Potes 'n' Roll !

L'Agora => Informatique & Multimédia => Discussion démarrée par: Kian le 8 Août 2005 à 21:41

Titre: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Kian le 8 Août 2005 à 21:41
Interessant article sur Google et Firefox et un scrapper de Google & Yahoo


Moteur de recherches : http://www.scroogle.org/

En français : http://www.scroogle.org/scrapfr8.html

Article : http://www.scroogle.org/gscrape.html
Titre: Re : Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Khiryu le 8 Août 2005 à 22:05
Heu c'est quoi un scrapper svp ?
Titre: Re : Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Amir le 9 Août 2005 à 03:03
J'avoue ne pas avoir compris non plus... :sweatdrop:
Titre: Re : Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Matt le 9 Août 2005 à 10:20
c'est tout simple, pourtant...
Citation
Les résultats de Google d'éraflure et annonce-dépouillant

Si fait dans l'intérêt public et pas pour le bénéfice, il est légal.
Ce qui est plus, Google ne peut pas vous bloquer si elles ne peuvent pas vous trouver.


Public Information Research, Inc., la charité publique sans but lucratif derrière www.google-watch.org et www.scroogle.org, avait couru une procuration de Google pendant plus de deux années. 3 janvier 2005 nous avons libéré le code source pour notre procuration. Notre examen de la situation légale nous a convaincus que nous sommes couverts par "utilisation juste" sous la Loi de copyright.
Cette mesure que nous avons prise a des implications pour tous les moteurs de recherche. Le rampement de ces moteurs l'enchaînement public sans demander la permission, et la cachette et reproduisent le contenu sans demander la permission, et puis emploient cette information comme porteur pour l'ADS qui produisent du bénéfice privé. Nous sommes convaincus que si les citoyens éraflent Google et dépouillent l'ADS, et rendent les résultats éraflés disponibles comme service public sans but lucratif, que c'est légal. C'est particulièrement le cas s'il y a des soucis d'ordre public derrière l'éraflure.

La montre de Google a été le critique le plus en avant des politiques d'intimité indignes de Google pendant plus de deux années. C'est pourquoi nous avons commencé la procuration, et il est pourquoi nous continuons la procuration. Nous invitons Google pour nous servir avec un cesser et pour renoncer lettre dans un premier temps vers résoudre ce problème. Jusqu'ici, nous avons avoir des nouvelles encore des avocats de Google. En libérant le code source pour notre procuration, nous essayons d'escalader l'issue.

S'il peut établir que ce que nous faisons est légal -- ou au moins suffisamment légal de sorte que Google ne soit pas désireux de nous défier -- alors ceci commencera à reconstituer un équilibre de public-intérêt à l'enchaînement qui avait diminué depuis le grand argent a obtenu derrière le point-coms.

Il y a le problème additionnel de si n'importe qui qui érafle Google peut éviter d'obtenir bloqué par Google. Nous avons éprouvé ceci quand Google a bloqué Scroogle en décembre, 2003. Nous nous sommes déplacés à un serveur différent et avons continué comme avant, parce que Google pourrait plus ne nous trouver. À notre avis, il est légal pour que Google bloque qui que ce soit qu'ils veulent, même tandis qu'il est également légal pour que nous les éraflent si nous pouvons.

Si l'éraflure est faite correctement, elle n'est pas en valeur l'ennui de Google pour vous trouver. Notre code source sépare "cherchent" la partie du programme, qui est fait par la courbure ou le wget, de l'interface de chercheur et de l'analyse des résultats cherchés. Si chercher est fait par un serveur sur une adresse différente de la classe C du site Web qui montre les résultats éraflés, il y a peu que Google peut faire pour trouver le IP address qui est responsable du réel cherchent.


Un bloc de Google exige un serveur de daine de John

Google emploie un couple les douzaine centres de calculs avec des adresses consacrées d'IP. Un certain nombre ceux-ci sont situés en dehors des États-Unis. Une fois que ces adresses sont découvertes (recherche "des centres de calculs de google"), elle est insignifiante pour maintenir la liste. Les adresses changeront le temps fini, mais elles ne changeront pas cela rapidement.
Si un racleur hérite Google d'une adresse qui est en dehors du bloc local d'IP où sa interface publique fonctionne, nous croyons que Google est actuellement mal équipé pour le découvrir. Yahoo, en revanche, semble avoir un système plus centralisé, et peut pour étrangler l'activité excessive d'un IP simple. Nous avons vu seulement deux adresses d'IP pour Yahoo quand notre racleur de Yahoo était en activité. Environ deux pour cent de nos efforts ont été étranglés. Google, avec un système plus réparti, le rend facile pour des racleurs de distribuer leurs efforts à travers la plupart des centres des calculs de Google.

En installant une daine de John cherchez est tout à fait facile. Tous que vous avez besoin sont des privilèges de cgi sur le serveur de M. Doe's. Il est le plus facile de partager juste quelqu'un compte. L'accueil consacré d'IP est le meilleur pour ceci. Il n'y a aucun besoin de service nommé de DNS de M. Doe, et aucune consultation ne retarde.

Quand vous obtenez une demande de recherche, au lieu de bifurquer à une d'adresses de l'IP de Google, vous bifurquez au programme de CGI de M. Doe's. Ce programme sur l'emplacement de M. Doe's est un sous-ensemble du code source déjà disponible. M. Doe fait le chercher de la liste d'adresses d'IP de Google, et puis crache immédiatement hors de ce même dossier de nouveau à vous, et supprime le dossier. Il tout se produit sans laisser tomber le raccordement entre votre racleur et M. Doe. Vous analysez ce dossier sur votre emplacement public comme si il est arrivé directement de Google. Il pourrait facilement y avoir plus d'un les intrus de M. Doe. Evil pourraient même employer un réseau des PCS de zombi.

De que Google aurait-il besoin pour trouver M. Doe ? C'est conjecture, mais il semble que Google aurait besoin de logiciel du tout de leurs centres de calculs qui peuvent être commutés dedans ou dehors en temps réel. Ce logiciel balayerait des limites entrantes de recherche. S'il y a une allumette avec une limite secrète envoyée sur votre procuration par un certain flic de capot interne de Google en utilisant votre interface, alors le logiciel ferait rapport que cette limite a été notée à tel-et-tel centre de calculs, de tel-et-tel IP address. Maintenant Google sait qui pour bloquer. Ils ont un IP bloquer des possibilités à travers tous les centres de calculs, mais nous suspectons qu'ils n'aient pas encore cette sorte d'interception de rechercher-limite et des possibilités de reportage. La raison que le logiciel devrait être permutable est parce que ce balayage est CPU-intensive pour Google, et il doit seulement fonctionner aux occasions rares.

Si Google nous bloque, nous projetons prendre notre racleur de Yahoo hors de la retraite dans un délai de 24 heures comme produit de remplacement pour les résultats de Google, et pensons à ce que nous devrions faire après. L'interface gonflée de Yahoo exige quatre fois où plus de bytes par cherchez que l'interface du www.google.com/ie de Google, et ce serait un jour triste pour nous.
 




Le scénario des cas les pires que nous pouvons penser à comporterait une attaque deux-two-pronged par Google. La première fourche serait un effort légal par Google de nous arrêter. Nous faisons bon accueil à ceci, et croyons que nous pouvons régner quoique notre chapeau du marché à PIR soit légèrement moins que $50 milliards de Google. La deuxième fourche devrait nous bloquer de nouveau. Actuellement notre procuration fait le Google cherchent de la même classe C que nos domaines sont allumés. C'est une invitation pour un bloc; cela prendrait à Google environ 20 minutes pour identifier le IP address de nos fetcher.

 L'issue plus grande ici est que la commercialisation de l'enchaînement est devenue possible seulement parce que les dizaines de milliers d'emplacements non commerciaux ont fait l'enchaînement intéressant en premier lieu. Tous les moteurs de recherche devraient faire une écurie, squelette ambulant, annonce-libre, facile-à-éraflent la version de leurs résultats disponibles pour ceux qui veulent installer les répéteurs sans but lucratif. Même si elle coupe en leurs bénéfices d'annonce légèrement, il n'y a aucune manière plus facile de donner en arrière une partie de ce qu'ils ont volé de nous.


Nous ne recommandons plus Firefox

 Nous avons par le passé eu un lien derrière l'image, pour télécharger Firefox.
Mais ils ont vendu leur âme, et nous ne les recommandons plus.

En juin 2005, nous avons lu qu'un blogger de Silicon Valley avec l'information alléguée d'initié signalait que la base de Mozilla ratissait dans $30 millions annuellement de leur raccordement de Google. Pour justifier cette figure, nous avons demandé la base exempte d'impôts une copie de leur forme 990. Ils sont exigés par loi pour fournir des copies. Nous voulons la figure correcte pour leur revenu 2004 de Google, et sommes également curieux environ s'ils ont classé un 990-T pour payer des impôts sur cette somme en tant que "revenu indépendant d'affaires."

La base nous indique que qu'ils n'ont des prolongements de classement qui leur donnent jusqu'à novembre 2005 au dossier cette forme, et aucune information est actuellement disponible. Les divers officiers ont refusé de présenter leurs observations sur leur revenu de Google à l'excédent de journalistes le passé plusieurs mois. Leurs 2003 expositions de forme se montent au revenu de $2.4 millions des donations qui ont aidé Mozilla la base pour obtenir commencé, et qui semble raisonnable. Mais si nous parlons des dizaines de millions de Google en 2004, ceci change le caractère de leur opération considérablement.

3 août 2005, la base a annoncé qu'ils restructurent par la rotation outre de Mozilla Corporation, pour-profitent la filiale. Ceci tend à confirmer les rumeurs au sujet des dizaines de millions de dollars de Google. Nous avons envoyé des email à M. Mitch Kapor et à mme. Mitchell Baker, la chaise et président, demandant les deux articles qui apparaîtront sur la forme 990 en novembre. Il ressemble à la base achète l'heure d'obtenir leurs affaires juridiques dans l'ordre, et nous ne sommes pas susceptibles de n'obtenir aucune réponse.

Apparemment la majeure partie de l'argent de Google est due à l'accord de Mozilla de faire à Google le moteur de défaut dans la boîte de recherche de Firefox. Quand un utilisateur de Firefox clique sur une annonce d'une recherche de Google-boîte, Mozilla obtient une coupe du bénéfice de Google. Deux il y a mois on l'a découvert que que Google prefetching également le résultat supérieur pour toutes les recherches faites de la boîte de recherche de Google. Ceci vous signifie extrémité vers le haut avec des biscuits des emplacements que vous ne visitez jamais, et beaucoup de largeur de bande est gaspillée dans le processus. Heureusement, vous pouvez neutraliser ce "dispositif" en écrivant about:config dans la barre d'adresse et en le faisant défiler alors vers le bas à network.prefetch-next et en le basculant à faux. Vous pouvez également changer la boîte de recherche de défaut en n'importe laquelle de presque 2.000 connexions qui peuvent être téléchargées de Mozilla. (la connexion de Scroogle a été ignorée par Mozilla, quoiqu'elle ait été soumise il y a des mois. Notre connexion est seulement fournie par nous.)

Il y a d'autres raccordements de Google dans Firefox. Si vous écrivez des limites de recherche dans la barre d'endroit au lieu d'une adresse URL D'enchaînement, Firefox va à Google et sélectionne outre du lien supérieur, et vous porte directement à cet emplacement. Un pourcentage étonnant des webnautes ne savent pas la différence entre une barre d'endroit et une boîte de recherche, qui fait ceci est une concession importante à Google. Si vous essayez la même chose dans l'explorateur, vous obtenez une prévision de recherche de MSN, mais vous n'êtes pas envoyé directement au site branché. Le comportement de Microsoft est moins intrusif parce qu'il donne à l'utilisateur plus d'options, et a donc moins d'impact sur des modèles de trafic. Google et Firefox se comportent la manière dont Microsoft se comportait en jours où il a forcé des fabricants à empaqueter certain logiciel. Ce comportement est inacceptable.

Nous ne nous sentons plus bons au sujet de l'enchaînement à Firefox, quoiqu'ils présentent une alternative à l'explorateur qui est ouvrir-source, plus bloquée, et généralement plus configurable. Il nous semble que la base de Mozilla est venue à une fourchette dans la route tout Google-observée, et a choisi le chemin faux.
Titre: Re : Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Amnounet le 9 Août 2005 à 11:18
Euh .. je crois pas qu'une traduction robotisée aidera à comprendre .... on voulait juste deux ou trois phrases explicant à quoi ça sert exactement .... :)

Glazou > t'es presque plus lourd que moi ...  :mdr:
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Kian le 9 Août 2005 à 11:37
Google collecte une quantité flippante d'informations sur nous tous qui l'employons, et conserve l'historique intégrale des recherches que vous avez effectué grace entre autre au Google Unique ID. Cette historique est à disposition du gouvernement US sur simple demande et permet à Google de cibler ses pubs. Le "scrapper" utilise des systemes de proxy et en gros se connecte pour vous à Google qui n'aura donc pas d'infos sur vous. De plus, l'interface est encore plus epurée que celle de Google.
Faut lire la version anglaise de ce texte, la traduc auto veut rien dire :p
Titre: Re : Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Matt le 9 Août 2005 à 11:50
@Amnounet : je prends ça comme un compliment !  :mdr:

En fait c'était pour dire "regardez comme google traduit mal" !!!

Google renvoie des résultats trop pertinents des fois, c'est pas son pdg qui dira le contraire !!!

http://www.pcinpact.com/actu/news/Google_boycotte_pour_trop_bonne_utilisation_de_Goo.htm
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Kian le 9 Août 2005 à 11:56
C'est dans les commentaires de cette news plutot interessante que j'ai trouvé le "scrapper'.

Who never googled a friend ? :p
Titre: Re : Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Amnounet le 9 Août 2005 à 12:05
ah ouais ... donc ils ont gardé dans leur historiques mes recherches de "pd à poils" ???  :mdr2: :mdr2:

ça fait peur quand même ... Big Brother est partout ....  :sweatdrop:
Titre: Re : Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: FinalBahamut le 30 Août 2005 à 17:33
Nous sommes sauvés : les méchants pirates n'ont qu'à bien se tenir car avec Vista, astalavista les piwates-vilain-tout-pô-bô-que-même-kil-pique-dans-le-portef'-de-mr-nègre :

http://www.clubic.com/actualite-22116-windows-vista-arme-ultime-contre-le-piratage-.html
Titre: Re : Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Kian le 30 Août 2005 à 17:41
Le retour discret de Palladium  :whip:
Titre: Re : Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Matsya le 19 Septembre 2005 à 19:56
Citation de KiaN le 9 Août 2005 à 11:37
Google collecte une quantité flippante d'informations sur nous tous qui l'employons, et conserve l'historique intégrale des recherches que vous avez effectué grace entre autre au Google Unique ID. Cette historique est à disposition du gouvernement US sur simple demande et permet à Google de cibler ses pubs. Le "scrapper" utilise des systemes de proxy et en gros se connecte pour vous à Google qui n'aura donc pas d'infos sur vous. De plus, l'interface est encore plus epurée que celle de Google.
Faut lire la version anglaise de ce texte, la traduc auto veut rien dire :p
Il ne risque pas de savoir ce que je cherche, car je n'utilise JAMAIS Google. :harhar:
Titre: Re : Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Kian le 19 Septembre 2005 à 23:08
T'utilises quoi ?  :
Titre: Re : Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Matsya le 19 Septembre 2005 à 23:29
Les autres. Vous direz que c'est naze etc... Mais, je ne supporte pas Google... Ne me demandez pas pourquoi, je n'en sais rien, c'est vicérale... :lol:
Titre: Re : Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: FinalBahamut le 19 Septembre 2005 à 23:42
Si en plus tu ne sais même pas pourquoi...  :sweatdrop:
Titre: Re : Re : Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Matsya le 20 Septembre 2005 à 21:25
Citation de FinalBahamut le 19 Septembre 2005 à 23:42
Si en plus tu ne sais même pas pourquoi...  :sweatdrop:
J'ai dit que c'était vicéral ! J'y peux rien, je déteste google un point c'est tout. :thumbdown2:
Titre: Re : Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: FinalBahamut le 20 Septembre 2005 à 23:06
Je trouvais juste dommage de ne pas savoir pourquoi on déteste telle ou telle chose.
Ca doit être un peu frustrant, non ?
Titre: Re : Re : Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Matsya le 20 Septembre 2005 à 23:17
Citation de FinalBahamut le 20 Septembre 2005 à 23:06
Je trouvais juste dommage de ne pas savoir pourquoi on déteste telle ou telle chose.
Ca doit être un peu frustrant, non ?
Non, pas du tout ! :D :mdr:
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: FinalBahamut le 20 Octobre 2005 à 13:29
ENFIN !

Ca y est, la version finale d'Openoffice 2.0, suite bureautique libre et gratuite, est enfin disponible !  :w00t2:

Plus d'infos ici : http://www.clubic.com/actualite-23213-openoffice-2-0-finale-disponible.html

Par contre, seules les versions anglaise et allemande sont disponibles pour le moment.

Je fonctionnais déjà depuis pas mal de temps avec la RC sur ma Ubuntu Breeeeeeeeeeeeezy et ma foi, mise à part une ergonomie un peu moins bonne qu'Office et une certaine "lourdeur" ( mais beaucoup moins que la version précédente), c'est du tout bon !

Et en plus, ça vous évitera de risquer la prison en piwatant la dernière version d'Office  :mdr:
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Matsya le 21 Octobre 2005 à 19:08
Citation de FinalBahamut le 20 Octobre 2005 à 13:29
ENFIN !

Ca y est, la version finale d'Openoffice 2.0, suite bureautique libre et gratuite, est enfin disponible !  :w00t2:

Plus d'infos ici : http://www.clubic.com/actualite-23213-openoffice-2-0-finale-disponible.html

Par contre, seules les versions anglaise et allemande sont disponibles pour le moment.

Je fonctionnais déjà depuis pas mal de temps avec la RC sur ma Ubuntu Breeeeeeeeeeeeezy et ma foi, mise à part une ergonomie un peu moins bonne qu'Office et une certaine "lourdeur" ( mais beaucoup moins que la version précédente), c'est du tout bon !

Et en plus, ça vous évitera de risquer la prison en piwatant la dernière version d'Office  :mdr:
J'ai la flemme de regarder le lien, pourrais-tu me dire ce que tu peux avoir comme logciels, applications et quels sont les avantages par rapport à l'Office de Microsoft ?
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: FinalBahamut le 21 Octobre 2005 à 20:58
Pour faire rapide : tu as un tratement de texte, un tableur, un logiciel de présentation et un SGBD, je crois.

Le gros avantage, c'est que c'est gratuit et libre, tout simplement.

Comme ça, tu ne seras pas obligé d'aller chercher sur la mule l'iso d'office 2003  :mdr:

Accessoirement, tu peux enregistrer un document dans le format "open document" qui est un format ouvert et qui, je l'espère, sera largement utilisé ;)

Ca t'évite les problèmes des .doc que tu ne peux pas ouvrir avec n'importe quel traitement de texte, par exemple.

Edit : au passage, un article sur ce format : http://fr.wikipedia.org/wiki/Open_Document

Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: RoiLion.Thom le 28 Octobre 2005 à 09:32
Citation
Bonjour,

OpenOffice.org 2.0 est là !

26 Octobre 2005

OpenOffice.org 2.0 est la suite bureautique que les particuliers,
gouvernements et entreprises du monde entier ont attendu durant ces deux
dernières années. Facile à utiliser et interopérable avec la plupart des
suites majeures, OpenOffice.org 2.0 réalise le potentiel de l'open
source. En plus d'un nouveau module de base de données et des capacités
avancées en XML, OpenOffice.org supporte nativement le format standard
international OpenDocument que plusieurs pays, y compris l'état de
Massachusetts, ont établi comme étant le format par défaut de leurs
documents. Plus que tout autre suite, OpenOffice.org 2.0 offre aux
utilisateurs les outils leur permettant d'être des membres productifs et
impliqués dans leur entreprise.

Disponible en 36 langues, et plus à venir, capable de fonctionner
nativement sur Windows, Linux, Solaris, Mac OS X (X11) et plusieurs
autres plateformes, OpenOffice.org bannit la ségrégation et l'isolement
logiciel et rétabli l'équilibre. Et, avec le support du standard de
format OASIS OpenDocument, OpenOffice.org élimine la crainte d'être
coincé par un éditeur dans un format de fichier obsolète. Le format
OpenDocument peut être utilisé par n'importe quelle application
bureautique, assurant que les documents peuvent être vus, édités et
imprimés par les générations à venir. OpenOffice.org est un souffle
d'espoir pour les micro économies qui peuvent maintenant utiliser une
suite bureautique dans leur propre langue, adaptée à leurs besoins et à
leurs possibilités économiques, réduisant leur dépendance envers les
éditeurs de logiciel propriétaire.

"OpenOffice.org is on a path toward being the most popular office suite
the world has ever seen and is providing users with safety, choice, and
an opportunity to participate in one of the broadest community efforts
the Internet has ever seen. As a member of that community, I'd like to
offer my heartiest congratulations." - Jonathan Schwartz - President
and COO, Sun Microsystems."

Réalisée par une communauté, incluant Sun Microsystems, son premier
sponsor et contributeur, Novell, Red Hat, Debian, Propylon, Intel,
aussi bien que des programmeurs indépendants, traducteurs, auteurs, et
marketers ; OpenOffice.org 2.0 démontre son succès et son efficacité
dans la communauté des logiciels open source.

Cette communauté inclue maintenant la Ville de Vienne qui a récemment
commencé à déployer OpenOffice.org. "We are very happy about the
functionality and quality of the OpenOffice.org software. We are
confident that OpenOffice.org will be made available to all of our
18,000 workstation users." - Brigitte Lutz, City of Vienna.

Louis Suarez-Potts, OpenOffice.org Community Manager, a commenté
"OpenOffice.org 2.0 is the culmination of a collaborative process
involving thousands working in dozens of languages everywhere in the
world. It shows that open source can produce software of the highest
quality and assure the robustness, usability and security that users
expect in their office suite."

En plus de format OpenDocument, le nouveau design de l'interface et le
nouveau module de base de données, OpenOffice.org offre un support pour
le PDF et un tableur améliorés, une meilleur intégration dans
l'environnement de bureau et plusieurs autres fonctionnalités qui tirent
avantages de ses capacités XML avancées, comme la possibilité d'éditer
et créer facilement des documents XForms.

http://fr.openoffice.org/Marketing/indexcom.html

Félicitations à tous,

La communauté OpenOffice.org
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Matsya le 28 Octobre 2005 à 13:10
Citation de FinalBahamut le 21 Octobre 2005 à 20:58
Pour faire rapide : tu as un tratement de texte, un tableur, un logiciel de présentation et un SGBD, je crois.

Le gros avantage, c'est que c'est gratuit et libre, tout simplement.

Comme ça, tu ne seras pas obligé d'aller chercher sur la mule l'iso d'office 2003  :mdr:

Accessoirement, tu peux enregistrer un document dans le format "open document" qui est un format ouvert et qui, je l'espère, sera largement utilisé ;)

Ca t'évite les problèmes des .doc que tu ne peux pas ouvrir avec n'importe quel traitement de texte, par exemple.

Edit : au passage, un article sur ce format : http://fr.wikipedia.org/wiki/Open_Document
Je viens d'installer tout un tas de logiciels libres.


Final : Ceux qui sont sur le CD fournis par la Ville de Brest. ;)
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: FinalBahamut le 28 Octobre 2005 à 13:53
Oui, c'est une très bonne initative de la mairie de Brest qui existe depuis pas mal de mois, déjà. Un cd bourré à craquer de logiciels libres (Firefox/Thunderbird, OoO.org, Nvu...).

Breizh powaaaaaaaaaa, à fond dans le libre !  :classe:
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Matsya le 31 Octobre 2005 à 13:43
Citation de FinalBahamut le 28 Octobre 2005 à 13:53
Oui, c'est une très bonne initative de la mairie de Brest qui existe depuis pas mal de mois, déjà. Un cd bourré à craquer de logiciels libres (Firefox/Thunderbird, OoO.org, Nvu...).

Breizh powaaaaaaaaaa, à fond dans le libre !  :classe:
Plus d'info ici : http://www.a-brest.net/article1884.html(http://www.a-brest.net/article1884.html)
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Nico le 21 Novembre 2005 à 18:31
Je savais pas ou le mettre : http://www.pcinpact.com/actu/news/Windows_XP_edition_speciale_20_ans_cetait_vrai_.htm

Meg si tu me lis :D
Titre: Re : Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: FinalBahamut le 29 Janvier 2006 à 15:52
Un article qui fait froid dans le dos sur les rootkits :sweatdrop:

http://www.generation-nt.com/actualites/11533/rootkit-sony-bmg-bios
Citation
On savait que ces petits logiciels furtifs pouvaient se planquer sur un PC, et favoriser la propagation de programmes malicieux, mais ce qu'on ignorait, c'est qu'ils pourraient aussi oeuvrer à l'échelon du matériel, en infectant par exemple le BIOS (Basic Input Output System).
Ce qui signifie entre autres qu'avec ce genre de programme, scanner son système d'exploitation à la recherche de rootkits ne suffira plus puisqu'en infectant le BIOS, ils s'affranchiront de l'OS...
Brrrrrr...
Titre: Re : Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Kian le 10 Février 2006 à 17:38
Pourquoi ne pas utiliser Google Desktop (ou Gmail ...)

http://www.eff.org/news/archives/2006_02.php#004400
Titre: Re : Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: FinalBahamut le 10 Février 2006 à 21:00
Bah, Google a juste une longueur d'avance sur ses concurrents...

Mais si à l'avenir, tu ne confieras pas tes données à Google, ce sera à M$ ou autres Yahoo...

On sent bien que "l'évolution" tend vers cette direction. En tout cas, c'est comme ça que je le ressens.

Et pour l'instant, ça me semble regrettable mais malheureusement inéluctable, en tout cas pour le "tout-public".

Edit : un article sur le sujet, en français : http://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39310578,00.htm?xtor=1
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: FinalBahamut le 16 Mai 2006 à 09:23
Une initiative vraiment sympathique : un livre libre sur Thunderbird  :yaisse:

http://www.generation-nt.com/actualites/14910/thunderbird-livre-libre
Citation
Un véritable ouvrage professionnel sur l'utilisation de Thunderbird 1.5 vient de sortir. Originalité notable, il est publié sous licence libre.
On peut le commander ou bien le télécharger gratuitement ici : http://www.generation-nt.com/divers/click.php?id=5581&url=http%3A%2F%2Fwww.framabook.org%2F

Et vous pouvez aussi faire un chtit don ^^

Un livre qui devrait plaire à Matsya, si je me souviens bien de ses déboires avec ce logiciel  :mdr:
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: tinou le 18 Mai 2006 à 16:04
Citation de Ex-Floodeur le 21 Novembre 2005 à 18:31
Je savais pas ou le mettre : http://www.pcinpact.com/actu/news/Windows_XP_edition_speciale_20_ans_cetait_vrai_.htm

Meg si tu me lis :D
Le pur produit marketing que seuls les Japonais achèteront de toutes façons...  :w00t2:

Jeudi prochain je le trouverai a 0,70 euros sur un marché de Shanghai...

Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: FinalBahamut le 22 Juin 2006 à 11:09
Bon, comme personne n'en parle : Opera, cet excellent navigateur vient de sortir dans une nouvelle version, la 9.

Que dire si ce n'est qu'il est bien plus léger que Firefox et IE, ultra-rapide pour les retours à la page précédente, qu'il est gratuit, qu'il possède plein de fonctions très agréables intégrées par défaut alors que dans Firefox il faut les rajouter via les extensions (navigation à la souris, restauration des onglets à l'ouverture... ).

Ses dernières nouveautés : on a accès à quelques widgets (petites applications inutiles et donc parfaitement indispensables) et surtout il possède un client bittorent intégré qui est furieusement pratique après quelques temps (azureus est bien, mais pour les petites config' c'est dur dur ^^ ).

A noter qu'il passe avec succès le test acid2

Son seul défaut : il est pas un logiciel libre.

Mais au-delà de ce défaut, il est à mon avis le meilleur navigateur du moment. Sa grande légèreté très appréciable, ses multiples fonctions disponibles de suite... n'hésitez plus : foncez dessus ! :yaisse:

www.opera.com

Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: RoiLion.Thom le 22 Juin 2006 à 11:33
Citation de FinalBahamut le 22 Juin 2006 à 11:09
1. il possède un client bittorent intégré qui est furieusement pratique après quelques temps (azureus est bien, mais pour les petites config' c'est dur dur ^^ ).

2. Son seul défaut : il est pas un logiciel libre.
1. tu veux dire qu'il n'y a plus besoin de passer par BT ou Azureus (ou autre) pour DL ? Opera le fait tout seul ?

2. Combien ?
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: FinalBahamut le 22 Juin 2006 à 11:44
Citation de RoiLion.com le 22 Juin 2006 à 11:33
1. tu veux dire qu'il n'y a plus besoin de passer par BT ou Azureus (ou autre) pour DL ? Opera le fait tout seul ?
Tutafé ! Tu cliques sur un lien torrent, et Opera va te le télécharger tout seul comme un grand aussi simplement qu'un téléchargement de fichiers "classique", sans avoir à lancer un client bittorent tiers (azureus & cie). Pratique ;)
Citation
2. Combien ?
C'est à dire ?  :unsure:

Je voulais indiquer qu'à la différence de Firefox, Opera n'était pas un logiciel libre (code ouvert... ).

Par contre, il est complètement gratuit :)
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: RoiLion.Thom le 22 Juin 2006 à 11:51
My mistake :)
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: FinalBahamut le 13 Juillet 2006 à 16:45
Bon, Openoffice, c'est bien niveau fonctionnalités par rapport à M$ Office, mais niveau sécurité ce n'est pas encore ça selon le Ministère de la Défense.

Le reproche : la gestion des macros.

http://www.generation-nt.com/actualites/16874/ministere-defense-openoffice-securite
Citation
OpenOffice.org est plus dangereuse que sa concurrente MS Office.
«Nous pouvons affirmer qu'OpenOffice nous apparaît comme plus dangereux que son équivalent commercial édité par Microsoft», déclare Eric Filiol. Mais ce n'est pas en terme de nombre de failles que la suite est dangereuse aux yeux de l'ESAT, mais bien au niveau de la conception générale du produit.

En effet, l'ESAT a développé un certain nombre de virii et de chevaux de Troie se servant d'OpenOffice.org pour se reproduire ou pour s'exécuter, et ce, avec succès. Le point noir de la suite serait en fait la gestion des macros, comme MS Office en son temps. Il apparaîtrait que les macros sont souvent considérées comme des éléments de confiance par OOo et sont donc parfois exécutées sans aucun avertissement.

De plus, lors du cryptage d'un fichier, les macros sont les seuls éléments à ne pas l'être, gardant donc leur caractère exécutable. Le compte rendu de cette étude, ainsi que les codes sources de tout l'attirail viral de l'ESAT sera transmis aux différents organismes de l'Etat sous la forme d'un rapport classifié.
Mais ce n'est pas pour ça qu'Openoffice va être abandonné :
Citation
Une suite qui n'est pourtant pas à bannir
« Il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain: c'est un produit qui est jeune et il n'a jamais été pensé en terme de sécurité. Jusqu'à présent, la priorité a été de proposer autant de fonctionnalités que Microsoft Office.»

Plusieurs rencontres entre les experts du ministère de la défense et les développeurs européens sont prévues dont notamment une à Hambourg avec l'équipe allemande.

Une participation de l'Etat français au code d'OOo n'est donc pas à exclure car l'aspect libre d'OOo, non seulement le permet, mais permet aussi à l'Etat une certaine indépendance technologique.
Et pour ceux qui veulent tester MS Office 2007 :

http://www.clubic.com/actualite-36567-des-versions-demo-d-office-2007-moins-limitees.html
Citation
Avec ces « nouvelles versions de démonstration », les utilisateurs pourront toujours acheter, à un tarif préférentiel, le logiciel complet, même si la période d'essai est terminée. Une fois les 60 jours d'utilisation gratuits dépassés, l'utilisateurs pourra également continuer d'ouvrir, de sauvegarder et de modifier des documents créés pendant la période d'essai. La création de nouveau document, sera elle, logiquement bloquée.
Donc, pour avoir légalement l'usage d'Office 2007 gratos, on bourrine pendant 60 jours pour créer un paquet de *.doc par exemple et après hop ! On est peinard ^^
En fait, ça semble trop simple...
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Kian le 13 Juillet 2006 à 16:50
Très bien ça  :jap:
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Matt le 17 Juillet 2006 à 13:00
question con : si on crée un nouveau doc vide, et qu'ensuite à chaque fois on le copie colle, n'est-ce pas le crack le plus idiot du monde ?
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Kian le 17 Juillet 2006 à 13:01
Citation de Glazoubil le 17 Juillet 2006 à 13:00
question con : si on crée un nouveau doc vide, et qu'ensuite à chaque fois on le copie colle, n'est-ce pas le crack le plus idiot du monde ?
Clair  :mdr2:
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Nico le 25 Juillet 2006 à 09:34
Citation de Glazoubil le 17 Juillet 2006 à 13:00
question con : si on crée un nouveau doc vide, et qu'ensuite à chaque fois on le copie colle, n'est-ce pas le crack le plus idiot du monde ?
et le plus simplissime :)
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: FinalBahamut le 9 Août 2006 à 21:33
Bon, j'ai hésité à le foutre dans "Joyeux anniversaire" :p

En effet, il y a 15 ans et trois jours naissait... le web  ! :w00t2:

A ne pas confondre avec Internet qui est bien plus vieux, et dont le Web ne représente qu'une "branche" :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Internet
Citation
Certains termes sont utilisés à tort pour faire référence à Internet, par exemple : « la Toile », « le web » ou « le Web » (the Web en anglais), mais cela désigne la Toile et non pas Internet. Cette confusion entre web et net existe aussi en anglais.  !
623 sites en 93, plus de 90 millions aujourd'hui : chapeau bas à cette merveilleuse invention qui s'est démocratisée à vitesse grand V et grâce à laquelle nous pouvons aujourd'hui  tous ensemble échanger sur PnR  :yahou:

http://tf1.lci.fr/infos/multimedia/0,,3322274,00-quinze-ans-naissait-web-.html
Citation
Il y a quinze ans, naissait le Web
Par Christophe ABRIC 

      Le 6 août 1991, le chercheur Tim Berners Lee mettait en place le premier serveur web. Quinze ans plus tard, grâce à son invention, internet s'est démocratisé et est devenu un outil essentiel.

Le 6 août 1991, Tim Berners-Lee, chercheur au CERN (Centre européen pour la recherche nucléaire), envoie un mail à un groupe Usenet, dans lequel il décrit l'innovation qu'il a mise en place. "Le projet World Wide Web (WWW) permettra de faire des liens vers des informations, où qu'elles se trouvent (...)". Dans le même courrier, il indique avoir placé des documents du CERN sur un serveur accessible grâce à une adresse HTTP.

Relier des îlots d'information

A l'adresse http://info.cern.ch fut donc créée la première "toile" de l'histoire. Le 6 août 1991 est aujourd'hui considéré comme le jour de naissance du "web", soit l'internet tel que nous le connaissons et le pratiquons aujourd'hui. Il a fêté dimanche ses 15 ans.

Internet existait depuis déjà de nombreuses années. Avec le World Wide Web, Tim Berners-Lee l'a pour ainsi dire "maillé", a permis la connexion entre eux des différents points d'accès qui n'étaient jusque là que des îlots d'information. Il a surtout simplifié l'accès aux données. Selon Jeff Groff, l'un de ses collègues de l'époque, "sa vision était simple : les gens ne devraient pas avoir à se soucier de la technologie".

L'importance du navigateur

Il faudra encore quelques temps avant que le World Wide Web ne prenne son envol. En décembre 1991, le professeur Paul Kunz présente à Stanford le premier serveur web basé aux Etats-Unis. Les physiciens du CERN, en Suisse, peuvent accéder aux données de Stanford, le réseau devient international. Mais c'est l'apparition du premier navigateur web, en décembre 1993, qui permet au Web de s'imposer : Mosaic affiche les images et interprète graphiquement du code HTML, faisant des pages web autre choses que des listes de liens.

Fin 1993, on compte 623 sites web. Ils sont 2738 en juin 1994, plus de dix mille en décembre de la même année. En 1998, ils sont 2 millions. On en compte 90 millions aujourd'hui. Le web sert à toutes nos tâches, des plus futiles au plus sérieuses.

Alors qu'il a fallu 70 ans au téléphone et 30 ans à la télé pour s'imposer dans les foyers, le web a rendu l'internet populaire en quinze ans à peine. Tim Berners-Lee reste discret : il est chercheur au Massachusetts Institue of Technology, et a ouvert son blog à la fin 2005. Il y écrit peu.
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Kian le 22 Août 2006 à 23:32
Mon premier site en 1997 ou 1998 je ne sais plus, et que les sites étaient statiques et moches à l'époque !
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: tinou le 27 Août 2006 à 04:07
Ouais yavait le site d'un certain cyber namida, c'etait d'une laideur sans nom! :troll:

Sinon :
Citation de Le jeu de l'ABCFB
et grâce à laquelle nous pouvons aujourd'hui  tous ensemble échanger sur PnR
Mouais... pas encore les photos pour certains... :nono:
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: FinalBahamut le 27 Août 2006 à 12:45
Faut dire que c'est très compliqué l'informatique  :mdr:
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: FinalBahamut le 10 Octobre 2006 à 09:16
Voilà ce qu'on appelle du "lourd", dans le genre "news" :

http://fr.news.yahoo.com/10102006/202/google-devient-leader-de-la-video-sur-internet-en-rachetant.html
Citation
MOUNTAIN VIEW (AFP) - Le géant de l'internet Google a conclu lundi un accord pour acheter le site de clips vidéos YouTube pour 1,65 milliard de dollars, réussissant à mettre la main sur un site au succès phénoménal, devenu le plus convoité du secteur.
Il s'agit de la plus grosse acquisition jamais réalisée par Google, qui paiera avec de nouvelles actions. Le montant du rachat n'affectera guère un groupe qui vaut 128 milliards de dollars en Bourse.

YouTube, lancé fin 2005, s'est hissé en quelques mois à la 14e place des sites les plus visités du monde, selon le cabinet ComScore, avec 72 millions de visiteurs en août dernier et 100 millions de vidéos regardées par jour.
L'avantage, c'est que ça va assurer la pérénité de Youtube, chose loin d'être acquise si personne ne l'avait "bouffé"  :sweatdrop:
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: RoiLion.Thom le 10 Octobre 2006 à 09:25
Et Google continue de plus en plus d'acquérir un "monopole"...
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: FinalBahamut le 10 Octobre 2006 à 09:26
Ah ça...

Il était prévisible que Youtube finisse dans les mains d'un gros. C'est Google...  :sweatdrop:
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Nico le 11 Octobre 2006 à 22:45
Citation de FinalBahamut le 10 Octobre 2006 à 09:26
Ah ça...

Il était prévisible que Youtube finisse dans les mains d'un gros. C'est Google...  :sweatdrop:
Reste à voir si on trouvera toujours autant de choses sur ce site !
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: FinalBahamut le 11 Octobre 2006 à 22:50
On ne verra peut-être pas autant, en tout cas pas de contenu aussi riche et "libre d'accès".

Mais moyennant pubs intrusives une bonne partie, je pense.

D'ailleurs, les accords entre Google, CBS, Universal Music et Sony BMG vont dans ce sens.

Clips gratuits avec pubs, c'est un modèle qui semble de plus en plus viable, même pour les majors ;)

De toute façon, sans rachat Youtube était voué à disparaître de l'avis de pas mal d'experts.
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Matsya le 1er Novembre 2006 à 18:05
Et quelles étaient les raisons avancées ?
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: FinalBahamut le 1er Novembre 2006 à 18:13
Tout simplement que Youtube n'avait pas de modèle économique viable, alors que Google si ;)
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Matsya le 1er Novembre 2006 à 18:17
Citation de FinalBahamut le 1er Novembre 2006 à 18:13
Tout simplement que Youtube n'avait pas de modèle économique viable, alors que Google si ;)
Mouais...
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Kian le 1er Novembre 2006 à 18:18
Ben oui, un service comme YouTube coute extremement cher en serveurs : espace disque et bande passante, c'est ultra gourmand ! Sans parler de la puissance nécésaire de calcul.

Or, cette societé était fortement déficitaire.
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: FinalBahamut le 1er Novembre 2006 à 18:20
C'est pas forcément le mieux qu'on peut trouver, mais bon...
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=11250
Citation
C’est peut être le modèle économique qui manquait à YouTube car si le site est un vrai succès, ses pertes commencent à être inquiétantes. YouTube truste 40 % du marché de la vidéo partagée, aux Etats-Unis, avec 13 millions de visiteurs par mois, mais les coûts de bande passante représentent plus de 30 millions de dollars par mois. Avec un cash disponible de 120 millions de dollars, cela ne va pas durer bien longtemps. Les dirigeants ont annoncé la mise en place progressive d’un programme publicitaire, ils ont signé des accords avec NBC, mais est-ce que ce sera suffisant ? Les utilisateurs de YouTube sont habitués à la gratuité et tout changement pourrait être mal accepté.

YouTubeUn analyste d’IDC Consulting compare même YouTube avec Napster et évoque le déclin du site lorsqu’il était passé d’un modèle gratuit à un modèle payant.
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Matsya le 1er Novembre 2006 à 18:23
Citation de KiaN le 1er Novembre 2006 à 18:18
Ben oui, un service comme YouTube coute extremement cher en serveurs : espace disque et bande passante, c'est ultra gourmand ! Sans parler de la puissance nécésaire de calcul.

Or, cette societé était fortement déficitaire.
Ok, j'avais pas du tout pensé à des trucs comme ça. :mrgreen:
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: FinalBahamut le 3 Novembre 2006 à 13:46
Voilà une annonce qui a de quoi, et excusez ma vulgarité inhabituelle,vous trouer le c*l !

http://light.pcinpact.com/actu/news/32494-microsoft-novell-suse.htm
Citation
Après l’annonce d’un partenariat avec la société Zend Technologies pour une amélioration du PHP sur la plateforme Windows, voilà que Microsoft continue avec une nouvelle collaboration plus étonnante que la première : Novell.

Les termes de cet accord qui porte au minimum jusqu’en 2012 sont nombreux mais peuvent être réunis en plusieurs grandes catégories. Tout d’abord, l’un des éléments les plus importants est sans aucun doute la mise en place d’un accès réciproque aux brevets des deux sociétés.

L’une des retombées majeures est clairement la fin de l’incertitude juridique pour le projet Mono qui est une implémentation libre de la plate-forme de développement Microsoft .NET. On signalera d’ailleurs que Mono sera bientôt disponible en version 1.2, apportant notamment un support partiel du .NET 2.0. Pour Novell, il s’agit de continuer à travailler sans avoir à craindre de poursuites dans ce domaine.

Concernant la virtualisation, chapitre désormais inévitable de l’informatique, les deux sociétés vont travailler à l’efficacité des solutions visant à faire fonctionner un système sur l’autre. Novell édite en effet SUSE Linux et cet accord, unique en son genre, risque de propulser cette distribution sur le devant de la scène puisque Microsoft pourra la recommander officiellement à toute entreprise souhaitant mettre en place un Linux virtualisé. Le partenariat va permettre également de régler les problèmes qui peuvent surgir dans les centres de données en environnements partagés.

Novell, grâce à ce partenariat, va désormais jouer un rôle majeur dans la relation entre la suite Office de Microsoft et la suite bureautique libre et gratuite OpenOffice.org. depuis plus d’un an effet, Novell fait partie du groupe de travail TC45 s’occupant de la normalisation et de la standardisation du formant OpenXML (Office 2007). Novell va donc en conséquence développer un plug-in qui permettra à OpenOffice.org de lire et écrire en OpenXML. Ce plug-in sera évidemment intégré à la version de la suite libre.

Microsoft et Novell ont également mis en place un espace de travail qui va permettre aux deux sociétés de discuter périodiquement de l’interopérabilité de leurs produits. Elles pourront ainsi faire le point et chercher des solutions communes. Il ne s’agit pas seulement de proposer des liens et des ponts entre les plateformes Windows et Linux mais bel et bien de présenter des solutions utilisables en entreprises et donc en environnement de production.

Cet accord entre a été annoncé conjointement par Steve Ballmer, PDG de Microsoft, et Ron Hovsepian, PDG de Novell. Nul doute que les années à venir seront riches en retombées grâce à ce partenariat.
Moi, ça me fait penser deux choses :

- A priori, un bon point pour LInux et les logiciels libres puisque (n'en déplaise à tous ceux qui pensaient encore il y a quelques temps que Linux, ça n'avait pas d'avenir et qu'Openoffice n'arrive pas à la cheville de MS Office) ça démontre le poids des logiciels libres.
Cet accord, quelque part, adoube le monde du libre puisque M$ se sent obligé de travailler avec Linux & cie.
Une reconnaissance particulièrement trippante quand on sait que Steve Balmer déclarait il n'y a pas si longtemps que ça que Linux était un cancer et que les dév' du monde du libre étaient tous des communistes. Vraiment trippant  :niark:

- Mais après quelques réflexions, à un niveau plus "philosophique", ça me pose quand même un souci, cet accord  :sweatdrop:
Et puis, c'est un moyen d'évincer JAVA au profit de la plateforme .NET qui pourra être portée sur Linux.
Pour Openoffice, le voir intégrer le format de M$, c'est finalement minimiser un éventuel grand succès du format d'Openoffice et faire cohabiter les deux formats.
A terme, nul doute que le format de M$ Office l'emportera.

etc.

Finalement, cet accord pue.
Mais bon, on a toujours dit que si M$ n'était pas un monstre d'innovation (et c'est peu dire), cette entreprise est en revanche un génie commercial  :sweatdrop:
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Matsya le 22 Novembre 2006 à 20:46
Déjà le début de la fin ?(http://fr.news.yahoo.com/21112006/44/youtube-tacle-les-amateurs-de-foot-francais.html)
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: FinalBahamut le 22 Novembre 2006 à 20:54
C'est surtout un bon moyen de faire migrer les "mauvais youtubers" vers d'autres cieux  :sweatdrop:
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Matsya le 22 Novembre 2006 à 21:07
Oui, bien entendu, mais les 3/4 de Youtube est fait d'illégalité ! :sweatdrop: Ceci dit, pour le gars qui filme les supporters, ils abusent quand même !
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: FinalBahamut le 22 Novembre 2006 à 21:09
Je crois surtout qu'il y a tellement de contenu illégal comme tu le dis, que les gars de Youtube ne vont pas s'embarrasser de bons sentiments ni prendre le temps de faire le tri, et sortent donc le gros Kärcher  :mdr:
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Hiei- le 22 Novembre 2006 à 22:08
D'un autre sens, si tu vires le contenu illégal de youtube, il va rester 5% de vidéos (max 10), personne n'ira plus et ce sera au final condamné à mourir (comme rapidshare/megaupload, et autre, donc 90% des fichiers disponibles sont illégaux)

Toutes les vidéos de matchs sont illégales, toutes les émissions TV aussi (tout ce qui passe à la TV en gros), tous les épisodes d'animes (VO/VF, fansub ou pas) le sont aussi, etc...

Les seuls trucs que je vois légal pour le moment, de mémoire, ce sont ceux qui enregistrent leurs parties de jeux vidéos, les trailers, et ce genre de truc.
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: FinalBahamut le 23 Novembre 2006 à 12:43
Une fois n'est pas coutume, je vais parler en bien de quelqu'un de l'UMP.

En effet, la tendance de nombreux ministères, services publiques... à passer aux logiciels libres continue avec cette fois-ci l'Assemblée Nationale qui devrait migrer sous Linux avec Openoffice et Firefox, sur demande du président de l'Assemblée Nationale, JL Debré :yaisse:

http://akosh.pcinpact.com/actu/news/32923-assemblee-migration-linux.htm
Citation
L’Assemblée Nationale va migrer de nombreux postes vers les solutions libres dès 2007. Selon un communiqué publié sur le site de l'institution, tous les ordinateurs mis à disposition des 577 députés seront ainsi dotés de logiciels libres à compter de la prochaine législature. Cette migration s’est effectuée à la demande du Président de l'Assemblée nationale, Jean-Louis Debré, lequel avait été saisi par plusieurs députés sur la question. « Cette décision répond de manière concrète aux préconisations de nombreux députés de voir les pouvoirs publics recourir plus largement aux logiciels libres ».

On ne sait pas encore quelle distribution Linux sera choisie. Chose certaine, c’est la suite bureautique OpenOffice.org, le navigateur Firefox et un client de messagerie libre qui viendront épauler le travail parlementaire des représentants.

Les motivations économiques et les fonctionnalités ont été prises en compte dans ce choix puisque de l’aveu même du service de communication de l’Assemblée, une étude préalable « a montré que les solutions libres offrent désormais des fonctionnalités adaptées aux besoins des députés et permettront de réaliser de substantielles économies en dépit de certains coûts de mise en œuvre et de formation ».
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Nico le 23 Novembre 2006 à 21:25
Existe-t-il un véritable comparatif complet et détaillé (ou pas) entre OpenOffice et Microsoft Office

Merci ;)
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Matsya le 24 Novembre 2006 à 09:24
Il doit certainement en exister. Quelles infos tu cherches précisément ?
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Nico le 24 Novembre 2006 à 19:23
me faire un jugement sur les differences, avantages de l'un par rapport à l'autre
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Wingman le 24 Novembre 2006 à 19:25
http://www.zdnet.fr/entreprise/service-informatique/poste-client/0,50007192,39301700,00.htm

J'ai ça, malgré que ça soit pas extrement détaillé.
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Nico le 24 Novembre 2006 à 19:29
Merci du lien, c'est assez interessant même si pas extremement détaillé comme tu le dis
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: FinalBahamut le 24 Novembre 2006 à 21:28
En même temps, faut avouer que pour celui qui recherche l'ergonomie, a fortiori avec la sortie prochaine d'office 2007 qui de ce point de vue est excellent avec son système de rubans, la suite de M$ reste incontournable... pour peu qu'on ait les moyens financiers à la hauteur de ses envies bien sûr  :mrgreen:
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: FinalBahamut le 30 Novembre 2006 à 12:24
L'arrivée de Vista ne fait pas que des heureux, et on peut tout à fait comprendre les plaignants au vu de ces quinze dernières années de pratiques microsoftiennes anticoncurrentielles :

http://www.toolinux.com/news/communique/aful_face_a_microsoft_la_commission_europeenne_prouve_son_impuissance_ar8448.html
Citation
    Communiqué

Depuis 15 ans, la société Microsoft utilise toutes les ficelles anti-concurrentielles qu’offre sa domination quasi monopolistique pour prévenir toute réelle concurrence sur ses marchés et pour s’emparer de marchés nouveaux.

Déjà condamné par la Commission Européenne pour avoir tenté d’utiliser sa domination du poste de travail pour contrôler le marché de la diffusion par streaming avec des versions préinstallées de Windows Media Player, Microsoft récidive avec Vista sur le marché des logiciels de sécurité.
Sans doute la Commission devra-t-elle, après une longue procédure, imposer une nouvelle condamnation et une nouvelle amende. Amende pusillanime qui représente à peine 10 jours de profit de la société et qui n’est donc, à l’évidence, aucunement dissuasive. Et les sanctions à répétition ne sont nullement une façon saine de réguler un marché.

Plutôt que de se soucier uniquement des entreprises menacées par le monopole Microsoft, la Commission Européenne devrait plutôt s’occuper - une fois n’est pas coutume - de l’intérêt des consommateurs en régulant le monopole par le rétablissement de la concurrence sur le marché des systèmes d’exploitations. Cela serait plus simple et règlerait du même coup les abus dont sont victimes les autres entreprises du logiciel.

Le maintien des positions de DOS puis de Windows se fonde depuis quinze ans sur diverses pratiques contractuelles prédatrices avec les assembleurs et distributeurs d’ordinateurs, pratiques qui obligent les consommateurs à payer le système d’exploitation Microsoft, qu’ils en aient ou non l’usage. Cela a permis à Microsoft de se débarrasser de la concurrence de l’excellent DR-DOS [1] puis de BeOS [2], et lui permet aujourd’hui de contenir le succès des systèmes d’exploitation concurrents, dont GNU/Linux, ou d’imposer l’acquisition d’un nouveau système Windows même à ceux qui ne souhaitent pas en changer. Ces pratiques contractuelles concernent de 90 à 95% du marché d’après les chiffres rendus public par le BSA [3], et nous estimons de 10 à 25% le pourcentage d’ordinateurs neufs qui s’accompagnent d’une vente forcée

[4].

Aujourd’hui ces pratiques vont jusqu’à tatouer les composants des ordinateurs pour empêcher les usagers d’y installer un autre système d’exploitation de leur choix, sous de fallacieux prétextes invoquant la sécurité [5].

Un marché ne saurait être concurrentiel sans information ni liberté de choix. Nous demandons donc à la Direction de la Concurrence de la Commission Européenne d’opter enfin pour les mesures qui sont, à l’évidence, les plus simples et les plus conformes à l’esprit et à la lettre du traité de Rome :

    * imposer la transparence sur la nature et sur les prix des logiciels fournis avec des ordinateurs en rendant obligatoire l’affichage séparé du prix du logiciel et du matériel ;

    * garantir, pour tout achat d’ordinateur, la possibilité de l’acheter sans aucun logiciel, notamment sans le système d’exploitation.


Les clauses de remboursement, jadis présentes dans les contrats CLUF (ou EULA) ne sauraient suffire, l’expérience montrant qu’il faut jusqu’à 2 ans de procédure pour le remboursement de ces sommes minimes, mais dont le montant exact est souvent inconnu [6]. Il existe de nombreux moyens techniques pour organiser, à faible coût, l’optionnalité du logiciel au moment de la vente, sans pour autant altérer la simplicité de mise en oeuvre des machines.

Outre le rétablissement d’une saine concurrence, les mesures que nous demandons apporteraient une transparence indispensable au marché du logiciel, limitant les mécanismes de marge arrière et d’évasion fiscale, et permettant une comptabilité explicite des échanges internationaux de ces logiciels en vente subordonnée, qui se situent dans une fourchette de 1,5 à 3 milliards d’euros en Europe, vu la difficulté d’en connaitre les prix. La transparence des prix aurait aussi un effet réducteur sur leurs importantes disparités, permettant ainsi aux petits assembleurs de rester compétitifs et de préserver une diversité de la distribution plus favorable à la mise sur le marché des innovations.
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Matsya le 30 Novembre 2006 à 20:07
http://fr.news.yahoo.com/30112006/202/telechargement-amende-avec-sursis-pour-le-symbole-des-petits-pirates.html
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: FinalBahamut le 1er Décembre 2006 à 08:56
C'est la première sanction sous le "régime DADVSI", non ?

Ça reste quand même *plutôt* modéré (tout est relatif) par rapport à ce qui est prévu.

Une bonne chose que les juges n'appliquent pas sauvagement la loi  ^^
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Matsya le 1er Décembre 2006 à 08:58
Il me semble oui que c'est le premier jugement et oui, les juges rennais ont été très gentil.
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: FinalBahamut le 1er Décembre 2006 à 09:00
Citation de Matsya le 1er Décembre 2006 à 08:58
Il me semble oui que c'est le premier jugement et oui, les juges rennais ont été très gentil.
C'est qu'on est sympa en Bretagne  :classe:

Bon espérons que ce jugement fasse "tâche d'huile"  ^^
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Matsya le 1er Décembre 2006 à 09:01
Citation de FinalBahamut le 1er Décembre 2006 à 09:00
Citation de Matsya le 1er Décembre 2006 à 08:58
Il me semble oui que c'est le premier jugement et oui, les juges rennais ont été très gentil.
C'est qu'on est sympa en Bretagne  :classe:

Bon espérons que ce jugement fasse "tâche d'huile"  ^^
Huile je sais pas, pétrôle en Bretagne sûrement ! :lol:

:jesors:
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: FinalBahamut le 1er Décembre 2006 à 09:05
Citation de Matsya le 1er Décembre 2006 à 09:01
Citation de FinalBahamut le 1er Décembre 2006 à 09:00
Citation de Matsya le 1er Décembre 2006 à 08:58
Il me semble oui que c'est le premier jugement et oui, les juges rennais ont été très gentil.
C'est qu'on est sympa en Bretagne  :classe:

Bon espérons que ce jugement fasse "tâche d'huile"  ^^
Huile je sais pas, pétrôle en Bretagne sûrement ! :lol:

:jesors:
Effectivement, tu sors  :scrogneugneu: (http://images.google.fr/url?q=http://www.iopcfund.org/i/s/erika_end.jpg&usg=__U6CRKrxODKRNPjIB_SfTL3eNt8k=)
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Hiei- le 1er Décembre 2006 à 20:24
Citation de FinalBahamut le 1er Décembre 2006 à 08:56
C'est la première sanction sous le "régime DADVSI", non ?

Ça reste quand même *plutôt* modéré (tout est relatif) par rapport à ce qui est prévu.

Une bonne chose que les juges n'appliquent pas sauvagement la loi  ^^
Non, moi je trouve que c'est dommage, car pirater la musique, faut pas abuser et dire "je trouve pas les cd à la vente", si c'est rippé c'est bien que ça existe quelque part, et même si c'est de l'import, justement, la musique est différent d'un DVD, c'est universel, par exemple, et autant je comprends que quelqu'un qui ne parle que Français ne veuille pas acheter de DVD US ou JAP sans sous-titres, car il ne comprendra pas, autant de la musique, l'excuse n'est pas valable.

Et puis, de là à pirater 2000 morceaux, oula...

C'est comme les DVD de films, ou de séries (Simpsons, Batman, Animes Z2 bien fait) ou autre, ou même Windows, j'ai beau en fournir quand on me demande ou autre, je suis contre.

C'est peut-être aussi du à mon 56K, et que donc, je ne suis pas habitué à pirater grand chose, mais bon même si je change un de ces quatres, ça ne changera rien.

C'est vrai que le haut débit à donner de mauvaises habitudes aux gens, mais bon, personne ne force la main non plus.
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: FinalBahamut le 1er Décembre 2006 à 21:08
Tout à fait d'accord avec toi que les 2000 morceaux de musique ne sont pas tombés comme ça par hasard sur son disque dur ;)

Ceci dit, quand je regarde autour de moi, je peux te dire que pour certains les 2000 mp3, on y arrive très vite ^^

Le haut-débit aidant.

Tellement facile, tellement peu de chance de se faire prendre, des millions de gens qui le font comme ils se couperaient une tranche de pain le matin au petit-déj'... le paradoxe c'est que si c'est illégal, c'est aussi devenu tellement courant, banal que je me demande si brocarder deux/trois exemples par an qui vont payer pour les millions d'autres, c'est la bonne solution.
Le piratage en 2006 est toujours aussi fort.

La répression, pour moi, ne peut strictement rien faire pour endiguer ce phénomène.

Va falloir trouver d'autres modèles pour les "majors".

Et puis, quand on voit tout ce qui est gratuit moyennant quelques pubs, les gens vont de plus en plus rechigner à payer.

Il est illusoire d'espérer faire marche arrière...

Va falloir vraiment que certains se fassent à l'idée de changer de modèle.

Ceci dit, je rappelle bien sûr que le piratage est illégal  :sweatdrop:
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Hiei- le 2 Décembre 2006 à 00:26
Ah bah, c'est clair.

La licence globale aurait rapporté pas mal de fric, bien plus que les quelques misérables amendes, tant pis pour eux.

Ils auraient pu se faire un peu de fric, alors que là, les gens continuent gratuitement et hop.
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: MCL80 le 2 Décembre 2006 à 12:36
Citation de FinalBahamut le 1er Décembre 2006 à 08:56
C'est la première sanction sous le "régime DADVSI", non ?
À priori, je dirais non, car c'est la législation à la date de l'infraction qui s'applique. (Principe de non-rétroactivité) ;)
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: FinalBahamut le 2 Décembre 2006 à 12:51
Aaaah...

Du coup ça explique la "clémence"...

Ce qui ne laisse présager de rien donc pour les infractions qui auront été commises depuis que la DADVSI est rentrée en vigueur, si j'ai bien suivi :unsure:

Arf  :sweatdrop:
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: MCL80 le 2 Décembre 2006 à 22:07
De toutes façons, on ne peut pas prédire grand'chose, car il y a la loi, mais aussi la marge d'appréciation des tribunaux (c'est pour ça qu'il y a pas de peine plancher actuellement dans les lois. ;)). La DADVSI peut être très dure sur le papier, mais en fait les peines maxi prévues ne seront pas forcément requises et encore moins prononcées...

À voir avec le temps...
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: FinalBahamut le 5 Décembre 2006 à 19:09
Vous voulez tout savoir sur les préoccupations des français durant le mois d'octobre ?

http://www.zorgloob.com/2006/12/google-zeitgeist-octobre-2006.asp
Citation
Voici les recherches sur google les plus courantes des français pour cette période  :

1. Tf1 - 2. Ikéa - 3. Conforama - 4. Naruto (Manga Japonais) - 5. LCL (Le Crédit Lyonnais) - 6. Société Générale - 7. PAP (De Particulier à Particulier) - 8. Clubic - 9. Wentworth Miller - 10. Rihanna - 11. Angleterre - 12. marmiton - 13. Pucca - 14. Légifrance - 15. Diam's
Té eFF Un number one  :w00t2:

Naruto 4ème  :w00t2:

Diam's 15ème   :yahou:
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Ken_oh le 5 Décembre 2006 à 19:29
Ya pas Clara Morgane ?
Sont vraiment cons ces français, ya pas à dire  :whip:
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: RoiLion.Thom le 5 Décembre 2006 à 22:44
C'est impressionnant d'avoir à taper TF1 sur google pour arriver au site...



Bon moi, je continue sur ma lancée de questions noobs :

C'est quoi un flux RSS ? Comment ça marche ? Ca sert à quoi ?

Je ne demande pas d'explication trop technique, mais du point de vue du particulier comme moi, plutôt. :)
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Wingman le 6 Décembre 2006 à 08:17
Ben je vais essayer de dire ce que c'est avec mes mots  :mrgreen:

Un flux RSS c'est un système qui permet de donner en temps réel (ou presque) les dernièrs messages, nouvelles d'un site internet (généralement un Blog ou certains forums).
Si tu lis lequipe.fr, leur système de news sportives (petit encadré) utilise ce système.

Je n'ai jamais essayé avec IE, mais sous firefox il ya cette capacité à la base, d'ailleurs quand c'est le cas pour un site, dans la barre de titre il y a affiché ça :

(http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/4/43/Feed-icon.svg/128px-Feed-icon.svg.png)

J'utilise, wizz comme "addon" sur Fox et il est super pratique, et simple à se servir.
https://addons.mozilla.org/firefox/424

C'est pratique puisque ça permet de lire toujours en temps réel les nouvelles news de site, tout en surfant sur le net.


J'espère que c'est pas trop brouillon
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: RoiLion.Thom le 6 Décembre 2006 à 09:17
Bon, je vais essayer wizz pour voir si je comprends :)
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Wingman le 6 Décembre 2006 à 09:27
Pour choper les sites et les mettre sur Wizz ilfaut aller sur un site qui possède un flux RSS (genre lequipe.fr) et cliquer sur ajouter un flux RSS ...
Ca le met dans un encadré (qui est affichable ou non).
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Kian le 6 Décembre 2006 à 10:35
PnR dispose d'un flux RSS, mais qui n'est pas très joli.
http://www.potesnroll.com/index.php?type=rss;action=.xml
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Matsya le 6 Décembre 2006 à 12:36
Citation de RoiLion.com le 6 Décembre 2006 à 09:17
Bon, je vais essayer wizz pour voir si je comprends :)
Sinon, t'as "Sage"(http://sage.mozdev.org/) aussi. ;)
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: FinalBahamut le 6 Décembre 2006 à 12:49
Après avoir essayé différentes manières de faire, je préfère encore lire mes flux RSS avec Thunderbird ^^
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Kian le 26 Décembre 2006 à 13:17
Hahaha ... http://framablog.org/index.php/post/2006/12/18/Framasoft-pas-Sage
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Nico le 26 Décembre 2006 à 17:27
Excellent :)
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Kian le 26 Décembre 2006 à 17:32
Tout sauf excellent, mais tant de bêtise m'a fait rire.
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Nico le 26 Décembre 2006 à 17:36
J'aime bien la réponse de Framasoft, c'est ce que je voulais dire :)
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Matsya le 20 Août 2007 à 11:47
Citation de KiaN le 26 Décembre 2006 à 17:32
Tout sauf excellent, mais tant de bêtise m'a fait rire.
Tout à fait d'accord. J'espère que la suite de cette histoire ne sera pas malheureuse tant pour Framasoft que pour mon extension pour flux RSS.
: Mardi 26 Décembre 2006, 17:50:22
-> Wikipédia, en danger ?(http://www.01net.com/editorial/356000/un-outil-pour-reveler-la-face-cachee-des-contributeurs-de-wikipedia/)

-> Google va rendre gratuit StarOffice.
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Wingman le 20 Août 2007 à 11:54
Et un article similaire un chouilla plus détaillé ici :

http://www.clubic.com/actualite-78404-wikiscanner-revele-edite-wikipedia.html
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Matsya le 20 Août 2007 à 11:58
Tandis que Dell propose des PC avec Ubuntu (et Lenovo, ses portables)(http://www.zdnet.fr/actualites/informatique/0,39040745,39372020,00.htm?xtor=RSS-8)
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Kian le 20 Août 2007 à 12:27
Citation de Matsya le 20 Août 2007 à 11:47
-> Google va rendre gratuit StarOffice.
Gné ? OpenOffice = StarOffice  :sweatdrop:

OpenOffice est basé dessus à l'origine, mais maintenant c'est StarOffice qui se base sur OpenOffice. Bref, aucun interêt je dirais ;)
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Matsya le 20 Août 2007 à 14:07
Je le pense aussi.
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Kian le 20 Août 2007 à 14:11
Citation de Matsya le 20 Août 2007 à 14:07
Je le pense aussi.
Pourquoi tu nous en parles alors ?
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Matsya le 20 Août 2007 à 14:23
Parce-que j'ai trouvé ça intéressant de voir que Google retournait sa veste et parce-que ça m'a étonné, j'ai donc voulu partager "l'info". De plus, vu que j'ai Office 2007, ce n'était pas pour demander un avis post-achat. Stout. C'est grave ? :sweatdrop:
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: MCL80 le 27 Octobre 2009 à 19:42
Un article intéressant sur la vie privée, et les raisons de la nécessité de pouvoir la préserver face aux techniques de plus en plus intrusives de fichage:
(cliquez pour montrer/cacher)
La valeur sociale de la vie privée(http://www.lemonde.fr/technologies/article/2009/10/27/la-valeur-sociale-de-la-vie-privee_1259161_651865.html#ens_id=1241569)
LEMONDE.FR | 27.10.09 | 10h10

Souvent, la réponse aux inquiétudes concernant la confidentialité de nos données consiste à dire que "ceux qui ne transgressent pas la loi n’ont rien à se reprocher" : nous n’avons rien à craindre de la collecte massive de données. La vie privée, finalement, n’est qu’un problème de vieux cons. Qu’importe si les caméras de surveillance nous filment, si nos communications sont écoutées, si nos activités sont enregistrées, si nos déplacements sont surveillés, si nos achats sont tracés… : les bons citoyens, employés, consommateurs que nous sommes n’ont rien à se reprocher de cette surveillance généralisée qui n’a pour but que de déjouer ceux qui contournent les règles communes, ceux qui s’en prennent à notre sécurité collective. C’est l’argument bien connu de la chasse aux terroristes, aux pirates, aux hackers, aux spammers, aux déviants… qui autorise la surveillance de toutes les communications, le filtrage et le bridage de l’internet ou le contrôle des déplacements…

Cette position serait simple à accepter si elle n’était pas si réductrice. Dans un remarquable article, le juriste américain Daniel Solove (blog) - professeur de droit à l’école de Loi de l’université George Washington, auteur notamment de The Digital Person : Technology and Privacy in the Information Age (La personne numérique : technologie et vie privée à l’âge de l’information), de The Future of Reputation (l’avenir de la réputation) et du récent Understanding privacy (Comprendre la vie privée) - la déconstruit de manière méthodique. Pour lui, l’enjeu de la protection de la vie privée est plus complexe que ce que le "rien à cacher" ne le laisse entendre. L’argument du "je n’ai rien à cacher" signifie souvent "je me moque de ce qui arrive, tant que cela ne m’arrive pas à moi".

L’argument met en balance deux entités qui n’ont pas le même poids : d’un côté, il y a le citoyen, de l’autre il a le pouvoir exécutif ; d’un côté, il y a l’employé, de l’autre l’employeur ; d’un côté, il y a le consommateur, de l’autre le commerçant ou le banquier… D’un côté, il y a le faible, de l’autre le fort. Des gens qui prennent des décisions pour nous, qui peuvent changer les règles unilatéralement, qui peuvent nous considérer comme de bons ou de mauvais clients, de bons ou de mauvais "risques", qui gèrent des conflits d’intérêts pour nous et à notre place - sur la base des informations dont ils disposent, d’informations qui peuvent être erronées, voire d’informations que nous ne savons pas qu’ils ont. La relation proposée dans l’argument du "je n’ai rien à cacher puisque je ne transgresse pas la règle" est toujours inégale, inéquitable.

Ce n’est donc pas seulement du gouvernement ou de l’administration que nous attendons le respect de notre vie privée, mais également de tous ceux qui ont un pouvoir sur nous : notre employeur, nos concurrents, nos voisins peut-être… Quand bien même nous clamerions toutes nos activités sur la place publique des sites sociaux - à destination d’amis, de connaissances, de relations -, nous ne voulons pas laisser le soin à des organisations, sur lesquelles nous n’avons pas prise, de gérer les règles qui régissent nos vies.

LE DANGER N’EST PAS LA SURVEILLANCE GÉNÉRALISÉE, MAIS L’ABSURDE D’UNE SOCIÉTÉ OPPRESSIVE

Il est vrai que les numéros de téléphone que l’on compose sur son mobile ou le contenu même de ces conversations ne sont souvent pas considérés comme intimes… Quand bien même la collecte et l’exploitation de ces informations dévoileraient des choses intimes, les gens ont l’impression que seules des personnes dûment habilitées (que l’on suppose soucieuses de la dignité des citoyens) ou des programmes informatiques y auront accès, explique Solove. Et puis, la valeur de la sécurité paraît souvent supérieure à celle de la vie privée : alors que la valeur de la vie privée est basse (parce que l’information n’est pas très sensible dans son ensemble), celle de la sécurité est forte (et sensible pour tous). Dans cette balance les arguments n’ont pas le même poids.

Mais les problèmes qu’une pratique généralisée de collecte d’informations sont en fait d’une autre nature.

    "On utilise souvent la métaphore de 1984 de Georges Orwell pour décrire les problèmes créés par la collecte et l’usage de données personnelles. La métaphore d’Orwell, qui s’intéresse aux instruments de la surveillance (comme l’inhibition ou le contrôle social), décrit bien le renforcement de la surveillance par des citoyens. Mais la plus grande partie des données conservées dans des bases de données (comme le genre, la date de naissance, l’adresse, le statut marital…) ne sont pas particulièrement sensibles. La plupart des gens se moquent de cacher l’hôtel où ils ont séjourné, les voitures qu’ils possèdent ou ont louées, ou le type de boissons qu’ils ont bues. Les gens ne font pas d’effort pour garder ces informations secrètes. La plupart du temps, l’activité des gens ne sera pas inhibée par le fait que les autres connaissent ces informations.

    (…) Je suggère d’utiliser une autre métaphore pour comprendre ces problèmes : celle du Procès de Kafka, qui décrit une bureaucratie aux objectifs confus qui utilise l’information sur les gens pour prendre des décisions à leur égard en niant leur capacité à comprendre comment leur information est utilisée. Le problème que saisit la métaphore de Kafka est différent de celui que cause la surveillance. Il relève du processus de traitement de l’information (le stockage, l’utilisation ou l’analyse des données) plutôt que de sa collecte. Le problème ne réside pas tant dans la surveillance même des données, mais dans l’impuissance et la vulnérabilité créée par une utilisation de données qui exclut la personne concernée de la connaissance ou de la participation dans les processus qui le concernent. Le résultat est ce que produisent les bureaucraties : indifférences, erreurs, abus, frustrations, manque de transparence et déresponsabilisation. Un tel traitement affecte les relations entre les gens et les institutions d’un Etat moderne. Il ne se limite pas à frustrer l’individu en créant un sentiment d’impuissance, mais il affecte toute la structure sociale en altérant les relations que les gens ont avec les institutions qui prennent des décisions importantes sur leur existence."

Pour le dire simplement : comment peut-on être certain de n’avoir rien à se reprocher ? Et si les règles changeaient ? Et si plusieurs personnes qui disposent d’un pouvoir sur nous les interprétaient différemment, ou appliquaient des règles différentes ? Et si, surtout, on ne pouvait jamais être certain de savoir qui applique quelles règles, et de quelle manière ? Dans un tel cas, le problème que pose un usage abusif des données personnel n’est pas tant la perte objective de certaines libertés, que la destruction de la confiance sociale et de ce fait, une inhibition généralisée : on n’ose plus inventer, plaisanter, transgresser, essayer, critiquer… de peur que quelqu’un qu’on ne connaît pas puisse un jour en venir à nous le reprocher, pour des raisons mystérieuses.

Autrement dit, l’argument du "rien à cacher" se fonde sur une conception de la vie privée comme un droit individuel qui interfère ou entre en conflit avec le bien commun ou d’autres types d’intérêts sociaux. Mais ce qui précède montre, selon Solove, que les intérêts de l’individu et de la société ne sont pas nécessairement distincts. Les libertés civiles, la protection de l’individu, le respect de sa personne, forment les bases d’une certaine forme de lien social, d’un substrat de confiance qui permet à la société de fonctionner. La vie privée n’est alors pas un moyen de s’extraire du contrôle social, mais est une forme de contrôle social qui émerge des normes de la société. "La vie privée a une valeur sociale. Même quand elle protège l’individu, elle le fait pour le bien de la société."

Solove en déduit une taxonomie de la vie privée comptant 4 catégories de problèmes. Ceux relatifs :

    * à la collecte des données (la surveillance, l’interrogation…),
    * aux processus d’exploitation des données (l’agrégation, l’identification, la possible insécurité engendrée par le processus, l’exclusion - c’est-à-dire l’impossibilité à avoir accès à l’usage qui est fait de ses données -…),
    * à la dissémination abusive des données (la distortion, la rupture de confidentialité…),
    * et à l’invasion délibérée de la vie privée (comme l’intrusion).

L’ENJEU DE LA VIE PRIVÉE, C’EST LA TENSION DÉMOCRATIQUE ENTRE LE FORT ET LE FAIBLE

Tous les problèmes de vie privée ne sont pas égaux, explique encore Solove. Il nous faut comprendre la vie privée d’une manière pluraliste. Pour la grande majorité des gens, leurs activités ne sont ni illégales ni embarrassantes. Seulement, la vie privée ne se résume pas à cacher des choses inavouables, mais par exemple, et aussi, de limiter l’accès à des informations personnelles. Or, la surveillance par les données (la "Dataveillance" comme l’a proposé Roger Clarke) consiste en une utilisation systématique de systèmes de données personnels pour enquêter ou surveiller les actions ou les communications des gens.

Le problème dans les programmes de surveillance et de fouille de données repose surtout sur le fait que nous ne sachions pas précisément ce qu’il révèlent de nous, quelles sont les données qui sont utilisées et dans quel but. Comme l’illustre Kafka, le problème ne relève pas tant de la surveillance même des données, que de l’impuissance et de la vulnérabilité créée par cette exploitation qui exclue la personne concernée du processus qui la concerne au premier chef.

Ce type de surveillance par les données pose un problème structurel relatif à la façon dont les gens sont traités par les institutions en créant un déséquilibre entre le pouvoir des individus et celui de la puissance qui collecte les données. Elle pose surtout des questions sur la puissance des sociétés et organisations qui jouent de nos données, comme c’est le cas par exemple de la réutilisation de nos données, dans un but différent que celui pour lesquels ont les a collectées, sans le consentement des personnes.

Le fait qu’un gouvernement doive se justifier devant la justice par exemple pour utiliser certaines données ou enregistrer des conversations permet de savoir ce qu’il en fait et met des limitations légales à ce qu’il peut ou ne peut pas faire. En revanche, la vie privée est de plus en plus mise sous observations par des petites données qui s’additionnent les unes les autres, se croisent et se démultiplient… et, de celles-ci, nous n’avons nulle connaissance.

L’argument du rien à cacher "s’impose en excluant l’examen d’autres problèmes relatifs à la vie privée posés par la surveillance gouvernementale ou par les programmes d’exploration de données. Il force le débat à se concentrer sur une conception étroite de la vie privée. Mais face à la pluralité des problèmes de vie privée que cause la collecte de données et leur utilisation au-delà de la surveillance et la divulgation, l’argument du rien à cacher, à la fin, n’a rien à dire".

C’est donc bien dans une tension démocratique, dans un rapport de force mais aussi de confiance que se situent la confidentialité des données et le respect de la vie privée. Plutôt que d’agir à court terme et avec avidité, en cherchant à restreindre les libertés par le développement d’outils de surveillance généralisés, nous avons plutôt besoin que les règles et les recours soient mieux établis. Si l’on veut faire de la collecte massive, développer la vidéosurveillance, enregistrer tous les déplacements de chacun, développer le fichage, il est indispensable qu’en contrepartie nous ayons un meilleur accès à la collecte de données, de meilleures garanties quant aux règles qui régissent les processus afin qu’elles ne puissent être changées unilatéralement par exemple, de meilleures assurances et protections quant à la dissémination ou l’invasion.

Force est de constater que nos sociétés n’en prennent pas le chemin.

Hubert Guillaud
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Ryô le 3 Novembre 2009 à 15:01
Excellent, y a t il un lien avec l'article original en question?
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Urumi le 3 Novembre 2009 à 15:19
Je ne suis pas assez méfiante avec ce genre de truc, mais il y a certaines choses qui commencent sérieusement à me foutre les jetons. Du genre, les pubs qui m'apparaissent me semblent de plus en plus correspondre avec mes recherches google ou les sites que je visite fréquemment.  :sweatdrop:
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Poseidon le 3 Novembre 2009 à 15:28
Citation de Urumi-chan le 3 Novembre 2009 à 15:19
Je ne suis pas assez méfiante avec ce genre de truc, mais il y a certaines choses qui commencent sérieusement à me foutre les jetons. Du genre, les pubs qui m'apparaissent me semblent de plus en plus correspondre avec mes recherches google ou les sites que je visite fréquemment.  :sweatdrop:
et ce n'est pas que sur internet...

dernièrement on a reçu ici par la poste un courrier (avec nom!, donc pas un truc publicitaire distribué a tout le monde) d'une certaine marque de margarine (celle qu''on prend, comme par hasard). 

Or, la seule possibilité qu'on voit pour ça, c'est que le supermarché ou on fait nos courses analyse les achats de chaque client (dont ils ont les noms grâce aux paiements par cartes bancaires), noms qu'ils transmettent ensuite à leurs fournisseurs, jusqu'aux fabricants de margarine qui ensuite envoient certaines pubs aux gens dont ils savent qu'ils sont leurs consommateurs...

mais sur le net, c'est vrai que ça m'énerve aussi de voir certains sites proposer tels ou tels produits parce que j'ai acheté des trucs du même genre ailleurs...
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Urumi le 3 Novembre 2009 à 15:32
Citation de Poseidon le 3 Novembre 2009 à 15:28
Or, la seule possibilité qu'on voit pour ça, c'est que le supermarché ou on fait nos courses analyse les achats de chaque client (dont ils ont les noms grâce aux paiements par cartes bancaires), noms qu'ils transmettent ensuite à leurs fournisseurs, jusqu'aux fabricants de margarine qui ensuite envoient certaines pubs aux gens dont ils savent qu'ils sont leurs consommateurs...
Ou plus simplement, qui ont une carte du magasin...
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Poseidon le 3 Novembre 2009 à 15:38
oui, enfin ça revient au même...     le magasin observe les achats de ses clients et répercute leurs coordonnées aux fabricants concernés...

ça ou le démarchage téléphonique, ça me gave, mais ça me gave...     genre tu SAIS que ton nom (et téléphone, et quand tu décroches on ne se gêne pas pour directement t'appeler par ton nom alors que t'as encore rien dit) se trouve sur des listes que des entreprises s'échangent tant qu'elles peuvent, et tu finis par avoir TOUS LES JOURS au moins un appel de démarchage...   salons en cuir, marchands de vins, garages, ramonages de cheminées, vendeurs de meubles, télécoms, etc etc etc...     

Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Urumi le 3 Novembre 2009 à 15:48
Et oui, voilà pourquoi je me passe très bien de téléphone fixe.
Sinon, tu peux t'inscrire sur la liste robinson. Ca ne filtre pas tous les appels, mais je crois que ça marche assez bien.
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Poseidon le 3 Novembre 2009 à 15:57
Citation de Urumi-chan le 3 Novembre 2009 à 15:48
Et oui, voilà pourquoi je me passe très bien de téléphone fixe.
Sinon, tu peux t'inscrire sur la liste robinson. Ca ne filtre pas tous les appels, mais je crois que ça marche assez bien.
lol, déjà fait!   :mdr:


ça s'est calmé quelques semaines, oui...   mais au fil du temps, ça recommence...     et le pire, c'est que parfois ça vient même de France ou d'Italie!
en fait, c'est des machines à composer les numéros...  elles en appellent ptet une dizaine en même temps, et les gens qui décrochent tombent sur un répondeur leur disant de patienter, qu'on va les prendre en ligne...  comme ça le pauvre gusse ou l'étudiante exploitée en call center est sûr(e) d'avoir toujours quelqu'un à qui réciter son blabla...   :lac:
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: AZB le 3 Novembre 2009 à 17:28
Citation de Urumi-chan le 3 Novembre 2009 à 15:19
Je ne suis pas assez méfiante avec ce genre de truc, mais il y a certaines choses qui commencent sérieusement à me foutre les jetons. Du genre, les pubs qui m'apparaissent me semblent de plus en plus correspondre avec mes recherches google ou les sites que je visite fréquemment.  :sweatdrop:
Je me disais la même chose, tiens!
Souvent les bandeaux pubs sur des sites correspondant EXACTEMENT à mes goûts, genre une fois sur un site wikia ( en anglais, en plus ), y'avait une pub pour je sais plus quel site de vente français, et le produit concerné c'était... des tomes de Saint Seiya Lost Canvas (http://forum-images.hardware.fr/images/perso/shlavos.gif) ( et mes 8 tomes je les ai tous achetés sur internet... )
Citation de Poseidon le 3 Novembre 2009 à 15:57
en fait, c'est des machines à composer les numéros...  elles en appellent ptet une dizaine en même temps, et les gens qui décrochent tombent sur un répondeur leur disant de patienter, qu'on va les prendre en ligne...  comme ça le pauvre gusse ou l'étudiante exploitée en call center est sûr(e) d'avoir toujours quelqu'un à qui réciter son blabla...   :lac:
En plus, quand tu patientes dans le but avoué de les poorÿr bien comme il faut, ça te raccroche à la gueule :o ( véridique :mdr: )
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: MCL80 le 3 Novembre 2009 à 19:32
Citation de Ryô le 3 Novembre 2009 à 15:01
Excellent, y a t il un lien avec l'article original en question?
Ah, oui, pardon, c'est pas passé au copier-collé.

L'article de Daniel Solove(http://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=998565) (en anglais)

Sinon, pour ma part, les bandeaux de pub, sur le web, je ne connais plus. Entre un fichier host qui bloque plus de 22000 sites de pubs, le module noscript pour Firefox, et une gestion au karcher des cookies, même les sites les plus gavés de pubs semblent bien nets. :mrgreen:

Je suis peut-être toujours suivi à la trace, mais au moins fini les clignotements de partout.
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Seto le 3 Novembre 2009 à 21:53
Citation de AZB le 3 Novembre 2009 à 17:28
Citation de Urumi-chan le 3 Novembre 2009 à 15:19
Je ne suis pas assez méfiante avec ce genre de truc, mais il y a certaines choses qui commencent sérieusement à me foutre les jetons. Du genre, les pubs qui m'apparaissent me semblent de plus en plus correspondre avec mes recherches google ou les sites que je visite fréquemment.  :sweatdrop:
Je me disais la même chose, tiens!
Souvent les bandeaux pubs sur des sites correspondant EXACTEMENT à mes goûts, genre une fois sur un site wikia ( en anglais, en plus ), y'avait une pub pour je sais plus quel site de vente français, et le produit concerné c'était... des tomes de Saint Seiya Lost Canvas (http://forum-images.hardware.fr/images/perso/shlavos.gif) ( et mes 8 tomes je les ai tous achetés sur internet... )
Normal c'est fait pour. Ils analysent tout ce qui passe, vos recherches, tout. Donc vous avez le choix, soit ils font ça et vous avez de la pub ciblée. Soit ils ne le font pas, et vous avez des pubs qui ne vous intéresseront pas. Votre vie privée, google s'en fout, sauf pour vous envoyer des pubs.
Aller sur un site internet, c'est comme entrer dans une maison avec des rayons X dans tous les sens : ils voient tout

C'est pas pire que les banques : avec un relevé on peut retracer tout ce que vous faites ou presque.
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Kian le 4 Novembre 2009 à 10:52
Facile: t'as une carte de fidélité de supermarché ? Banco tu te fais ficher et c'est ton choix ^^
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Ryô le 4 Novembre 2009 à 13:13
Citation de MCL80 le 3 Novembre 2009 à 19:32
Citation de Ryô le 3 Novembre 2009 à 15:01
Excellent, y a t il un lien avec l'article original en question?
L'article de Daniel Solove(http://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=998565) (en anglais)
Merci!

Par contre, pas moyen d'avoir autre chose que l'abstract, c'est bien dommage!


edit au temps pour moi! Je viens de le DL
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Battou le 4 Novembre 2009 à 15:40
Citation de Seto le 3 Novembre 2009 à 21:53
Normal c'est fait pour. Ils analysent tout ce qui passe, vos recherches, tout. Donc vous avez le choix, soit ils font ça et vous avez de la pub ciblée. Soit ils ne le font pas, et vous avez des pubs qui ne vous intéresseront pas. Votre vie privée, google s'en fout, sauf pour vous envoyer des pubs.
Aller sur un site internet, c'est comme entrer dans une maison avec des rayons X dans tous les sens : ils voient tout

C'est pas pire que les banques : avec un relevé on peut retracer tout ce que vous faites ou presque.
Tu veux dire que si je me prends des pubs pour "nettoyeur de colon" quand je vais choper mon Dexter de la semaine sur m****va c'est parceque... what the hein ? :peur:
 
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Seto le 4 Novembre 2009 à 16:03
Citation de Battou le 4 Novembre 2009 à 15:40
Citation de Seto le 3 Novembre 2009 à 21:53
Normal c'est fait pour. Ils analysent tout ce qui passe, vos recherches, tout. Donc vous avez le choix, soit ils font ça et vous avez de la pub ciblée. Soit ils ne le font pas, et vous avez des pubs qui ne vous intéresseront pas. Votre vie privée, google s'en fout, sauf pour vous envoyer des pubs.
Aller sur un site internet, c'est comme entrer dans une maison avec des rayons X dans tous les sens : ils voient tout

C'est pas pire que les banques : avec un relevé on peut retracer tout ce que vous faites ou presque.
Tu veux dire que si je me prends des pubs pour "nettoyeur de colon" quand je vais choper mon Dexter de la semaine sur m****va c'est parceque... what the hein ? :peur:
Tu attribues plus de pouvoir à google qu'il n'en a  ;). Il ne voit pas plus loin que ce qui est cherché chez lui. Traduction : les mots clés  :mdr:
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Urumi le 6 Novembre 2009 à 20:29
Citation de MCL80 le 3 Novembre 2009 à 19:32
Sinon, pour ma part, les bandeaux de pub, sur le web, je ne connais plus. Entre un fichier host qui bloque plus de 22000 sites de pubs, le module noscript pour Firefox, et une gestion au karcher des cookies, même les sites les plus gavés de pubs semblent bien nets. :mrgreen:

Je suis peut-être toujours suivi à la trace, mais au moins fini les clignotements de partout.
Ca m'intéresserait de connaître la procédure, si tu veux bien. Pour le module noscript, je gère, mais pas pour le reste.  ^^
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: MCL80 le 6 Novembre 2009 à 22:34
Alors pour le ficher hosts, je te conseille de cette page(http://lelogiciellibre.net/tutoriaux/fichier-hosts.php) ou cette autre(http://www.tutoriaux-excalibur.com/fichier_host.htm) pour comprendre le fonctionnement de la chose.

il s'agit en fait simplement de bloquer une requête vers un serveur en donnant une fausse adresse IP dans le fichier hosts (qui est utilisé prioritairement par rapport à l'utilisation des tables d'équivalences contenus dans les ordinateurs DNS du fournisseur d'accès) Celle de l'ordinateur que l'on utilise… Ceci dit, chez moi ça ne marchait pas bien (l'ordinateur se cherchait lui-même, visiblement… :peur:), donc j'ai mis carrément l'adresse IP invalide 0.0.0.0

Après, il faut trouver des listes toutes faites, pour remplir le fichier. On en trouve ici(http://assiste.com.free.fr/p/hosts/hosts_telechargement_de_hosts.html) (pas très à jour, mais c'est pas très grave) et là(http://www.hosts-file.net/?s=Download).

Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que comme on empêche la connexion à certains serveurs, on peut éventuellement bloquer des sites qu'on a l'habitude d'utiliser. Il faut alors mettre les mains dans le ficher hosts pour retirer l'adresse du site auquel on souhaite accéder de la liste, et relancer la machine.

Important: Avant de se lancer, toujours faire une copie de sauvegarde du fichier hosts existant. Si la manip' tourne mal et que tout internet est bloqué, il suffira d'écraser le fichier que l'on vient de modifier par la copie de sauvegarde.

Pour les cookies, j'ai choisi l'option "me demander à chaque fois". En général, sauf sur les sites marchands, et les forums, je bloque, en cochant la case "appliquer à tous les cookies venant de ce site" (ce qui fait qu'il ne me reposera plus jamais la question). Tous les sites extérieurs à la page consultée qui veulent mettre un cookie, je bloque selon la même procédure. Pour certains sites, ça peut poser problème de tout bloquer aussi, il faut parfois aller dans les préférences de firefox, onglet "vie privée" et cliquer sur "exceptions" dans la partie "cookies", pour supprimer la règle pour le site concerné. Pour les sites marchands, j'autorise les cookies "pendant la session" (une fois Firefox quitté proprement, plus de cookies)

Bref, c'est pas des méthodes très simples, et parfois un peu contraignantes (surtout au début, mais au bout de 2-3 semaines maximum, tous les sites où l'on va régulièrement sont paramétrés), mais en terme de nettoyage, y'a pas photo. :mrgreen:
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Urumi le 10 Novembre 2009 à 20:09
Merci pour les conseils, je vais tenter tout ça à l'occasion. :jap:
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Jaxom le 3 Août 2010 à 01:17
♥ ♥ ♥ ♥ ! Bon apres faut pas non plus se leurrer Java a aussi des (grosses) faiblesses...
http://www.koreus.com/video/java-4-ever.html
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: FinalBahamut le 30 Août 2010 à 08:33
C'est une vraie plaie, les brevets en informatique. Mais qu'ils se bouffent tous entre eux si c'est nécessaire pour que l'absurdité du système actuel devienne évidente...(http://www.zdnet.fr/actualites/paul-allen-poursuit-11-grands-noms-de-l-internet-pour-violation-de-brevets-39754145.htm#xtor=RSS-1)
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Hiei- le 18 Septembre 2010 à 10:05
Citation de MCL80 le 6 Novembre 2009 à 22:34
Alors pour le ficher hosts, je te conseille de cette page(http://lelogiciellibre.net/tutoriaux/fichier-hosts.php) ou cette autre(http://www.tutoriaux-excalibur.com/fichier_host.htm) pour comprendre le fonctionnement de la chose.

il s'agit en fait simplement de bloquer une requête vers un serveur en donnant une fausse adresse IP dans le fichier hosts (qui est utilisé prioritairement par rapport à l'utilisation des tables d'équivalences contenus dans les ordinateurs DNS du fournisseur d'accès) Celle de l'ordinateur que l'on utilise… Ceci dit, chez moi ça ne marchait pas bien (l'ordinateur se cherchait lui-même, visiblement… :peur:), donc j'ai mis carrément l'adresse IP invalide 0.0.0.0

Après, il faut trouver des listes toutes faites, pour remplir le fichier. On en trouve ici(http://assiste.com.free.fr/p/hosts/hosts_telechargement_de_hosts.html) (pas très à jour, mais c'est pas très grave) et là(http://www.hosts-file.net/?s=Download).

Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que comme on empêche la connexion à certains serveurs, on peut éventuellement bloquer des sites qu'on a l'habitude d'utiliser. Il faut alors mettre les mains dans le ficher hosts pour retirer l'adresse du site auquel on souhaite accéder de la liste, et relancer la machine.

Important: Avant de se lancer, toujours faire une copie de sauvegarde du fichier hosts existant. Si la manip' tourne mal et que tout internet est bloqué, il suffira d'écraser le fichier que l'on vient de modifier par la copie de sauvegarde.

Pour les cookies, j'ai choisi l'option "me demander à chaque fois". En général, sauf sur les sites marchands, et les forums, je bloque, en cochant la case "appliquer à tous les cookies venant de ce site" (ce qui fait qu'il ne me reposera plus jamais la question). Tous les sites extérieurs à la page consultée qui veulent mettre un cookie, je bloque selon la même procédure. Pour certains sites, ça peut poser problème de tout bloquer aussi, il faut parfois aller dans les préférences de firefox, onglet "vie privée" et cliquer sur "exceptions" dans la partie "cookies", pour supprimer la règle pour le site concerné. Pour les sites marchands, j'autorise les cookies "pendant la session" (une fois Firefox quitté proprement, plus de cookies)

Bref, c'est pas des méthodes très simples, et parfois un peu contraignantes (surtout au début, mais au bout de 2-3 semaines maximum, tous les sites où l'on va régulièrement sont paramétrés), mais en terme de nettoyage, y'a pas photo. :mrgreen:
(Je remonte ce vieux post)

J'en ai testé un et pour bloquer, il bloque  :sweatdrop: (http://www.hosts-file.net/?s=Download)

Quasiment plus rien ne fonctionne après, même plus Megaupload ^^;

Donc si quelqu'un a un lien vers un fichier host moins extrême (je suis intéressé par bloquer les pubs sur les sites, mais pas les sites ont eux-même  :sweatdrop:)
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Hiei- le 18 Septembre 2010 à 10:20
Après quelques recherches supplémentaires, j'ai trouvé ce fichier : http://www.megaupload.com/?d=EFE6UQUV (j'ai remplacé les "127.0.0.1" par "0.0.0.0" car il parait que ça peut influencer la vitesse du truc lorsque le fichier host commence à grossir, et de toute façon, ça ne coûte rien).

Avec celui-ci, Megaupload fonctionne sans problème et n'affiche plus de pub (les 3 cases de pub apparaissent, mais restent blanches/vides) donc c'est top.

A voir à la longue si je dois virer quelques sites à la main, mais pour le moment, ça se présente bien.

Edit : Ah zut, il n'y a plus le mode de "double post" automatique ?  :unsure: (j'aurais mieux fait d'éditer mon précédent post dans ce cas  :sweatdrop:)
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: FinalBahamut le 18 Septembre 2010 à 10:28
J'ai hésité à utiliser un fichier host personnalisé... parmi ceux qui ont essayé, quels sont en 2-3 mots les avantages : réel intérêt en plus des sécurités habituelles ou est-ce juste un truc de "geek" ?

Ce qui m'embête, c'est l'éventuel ralentissement lorsque le fichier est trop gros.

(moi, mon fichier host, je lui ai juste mis quelques adresses d'adobe. Allez savoir pourquoi  :harhar:)
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Hiei- le 18 Septembre 2010 à 11:03
Ben, je viens de commencer donc je ne saurais pas encore te dire vraiment, mais l'intérêt c'est surtout de dégager toutes ces pubs intempestives (je viens d'ailleurs de découvrir, complètement par hasard, qu'on pouvait aussi en virer sous Opéra, il suffit faire "clic droit => bloquer" puis de choisir les trucs à bloquer. C'est tout con mais je n'avais jamais remarqué cette fonction  :sweatdrop:).
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: FinalBahamut le 18 Septembre 2010 à 11:05
Citation de Hiei- le 18 Septembre 2010 à 11:03
Ben, je viens de commencer donc je ne saurais pas encore te dire vraiment, mais l'intérêt c'est surtout de dégager toutes ces pubs intempestives (je viens d'ailleurs de découvrir, complètement par hasard, qu'on pouvait aussi en virer sous Opéra, il suffit faire "clic droit => bloquer" puis de choisir les trucs à bloquer. C'est tout con mais je n'avais jamais remarqué cette fonction  :sweatdrop:).
Ok... le fichier host fait un peu ce que fait adblock, donc ?

Sous opera, tu peux faire d'un clic droit mais - chez moi en tout cas -  faut le refaire à chaque fois, c'est lourd.
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Matsya le 18 Septembre 2010 à 12:50
Citation de FinalBahamut le 18 Septembre 2010 à 11:05
Citation de Hiei- le 18 Septembre 2010 à 11:03
Ben, je viens de commencer donc je ne saurais pas encore te dire vraiment, mais l'intérêt c'est surtout de dégager toutes ces pubs intempestives (je viens d'ailleurs de découvrir, complètement par hasard, qu'on pouvait aussi en virer sous Opéra, il suffit faire "clic droit => bloquer" puis de choisir les trucs à bloquer. C'est tout con mais je n'avais jamais remarqué cette fonction  :sweatdrop:).
Ok... le fichier host fait un peu ce que fait adblock, donc ?

Sous opera, tu peux faire d'un clic droit mais - chez moi en tout cas -  faut le refaire à chaque fois, c'est lourd.
Il me semble que c'est un peu la même chose. D'ailleurs, quand le fichier Adblock prend du volume, FF commence sérieusement à ramer. Je crois que si Xmarks fonctionnait sous Opéra, je basculerais du côté nordique de la force.

Pour les iPommés comme moi, Safari bloque aussi les pubs depuis quelques versions.
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Hiei- le 18 Septembre 2010 à 14:38
Pour Opera, pour le moment, les pubs qu j'ai blacklisté ne sont pas revenues, mais à confirmer dans le temps.

Ca fait plaisir de ne plus voir de pub sur Megaupoad.

J'ai décidé de faire le ménage car hier, je cherchais à m'acheter une paire de baskets neuve et juste après, j'ai eu masses de pub ciblés sur les baskets/prêt à porter en général, et là je me suis "STOP !" (ce n'est pas la première fois que je voyais ce genre de pub, mais comme celles de Megaupload m'agaçaient, j'ai décidé de faire d'une pierre deux cas).

Le fait de blacklister quelques bannières en haut de page à bouffer la bannière de PNR par contre, mais ça n'est pas très grave :)

Ah si, petite précision par rapport au message du début, pas besoin de relancer le PC pour que le nouveau fichier host soit pris en compte, fermer les navigateurs internet suffit visiblement après test.
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: MCL80 le 18 Septembre 2010 à 18:52
@FinalBahamut : En fait l'intérêt d'un fichier hosts, c'est qu'il bloque irrémédiablement les requêtes vers les serveurs qu'on choisi de proscrire. En clair, si tu mets google ads dedans, tu es certain que jamais, lorsqu'une page a une pub de google ads, elle ne pourra la charger, puisque l'adresse IP que donne le fichier hosts est fausse (c'est un peu comme si une de tes conquêtes d'un soir te donnait un faux numéro de téléphone pour être certaine que tu ne l'appellera jamais.)

L'intérêt du fichier hosts, c'est que comme c'est indépendant du navigateur, mais implémenté sur le système de l'ordinateur, c'est que quel que soit le navigateur (et l'utilisateur), le site qui y est inscrit est bloqué. Les seuls sites qui arrivent à passer sont ceux qui mettent directement leur adresse IP après le http:// … Ils sont rares.

@Hiei-: Moi, j'ai tendance à partir d'un fichier très bloquant et à l'élaguer (enlever à la main les adresses auxquelles je veux accéder). C'est un peu long, mais redoutablement efficace. Pour ce qui est des pubs ciblées, ce sont les cookies… Le fichier hosts règle très bien le problème pour les sites qui ont été mis dedans. Et effectivement, on s'habitue très bien à ne plus voir de pub. :)
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: FinalBahamut le 18 Septembre 2010 à 19:17
Thanks, MCL ;)
Titre: Re: Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: FinalBahamut le 14 Octobre 2010 à 18:54
Ils ont fait très fort chez Ms pour argumenter contre openoffice :

http://www.ecrans.fr/Microsoft-n-aime-pas-du-tout,11084.html(http://www.ecrans.fr/Microsoft-n-aime-pas-du-tout,11084.html)
Citation
Petit florilège des « témoignages » présentés dans la vidéo :

 « J’ai besoin de quelque chose dont je peux avoir confiance. Si une solution open source ne fonctionne pas, qui va la réparer ? »

 « Quand j’utilisais OpenOffice.org, j’avais beaucoup de problèmes avec les macros. J’ai demandé l’aide du service informatique qui a suggéré que j’utilise Excel »

 « Certains de mes étudiants m’ont rapporté des fichiers provenant d’OpenOffice avec des problèmes de formatage qui ont eu un effet sur leurs notes. » [OMG, ndlr]

 « L’entreprise a trop payé pour utiliser OpenOffice.org. L’efficacité de nos opération diminuait. »

Et si ça ne vous suffit pas, nous avons aussi entendu dire qu’utiliser OpenOffice.org tuait des chatons tandis que Microsoft Office vous garantit un retour de l’être aimé en moins de 24h.
:mdr2:

Titre: Re : Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: MCL80 le 9 Mai 2019 à 14:24
Un petit déterrage par rapport à un article que je trouve intéressant concernant internet et les illusions qu'il peut exister à son sujet dans une bonne partie de la population:
(cliquez pour montrer/cacher)
Internet est-il de droite ?(http://internetactu.blog.lemonde.fr/2019/05/08/internet-est-il-de-droite/)

Le livre de la sociologue Jen Schradie (@schradie), The revolution that wasn’t : How digital activism favors conservatives (La révolution qui n’était pas : ou comment l’activisme numérique favorise les réactionnaires, Harvard University Press, 2019, non traduit) sonne comme un nouveau revers pour tout ceux qui pensaient que le numérique allait changer le monde (voir notre série de 2014 sur ce que l’internet n’a pas réussi). « L’internet n’a pas été l’outil d’une démocratie participative », constate, cinglante, la chercheuse à l’Observatoire sociologique du changement de Sciences Po, dans une longue et patiente enquête de terrain réalisée en Caroline du Nord.

Ce qui a motivé ce travail consistait à savoir si l’activisme numérique était homogène selon la couleur politique des activistes. Si tous les points de vue avaient une représentation égale sur la toile. Si l’internet était autant de droite que de gauche, conservateur que progressiste (des questions que nous avions déjà esquissées par le passé, ici ou là, par exemple). Pour cela, Jen Schradie a voulu regarder plus loin que mesurer ce qui remonte à la seule surface des écrans, aller plus loin que l’activisme en ligne, celui qui s’agrège le plus souvent sous un hastag. Ce qui affleure d’internet n’est pas nécessairement représentatif d’une réalité sociale, tout comme Twitter n’est pas l’Amérique, à la fois parce que son public est différent de la population américaine et que les plus actifs sur cette plateforme la représentent encore moins.

Elle s’est intéressée à une cause disputée et est allée la suivre chez ses défenseurs comme chez ses opposants, sur les réseaux sociaux comme dans les manifestations et rassemblements de rues. Cette cause c’est la lutte collective pour la négociation de droits collectifs pour les employés du secteur public en Caroline du Nord, qui ne bénéficient pas des droits que leur reconnaissent d’autres États américains et traités internationaux. En Caroline du Nord, les travailleurs de la fonction publique (des enseignants aux pompiers) n’ont pas le droit d’avoir recours à des syndicats. Ces dispositions particulières sont l’objet depuis longtemps d’une contestation par les groupes progressistes qui souhaitent faire tomber cette loi et d’une vive défense de cette exception par des organisations conservatrices qui souhaitent maintenir cette interdiction. Pour la chercheuse, cette question sociale controversée était l’occasion de regarder à la fois ce qu’il se passait sur l’ensemble du spectre social et politique américain, de la rue aux écrans. Elle s’est intéressée à l’ensemble des acteurs en place, aux institutions comme aux collectifs informels, quels que soient leurs camps. Elle s’est aussi intéressée aux propos, aux discours, à l’idéologie tout comme aux structures sociales différentes qui façonnent et construisent ces débats. De l’analyse de contenus en ligne aux manifestations lancées par des organisations progressistes et contre-manifestations lancées par le Tea party, Schradie a arpenté la Caroline du Nord pendant 4 ans. Le constat que dresse la chercheuse au terme de ce voyage est plutôt sombre. Les différences politiques pèsent lourdement sur l’activisme en ligne, mais peut-être pas de la manière dont on croit.

Internet n’a pas résorbé la fracture sociale

Depuis ses origines, on a tendance à penser qu’internet diminue le coût à participer, qu’il « libère » l’activisme politique le rendant facile et accessible à tous. Ce n’est pas le constat que dresse la chercheuse. Au contraire, pour elle, l’activisme est profondément fracturé et le numérique semble plutôt élargir le fossé que le réduire. Dans son livre, Jen Schradie a suivi pendant plusieurs années une trentaine de groupes d’activistes de toutes tendances et montre que leur utilisation du web et de ses fonctionnalités sociales est corrélée aux classes sociales, aux organisations et idéologies qui les traversent. Non seulement les groupes des classes moyennes et supérieures ont plus tendance à utiliser et développer des activités en ligne, mais leur participation est également bien plus forte et régulière que celle des classes populaires. Les classes sociales les plus défavorisées sont défavorisées par leur manque de ressources bien sûr : ils n’ont pas accès aux outils (smartphones et ordinateurs) ainsi qu’aux compétences et savoir-faire afférents pour développer leur militantisme numérique. Plus encore, les militants noirs – dans une région bastion de la Black Belt du Sud des États-Unis – comme les militants de la classe ouvrière – dans une région où la répression à l’encontre des ouvriers a toujours été forte -, confessent avoir également peur de participer à des discussions en ligne du fait de la structuration même de la plupart de ces discussions, qui individualisent bien souvent la prise de parole. Enfin, non seulement les travailleurs dans cette région parmi la plus pauvre du pays sont divisés, mais les organisations elles-mêmes ont également longtemps été réprimées. Pour eux, le militantisme en ligne ressemble trop souvent à une action individualisée qui paraît moins les protéger que la communauté, les groupes religieux ou syndicaux dont ils font habituellement partie.

Le fait que les organisations militantes progressistes soient également moins présentes en ligne semble entretenir et faire perpétuer le fossé de l’activisme en ligne.

À l’inverse, dans les groupes des classes moyennes et supérieures, les outils sont plus accessibles, tout comme les compétences, les ressources et la confiance en soi. Les individus qui composent ces mouvements sont plus éduqués, ont un peu plus de compétences et de moyens, et donc accèdent plus facilement aux outils numériques… mais surtout, ils n’ont pas connu la peur de la répression. Les activistes patriotes blancs du Tea Party appartiennent également à des organisations qui sont plus facilement présentes en ligne et mieux organisées. La coordination finalement rencontre moins d’obstacles : ils ont accès à l’internet, disposent d’outils, ont les compétences et leurs organisations pyramidales facilitent la transmission et la diffusion des messages.

Les ressources et les risques de l’action collective en ligne ne sont donc pas également répartis d’un bout à l’autre du spectre politique !

Internet n’a pas aplati la fracture politique

La fracture de l’activisme numérique ne repose pas seulement sur les inégalités sociales, pointe Jen Shradie. Elle repose aussi sur des institutions et des idéologies très différentes et qui renforcent ces différences. Le fait que l’activisme numérique de droite soit par nature plus hiérarchique que l’activisme de gauche (qui favorise plutôt le pluralisme) joue également pleinement un rôle face à des outils qui favorisent la concentration et l’agrégation.

Pour Jen Schradie, les coûts de la mobilisation n’ont pas baissé avec internet, comme on le lit souvent. En ligne, les mises à jour de sites et les mises à jour sur les réseaux sociaux sont bien plus fréquentes selon le niveau social des acteurs, mais également selon la structuration même des collectifs auxquels ils appartiennent. En étudiant les sites web et les réseaux sociaux, Schradie calcule la participation en ligne sous la forme d’un score d’activisme numérique, qui se révèle bien différent selon qu’on se situe à gauche ou à droite du jeu politique. Elle souligne que les groupes les plus actifs en ligne sont aussi les plus structurés et les plus hiérarchiques.

Un constat bien loin des promesses d’horizontalité et de décentralisation pionnières du numérique. En fait, souligne Schrardie, l’utilisation des outils repose aussi sur une structuration des échanges qui demande une organisation, qui favorise la spécialisation et l’organisation ainsi que la division des tâches. Schrardie constate que les mouvements conservateurs sont bien plus présents en ligne. Et cette présence est également profondément liée à l’idéologie que ces groupes portent. Les messages qui prônent la liberté individuelle reposent beaucoup sur une forme d’évangélisation individuelle que les individus peuvent plus facilement partager et relayer. Le message est plus étroit et plus porteur. À gauche par contre, les messages sont plus divers et prônent également une diversité. À droite, les institutions sont plus hiérarchisées et unifiées, quand à gauche, elles ont tendance à être plus fracturées. Les conservateurs du Tea Party ont un message plus simple : la diversité des sujets qu’ils évoquent est d’ailleurs beaucoup moins étendue qu’à gauche. Les outils sont mieux intégrés aux pratiques personnelles comme politiques de droite que de gauche, favorisant la distribution même des messages. Les classes moyennes et favorisées sont finalement plus organisées. Ils ont plus de moyens, synchronisent mieux leurs actions, relaient mieux leurs messages, sont mieux organisés… Les idéologies, les contextes, les inégalités, la structure des institutions et organisations sont différents d’un bord à l’autre de l’échiquier politique. Pour la sociologue, la fracture de l’activisme en ligne recoupe la fracture sociale, les différences idéologiques, d’organisation et de modèles d’organisation… Les conservateurs s’y imposent, non seulement par leurs revenus et capacités, par leur organisation hiérarchique, ainsi que par leur message… et le fait que celui-ci soit plus simple, d’une certaine manière plus partageable. Le fait qu’il repose surtout sur la liberté individuelle le rend plus facilement appropriable. Pour Schradie, le potentiel démocratique d’internet n’a jamais été atteint parce qu’il amplifie davantage les voix dominantes et marginalise davantage ceux qui ont le moins de pouvoir. Les idéaux pluralistes ne sont pas tant réduit au silence par la fragmentation des groupuscules organisés que par la structure même des inégalités. Les groupes hiérarchiques et conservateurs dominent les espaces en ligne.

Cette différence est pleinement liée aux ressources organisationnelles, mais pas seulement. L’internet favorise un individualisme en réseau qui correspond beaucoup moins aux formes organisationnelles et idéologiques de gauche que de droite. Les groupes qui dominent le militantisme numérique sont des groupes organisés et hiérarchiques, capables d’avoir l’expertise et l’organisation pour relayer et maintenir leurs messages. Les groupes organisés, avec un processus de prise de décision hiérarchisé, une division claire des tâches et disposants de ressources en personnels dédiés, sont plus efficaces en ligne que les groupes horizontaux, sans organisation structurée. Les activistes numériques en Caroline du Nord ressemblent plutôt à un membre âgé du Tea Party qu’à un jeune activiste étudiant ! Et les organisations organisées, dotées de personnels et d’organisations, sont plus à même d’être influentes que les autres. L’idéologie également est au coeur des différences. Les organisations de droites qui axent leur discours sur la liberté individuelle mobilisent mieux que les militants de gauche qui peinent à organiser un message cohérent d’un ensemble de voix qui cherche à refléter une plus grande diversité.

Sur l’idéologie, cette fracture n’est pas seulement une opposition entre conservateurs et progressifs. Les groupes de droite utilisent internet pour une mission simple : rappeler que la liberté individuelle est menacée. Les mouvements conservateurs sont unifiés dans une croyance commune, alors que les groupes progressifs, eux, sont fragmentés et sont plus préoccupés à encourager la participation de masse que l’information de masse. À gauche, beaucoup de mouvements de contestation ne pensent pas que l’engagement en ligne est une priorité, parce qu’ils pensent qu’il n’est pas un substitut à l’organisation politique. Ils ne voient l’internet que comme un outil parmi d’autres et ne l’utilisent qu’avec parcimonie. À l’inverse, les groupes de droites voient l’internet comme un moyen d’assurer et de développer leur action de lobbying et l’utilisent plus intensivement.

Pour Jen Schradie, ces trois facteurs (inégalités, institutions et idéologies) ne fonctionnent pas isolément. Ils s’amplifient les uns les autres, au profit des conservateurs et au détriment des progressistes.

La technologie a échoué à effacer les barrières structurelles à l’organisation et à l’idéologie politique

La technologie a échoué à effacer les barrières structurelles à l’organisation politique. Elle a même peut-être rendu les choses pires en créant une fracture de l’activisme numérique : « plutôt que de permettre de réparer la démocratie, l’activisme numérique a reproduit, voire intensifié, le déséquilibre de puissance préexistant ».

À lire Jen Schradie, on pourrait vouloir aller plus loin qu’elle ne va. On pourrait vouloir céder au déterminisme technologique et dire que les outils que nous utilisons sont politiquement orientés. Nos outils favorisent certaines formes d’idéologies sur d’autres, certaines formes d’organisation sur d’autres. Derrière les différences sociales de pratiques activistes en ligne de la droite et de la gauche américaine – qui sont indissociables, bien sûr, des classes sociales mobilisées, de l’idéologie, des modes d’organisations et bien sûr des contenus… – le constat que dresse la sociologue interroge. Il questionne les outils que nous utilisons… et montrent que leurs biais ne reposent peut-être pas seulement sur le miroir qu’ils nous tendent, mais peut-être plus profondément sur la structure même qu’ils organisent. À la lire, on pourrait se demander, assez légitimement, si le fait que les conservateurs réussissent mieux à utiliser ces outils n’est pas aussi lié à l’idéologie qui façonne ces outils. Le fait qu’ils favorisent la propagation de messages simples, leurs logiques agrégatives plutôt que disséminatrices, interrogent fondamentalement les biais cachés dans les fonctionnalités mêmes de nos outils. Quand l’anthropologue Stefana Broadbent expliquait que la captation attentionnelle était liée aux modalités mêmes d’organisation que permettent les outils (qui nous aident plus à diffuser, à interagir, qu’à nous organiser ou nous coordonner), ne pointait-elle pas un constat similaire ? Schradie refuse pourtant de céder au déterminisme de nos outils. « Le déterminisme technique est un cadre imprécis pour expliquer ce qu’il se passe. Des facteurs sociaux plus larges – institutions, inégalités et idéologies – travaillent de manière synchrone et façonnent la manière dont les groupes sociaux peuvent utiliser ces outils », nous confiait-elle. Jen Schradie est prudente. Pour elle, son travail sur la Caroline du Nord nécessite d’être complété d’autres travaux pour dépasser sa spécificité.

Interroger le rapport de la gauche à la technologie

Reste que le constat de la chercheuse pose une question de fond qui ne peut qu’interroger profondément le rapport de la gauche à la technologie. Depuis les promesses des pionniers des réseaux, la gauche a tendance à croire que les méthodes traditionnelles d’organisation ne sont plus valables ou pertinentes. Or, en démontrant que les structures organisationnelles traditionnelles renforcent l’activisme en ligne, en soulignant que cet activisme nécessite des formes organisées classiques, pyramidales plus qu’horizontales, elle rappelle que l’organisation est toujours importante. « Les groupes qui ont une philosophie (ou une organisation) plus horizontale peinent à exploiter les technologies numériques à haut niveau, comparé aux groupes les plus centralisés ». Le numérique n’a pas beaucoup modifié ou agit sur l’organisation. Si le numérique a renouvelé les théories des organisations, force est de constater que les plus centralisées et les plus organisées dominent encore largement ce paysage. C’est un coup dur pour ceux qui prônent d’autres modalités d’organisation, comme c’est plus souvent le cas à gauche du paysage politique. L’idéologie importe ! Les structures sociales sont toujours là ! La technologie ne nous a pas aidés à les dépasser ! La réalité est que les outils de communication ne donnent que plus de voix à ceux qui ont le plus de ressources. L’internet permet plus de consolider le pouvoir que de le redistribuer. Pour Jen Schradie, la nature de l’internet et de l’activisme en ligne favorise les conservateurs, et ce n’est qu’en comprenant mieux cela que ceux qui ne sont pas conservateurs auront une meilleure chance de comprendre et dominer à leur tour ces outils.

Les activistes nationalistes et les groupes survivalistes ont rejoint internet parce qu’il était un moyen d’affirmer la liberté individuelle anti-establishment qu’ils défendaient. Les conservateurs, eux, s’en sont servi pour se regrouper et faire circuler d’une manière organisée leurs mèmes et informations par la puissance de leurs structures hiérarchiques. À l’inverse, à gauche, on va en ligne pour publier des points de vue plus personnels. Et la participation individualisée et agrégative d’internet ne leur permet pas d’atteindre les modalités collectives d’action auxquels ils aspirent. Comme dans les médias traditionnels, les messages de gauche ne sont pas amplifiés de la même manière que ceux de droite. La droite utilise les médias comme porte-voix d’un message clair, simple et relativement unifié. Pas la gauche ! En s’intéressant à la fracture de la production d’information numérique, Schradie a constaté que la production de vidéo ou d’articles n’était pas uniformément répartie dans la population (cf. « Jen Schradie : « internet contribue souvent à renforcer les inégalités existantes »). Mais cette fracture ne s’arrête pas à la production. Elle se diffuse dans la structure même de l’organisation du réseau. « L’internet n’élimine ni les classes sociales ni les relations de pouvoir ». Au final, fort de ce constat, il demeure un hiatus irréconciliable : convaincre les organisations horizontales qu’elles doivent devenir plus verticales pour mieux porter leur message est difficile… et pas seulement pour une question d’organisation. Cela contredit justement ce que ces organisations horizontales cherchent à faire.

Ce constat est inquiétant, car il souligne que la fracture est profondément idéologique. Il nous renvoie à celui que dresse le dernier numéro de la revue Vacarme, sur les fractures ouvertes de la gauche, ces divisions irréconciliables qui l’empêche de peser plus fort sur la société. Ce constat interroge en profondeur nos espoirs sur la forme d’une autre société, quand la puissance de frappe demeure d’un seul côté du spectre politique. Il nous interroge en profondeur sur la portée des outils que nous utilisons. Sur nos modes mêmes d’organisation et de contre-organisation.

Crépuscule

Reste qu’à lire le livre de Jen Schradie, les belles promesses du Net nous restent à nouveau coincées dans la gorge. La technologie demeure, quoiqu’on en dise, l’outil des dominants. Pour Schradie, la recherche sur l’activisme numérique s’est trop concentrée sur certains mouvements politiques visibles et réussis et a oublié de regarder ce qui n’a pas marché, ce qu’il se passe au quotidien. Son constat demeure puissant. « La démocratie numérique est un pur fantasme lorsque des différences et inégalités structurelles persistent, non seulement en ligne, mais plus encore hors ligne, et elles peuvent être exacerbées par la domination technologique des élites conservatrices ».

L’utopie numérique des pionniers a été laminée par la surveillance intrinsèque aux outils. Voilà qu’elle est enterrée par la force même du social. L’internet n’a ni tout changé ni tout démocratisé. Au contraire, il a accéléré et renforcé les rapports de classe et la polarisation idéologique de nos sociétés.

Et la sociologue de nous prévenir. L’utopie de l’horizontalité des réseaux ne reviendra pas en nous débarrassant de Trump ou de Facebook. La technologie n’est pas magique. Elle demeure prise dans l’étau de structures sociales plus larges. Dans sa conclusion, Schrardie explique que la technologie n’a pas disrupté, aplati ou révolutionné les hiérarchies. « Internet est un outil qui favorise les gens qui ont le plus d’argent et le plus de pouvoir ». L’activiste en ligne ressemble plus à un membre du Tea-party ou un employé d’un think tank conservateur qu’à un étudiant de gauche ou qu’à un ouvrier. Pire, souligne-t-elle, ce qu’elle a vu en Caroline du Nord, c’est que l’imbrication des facteurs idéologiques, sociaux et organisationnels renforce et accélère les avantages que les conservateurs détiennent déjà. En Caroline du Nord, sans bots, sans fake news, sans interventions Russes… les messages conservateurs se sont bien plus diffusés que les messages progressistes. Sa conclusion est très sombre : « L’âge de l’utopie numérique semble être à son crépuscule. Dans la longue nuit qui s’annonce, les activistes de tout bord vont essayer de se saisir du potentiel d’internet pour leur cause. Si la fracture de l’activisme numérique continue de s’élargir, l’aube va nous amener à un âge ou seulement quelques citoyens pourront se faire entendre. Cela n’éteindra pas seulement le rêve que la technologie puisse être une force de progrès, cela éteindra aussi la possibilité d’une société purement démocratique ».

Hubert Guillaud
Titre: Re : Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: RoiLion.Thom le 4 Septembre 2019 à 10:58
Dites-moi, les spécialistes de l'Internet, est-ce qu'il existe un système de fichier collaboratif, façon Google Drive, qui soit gratuit également mais ne nécessite pas de compte Google ? Créer un compte peut faire l'affaire, c'est juste Google qui est pas top. Et c'est surtout un tableur genre Excel que je recherche.
Merci !
Titre: Re : Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Ryô le 4 Septembre 2019 à 11:11
Je sais pas si Qwant fait un truc de ce genre
Titre: Re : Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Urumi le 4 Septembre 2019 à 12:09
Tu as regardé du côté de Framasoft ?
Titre: Re : Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: RoiLion.Thom le 4 Septembre 2019 à 13:38
Pas trouvé sur Qwant, mais yes, Framasoft a l'air de correspondre :) Merci !
Titre: Re : Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Alaiya le 4 Septembre 2019 à 14:57
Hey, merci du tuyau Urumi ! \o/ Je viens de regarder et il y a plein de trucs utiles ! Dans mon esprit, Framasoft, c'était associé à quelques utilitaires très anciens, un peu peu bidouillés, qui marchaient bien sans être pro... Comme quoi, ça a bien changé.

EDIT : ah mais oui mais en fait, c'est super puissant ! o_O il y a l'équivalent de tout ce qu'on utilise au quotidien ! *note le lien précieusement*
Titre: Re : Logiciels libres, Internet, profits et vie privée
Posté par: Urumi le 4 Septembre 2019 à 16:50
De rien. J'avais découvert ça lorsque je bossais un peu dans les humanités numériques et je suivais des chercheurs à fond dans l'open source. Puis j'avais utilisé l'outil de listes de diffusion pour améliorer la communication au sein d'un projet dans mon ancien boulot.
Dans mon assoc', on se sert régulièrement du framadate pour remplacer le doodle. C'est un peu moins sexy que les alternatives, mais ça fonctionne assez bien. ^^