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Re: Histoire du Louvre : du palais royal au musée
« Réponse #30, le 26 Février 2007 à 20:40 »Modifié le 27 Février 2007 à 21:05 par Damien
L’EMPIRE  : 1804-1814


Le 18 mai 1804, la Constitution de l’AN XII proclame l’Empire. A cette occasion, Denon demande à Bartholini un buste monumental de Napoléon afin de le placer à l’entrée du Musée des Antiques (actuel Pavillon Mollien). Il sera installé le 15 août.Le 2 décembre, Napoléon est sacré empereur… Débute alors la plus riche aventure du Louvre qui deviendra pendant quelques années un musée universel.

Denon et le Musée Napoléon

Le Musée Central des Arts devient la propriété de l’Empire sous la coupe de l’Intendant de la Maison Impériale et du minister Chaptal. Denon souhaite imprégner l’évolution du musée de la marque napoléonienne en le baptisant Musée Napoléon. Cette inscription est sculptée au-dessus de l’entrée, dans la rotonde des anciens appartements d’Anne d’Autriche.

La politique de conservation change. Denon regroupe des butins nationaux depuis 1789 et souhaite les restaurer dans des ateliers créés au bout de la Grande Galerie.
Entretemps, le musée est réorganisé : les antiques sont confiés à Visconti, la direction du palais (peinture) à Dufourny, le dessin et la chalcographie restent à Morel d’Arleux et Athanase Lavallée conserve le poste de secrétaire general. Quant au poste de commission créé par Lebrun, il est supprimé.

Le musée commence à faire des recettes par la vente de catalogues, moulages et gravures, le tout pris en charge par Stendhal entre 1805 et 1810. Ce potentiel financier est aujourd’hui géré par la RMN (Réunion des Musées Nationaux). En revanche, le droit d’entrée reste gratuit et les salles sont surveillées par 15 gardiens. Publics et spécialistes se partagent le temps hebdomadaire avec les samedi et dimanches réservés aux visiteurs (de 14h à 16h) tandis que les étrangers et les copistes occupent le reste de la semaine aux mêmes horaires, sauf le vendredi (jour du nettoyage du musée).

Dans un soucis d’évolution réelle, Dufourny présente en 1801 son projet pour le Louvre. Il propose des niches avec des statues dans la Grande Galerie ainsi que des colonnes qui scandent le long corridor de 400 mètres. Les peintures de la voûtes sont recouvertes en une sorte de camouflage jusqu’à ce qu’un jour débutent de véritables travaux. Or, le constat en est négatif puisque les tableaux ne peuvent être vus sans reflets et les statues se posent à contre-jour. Il faut donc créer des sections et un éclairage zenithal, vieux fantasme qui rôde depuis des décennies dans cette immense galerie... . Denon opte pour que l’on fasse boucher toutes les fenêtres. Le 17 avril 1803, Chaptal demande un devis des travaux, notamment dans l’occultation desdites fenêtres.

En 1804, Pierre-François Fontaine et son assistant Charles Percier occupent le poste de l’Architecture. Ils balayent l’idée d’un éclairage zenithal et scinde la Grande Galerie en 9 travées en créant des zones de salons avec des niches à colonnes. Cette alternance d’espaces avec des fenêtres bouchées et d’autres conserves avec des jours en hauteur forme un conpromis contre les projets de Denon, que Fontaine qualifie de “mouche”.

Portrait de Fontaine :


Les travaux doivent être impérativement achevés pour 1810, date à laquelle Napoléon se mariera avec Marie-Louise. Pour cet événement, Denon doit concevoir un accrochage digne de cette galerie, lieu de prestige du musée. La recherche se fait alors dans deux directions :

-   Une politique d’enrichissement
-   Le parti-pris d’un accrochage qui nécessite un choix éduquant et donnant la vision la plus équilibrée possible de l’art. Sa vision sera, conformément aux souhaits précédents de Lebrun, pédagogique et scientifique. Cette lecture exhaustive de l’histoire de la peinture est prévue selon une ordonnance chronologique des artistes.

En 1803, l’Ambassadeur d’Espagne Nicola de Azara offre le buste d’Alexandre le Grand, d’après un bronze de Lysippe, à Napoléon pour le Musée des Antiques.



Entretemps, la Vénus Médicis arrive à Paris et est placée dans la sale des Cariatides, formant ainsi le premier geste d’une conquête progressive du musée sur le Palais.

Parmi les premières saisies, on notera celle de deux grands groupes sculptés de Rome que sont :

Le Tibre :
Le Nil, place aussi dans la Salle des Cariatides :

En 1807, Napoléon achète la collection de son beau-frère Camille Borghèse, à savoir 523 oeuvres. Denon et Visconti expertisent cette collection à 5 millions de francs tandis que Napoléon en offre 13 millions !

(un peu fatigué ce soir pour continuer… la suite un autre jour !)

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