John Rambo :
ça me tue de le dire mais... Oui mais non... Maybe spoil :
A faire miroiter un gros carnage, une tuerie impitoyable on fait rêver d'un come back fracassant du Roi du bottage de cul au bandeau rouge sang. Helas... Helas ?
Et faut dire que Sly en sacré filou a su bien préparer ce retour aux affaires de son héros tant les sourires carnassiers se dessinaient dans la salle à mesure que les minutes s'écoulaient... pour pas grand chose au début (un simple regard qui tue) et là le seigneur récompensa ses fidèles venus le glorifier et l'arc sacré tendit sa corde pour faire jaillir sa flèche pour châtier du moustachu : Joie.
Alors il est où le problème ? DLC d'AzB ou 999 après leur séance de fist avec bracelet de Chun Li, pourquoi... mais pour être franc à s'obséder à éviter les gros clichés Ramboesques parodiés, moqués, Stallone finit par, paradoxalement, à trahir le mythe qu'il a battit. Lorsque la communion arrive, ce qui faisait la grandeur de ce seigneur de guerre a été planqué, le lion solitaire est devenu chef de meute et ce fut grillades collectives de moustaches plutôt qu'un bon one man show à l'ancienne.
A la manière de Rocky, le temps était venu pour John de remettre les points sur les 'i' : le spectre de l'introspection s'agitait donc. Et c'est là qu'on voit, une fois de plus, que ce bon Sly est plutôt bon narrateur et surtout acteur. En clair il n'y a eu que quelques mots qui mettaient Rambo face à lui même... ce fut court, limite ridicule, mais le reste du travail sur le personnage s'est dessiné à mesure de minutes et c'est son attitude, ses gestes, son visage qui prirent le relai. Point d'orgue de cette quête de lui même, la fin de presque 10 minutes d'apnée sous un déluge de sang, de feu et de terre. Les cadavres en contre bas, les gens qui se pressent pour secourir, pour soigner, pour se retrouver et Rambo qui contemple tout ça de haut, soutenant le regard horrifiée de "Rita". Et il trouva ça beau ?
En tout cas John, comme Kenshin a trouvé sa réponse et peut maintenant rentrer au pays en paix. Le film se clôt comme Rocky sur une séquence de toute beauté qui boucle la boucle. Il y eut un soir, il eu un matin... voila le nouveau jour.
Donc voila, impressions mitigées... en fait pour être franc, tiraillées. Entre le gosse aux yeux brillants devant les exploits de l'un de ses grands héros (Rambo III fut mon premier film cine, tout un symbole donc) et donc déçu de ne pas retrouver complètement ce qui l'enchantait et l'autre chauve plutôt content de voir la nouvelle maturité que Stallone offre à son autre personnage clef.
En tout cas d'un point de vue "formel", à part les mannequins en mousse et une séquence CG qui fait bien tâche, le film est plutôt "soigné dans son genre".
Mention bien pour "Rita" contrepoids de Rambo qui évite les embusques clichéesques dans lesquelles d'autres auraient sauté à pieds joints, bien interprétée.
A vous de voir, donc...
*Rita : c'est la copine de Dexter dans la série éponyme... la blonde de service de Rambo est jouée par la même actrice et n'ayant pas retenu son nom, je l'appelle ainsi.
PS : Bande son formidable et le thème de Rambo.... on en pleurerait presque.