Pendant ce temps aux antipodes de là: La Nouvelle Caledonie.

squekky

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Re: Pendant ce temps aux antipodes de là: La Nouvelle Caledonie.
« Réponse #15, le 5 Novembre 2007 à 12:13 »
Dnk Floody  :)

Voila la suite du Trip Kanaky


Allez on coupe à travers la chaîne. En ce début d’après midi, le but est de relier la coté est via la transversale de Houailou. 70 km à travers les cols de la chaîne et de la foret primaire. Il faut dire que le choc est violent. On passe du décor des mers du sud à un paysage style Amazonie powa. Mais le plus époustouflant n’est pas là. C’est après l’heure et demi de voiture qu’on découvre, comment dire, un choc. Oui un choc, le pacifique là face à vous avec la barrière de corail et ces dégradés de bleu. Bien sur la route longe la plage à flanc de montagne. On est entre terre et mer.
Donc la première étape fut la ville de Ponerihouen. Petite commune de 3 000 habitants, mais au cadre idyllique. La ville possède son petit charme, mais aussi une attraction de choc. Celle-ci se nomme le pont de Ponerihouen. Vestige des années Eiffel, ce pont métallique enjambe la rivière Nimbaye. Rien que de voir ce géant métallique dans cette flore sauvage ne donne au voyage un goût d’aventure post apocalyptique. Tels des aventuriers on redécouvre une civilisation perdu au fond le jungle. Et le traversé, c’est vraiment autre chose. Bref j’ai trippé comme un gosse au volant de ma 205.


le pont de Ponerihouen

Mais bon ce n’est pas tout mais ici la nuit tombe vite donc, il fallait trouver un petit spot pour camper et se reposer de cette journée passé sur les routes Kanacks. Donc rien de mieux que de planter sa tente face à l’océan t braver le vent pour déplier et planter sa toile. Mais le jeu en valait la chandelle. Se réveiller le matin avec dans les yeux un levé de soleil sur l’océan, c’est grandiose. Et il faut le dire la Nouvelle Calédonie c’est vraiment Paradise Island. Surtout la cote est qui est sauvage à souhait.


un levé de soleil made in pacifique

Voila maintenant direction Poindimié et Hienghene

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Re: Pendant ce temps aux antipodes de là: La Nouvelle Caledonie.
« Réponse #17, le 19 Novembre 2007 à 00:41 »
Et ici on n'est pas encore en été. Passez un jour de l'an sur la plage le mythe :mario:.

Allez la suite du périple.

On continue la ballade. Apres une halte à Takian pour passer la nuit, on reprend la route vers le nord et vers Poindimé et Hienghene Même si la nuit fut assez difficile. Le camping face à l’océan et au bourrasque de vent ça le fait moyen. Ce n’était pas une tempête mais on n’était pas loin.

Donc après une nuit à se demander si la tente aller tenir le coup, le réveil fût agréable avec une vision d’un pacifique sans vagues. Et puis ce fut le temps de reprendre la route et de longer l’océan. Chose qui choquera plus d’un c’est le coté désert mais aussi la diversité des paysages. Pour ma part c’était un retour en Thaïlande La cote est ressemble comme deux gouttes d’eaux au îles de Kho Samui ou de Koh Phanang. Et le pire ou plutôt le plus fascinant vient de Hienghene avec ces roches noires de linderaliques et sa poule sculptée par les alizés et l’érosion. Rien que ces roches qui longent l’unique route vous donneront un petit aperçu de ce qui vous attend au Vietnam. Mais bon je préfère laisser la place aux images.



les roches noires




La poule de Hienghene




La baie de Hienghene


De toute façon je reviendrais sur Hiengene car il sur que mes prochains week end vont être dédié à l’exploration des monts panié, du lagon et des environs de la petite commune. Bien sur je vais m’attarder sur la vallée des cascades qui jouit ici d’une renommé sans nom surtout celle de Toho.
Posted on: Wednesday 07 November 2007, 12:06:30


Apres avoir dépassé Hiengene, on continua notre route direction le nord et la ville de Pouebo. Cependant pour ce trajet on prit notre temps pour admirer la vallée des cascades mais avant de pouvoir profiter du paysage nous dûmes traverser la Ouaime. Ce bras de rivière n’est traversé par aucun pont. Donc pour rejoindre la rive d’en face, il faut prendre le bac. Et oui la Ouaime se traverse en bac. Et ce passage nous plonge dans un dépaysement total. Car face à nous ce dresse le mont panier qui culmine à plus de 1629 mètres. Et derrière lui le mont Colnet (1505m).

Que de verdure et de flore tropical, on est perdu en plein milieu de la jungle et si il n y avait pas ce semblant de route, on pourrait se croire en amazonie. Bien sur la faune en moins.

Mais le trajet s’annonce plein de surprises. Tout le long de la route on peut entrevoir sur les versants des deux monts des dizaines de cascades. Et c’est sur celle de Tao que nous sommes arrêtés. Apres une ascension d’une heure on a put s’émerveiller face à cette nature sauvage mais aussi sur la vu qu’on avait sur la barrière de corail. Un lieu où on pourrait rester des heures à contempler le bleu du lagon.

Un spot tranquille pour se détendre se relaxer et contempler le monde qui nous entoure. De plus l’ascension offre à ces visiteurs des dizaines de piscines naturelles. C’est à nous alors de décider si on continu l’ascension vers le mont Colnet ou si on préfère s’arrêter et profiter de la fraîcheur de l’eau.

Voilà l’apres midi file et il nous reste pas mal de route pour rejoindre la cote ouest et Koumac tout en retraversant la chaine. Mais cette foi-ci on passe par le col d’Amos et la ville d’Ouegoa



le bac de la Ouaime



La cascade de Tao
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Re: Pendant ce temps aux antipodes de là: La Nouvelle Caledonie.
« Réponse #19, le 3 Décembre 2007 à 10:46 »
oh oui la cote est du cailloux c'est comment dire...

Sauvage à souhait et relaxant. On trouve encore des traces de forets primaires. mais le must c'est ce contrast entre montagne et mer et ce mélange de couleurs en moins de cent metres tu passes d'ue foret au vert luxuriante au sable blanc et tu rejoint tous les dégrades de bleus du lagon.
: Mardi 20 Novembre 2007, 00:21:25
Allez on continue le trip Kanaki avec cette foi ci le retour sur la cote ouest par le Nord.




Retour sur la côte ouest, et arrivé Koumac, le pays ou les moustiques t’empallent. On va pouvoir vérifier si Patrick Timsit avait raison. Pour le moment je suis sur le choc du changement de payasage. Il y à peine une heure et demi j’étais perdu en plein milieu de la jungle et maintenant je suis sur une terre assez rocailleuse mais aussi qui présente beaucoup de similitude avec la Normandie surtout quand on remonte vers Pum.

Cependant la nuit approche donc c’est direction le spot pour planter sa tente. Pour cela on a pris la route du Nord dépassé le village fantôme de Tiebaghi pour arriver sur une petite plage bien sympathique. De plus j’ai put voir que ma 205 tiens bien la piste. Sur les quatre kilomètres qui nous séparé du spot j’ai pu effectuer du bon 4x4. C’est fou comme c’est robustes ces petites peugeots.

Donc nous voici face au couchant, et pour le moment rien à redire hormis le coté un peu aride de la région. Mais grave erreur, car tout d’abord impossible de faire démarrer le feu du barbecue. Pour le lancer on a du sacrifier presque la moitié d’une bouteille de Whisky. Et même avec cela ca n’a pas pris. Enfer et damnation on va manger froid. Donc on se résigne à cette éventualité quand soudain vingt minutes après un brasier, que dis je un feu de joies s’embrasse sur notre foyer qu’on croyait mort. Bref c’est un chance, donc ce soir ça sera steak mariné de cerf et camembert à la braise. Oh joie !!Oh bonheur !!

Apres cet excellent repas et un posage dans les règles de l’art pour contempler un ciel sans pollution lumineuse il est temps d’aller dormir. Et là on a put vérifier que dans cette région les moustiques sont plutot morfales. Par chance on n’a pas été piqué mais on pouvait entendre leur bourdonnement a travers les toiles de la tente. Pour vous dire un Airbus (pub inside) au décollage c’est plus silencieux qu’une armée de moustiques. Une chance que la moustiquaire est là sinon je pense qu’on aurait servi de dessert.
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Re: Pendant ce temps aux antipodes de là: La Nouvelle Caledonie.
« Réponse #22, le 4 Janvier 2008 à 01:18 »
Allez avant d'arriver dans le grand froid nippon, je penses me faire avec des amis la coté oublié.

La cote oublié what is it ? C'est  un endroit completement desert de la Kanaki, une rando de plus de 60 km sans rencontré ami qui vive.
De plus pour y aller il faut faire gaffe au maré car il y a de nombreux platiers à traverser. Bref un bon petit truc de bourrins.

d'apres les dire c'est decouvrir la Kanaki comme au premier jour, se mettre dans la peau des grands aventuriers et avancer sans jamais s'arreter. C'est en quelques sorte avance ou creve.

http://www.5minutes-caledonie.com/index.php/?2007/05/27/308-suite-du-tour-la-cote-oubliee

http://www.acrovat.asso.nc/?167/La-cote-oubliee

Donc on attend que le mauvais temps se calme et apres here we go, enfin j'espere car là on est entré en pleine periode cyclonique.

En tout cas merci pour les commentaires  :jap:
: Vendredi 07 Décembre 2007, 09:52:09
Allez pour le jour de l'an sous la pluie on a quand meme profité d'un petit coup de pêche.

Bon la qualité d'image n'est pas tip top du au manque de soleil. Quatres jour de week end quatres jours sous la pluie T_T.
Mais passer son jour de l'an au bord de l'eau ca change de l'éternel froid metropolitain.




un serpent d'eau


le recif


les poissons ^^.

Bon la suite un peu plus tard
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Re: Pendant ce temps aux antipodes de là: La Nouvelle Caledonie.
« Réponse #24, le 28 Mars 2008 à 03:30 »Modifié le 28 Mars 2008 à 05:26 par squekky
je sais pas trop ? En faune marine je commence à m'interresser mais il y a ici trop de diversité. Pour le moment je reconnais que les tricots rayés.
Pour ceux qui sont sur facebook les photos y sont en integralité.
: Vendredi 04 Janvier 2008, 08:28:20
Allez un petit bout de gras ^^.

Le parlé en Kanaki, moi je vous dis ca va vous faire des vacances.
Citation
Tu ne dis pas "zut je me suis blessé un doigt avec le tournevis", mais " l'ongulé de sa race j'me suis niqué la main avec le bordel"
 
Tu ne dis pas " la camionnette roulait très vite sur la route dégagée" mais " l'an, tu connais, le pick up était allongé dans la ligne droite " tu peux aussi rajouter "de oua-tom"

Tu prends les virages "à la tôle" plutôt que très vite

Tu ne vas pas prendre une douche, mais tu vas te baigner ( ou tu vas baigner, pour les puristes )

Madame ne vas pas faire la cuisine," maman va remuer ses marmites"

Tu ne dis pas" ce monsieur a un gros nez" mais " t'as vu le bout de  peau du mec"( tu peux rajouter "l'ongin" devant, mais çà tu peux le placer partout)

D'une dame desservie par la nature, tu peux dire " elle ressemble à un cagou". Si tu ne l'aime pas, tu peux rajouter "croisé poule sultane"

On n'est pas grand mais "long" On est pas gros mais " pièce "

On ne dis pas "un groupe de métropolitains", mais "un troupeau de zoreilles" C'est valable aussi pour les canaques

On ne dis pas "un gros poisson" mais un"pièce de bec"

Si tu te promène en ville metro et que tu fais un faux pas, il faut dire " zut ou à la rigueur " m---e". Si tu t'exclame " Babylone, caillasse, kakoun, yossi ou Balthazar, çà fait désordre.

De quelqu'un que tu n'estime pas, tu ne dis pas que c'est "un moins que rien", mais "une crasse de meule"

Tu ne dis pas "j'ai mal aux jambes", mais " j'ai mal aux pattes de derrière

Si tu veux dire oui, tu dis oui, tu ne lève pas les sourcils.

Surtout au téléphone Si tu veux dire non, tu dis "rrhhaa bin cèçà" 

Enfin, tu peux éplucher des "gourgettes" en écoutant un "dixe", avant d'aller faire changer les "peuneus"de la "touque à maman" ( il faut savoir que quand c'est ta voiture, c'est ta voiture, celle du  copain, c'est sa caisse, et celle de ta femme, c'est sa touque.
 
Quand quelqu'un tombe évanoui, "il tient bon parterre" ( soit qu'il s'est fait astiquer la gueule, soit qu'il a eu un pet au coeur, soit qu'il a éclaté la voiture ( ou la caisse, ou la touque, selon le cas )

On ne dit pas "super" mais "ça de ouizz"...
Re: Pendant ce temps aux antipodes de là: La Nouvelle Caledonie.
« Réponse #25, le 1er Avril 2008 à 11:05 »
Allez un petit retour sur mon week-end à Thio à la fin du moi de février. Avant que les pluies s'installent ( de façon définitive) sur le territoire.

Alors Thio c'est un petit village de mineur sur la cote est de la Kanaki. Le massif es exploité depuis 1880 par la SLN, donc on peut voir que la montagne a bien souffert de l'exploitation. Et cette dernière continue toujours. Mais bon on est pas venu pour bosser^^.

Donc qu'est ce qu'on peut faire à Thio?

Réponse, rien à part lézarder au soleil et taquiner le poisson face au pacifique. Cependant c'est dans ces régions là qu'on se sent le plus perdu et coupé du monde tel un robinson. Pour preuve, voici mon domicile du week-end. Il n'y a pas meilleur emplacement et meilleur vue.

Le petit week end c'est goupillé de la façon suivante. Vendredi soir au bureau sur les coups de 16heures on discute avec des amis sur le week end. Pour le moment rien qui peut faire déballer la roussette. Puis Mitch me parle de sa traversé sur la cote oublié. Et de là on a les yeux qui pétillent pas une mais un dixième de seconde  on etait déjà en train de se dire, on fait les courses et on se tape la transversale de Bouloparis et on se fait un week end poiscaille, ocean.
Bref coup de téléphone à droite gauche et on démarre, expédition pour récupérez les tentes, le matos de plonger et les glacieres. Puis on démarre le Scénic et en route pour Thio. Il est 16 heures on est parti comme des voleurs du bureau. On a démarré mais comme des gosses, un simple bon week end bande de cons et on etait dans le 2-5 à fond de cale pour faire les courses et passez à nos aparts respectifs. Durant le trajet le téléphone n'a pas cessé de sonner. Au départ on était deux sur le coup et au final on c'est retrouvé un quinzaine à suivre le concept totalement barge du week end. Une petite tribu sur les routes pour le simple plaisir d'un coup de peche au matin et d'un barbec sous les étoiles des mers du sud.

Donc deux heures de routes plus tard à la tombé de la nuit on se trouve se petit coin sympa proche bord de mer et on installe nos domiciles pour le week end. Coupé du monde dans tous les sens du termes car pour arrivé sur la plage il faut bien compter une demi douzaine des bornes sur la piste. Mais bon ca valait le coup de se tapper ce petit road trip à travers la chaine, pour pouvoir dés le samedi matin plongé dans l'océan et profité des joies simple de la Kanaki.


donc voici mon antre pour les deux nuits


et la vue que j'avais au petit matin


Donc que faire de plus à part ce perdre dans le bleu de l'ocean et essayer de taquiner le dawa ou de déquiller les cocos qui n'attendent que ca.

Re: Pendant ce temps aux antipodes de là: La Nouvelle Caledonie.
« Réponse #26, le 11 Avril 2008 à 14:35 »
Bon la kanki c'est beau c'est zoli mais le climat social ce n'est pas ca.

Donc désolé pour les peu de gens qui lisent ce post mais ca ne va pas être cocotier et sable blanc mais bache bleu et number one.

Voici un petit article bien sympathique sur ce qui se passe sur l'ile en ce moment.
Citation
L’avertissement de l’USTKE au Medef
L’USTKE a bloqué, hier, deux douzaines d’entreprises de Nouméa, choisies pour la plupart en fonction de l’appartenance de leurs dirigeants au bureau du Medef.
Cette journée d’action avait pour objectif de « défendre le droit de grève générale qui est un droit constitutionnel », a indiqué Gérard Jodar, alors que le Medef estime qu’il s’agit d’un « dialogue de sourds ».

L’USTKE en fait une question de principe. Pas question pour le syndicat, explique son président, de laisser sanctionner ne serait-ce qu’un seul de ses membres pour participation à une grève générale. D’où la journée d’action lancée hier, dans le cadre de la dixième grève générale de l’USTKE depuis le début de l’année. Vingt-quatre entreprises ont ainsi été bloquées, principalement à Ducos. Elles ont été choisies en fonction de l’appartenance de leurs dirigeants au bureau du Medef, l’organisation patronale qui a appelé ses membres, explique Gérard Jodar, à sanctionner pour « absence illégale » les employés participant à une grève générale de l’USTKE.
Deux entreprises seulement ont suivi la consigne, précise le patron de l’USTKE en considérant que c’est peu, et que cela traduit le peu d’enthousiasme des employeurs pour les consignes de leur organisation. Il y a eu sept mises à pied chez CFP, l’entreprise de Jean-Yves Bouvier, le patron des patrons calédoniens, et une vingtaine chez Fabical-Métal industries. Mais c’est tout le Medef qui était visé, hier, par des piquets de grève de dix à vingt personnes, avec entrave à la liberté du travail, au nom de la défense du droit de grève. « Une très belle mobilisation » aux yeux de l’USTKE, qui estime avoir mis sur le terrain quelque 500 adhérents.

« Nous sommes un syndicat têtu sur la défense du droit de grève »

« Nous sommes un syndicat têtu, a expliqué Gérard Jodar à la mi-journée sur le piquet de grève de Carsud. Nous continuons à dénoncer le non-respect du droit de grève. Face aux directives données récemment par le Medef, nous avons voulu réaffirmer que le droit de grève générale est un droit constitutionnel, qu’il doit être respecté par les chefs d’entreprise. Il n’est pas question pour nous d’accepter ce que fait M. Bouvier dans son entreprise, c’est-à-dire des mises à pied de gens qui n’ont fait que répondre à un mot d’ordre de grève. »
« Participer à une grève générale, a-t-il poursuivi, ne peut pas être considéré comme une absence illégale. S’il n’est pas d’accord, il appartient au patron du Medef de saisir les tribunaux compétents pour éventuellement faire condamner les grèves de l’USTKE. Mais il refuse de le faire, parce qu’il n’a aucune chance de gagner et de faire déclarer illicites nos mouvements de grève qui sont totalement licites. »
De leur côté, les employeurs ont fait dresser des constats d’huissier et demandé, pour certains, par voie de référé, le déblocage de leur entreprise. Les forces de l’ordre sont effectivement intervenues, dans l’après-midi, à la CFP, pour permettre au personnel non gréviste d’entrer, puis à
Almameto, à la Cipac et à la SCET. Quatre interventions sans heurts, entre 14 heures et 16 heures, au moment même où les piquets de grève de l’USTKE se sont retirés, ce qui a mis fin au travail des forces de l’ordre.
Ces opérations, « sur requête des chefs d’entreprise et en application des ordonnances rendues par le tribunal, afin de lever les blocages et d’affranchir les entreprises de toute entrave, se sont déroulées sans incident », a précisé, hier soir, le haussariat, en rappelant que l’État « continuera à faire exécuter chaque décision de justice afin de faire respecter les libertés fondamentales du travail, du commerce et de l’industrie garanties par notre droit constitutionnel. »
[url]http://www.lnc.nc/[/url ]

Donc quand on lit ca on ne sait plus quoi penser. Bref si les japonais attendent leur séisme du siecle, ici on attend notre grande greve. Mais ces petites actions sporadique ne disent rien de bon et j'ai peur que avant la fin de l'anné on se retrouve bloqué. Surtout que depuis janvier il y a déjà eu dix greves USTKE.
Bref ravi comme d'habitude ><.
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Re: Pendant ce temps aux antipodes de là: La Nouvelle Caledonie.
« Réponse #27, le 11 Avril 2008 à 15:38 »
Je dirais pas ce que j'en pense ici, ça risquerai ce choquer les gens qui seraient un tant soit peu de gauche ou dont la fibre sociale est plus dévellopée que la mienne, mais bon tu as déjà eut un extrait dans le mail de la semaine dernière suite à l'article dans le Monde. Et dire que ce merdier bazar dure encore et toujours et n'est pas près de s'arrêter...
Citation
mais bache bleu et number one.
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Re: Pendant ce temps aux antipodes de là: La Nouvelle Caledonie.
« Réponse #28, le 19 Avril 2008 à 07:53 »
Si pour vous Caledonie = tropique et sunshine. Trompez vous depuis plus de 3-4 mois on subit ici les affres du temps. Pluie, pluie et encore pluie pas un week end ou on peut partir tranquillement se baigner ou taquiner le poisson.

Mais maintenant cette situation devient catastrophique.
Citation
La pluie grippe l'économie
La Niña calme la croissance. Les pluies incessantes depuis trois à quatre mois perturbent l’activité économique du territoire. Des secteurs sont véritablement stoppés dans leur élan.
Agriculture, terrassement, ou tourisme… le manque-à-gagner cumulé, additionné aux frais liés aux dégâts dans les communes, se compte en milliards de francs.

BTP
Si le secteur du bâtiment arrive à compenser les retards sur les chantiers par des tranches de
travaux supplémentaires autorisées par la législation, le pôle travaux publics, lui, est bien en peine. Les entreprises de VRD - Voirie Réseaux Divers - ont été stoppées dans l’élan. Les pluies augmentent par ailleurs le danger sur le terrain, « le terrible accident à Yaté en est le triste exemple » note Frédéric Quentin, président du syndicat professionnel du BTP (SP-BTP).
Pour les sociétés de terrassement, alors là, « c’est l’enfer », les ouvriers ne pouvant même pas atteindre les domaines. L’activité est « vraiment arrêtée, et ne pourra réellement reprendre que bien après le mauvais temps, lorsque ce sera sec ». Conclusion, le terrassement a au moins deux mois de retard sur les programmes. Globalement, le manque-à-gagner pour le BTP « se compte en centaines de millions de francs » ajoute Frédéric Quentin. La caisse « intempéries » n’existant pas ici, « pluies = chômage ». Et les sociétés « tapent dans la trésorerie ». Les secteurs VRD et terrassement emploient environ 1 000 salariés en Calédonie.

Agriculture
A des degrés divers, les 4 à 5 000 exploitations agricoles calédoniennes sont touchées. Les arboriculteurs « ont perdu une grande part de leurs fruits », par pourrissement dans les arbres ou asphyxie des racines dans un sol trempé, note un expert. Pour certaines variétés d’agrumes (mandarine, orange…), le taux de perte atteint parfois 80 %, et sans production aujourd’hui, ces exploitants ne vont pas avoir de rentrée financière avant 2009. Vu l’état des champs, inexploitables, des maraîchers n’ont pas eu de ventes, eux, depuis décembre. Dur. « Et rien n’est lancé » ajoute le spécialiste agricole, « le risque est donc de ne pas voir de production locale avant août ! » Pour la pomme de terre, l’oignon, ou la squash par exemple. Par ricochet, autre risque : que tout le monde plante en même temps, que les récoltes arrivent au même moment sur le marché, donc que les cours s’effondrent.
La pluie creuse les comptes. En temps normal, le chiffre d’affaires d’un maraîcher producteur de tomates, poivrons, choux… à la tête d’une exploitation de gabarit moyen, s’élève environ en cumul, pour la période de janvier à avril, à 4, 5 millions de francs. Or cette année, la barre des 600 000 francs est seulement atteinte. Là encore, « la perte globale se compte minimum en centaines de millions de francs » ajoute l’expert. « Si le phénomène se reproduit en 2009, le risque d’une disparition de petites et moyennes cultures est réel. »
La Caisse d’assurances mutuelles agricoles (CAMA), à laquelle adhère apparemment la plupart des exploitants, réunit la semaine prochaine sa commission idoine afin d’étudier les dossiers visant une indemnisation liée aux calamités.

Mine
Les gouttes ont fait grincer la mécanique minière sans « l’impacter ». Dans ces conditions extrêmes, après s’être félicitée du « très bon comportement des bassins de protection » sur son site, la SLN note une baisse de l’activité globale sur mine de 33 % sur les trois derniers mois. Fléchissement lié bien sûr aux difficultés d’accès, risques d’extraction… Ensuite, le minerai extrait étant naturellement plus humide donc plus lourd, toute la chaîne est pénalisée, ralentie : transport par bateau, déchargement, séchage - au coût plus fort… « Nous  saisonnalisons notre production à l’aide de paramètres calculés sur la moyenne des dix dernières années » remarque Daniel Marini, directeur des mines à la SLN. « Mais, forcément, nous n’avions pas prévu de telles intempéries. » D’ailleurs, « nous n’avons pas vu une période comme celle-là depuis 1991 ». Malgré tout, les contrats ont été respectés, les stocks permettant de compenser les retards.

Tourisme
Un vrai coup de frein. Faute de ciel bleu, l’activité subaquatique déguste. Après des recettes en janvier et février quasiment identiques à celles de l’an passé, « le chiffre d’affaires a chuté de 40 % en mars, et avril prend le même chemin » regrette Thierry Baboulenne, président de Nouvelle-Calédonie Plongée, l’association des centres professionnels du territoire. Une situation « épouvantable ». Même écho à Air Mer Loisirs, société de location de catamarans et de monocoques. « Catastrophique », glisse le co-gérant Michel Brasseur, également membre du groupement syndical professionnel des transports et activités nautiques touristiques. Les « annulations au dernier moment » ont fait fléchir l’activité de la société, de « 40 à 50 %, chaque mois,  en mars et avril ». Les hôteliers, eux aussi, sont moroses. La fréquentation des structures du Grand Nord ou des îles a été corrigée à la baisse à compter de mi-février : « Les soucis d’Aircal avec les pistes trempées ou autres, l’impraticabilité des routes… ont entraîné un bouleversement dans les réservations », constate Edouard Xuma, président de l’association des hôteliers de Nouvelle-Calédonie (AHNC). Bref, « l’impact est non négligeable ».

Collectivités
L’addition sera (très) salée dans les communes. « Un affaissement de terrain vient de causer, chez nous, 7 millions de francs de dégâts » calcule Ghislaine Arlie, maire de Farino et présidente de l’association française des maires de Nouvelle-Calédonie. Uniquement dans son village, le total des frais s’élèverait pour le moment à 20-25 millions. Mais « j’ai des routes qui continuent à se casser. C’est catastrophique. »
De son côté, l’association des maires de Nouvelle-Calédonie est en train de répertorier les dommages dans ses 23 communes adhérentes, et de tenter de chiffrer la note. Aujourd’hui, les mairies financent les travaux en urgence sur fonds propres ; certaines sont même obligées de modifier le budget principal pour dégager des crédits. Des édiles rédigent actuellement des lettres à l’attention du gouvernement local mais aussi de l’Etat, le ministère de l’Outre-Mer, visant la déclaration de catastrophe naturelle.
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Jaxom

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Re: Pendant ce temps aux antipodes de là: La Nouvelle Caledonie.
« Réponse #29, le 19 Avril 2008 à 08:53 »
Ils ont oublié le résultat déplorable que ça peut avoir sur le moral et la psyché des gens qui sont privés d'aller à la plage, de plonger ou tout simplement de sortir (un peu) à l'extérieur à cause de cette pluie de ~#{~#{ : J'EN AI MARRE !  :scrogneugneu:
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