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En tout cas, par rapport à Depardieu, la citation historique "Ce n'est pas la girouette qui tourne, c'est le vent." va pouvoir resservir une nouvelle fois. :mdr:
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Concernant "l'Etat qui serait un gros mot pour Macron", j'en suis moins sûr.
Oui, Macron ne veut pas d'Etat  "social",
mais Macron apprécie tout à fait l'Etat lorsqu'il est au service du business, un outil de ruissellement inversé.
Macron apprécie tout à fait l'Etat lorsqu'il mate avec des matraques les oppositions,
lorsqu'il utilise la justice pour mater les oppositions,
lorsqu'il arrose de CICE les entreprises, etc.
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Flavien, je sais que le temps nous fais oublier, mais Sarkozy (putaing, douze ans), c'était aussi le lapin duracell: pas une demi-journée sans brasser du vent… et d'après Carla, il a trois cerveaux. :mdr:

Après, même si je suis d'accord sur plein de trucs que tu écris, il y a tout de même une idéologie qui sous-tend depuis le début et toujours plus ouvertement la stratégie de Macron, c'est le libéralisme économique le plus débridé. Or dans cette idéologie, l'État et la planification sont des gros mots. D'ailleurs, son invité du jour, le président à vie chinois doit franchement rigoler de voir comment les gouvernements européens sont globalement nuls en matière de stratégie économique et de planification à long terme. Non qu'il n'y ait pas à dire sur l'économie chinoise (et sa politique), mais en 50 ans on est passé d'un pays globalement sous-développé à la deuxième économie mondiale. Et ça, sans réflexion stratégique de long terme et de planification, ça n'aurait pas pu advenir. Une fois que le cap est défini, il faut bien sûr mettre les moyens en face sur tous les aspects (formation, R&D, infrastructures, industrialisation, logement…)

On peut d'ailleurs remarquer que les USA ont aussi une stratégie économique de long terme avec une planification et des financements publics gigantesques. (C'est terrible ces pays communistes. :mdr:)

Macron parle de réarmement industriel. Fort bien, mais c'est à l'échelle européenne que ça doit se travailler et vu l'état de l'industrie française, ça ne se fera qu'avec l'accord de l'Allemagne et l'Europe de l'est. Or pour l'instant, sur des questions cruciales comme les matières premières stratégiques, le développement de filières industrielles complètes, ça n'avance pas réellement. Déjà chacun des pays voit midi à sa porte, tire dans son intérêt de court terme et en plus les financements sont bien faibles.
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Citation
Depuis sept ans (et auparavant c'était pareil, hein) on est abreuvé de slogans, de péroraisons grandiloquentes, d'actions "coups de poing". Sauf que ça ne renvoie qu'une impression de gesticulation avec derrière rien qui se passe. Cela ne fait qu'alimenter les peurs et les angoisses… et ça, c'est pas bon pour inciter à se projeter dans l'avenir en faisant des gosses.
Je trouve cependant cette politique de communication beaucoup plus intense qu'auparavant. Macron et son en même temps, c'est "vous êtes merveilleux mais trop cons pour le comprendre" ou "on va vous choyer avec du gravier". Hollande, Sarkozy ou leurs prédécesseurs, c'était plutôt "on fait ça, c'est cool, ça semble être nul mais j'vous jure, ça va marcher" ou "souffrez un peu, mais vous verrez qu'on avait raison".

On est dans une logique poussée à l'absurde de la technostructure, sans doute car le Macronisme est l'émanation de la rencontre entre des hauts fonctionnaires se croyant de gauche (de droite donc) et de cadres sup' d'entreprises (de droite) qui réfléchissent la politique sans l'incarner, mais surtout avec un habitus totalement désincarné du terrain. Et cela, plus que jamais.

C'est "génial" car le discours de Macron (ou de son neveu dégénéré) entretient un espèce de délire clairement populiste tout en proposant des mesures qui feraient éjaculer un Fillon 2017, avec un goût prononcé pour le mépris de la société civile et une tendance à préférer les leviers autoritaires de la Constitution.
On ne préparerait pas mieux Marine Le Pen au pouvoir.

Je n'arrive pas à trouver un seul discours du pouvoir lequel je me retrouverais. Même côté politique internationale où je comprends l'intention de Macron, il me donne des boutons car il utilise une rhétorique trop ambivalente et provocatrice pour m'y faire adhérer.
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En effet
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On pourrait même pousser la logique largement plus loin: un "réarmement démographique" veut dire une politique sociale globale pour "donner envie" de faire des enfants, car les parents sauront qu'ils grandiront dans de bonnes conditions. Il faut penser à l'enfant, sa naissance, sa santé, sa formation. Il faut penser aussi à sa famille, c'est à dire à ses parents qui vont avoir probablement besoin d'un mode de garde (peut-être d'ailleurs en horaires décalés). Ça veut dire aussi des logements de taille adapté et à un prix abordable. Il faut aussi penser aux loisirs: quelles structures pour s'occuper des enfants quand ils sont en congés et que les parents ne peuvent pas s'occuper d'eux?

Bref, ce sont quasiment tous les sujets où le gouvernement est mis en défaut, à la fois par les choix antérieurs, mais aussi par les siens propres.

Depuis sept ans (et auparavant c'était pareil, hein) on est abreuvé de slogans, de péroraisons grandiloquentes, d'actions "coups de poing". Sauf que ça ne renvoie qu'une impression de gesticulation avec derrière rien qui se passe. Cela ne fait qu'alimenter les peurs et les angoisses… et ça, c'est pas bon pour inciter à se projeter dans l'avenir en faisant des gosses.
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Bonne remarque, vouloir favoriser un "réarmement démographique" devrait passer a priori par :
1 - une volonté de gérer un maillage hospitalier de qualitay, donc des financements allant dans ce sens
2 - une volonté de gérer un maillage scolaire de qualitay, donc des financements allant dans ce sens.

Car c'est bien beau de vouloir faire des mômes, encore faut-il bien les former ensuite.

A moins de ne vouloir produire que de la chair à canons ou du manutentionnaire décérébré, mais un chef d'État ne pense pas comme ça :peur:
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Pour le réarmement démographique, je suis pas sûr qu'on tienne le bon bout…
https://www.lemonde.fr/societe/article/2024/05/06/petites-maternites-une-offre-de-soins-jugee-inadaptee-aux-enjeux-actuels-selon-la-cour-des-comptes_6231934_3224.html

Plus on veut des maternités grosses, plus elles seront éloignées… d'autant que le nombre de naissances n'a pas tendance à augmenter. Ce qui veut dire que les accouchements durant le transport vont se multiplier. Et le transport de référence, c'est pas l'hélico (voir un article récent dans le Canard sur les hélicos que l'État loue pour la sécurité civile, histoire de bien avoir les jetons quand vous prenez des vacances à Champignac en Cambrousse au fin fond du Massif Central, des Alpes ou de la Bretagne).

En tout cas, on ne peut pas dissocier la question des maternité de celle de l'offre générale de soins qui est en train de prendre un tour critique.
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Un prolongement du RER E parisien… pour l'instant uniquement en heures creuses.
http://transportparis.canalblog.com/2024/05/edition-speciale-6-mai-2024-eole-a-nanterre.html

Les stations souterraines sont impressionnantes en tout cas.
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Politique / Re : Faits divers et compagnie
« le 6 Mai à 07:47 par FinalBahamut »
Citation de iDam le 7 Avril à 19:17
la Krýsuvíkurvegur. Au départ d'Hafnarfjörður, ça va. Mais une fois le Kleifarvatn dépassé et jusqu'au site de Seltun, c'est la misère.
A chaque fois que je lis un nom de lieu en Islande, j'ai l'impression que celui qui écrit s'est endormi sur le clavier.