citation de Urumi le 3 Novembre 2018 à 11:05
Citation de MCL80 le 2 Novembre 2018 à 11:17
Depuis combien de décennies on entend ou on lit "l'école ne prépare pas à trouver un emploi", "Ce n'est pas grâce à l'école que j'ai trouvé du boulot", "il faut adapter l'école/l'université aux besoins des entreprises"… Je ne dis pas que l’école doit rester inchangée bien au contraire, mais ces discours qui percolent depuis au moins 30 ans minent totalement la confiance des parents en leur laissant croire que l'école/les enseignants actuellement c'est de la merde car ils sont incapables d'assurer un emploi à nos gamins alors que le ministre/pédagogue labellisé officiel par le ministère prétend qu'en réformant ça serait possible (je caricature, mais le fond de la pensée d'un paquet de monde, c'est quasiment ça, d'autant plus en cette période de chômage de masse. Alors qu'on sait bien en réfléchissant un peu que l'école/le lycée/l'université dans les formations généralistes, va juste donner des outils permettant de s'adapter plus facilement à un métier, mais que derrière il y a des connaissances professionnelles à acquérir).
Pardonnez-moi d'avance, je vais sortir ma casquette bisounours un instant, mais pour moi, dans un monde idéal, l'école ne devrait pas effectivement avoir pour but de préparer à un métier. Déjà, ça ne fait que renforcer cette vision du monde selon laquelle le travail doit être au centre de nos vies, alors que si on veut s'en sortir, il faudrait parvenir à se départir de cette vision et se dire que le travail n'en est qu'une composante parmi d'autres. Partant, le rôle idéal de l'école selon moi est de faire des citoyens éclairés, qui pourront apporter leur contribution à la société sous de multiples formes. On est d'accord que ça va de pair avec un changement de système complet, avec un temps de travail réduit, etc.
Par ailleurs, c'est un poncif, mais les métiers évoluent de plus en plus et de plus en plus vite. C'est donc une perte de temps et de ressources de continuer à former à des métiers dont la plupart vont devenir obsolètes ou vont évoluer fortement en quelques années. Ce temps et ces ressources seraient mieux utilisées, à mon sens, à développer l'esprit critique, les compétences transversales et interpersonnelles, et à donner les armes pour que les individus puissent s'adapter facilement aux changements. Donc sur ce point, je suis totalement d'accord avec MCL80.

C'était ma modeste contribution à ce débat, par ailleurs fort intéressant. ^^
Ca n'étonnera pas grand monde, je suis complètement raccord avec cette vision des choses.

C'est peut-être aussi un autre problème (encore un) : il n'y a manifestement pas consensus sur le rôle de l'école. Donner un métier à l'enfant ou l'émanciper (opposition binaire, mais c'est pour aller vite) ?

Quand je dis qu'il n'y a pas consensus, c'est parce que je le constate autour de moi.
Je veux que mes enfants aillent le plus loin possible à l'école, quand bien même, plus tard, ils ne "rentabiliseraient" pas toutes les connaissances, tous les outils de compréhension, de décryptage, d'analyse du monde acquis durant leur scolarité.

En revanche, j'ai des personnes dans mon entourage qui ont une vision utilitaire, des personnes pour qui l'école est une perte de temps si tout n'est pas tendu vers un objectif  : préparer à un métier.

Le discours sur la rentabilité de tout et n'importe quoi, telles les métastases d'un cancer, irrigue toute la société. Et on a foutu aux chiottes l'idéal d'émancipation. De mon point de vue, c'est la principale bataille culturelle perdue par la gauche.

Pour moi, ça va de soi que l'école est et doit être un outil d'émancipation. Sauf qu'aujourd'hui, manifestement, c'est l'inverse qui va de soi.
 
Alors bon, à titre personnel, j'ai décidé de toute façon que sur ce point, la démocratie ça va deux minutes et on n'a jamais rien inventé de mieux qu'une bonne dictature pour imposer son point de vue quand on n'arrive pas à se mettre d'accord : hors de question me concernant de faire donc la moindre concession sur ce sujet.

Mais le simple fait qu'il n'y ait pas consensus sur cet aspect là interpelle.

Le discours sur "on n'apprend plus à  lire, écrire, etc. et on les amène au musée d'art comptant pour rien" me place dans une situation inconfortable.

Parce que ce discours est un discours "utilitariste" fortement connoté "rentabilité", que je méprise profondément. Et dans le même temps, on ne peut pas être complètement sourd.

Je m'explique : j'ai pu constater que mes enfants, sur certains devoirs de français, ont eu des notes très bonnes. Pourtant, quand tu regardes les erreurs (orthographe et autres) qui sautent aux yeux tout de suite, tu te demandes comment l'appréciation n'est pas un minimum plus tempérée.

Je crois que c'est Flavien qui a dit que le problème n'est pas tant ce qu'on apprend à l'école que le niveau d'exigence demandé. C'est en creux ce que m'a confirmé la directrice quand je lui ai fait part de mon étonnement sur les notes/appréciations en dépit d'erreurs "substantielles" (oui, encore le parent qui vient emmerder le prof :p).

Donc le discours "on n'apprend plus à lire blabla" me gêne. Car oui, contrairement au discours ambiant, on apprend. Mais on n'a pas un niveau d'exigence suffisant derrière.

Pour autant, aller au musée, etc. participe évidemment à l'émancipation des enfants et c'est évidemment le rôle de l'école d'ouvrir un maximum de fenêtres, de portes aux élèves. D'élargir le champ de vision de nos enfants, d'élargir leur champ des possibles en tentant de trouver un équilibre par nature précaire entre la diversification et l'exigence.
8
Politique / Re : Faits divers et compagnie
« le 2 Novembre 2018 à 21:28 »
>
Citation de Ryô le 2 Novembre 2018 à 21:12
Ca ne sert pas à grand-chose de caricaturer le propos d'Al.
Faute avouée à moitié pardonnée :p
En fait, en lisant Alayia, cette image m'est venue et je me suis fait plaisir comme on dit (je me marre de mes propres conneries). Désolé, c'est un peu comme DSK et les femmes, je n'ai pas pu m'en empêcher :mdr:

Sur le respect : ce n'est pas à mon sens le cœur du problème, ça ne veut pas dire que ce n'est pas un des problèmes.

Sans respect, tu ne peux pas faire ton travail, c'est clair.

Mais le respect ne se décrète pas. Mon enfant ne me respectera pas seulement parce que je le lui demande, mais aussi parce que je suscite chez lui du respect, parce que je suis crédible.

Quand l'éducation nationale laisse des classes de série S sans prof de maths, et qu'enfin au bout de quelques semaines, on donne aux élèves un instit qui n'est manifestement pas compétent... difficile de susciter le respect, difficile de paraître crédible.

Après, on peut aussi évoquer un discours ambiant qui tape pas mal sur l'enseignement, je ne le nie pas. Et à force de répéter que nos écoles ne sont pas à la hauteur dans le classement "shangai", que les tests montrent que nos enfants ne maîtrisent pas les fondamentaux années après années, ben ça finit par rentrer. On croit vraiment que notre enseignement est mauvais, que les profs sont incompétents.

Et tu as des profs découragés, à la fois critiqués par les médias et décrédibilisés aux yeux de leurs élèves, pris entre le marteau et la faucille.

Et ça fait un peu "prophétie auto-réalisatrice", l'école patauge.

De là à dire que c'est fait exprès pour privatiser l'éducation...

(et là, je ne parle même pas des batailles idéologiques terribles sur les programmes, des batailles éminemment politiques, notamment en histoire - place de la colonisation par exemple - et en économie  parce que là y a du lourd)

(franchement, je ne voudrais pas être prof O___o)
9
Politique / Re : Faits divers et compagnie
« le 2 Novembre 2018 à 21:02 »
Alaiya >> Si je voulais te titiller un peu et résumer ton propos en le caricaturant un poil... tu voudrais les enfants d'avant avec les parents d'avant pour que les profs puissent enseigner comme avant :p

Là, tout de suite, je vois quand même une limite : on vit une époque où il y a un plus grand besoin d'horizontalité (j'enfonce une porte ouverte), pas de plus de verticalité avec un enseignant "omniscient" (pour aller vite) et des parents dans un rapport de soumission car non sachant comme il y a 100 ans avec une population "arriérée".

Or, je pense que personne ne me contredira, la population aujourd'hui est globalement autrement plus instruite que celle de nos grands-parents, et donc beaucoup plus regardante, exigeante, plus demandeuse de participer au processus pédagogique, etc.
Je te ferais d'ailleurs remarquer qu'il est paradoxal de reprocher aux parents de ne pas s'occuper assez de leurs enfants tout en voulant les empêcher de participer au processus pédagogique.

Après, tu focalises sur le manque de respect. Ce mot "respect" utilisé dans ce contexte me fait penser à un contenant sans contenu substantiel, un mot "voiture-balai" utile pour aller vite face à une situation certes très problématique, mais avec des causes très nombreuses, complexes et entremêlées.
Et si je mets de côté l'aspect social, je vois ça plus comme une institution en crise, en décalage avec le monde actuel. Cette institution cherche des élèves qui "n'existent plus".

D'ailleurs, tu soulèves un point intéressant, tu dis " il est humainement impossible de s'attacher à traiter chaque cas (tous différents)".
Or, aujourd'hui, on reçoit tous l'injonction d'être "auto-entrepreneur de son existence" avec un besoin de personnalisation extrême dans tous les domaines, qui devient de plus en plus possible avec les nouvelles technos.
Et effectivement, l'éducation nationale ne sait pas répondre à ça, aujourd'hui.

(bon, je sais pas si je me fais comprendre, j'écris un peu au fil de l'eau ^^ )
10
Politique / Re : Faits divers et compagnie
« le 2 Novembre 2018 à 08:57 »
Je vais te faire part d'une expérience personnelle sur le topic des "les aventures pas philosophiques des waffou" (http://www.potesnroll.com/?topic=250.msg207939#msg207939) , pour illustrer :

- que dire "je suis parent" ne veut rien dire, ça revêt des circonstances tellement disparates. C'est comme dire "je suis fonctionnaire", quand tu dis ça tu ne dis strictement rien

- que le corps enseignant est aussi un corps "particulier", pas toujours simple à appréhender pour les parents, qui n'aime pas qu'on le remette en cause même quand c'est justifié, qui regarde tous les parents à travers une grille de lecture bien particulière, qu'eux, les parents sont divers, et n'ont pas tous les "codes" pour être à même de dialoguer avec eux, de comprendre, etc.

(Cette dernière remarque est d'ordre général, elle ne te concerne pas. Je préfère évacuer tout malentendu tout de suite. Il n'y a aucune volonté de t'attaquer. Je le dis car ce n'est pas toujours évident de bien le prendre quand on écrit.
Je sais aussi que quand on dit "enseignant", on ne dit rien de précis car ça revêt également des situations diverses.)

- que oui, tu fais un métier particulier, mais que tu ne peux pas exiger des parents qu'ils se comportent comme des "clients", car là on parle de l'avenir de leurs enfants. Que certains soient un peu "nerveux" si leurs enfants ne réussissent pas, surtout dans le monde actuel, on peut pour le moins le comprendre. Tu ne peux pas faire comme si ton métier était un métier comme les autres.
La pression pèse sur les épaules des parents pour que leurs enfants réussissent, et du coup font peser cette pression sur les enseignants.

11
Politique / Re : Faits divers et compagnie
« le 1er Novembre 2018 à 22:30 »
Citation de Ryô le 1er Novembre 2018 à 21:55
Et puis le rapport au prof, je dois dire qu'il saute aux yeux de manière quotidienne, et ici, c'est pareil, la démonstration en est faite à l'instant.

Qu'on demande à Alaiya des conseils sur l'assainissement, personne n'ira ramener sa pomme. Des informations sur les impôts? Aladfal les donnera et personne n'ira porter la contradiction.Un truc sur les trains, ou sur la fonction publique ? MCL se fera un plaisir de donner une info jamais contredite ou très peu. Quelque chose sur le nucléaire? tinou fera l'info qui conviendra, indiscutable. Si Thomas était là et répondait à quelque chose sur le soin, la santé ou  les opérations, personne ne viendrait lui dire "ouais, nan, tu dis de la merde".

Je pourrais faire un listing long comme le bras de toutes les professions ici qui ne verraient jamais la contradiction.
Mais si Flavien ou moi (désolé Flavien de te mêler à ça, c'est juste parce que ça va peut-être te parler) commençons à émettre des avis professionnels qui touchent aux progénitures que nous avons à gérer, là, tout le monde va ouvrir sa gueule.

Ce métier est magique, tout le monde peut chier sur une opinion professionnelle. Et c'est le seul métier qui permet ça. Ce faisant, vous validez tout le propos émis sur le respect des profs et l'attitude générale autour de l'éducation et de l'enseignement.
Si tu veux me faire dire que tu fais un métier particulier, parce que tu enseignes à "nos enfants", oui bien sûr.
Et que donc tu es "soumis" au jugement de tous les parents, et que ce n'est pas simple, oui bien sûr.

Je ne l'ai pas contesté, jamais, à aucun moment.
Que tu constates des difficultés dans ton enseignement et que tu sois mieux placé que moi pour en juger et en parler, tu n'as pas besoin de l'étaler, tu peux te dispenser des arguments d'autorité. Oui bien sûr.

Moi, modestement, et sans nier la difficulté d'enseigner aujourd'hui réelle et que personne ne conteste, je ne fais juste que te faire part de ma fatigue d'un certain discours sur l'éducation des enfants par les parents, et que, quelque part, tu remets une pièce dans la machine.

Parce que je trouve que ça fait un peu "pensée magique".

Et parce que c'est aussi, quelque part, un peu un jugement de valeur.
12
Politique / Re : Faits divers et compagnie
« le 1er Novembre 2018 à 22:00 »
Donc pour toi, ce fait divers aurait tout à fait pu arriver au lycée Henry IV ?

Edit : heu, pour ma part, je ne "chie" pas sur les profs, que ce soit clair, ni sur ton opinion professionnelle étayée.
Je donne un avis personnel de parent, entre autres.
Les discours sur "certains parents ne savent pas éduquer leurs gosses"... comment dire... si c'était si simple...
13
Politique / Re : Faits divers et compagnie
« le 1er Novembre 2018 à 21:31 »
Plusieurs points :

- MCL : je dois dire que j'ai quand même sursauté sur "les robocops à l'école". On peut le regretter, mais à un certain niveau de violence, le prof n'est plus compétent. Quand la maison brûle, on ne demande pas comment ça a pu arriver, on commence par éteindre l'incendie.
Mais c'est clair qu'il y a des causes, que la présence policière fera simplement l'effet d'un doliprane et que ça ne résoudra rien.
Je veux dire, l'image de ce jeune qui braque une arme sur la prof, prof qui semble d'ailleurs plus désabusée qu'effrayée, cette image est terrible.

- "Autres époques autres mœurs" : je pense qu'il est illusoire de vouloir calquer sa propre expérience "d'enfant des années 80" et maintenant. On vit aujourd'hui dans un monde qui n'a plus grand chose à voir, et mes parents - pour faire court - ne m'auraient probablement pas éduqué de la même façon dans ce monde "connecté" où la famille est recomposée/décomposée, etc.

- l'enfant-roi : c'est un pas un peu vieux, ce genre de "concept" ? J'entends encore mes parents parler d'enfant-roi dans les années 80, j'imagine que cet "enfant-roi" a évolué dans l'intervalle ^^
C'est quand même plus compliqué que ça. D'abord, que la place de l'enfant dans la société évolue dans le temps, ça ne semble pas anormal. Il fut un temps où l'enfant travaillait, où l'idée d'adolescence n'existait pas. Avant, tu pouvais fermer la gueule de ton gosse à coups de beigne : c'était très efficace, probablement. Maintenant, on doit faire différemment.
Je ne crois pas qu'il existait un temps idéal où on "savait éduquer les enfants".

- éduquer un enfant : perso, je n'irai pas sur le terrain de la critique des parents qui éduquent mal leurs enfants. Comment le pourrais-je ? Il y a tellement de paramètres qui entrent  en jeu, tellement de situation différentes : l'enfant lui-même qui peut être plus ou moins difficile (caractère, problèmes physiques, etc.), la personnalité des parents, la situation sociale des parents (et oui, il est plus facile d'éduquer ses enfants à Neuilly ou Saint-Cloud qu'en Seine Saint Denis au milieu des tours, des descentes de policiers et des trafics de drogue), le pays où l'on se trouve... bref
Être parent, ce n'est pas simple. Ce n'est pas une plainte, c'est un constat.
Donc je me garderais de jeter la pierre aux autres, parce que ça, c'est facile.

Je ne dis pas que le parent n'a pas sa part de responsabilité, mais en faire l'unique ou même le principal responsable, je trouve ça facile et éculé : je suis sûr qu'on pourrait trouver ce genre de remarques à chaque génération passée (effet nostalgie, "de mon temps" & cie).


- sur le "respect". Est-ce vraiment un problème qui concerne uniquement l'enfant ? On vit dans une société qui se délite complètement et où plus personne ne respecte personne : il suffit de regarder l'exemple qui vient d'en haut (Mélenchon et son attitude vis-à-vis de la justice et des lois qu'il vote, Macron qui passe son temps à insulter les catégories les plus en difficulté de la population...), ou qui vient de ceux qui nous protègent (les relations entre la police et les quartiers difficiles, notamment les personnes issues de l'immigration qui ont droit à un traitement particulier) voire même de ceux qui sont à la tête des établissements scolaires (se rappeler de l'histoire de ce doyen de fac à Montpellier qui fait rentrer une milice d'extrême droite pour régler un blocage).
On ne peut pas faire abstraction de toutes ces causes.

Et quand l'Etat décide de libéraliser le travail, notamment le dimanche, est-ce de nature à aider les parents à passer du temps avec leurs enfants pour les éduquer ? Quand l'Etat remplace des prof par des contractuels qui étaient la veille caissier (cf Libé de cette semaine), il n'a pas sa part de responsabilité ?

Ne voir que la faute des parents, c'est un peu court...

14
Politique / Re : Faits divers et compagnie
« le 28 Septembre 2018 à 19:49 »
Un jour en France en 2018...

Attention, la vidéo du lien est ultra violente.

Mais moi qui me demandait par quel miracle le FN était encore debout... ben je sais maintenant. Le discours de comptoir à côté, tonton Marcel un peu bourré en fin de repas, c'est de la gnognotte ^^

https://twitter.com/clemovitch/status/1045574767850520576

Bon, ok, faut se méfier des montages vidéos, tout ça... mais quand même.
15
Politique / Re : Faits divers et compagnie
« le 28 Août 2018 à 20:10 »
Pour compléter mon propos, parce que c'est facile de taper sur nos gouvernants.

Deux faits divers sont éloquents :

- la passivité devant les militants d'extrême droite qui bloquent un col des Alpes :
http://www.liberation.fr/france/2018/04/21/des-militants-d-extreme-droite-bloquent-un-col-des-alpes-lieu-de-passage-de-migrants_1645007

- la lenteur de la réaction, voire même une forme de déni presque gênante concernant la fusillade de Beaune :
https://www.franceinter.fr/societe/fusillade-raciste-a-beaune-les-habitants-ne-se-sentent-pas-entendus
En fin de compte, l'agression raciste sera retenue.
En comparaison, vous pouvez être sûr que la célérité sera autrement plus importante en cas d'acte pouvant ressembler de près ou de loin à un attentat (étant entendu qu'un attentat est forcément islamiste par les temps qui courent).

Dans un cas, il faut prouver que l'acte est raciste.
Dans l'autre cas, il faut prouver que l'acte n'est pas celui d'un islamiste.

Au-delà des discours, ce sont ce genre d'attitudes qui légitiment cette libération de la parole raciste.

En un sens, la vague de terrorisme a atteint son but.