Vos derniers jeux testés !

tinou

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Re : Vos derniers jeux testés !
« Réponse #1065,  »
Coffee Talk

Une petite pépite de jeu narratif, où l’on incarne un barrista en charge de faire toutes sortes de cafés pour les clients. On écoute leur histoire au fil des jours qui passent dans une Seattle pluvieuse. Pixel art, ambiance cosy au rdvs. C’est mignon et fait passer le temps agréablement.

The Pathless

La dernière création de Giant Squid, le studio fondé par les créateurs de Abzû, Journey, Flower, … Visuellement et techniquement plus ambitieux que ses prédécesseurs, The Pathless offre un plongeon dans un monde ouvert superbe, que l’on parcourt en glissant sur les prés en tirant à l’arc, ou alors accroché à son aigle pour des séquences de planeur vertigineuses. C’est un monde ouvert mais vraiment très épuré, sans map ni objectifs indiqués à suivre, ni quêtes fedex. Donc une vraie revisite du genre, avec un design lisse, coloré très chouette. Les séquences avec les boss sont un peu répétitives , mais en une quinzaine d’heures on arrive à compléter le jeu à 100%. Le jeu m’a semblé passer un peu inaperçu en fin d’année dernière, je ne peux que le recommander.

L.A. Cops

Comme je le disais plus haut, si vous aimez les ambiances cartoon, les flics américains dépeints dans les films des années 70 avec grosses lunettes, pattes aux oreilles, les donuts, les gobelets de café, c’est le jeu parfait pour vous. Sur 8 niveaux plus 5 de bonus, on doit en tandem zigouiller tous les truands. Avec une endurance de merde, et des flingues pas terribles au début. Le jeu peut sembler difficile quand on commence, mais très vite on pige que l’IA est très basique, et on arrive à passer. On gagne des points d’XP à répartir sur plusieurs postes pour gagner en compétence. On a le choix du tandem de flics à incarner au début de chaque mission, sachant qu’ils sont tous plus ou moins identiques une fois boostés à fond. Un bon moment, peut-être 5 heures pour tout faire à 100%.

Narita Boy

Que dire que dire… c’est sûr que dans la catégorie pixel art très retro, c’est à tomber, et vaut sans doute le coup juste pour cet aspect si vous le trouvez en promo par exemple. Après, autant l’histoire du créateur du jeu (les « memories » que l’on débloque dans certains lieux secrets - tous ne sont pas trouvables sans un guide je vous préviens) est super intéressante, autant le lore du jeu en lui même est imbitable et roboratif au possible. Je l’ai fini sans m’y intéresser, et c’est peut-être ce qu’il y a de mieux à faire. Un jeu relativement facile à platiner mais certains trophées sont impossibles une fois trop loin dans le jeu. Si vous voulez éviter un playthrough supplémentaire, regardez un guide. Bref, une semi-déception quand même. J’en attendais trop.






Re : Vos derniers jeux testés !
« Réponse #1066,  »Modifié
One Night Stand

Jeu narratif à l'ambiance colorée pastel. C'est très simple : on se réveille en charmante compagnie et la suite... on doit dialoguer avec cette partenaire d'un soir, comprendre ce qu'il s'est passé, partir (ou pas), dans quelles conditions, etc. En 5-10 min on finit l'aventure, et on peut recommencer en faisant d'autres choix. On débloque ainsi une fin différente, parmi une quatorzaine je crois en tout. Sympathique.


Journey of the Broken Circle

Un jeu de plateforme où l'on incarne un cercle incomplet ou cassé (dont il manque un coin). On parcourt le monde à la recherche de ce coin manquant ou tout autre objet qui pourrait faire le job à la place. On acquiert ainsi d'autres possibilités de se mouvoir. Le jeu se finit relativement rapidement, et pour le complétiste en vous, il y a quelques champignons à aller chercher, et 2 niveaux bonus à débloquer et compléter, dont un est clairement odieux (mais je n'en dis pas plus). Je dirais 6-7 heures pour en voir le bout à 100%.


WW2K Battle Grounds

Je me suis surpris à prendre ce jeu de catch, distribué gratuitement en juillet aux abonnés PS+. C'est plutôt rigolo, avec des personnages en SD, des coups et combinaisons de coups exagérées et super pouvoirs over the top. On distribue donc des mandales, des Irish whip, on grimpe sur les cordes, on sort du ring, on prend une chaise ou une guitare pour taper l'adversaire... les possibilités sont infinies ou presque. Un mode campagne permet de gagner des crédits pour débloquer des compétences, monter en niveau. Les lutteurs se répartissent par profil : les voltigeurs (Mysterio et cie), les brawlers, les power house (genre Big show, Undertaker, etc.), etc. On s'aperçoit que ce monde du catch finalement n'évolue guère, on retrouve toujours les mêmes lutteurs depuis les 90-2000... Genre on retrouve Bret Hart, Brock Lesnar, Yokozuna, Hulk Hogan, Eddie Guerrero, Batista, Randy Savage, etc. C’est nostalgique. On peut aussi jouer avec beaucoup de personnages féminins (je dirais qu’il y a bien 1/3 de persos féminins). Les commentaires des consultants américains sont savoureux, on retrouve l’ambiance WWE, c’est sûr. Au final on passe un bon moment, mais c'est quand même vite limité en termes de combat. Le trophée le plus compliqué est un Royal Rumble à remporter contre 30 adversaires. Cela reste faisable, je vous rassure. Il y a un mode où l’on peut customiser un personnage et le faire progresser, je n’ai pas encore exploré tout ça à fond.


Drowning

Jeu narratif où l'on arpente un chemin en lisant des textes sur une histoire scolaire qui tourne mal. Plusieurs fins possibles là aussi suivant les embranchements que l'on prend. Ce n'est pas inintéressant, mais par contre techniquement c'est daté.


Black the Fall

J'avais chroniqué Inside précédemment, ce jeu s'en rapproche mais reste un poil en deçà cependant. On incarne un ouvrier essayant de s'enfuir dans une uchronie dépeignant une Roumanie communiste où Ceausescu serait parti en roue libre ultra nationaliste... on fait face à des machines, des puzzles, des gardes. Le moindre écart ou la moindre erreur est fatale et on doit recommencer la séquence. C'est politiquement marqué j'ai trouvé (au début et à la fin par exemple). Surtout on ressent bien cette atmosphère de terreur qui règne sur le monde que l'on parcourt, c'est en cela un peu différent de Inside où je trouve que c'était plus angoissant / claustro qu'effrayant. Un jeu indé intriguant, pas fou techniquement, mais qui a une vraie patte artistique j'ai trouvé. Les puzzles sont relativement simples, ce qui fait qu’on a comme pour Inside cette sensation de dérouler une bande de paysages industriels improbables sans jamais trop s’arrêter, monde parcouru en 2D de gauche à droite, simplement. Mais comme dans Inside, on y trouve parfois des cachettes : là une église, ici un grand-père dans une cave avec un poste de télévision piraté lui rapportant les nouvelles du vrai monde, etc.


Inner Space

Difficile de décrire ce jeu d’exploration où l'on incarne une sorte de petit engin volant évoluant à l'intérieur d'une succession de mondes sphériques clôts. Je pense qu'initialement le jeu était destiné à être utilisé avec des casques de réalité virtuelle. Outre des reliefs parfois charnus et des structures artificielles à l’architecture quelconque, les mondes en question comportent des mers ou lacs dans lesquels on peut plonger. Mais évidemment suivant notre position précise dans cette boule close, l'action de plonger pourra provoquer des surprises car la gravité ne s’exerce pas forcément vers là où on regarde... c'est difficile à décrire, et je ne sais pas trop si c'est un jeu que je vous recommanderais finalement. Il y a quelques collectibles à amasser (une petite trentaine, rien de fou). L'histoire est un peu râtée je trouve, très absconse (on doit réveiller des demi dieux pour leur faire faire je ne sais quoi en lien avec « les mémoires du monde de l’Inverse »...). Le développeur s’appelle PolyKnight Games et c’est leur premier jeu.


Downhill Lonely Mountain

Et donc pour conclure cette salve de logs, je finis sur ce petit jeu fort réussi de descente de montagne en VTT. Le principe est simple : sur 5 montagnes en tout, on a 4 parcours à descendre, une première fois en mode découverte, puis ensuite des challenges sont à relever : descendre en dessous d’un certain chrono, ou en n’excédant pas un certain nombre de chutes, ou bien un mix des deux. Ensuite vient le mode nuit, plus compliqué avec la petite lampe du vélo, mais avec moins de challenges à accomplir (3 par parcours). J’ai apprécié le moteur physique, assez subtil, permettant une gestion réaliste des obstacles. Les parcours sont variés, comportent pléthore de raccourcis, que l’on ne pourra pas prendre avec tous les vélos d’ailleurs (on débloque différentes montures au fur et à mesure que l’on rempli des challenges). Bref il y a plusieurs choses à tester, et le tout est évidemment généreusement environné online, avec leaderboards, et quantité de stats checkpoint par checkpoint. Les 5 montagnes sont très différentes les unes des autres : alpages suisses, Sierra Nevada vertigineuse, Appalaches automnales, Rocheuses canadiennes, et enfin l’Islande (cette 5ème montagne est en DLC) avec ses larges à-pics, ses couleurs vertes et noires volcaniques intenses, ses macareux, et j’en passe. Avec pour bande sonore non pas de musique trépidante, mais simplement les bruits de la montagne, les oiseaux, le vent, les rivières, le froissement des feuilles, les dérapages du vélo sur des textures caillouteuses et terreuses, les cliquetis des pignons… Enormissime, enivrant, très reposant. Une vraie « pause fraîcheur » (pour faire une référence à cette nouvelle règle footballistique post-anthropocène) dans la moiteur des soirées tokyoïtes. Les trophées viennent naturellement avec le degré d’avancement (vélos débloqués et utilisés, couleurs et accoutrements débloqués, type de gamelles expérimentées, etc.), mais il y en a quand même pour une trentaine d’heures je pense (je vérifierai dans mes stats).

J’ai maintenant commencé Spider-Man (avec un tiret entre Spider et Man comme rappelé dans la première séquence de jeu) et je le trouve déjà fort réussi visuellement, en net décalage par rapport à cette liste de (relatifs) « petits jeux de l’été » que je viens de vous détailler. 
"Honey badger don't care"