Emmanuel Macron Président de la République

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Re : Emmanuel Macron Président de la République
« Réponse #120,  »
Les autorisations d'urbanisme (type permis de construire), si on regarde leur évolution sur 40 ans, on peut voir le chemin vers la dérégulation complète: Dans les années 1970, les dossiers étaient instruits par les services de l'État (DDE) et les autorisations signées par le Préfet de département. Après les premières lois de décentralisation, ce sont les maires qui ont signé alors que l'État continuait à instruire à part pour de très grosses collectivités ou celles qui le voulaient (quasiment aucune en fait car pourquoi payer pour un service que leur offrait l'État?) À la fin des années 2000 on a eu un démantèlement progressif des services instructeurs de l'État en parallèle avec une obligation pour les communes ou les EPCI d'instruire les dossiers toujours signés par le maire. Il y a quelques années, l'instruction par des sociétés privées avait été écarté, mais la palette d'autorisations délivrées tacitement s'était élargie, d'autant plus qu'une non-réponse du maire dans les 2 mois vaut désormais accord.

On en est maintenant à la possibilité pour les communes ou les intercommunalités de déléguer au privé l'instruction. La prochaine étape, ça sera probablement la dispense de permis de construire dès lors que le projet est réalisé par un architecte… Et comme on est en train de détruire les services chargés de la protection des sites et des paysages, tout s’emboîte parfaitement pour que le bétonnage des côtes et des massifs montagneux s'accélère nettement.
Re : Emmanuel Macron Président de la République
« Réponse #121,  »
Suite de l'histoire des cheminées sur les maisons neuves chauffées à l'électricité: Un arrêté vient préciser la chose. Il n'y a donc plus d'obligation de mettre un conduit de cheminé dans les maison individuelles neuves chauffées à l'électricité. En revanche, le constructeur devra prévoir les réservations jusque sur la toiture (passage au travers des dalles et de la toiture, ce dernier obturé de façon étanche) pour pouvoir l'installer sans devoir casser la maison.

Là, c'est plus de la simplification compliquée, c'est de la simplification inextricable. :wacko:
Pas de doute, nous avons les meilleurs hauts fonctionnaires du monde… Heureusement, ils ne s'occupe ni des centrales nucléaires, ni de la gestion des personnels dans la fonction publique… Heu… :peur: :peur: :peur: :peur: :peur: :peur:
Re : Emmanuel Macron Président de la République
« Réponse #122,  »
L'annonce du budget 2020:

(cliquez pour montrer/cacher)
Budget 2020 : la santé et l’écologie, principales cibles des suppressions de postes

Les crédits consacrés à ces deux ministères vont néanmoins augmenter fortement : 820 millions d’euros d’ici à 2022 pour la santé, 640 millions pour la transition écologique.

Par Audrey Tonnelier Publié aujourd’hui à 00h41, mis à jour à 17h47

C’est l’une des dernières pièces du puzzle budgétaire, et non des moindres. Alors que le projet de loi de finances (PLF) pour 2020 doit être présenté le 27 septembre en conseil des ministres, les ministères se sont vu transmettre durant l’été leur feuille de route en termes d’effectifs pour l’an prochain. Selon un article du Parisien confirmé par nos informations, les deux plus fortes baisses (en équivalents temps plein) concerneront le ministère des solidarités et de la santé et celui de la transition écologique et solidaire.

Pour le premier, la baisse atteindra 2,2 % (− 396 postes) l’an prochain et 6,1 % (− 1 080 postes) d’ici à 2022 (chiffre indicatif qui devra être validé dans les budgets suivants). Quant au second, il perdra 1,8 % d’effectifs (− 1 769 postes) en 2020 et 5 % (− 4 961 postes) d’ici trois ans. Ces coupes claires peuvent surprendre, compte tenu de l’attention officiellement portée par le gouvernement à l’« urgence écologique », et après l’annonce par Agnès Buzyn d’un plan doté de 754 millions d’euros d’ici à 2022 à la suite de la grève des urgentistes.

« Sur le ministère de la santé, les hôpitaux sont en dehors du champ, ils relèvent de la Sécurité sociale et de l’Ondam [objectif national des dépenses d’assurance-maladie] qui sera en hausse cette année. Quant à l’écologie, ce n’est pas un service public mais une politique publique. Ce qui compte ce n’est pas tant le niveau d’emploi que le budget, et celui-ci augmente de 600 millions d’euros l’an prochain », répond-on à Bercy.

Les budgets de l’armée, de l’éducation et de la santé en hausse

En raisonnant en crédits accordés, en effet, les enveloppes dévolues à ces deux ministères doivent au contraire gonfler l’an prochain. Il est prévu que la santé voie une hausse budgétaire de 820 millions d’euros en 2022, ce qui en fait la troisième plus forte augmentation après les armées et l’éducation nationale. La transition écologique, elle, arrive en cinquième position des ministères les mieux dotés (+ 640 millions d’euros, soit une hausse de 2 %).

Sans surprise, le ministère de l’action et des comptes publics, « bon élève » de la réduction d’effectifs demandée par l’exécutif dans le cadre de la réforme de l’Etat, devrait voir le nombre de fonctionnaires qui y travaillent baisser de 1,3 % l’an prochain, soit 1 683 postes en moins. D’ici à 2022, la décrue pourrait atteindre 4,6 %, soit 5 731 postes – début septembre, Gérald Darmanin, le ministre de l’action et des comptes publics, avait de fait annoncé aux syndicats une baisse totale de ses effectifs d’environ 5 800 emplois.

La décrue devrait atteindre 2,1 % (− 363 postes) au ministère de l’économie et des finances, le portefeuille de Bruno Le Maire, marqué notamment par la réforme du réseau des chambres de commerce et d’industrie. La baisse est prévue à 4,9 % (− 863 postes) d’ici à la fin du quinquennat. Le ministère de l’Europe et des affaires étrangères connaîtra un recul de 1,6 % (− 332 postes).

Du côté des ministères qui verront leur nombre d’agents augmenter en 2020, on trouve la cohésion des territoires avec une hausse de 46 postes (+ 5,6 % d’effectifs), ou la justice, autre priorité affichée de l’exécutif (+ 1,4 %, soit 1 183 postes, et + 4,5 % d’ici à 2022). Les services du premier ministre se verront aussi augmentés de 164 postes (+ 1,6 %).

Quant à l’éducation nationale, globalement, ses effectifs seront stables (− 0,1 %) l’an prochain, de même que ceux des armées (+ 0,2 %) et du ministère du travail (+ 104 postes, + 0,2 %) en tenant compte de ses opérateurs (Pôle emploi par exemple verra ses effectifs augmenter). Ce dernier devrait en revanche perdre 971 postes (− 1,5 %) d’ici à la fin du quinquennat.

Au total, 2020 devrait voir la suppression de 2 593 postes de fonctionnaires d’Etat, après respectivement 1 600 et 4 100 sur les deux premières années du quinquennat. D’ici à 2022, les coupes devraient atteindre 7 067 postes, soit un total de près de 13 000 postes sur le quinquennat. Un chiffre légèrement inférieur à l’objectif de 15 000 que s’est désormais fixé le gouvernement, après avoir renoncé en juillet aux 50 000 suppressions envisagées dans son programme par Emmanuel Macron. Les économies générées pourraient aller jusqu’à « de 75 à 100 millions d’euros en 2020 », selon Le Parisien.

Audrey Tonnelier

On est encore sur un sacré plan social de plusieurs milliers d'emplois par an. Pour le Ministère de la transition écologique, je trouve qu'il faut un culot d'acier pour oser affirmer que « Quant à l’écologie, ce n’est pas un service public mais une politique publique. Ce qui compte ce n’est pas tant le niveau d’emploi que le budget, et celui-ci augmente de 600 millions d’euros l’an prochain ». Donc en gros, le ministère est vu comme un guichet à subventions (car hausse du budget sans service public derrière veut dire ça). Et peu importe la préservation de l'environnement, de la nature, des animaux sauvages, la protection des ressources en eau… Sans parler du contrôle des industries dangereuses (inspection des installations classées), de la prévention des risques, ou, gros mot ultime, de l'aménagement du territoire. Tous ces domaines sont abandonnés progressivement par le service public d'État… Et comme les collectivités locales sont étranglées financièrement, hé bien c'est souvent l'abandon pur et simple.

Mais bon, à côté de ça on pourra mettre un pognon de dingue sur les éoliennes en mer pour lesquelles le coût garanti au producteur de rachat de l'électricité sera de plus de 200€ le MWh (actuellement, l'usager au tarif bleu paye le le KWh environ 0,14€ toutes taxes comprises, soit 140€ le MWh). Les coûts de production des éoliennes marines de dernière génération est estimé à 60€ le MWh… La marge sera donc l'équivalent de 3,5* le prix de production. Un beau retour sur investissement garanti par l'État et les consommateurs d'électricité.
Attention à la marche en descendant du tram^^
La gare demeure et ne se rend pas…