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Re : Petrole : le baril à 100$ - la fin des énergies fossiles ?
« Réponse #31, le 18 Avril 2016 à 18:29 »
Il me semble avoir lu que le Canard devrait faire une correction cette semaine car ils auraient à priori compter non seulement les éoliennes construites, mais aussi celles en projet (à confirmer donc). Ceci dit, je ne crois tout de même pas qu'EDF en tant que producteur soit enthousiaste pour raccorder ses concurrents au réseau électrique…
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RoiLion.Thom

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Re : Petrole : le baril à 100$ - la fin des énergies fossiles ?
« Réponse #34,  »
Oui, vu également avant-hier et c'était en effet très instructif ! J'avais hésité avec le docu sur la 5 post-subprimes mais je me suis dit que mon petit cerveau n'était pas prêt à se concentrer suffisamment sur ce sujet complexe. Le cas du pétrole ne l'est pas forcément moins mais le docu est clair et bien expliqué.


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Re : Petrole : le baril à 100$ - la fin des énergies fossiles ?
« Réponse #36,  »
Mais ça, c'est l'effet des marchés dérivés, quand les spéculateurs doivent dénouer à tout prix leurs positions (car autrement, c'est à eux de récupérer la livraison de pétrole dans leurs bureaux).

Un baril de pétrole est spéculé et change des centaines de fois de main avant même d'avoir été extrait, tout comme le maïs, le blé, le cuivre…

Mais bon, ça va provoquer des faillites de producteurs, des arrêts de production… Et quand la consommation repartira, les prix monteront en flèche.
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Re : Petrole : le baril à 100$ - la fin des énergies fossiles ?
« Réponse #37,  »
Cote uranium, on est passe de 23 dollars la livre il y a un mois, a 32 cette semaine.
Mais, cette hausse est la consequence directe de la fermeture ou reduction de production des principaux sites miniers dans le monde (y compris les notres), qui induit une tension sur l'approvisionnement (minime).

A mon avis cette hausse ne s'inscrira pas dans la duree : une fois deconfines et revenus a un mode normal de production, plus de matiere arrivera et le cours devrait logiquement diminuer.
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Urumi

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Re : Petrole : le baril à 100$ - la fin des énergies fossiles ?
« Réponse #39,  »Modifié
On a regardé hier le documentaire "Planet of the Humans" réalisé par Jeff Gibbs et produit par Michael Moore (il est dispo sur Youtube : https://planetofthehumans.com/)

Bon, c'est un film moche, dans tous les sens du terme. Par la forme et le contenu. C'est assez brut de décoffrage, il n'y a pas eu véritablement d'effort de mise en scène, de qualité de l'image ou de storytelling pour vendre (au contraire de certains documentaires sur Netflix, comme Game Changers).

L'argumentaire qui y est monté vise à dévoiler les dessous des énergies renouvelables en montrant que d'une part elles ne peuvent se suffire à elles-mêmes, d'autre part elles puisent tout autant dans les ressources naturelles (pour leur fabrication) et n'ont donc rien de renouvelable. Elles contribuent en fait à entretenir la grande illusion que la technologie pourra nous sauver de la crise climatique, sans qu'on aie à faire le deuil de notre confort de vie ou à prendre des mesures pour réduire la population humaine (poke Alaiya :P).

Bon, je suis d'accord avec le principe de base. Malgré tout, le docu est bien à charge et semble un peu s'acharner sur l'une ou l'autre tête de turc (Bill McKibben ou Al Gore) et se concentrer surtout sur quelques types d'énergie (éolienne et solaire). Si jamais les spécialistes du coin ont l'occasion de le voir, je serais curieuse d'avoir vos avis. ^^

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Urumi, bienvenue parmi les vrais! :wah: :coucou:


Je n'ai pas vu le documentaire en question, j'essaierai de le trouver.

Sinon, article des echos sur le cours de l'uranium:

https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/le-coronavirus-electrise-les-prix-de-luranium-1200907 :notworthy:
Citation
Le coronavirus électrise les prix de l'uranium
La consommation d'électricité d'origine nucléaire reste stable. Mais les grands sites d'extraction du combustible sont fortement perturbés. L'uranium est le grand gagnant de la crise.

Publié le 6 mai 2020 à 12h15Mis à jour le 6 mai 2020 à 14h46

A l'exception des certains produits agricoles , la pandémie de coronavirus a sinistré le monde des matières premières. Pétrole , gaz, cuivre, plomb… l'ensemble de cette classe d'actifs enregistre des performances au mieux moroses , souvent catastrophiques. Dans ce paysage, l'uranium affiche, lui, une santé insolente avec des prix qui ont bondi de 40 % depuis mi-mars sur le marché spot à 34 dollars la livre. Le mouvement est tel qu'il commence à gagner le marché des contrats à long terme, reflet du prix auquel les grands électriciens se fournissent en combustible.
Demande stable de nucléaire
« C'est un peu le double coup de poing au profit de l'uranium, commente auprès de Bloomberg Nick Piquard, gérant chez Horizons ETFs, non seulement le covid-19 n'a pas eu d'impact sur la demande en électricité nucléaire, mais en plus il a fortement touché l'offre ». La consommation d'électricité a certes baissé au niveau mondial , mais la production nucléaire est, elle, restée stable , car il est plus délicat de moduler un réacteur que d'allumer et éteindre une centrale à charbon ou à gaz.

A l'inverse, l'extraction d'uranium, servant de base pour le combustible, a été fortement perturbée par la crise du coronavirus. Les mines de minerai radioactif, comme pour les autres métaux, ont dû adapter leur production pour protéger la santé des salariés et respecter les mesures de distanciation sociale. Au Canada, dans le Saskatchewan, la plus grande mine au monde à Cigar Lake , gérée par le canadien Cameco et le français Orano, été mis en maintenance. Même sort pour l'usine de McClean Lake, où les opérations ont été placées « sous cocon ».
Production en baisse de 10 %
Le Kazakhstan, l'équivalent de l'Arabie saoudite dans le monde de l'atome, fait tourner au ralenti ses mines depuis avril et pour une durée de 3 mois ; des salariés de Kazatomprom ont été renvoyés chez eux. Au total, les fermetures ont écarté du marché environ 35 % de la production, selon Cantor Fitzgerald. Sur l'année, la production devrait être inférieure de 10 % à celle de 2019, faisant basculer le marché en déficit anticipe Kazatomprom.
Au-delà de la production en baisse, le transport est l'autre grande incertitude du marché. « Malgré des stocks importants en apparence dans notre industrie, c'est la mobilité des stocks qui est cruciale. Ce sera à notre avis, le point essentiel de cet événement inattendu », a confié le porte-parole de Cameco à Bloomberg. Face au risque de perturbations, l'administration américaine a publié un rapport appelant à abonder les réserves stratégiques d'uranium - essentielles pour le militaire des Etats-Unis - et à venir en aide à l'industrie nucléaire civile « au bord de l'insolvabilité ».
Le bond des cours peut paraître spectaculaire, mais l'uranium part de très bas et se situe encore loin de ses niveaux au début des années 2010 quand ils culminaient à environ 70 dollars. L'accident de Fukushima au Japon en 2011 a jeté un coup de froid mondial sur l'ensemble de l'industrie nucléaire. Malgré la récente hausse des cours, les groupes miniers peinent à assurer leur rentabilité : au premier trimestre, Cameco ainsi enregistré une perte nette de 19 millions de dollars.
Etienne Goetz
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Re : Petrole : le baril à 100$ - la fin des énergies fossiles ?
« Réponse #41,  »Modifié
Citation de Urumi le 6 Mai à 20:10
L'argumentaire qui y est monté vise à dévoiler les dessous des énergies renouvelables en montrant que d'une part elles ne peuvent se suffire à elles-mêmes, d'autre part elles puisent tout autant dans les ressources naturelles (pour leur fabrication) et n'ont donc rien de renouvelable. Elles contribuent en fait à entretenir la grande illusion que la technologie pourra nous sauver de la crise climatique, sans qu'on aie à faire le deuil de notre confort de vie ou à prendre des mesures pour réduire la population humaine (poke Alaiya :P).
Ca rejoint un peu la position de Jancovici (lobbyiste pro-nucléaire):

https://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/cop24/pourquoi-les-energies-renouvelables-sont-moins-propres-que-vous-ne-le-pensez-en-tout-cas-pourl-instant_3075963.html
Citation
Parce que leurs matériaux ne sont pas assez recyclés
Peu de matériaux utilisés pour construire les éoliennes et les panneaux solaires sont aujourd'hui recyclés. Le site Reporterre cite par exemple le cuivre, une ressource "abondante" qui pourrait pourtant "s'épuiser à moyen terme" parce qu'elle est "largement utilisée" mais pas recyclée. "L'industriel qui installe l'éolienne a pour obligation – c'est dans la loi – de démanteler la structure. Pas de la recycler", regrette Bernard Multon. D'autant que "le rythme de renouvellement des équipements n'est pas le même", explique Jean-Marc Jancovici.

Parce qu'elles vont forcément de pair avec les énergies fossiles
L'énergie provenant des éoliennes ou des panneaux photovoltaïques ne peut suffire. Sinon, "vous ne pourriez appeler que quand il fait soleil, vous ne pourriez prendre l'ascenseur que quand il y a du vent", lance en riant Jean-Marc Jancovici. Ces énergies renouvelables sont en effet intermittentes : leur production d'énergie dépend de la météo. Et "le soleil brille quand il en a envie. Le vent souffle quand il en a envie. Pas forcément quand on en a besoin", décrit Jacques Treiner, qui parle de "fluctuations importantes". Les énergies renouvelables ne fournissent donc pas une puissance garantie, mais plus aléatoire. Ainsi, en décembre 2016, le Danemark avait réussi à assurer 100% de sa consommation électrique grâce à son parc éolien... pendant une seule nuit. Pour compléter, "pour pallier leur manque, il faut un plan complémentaire : du fossile ou du nucléaire", explique le physicien.

Jean-Marc Jancovici cite l'exemple de l'Allemagne : "Le pays a installé 100 gigawatts de renouvelable. Mais en parallèle, il a dû garder la même puissance de sources pilotables : centrales à charbon et à gaz, barrages, nucléaire." On met ces dernières en pause quand le soleil brille et on les déclenche quand ce n'est plus le cas. Les énergies renouvelables, d'après les deux scientifiques, ne peuvent donc pas remplacer complètement les filières plus anciennes.
--------------
https://www.sfen.org/rgn/croissance-verte-existe-jean-marc-jancovici
Citation
Les renouvelables sont-elles une alternative crédible ?
JMJ : Elles sont une alternative parfaitement crédible si on ne souhaite pas conserver le niveau de consommation actuel. Si la population accepte de vivre dans un logement 4 fois plus petit, pas toujours chauffé, et de ne plus avoir de voiture : il n’y a aucun problème, 100 % renouvelables c’est possible. Mais, si on souhaite conserver quelque chose de proche du niveau de consommation actuel et, en plus de cela, se débarrasser des énergies fossiles, le nucléaire arrive immanquablement dans le débat.
Citation
Certes, le nucléaire entretient un système de consommation plus fort que dans un monde « tout renouvelable ». Cependant, entre le niveau de consommation actuel, qui n’est pas soutenable, et quelque chose qui est au-dessus de ce qu’avait un paysan il y a deux siècles, il y a un équilibre à trouver.
Citation
La « croissance verte » est-elle réaliste ?
JMJ : En général, dans la bouche de ses promoteurs, la croissance verte c’est « je suis capable de faire croître indéfiniment le PIB en faisant diminuer au même moment la totalité des inconvénients qui m’enquiquinent ». Avec ce cahier des charges, ça ne marche pas pour une raison de physique : quand on a de la croissance, cela veut dire que les flux de transformation augmentent. S’ils augmentent, cela veut dire que les sous-produits indésirables de toute nature liés à cette transformation – que l’on appelle la pollution – augmentent aussi.
"Croissance verte", "développement durable", même combat ^^


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You're sayin' the FBI's gonna pay me to learn to surf?
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Oui, un panneau solaire produit tout le temps (même la nuit, car il ne fait jamais complètement noir en extérieur)… Par contre, le rendement plonge très vite dès que le flux lumineux baisse. Après, la question de l'éectricité, c'est l'adéquation entre pointes de production et de consommation. SI elles ne correspondent pas, il va y avoir des soucis…
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