La guerre, c'est comme la mode: ça s'en va... et ça revient.

RoiLion.Thom

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Kingelf

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Re : La guerre, c'est comme la mode: ça s'en va... et ça revient.
« Réponse #62, le 26 Juillet 2006 à 18:34 »
Juste pour signaler au passage que le Liban a une population très composite, issue de l'histoire tourmentée de la région. (empire Turc, protectorat Français...)

On y trouve un nombre non négligeable de personnes d'origines arméniennes, 60% de musulmans et 40% de chrétiens (ainsi qu'environ 7000 juifs) C'est de ce côté-là un des pays qui assume le mieux sa diversité dans la région. :yaisse:

Pour avoir des détails, voir Wikipedia.

Sinon, j'ai l'impression que les ricains vont bientôt rappeler leur pitbull... demander au gouvernement israëlien d'arrêter les opérations. C'est normal, vu qu'ils ont pété tout ce qu'il y avait à péter (les ponts, les centrales électroiques et les centraux téléphoniques, les aéroports, les ports...) :thumbdown2:
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Re : La guerre, c'est comme la mode: ça s'en va... et ça revient.
« Réponse #64, le 27 Juillet 2006 à 18:27 »
On peut constater que la guerre précédente a aussi été causée en partie par la présence proche  d'Israël (de manière indirecte au départ) et la présence de combattant palestiniens sur le sol du Liban.

Ceci dit, la situation a changé, et je pense qu'il y a des chances qu'aujourd'hui, les libanais sont beaucoup plus unis qu'ils ne l'étaient à l'époque. Je rappelle que dans les années 1970 à 90 les phalanges chrétiennes s'étaient acoquinées avec Israël, et que ce pays avait réussi à constituer une armée supplétive constituée de libanais. Cette situation d'aliance d'une milice communautaire avec Israël me semble hautement improbable aujourd'hui... Au contraire, je dirais que chaque bombardement soude les libanais un peu plus avec le Hezbollah.

Même si on a l'impression de voir un film déjà vu (l'invasion du Liban par l'armée Israëlienne) le contexte est très différent à la fois au Liban... mais aussi en Israël, où peu de gens ont oublié le revers cuisant des 18 ans d'occupation du Sud-Liban. Le déroulement ne sera donc pas exactement le même, quoiqu'il arrive.
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Re : La guerre, c'est comme la mode: ça s'en va... et ça revient.
« Réponse #65, le 28 Juillet 2006 à 08:47 »
Par rapport à ce qu'il se passe entre Israël et le Liban, je ne pense pas avoir encore assez de recul pour le moment pour pouvoir en discuter de manière objective. Mais je vais copier/coller le texte d'un Juif pacifiste qui m'a ouvert un peu plus les yeux:
Citation
Uri Avnery 15 juillet 2006

"L’objectif réel

L’OBJECTIF RÉEL est de changer le régime au Liban et d’y installer un gouvernement fantoche.

C’était l’objectif de l’invasion du Liban par Ariel Sharon en 1982. Ce fut un échec. Mais Sharon et ses disciples à la direction militaire et politique n’y ont en fait jamais renoncé.

Comme en 1982, l’opération actuelle a été planifiée et elle est menée en totale coordination avec les Etats-Unis.

Comme alors, il ne fait aucun doute qu’elle est coordonnée avec une partie de l’élite libanaise.

Voilà pour l’essentiel. Tout le reste n’est que bruit et propagande.

A LA VEILLE de l’invasion de 1982, le Secrétaire d’Etat, Alexander Haig, avait dit à Ariel Sharon que pour lancer l’invasion, il faudrait qu’il y ait une provocation claire qui la ferait accepter par l’opinion mondiale.

La provocation a bien eu lieu - exactement au moment voulu -quand le groupe terroriste d’Abou Nidal a essayé d’assassiner l’ambassadeur israélien à Londres. Elle n’avait aucun rapport avec le Liban, et encore moins avec l’OLP (l’ennemi d’Abou Nidal), mais elle a servi de prétexte au projet.

Cette fois-ci, la provocation nécessaire a été fournie par la capture de deux soldats israéliens par le Hezbollah. Tout le monde sait qu’ils ne pourront être libérés que dans le cadre d’un échange de prisonniers. Mais l’énorme campagne militaire qui était prête depuis des mois a été vendue à l’opinion publique israélienne et internationale comme une opération de secours.

(Assez curieusement, exactement la même chose s’était passée deux semaines auparavant dans la bande de Gaza. Le Hamas et ses partenaires avaient capturé un soldat, ce qui a servi d’excuse à une opération massive qui avait été préparée de longue date et dont le but est de détruire le gouvernement palestinien.)

LE BUT AFFICHÉ de l’opération libanaise est de repousser le Hezbollah loin de la frontière, de telle façon qu’il lui soit impossible de capturer d’autres soldats et de lancer des roquettes sur des villes israéliennes. L’invasion de la bande de Gaza a aussi officiellement pour but de mettre Ashkelon et Sderot hors de portée des Qassam.

Ces opérations ressemblent à celle de 1982 « Paix en Galilée ». On a alors dit à l’opinion publique et à la Knesset que le but de la guerre était de « repousser les katyushas à 40 kilomètres de la frontière ».

C’était un mensonge délibéré. Au cours des onze mois précédents, pas une seule fusée katyusha (ni un seul tir) n’avait été lancée par dessus la frontière. Dès le début, le but de l’opération était d’atteindre Beyrouth et d’y installer un Quisling local. Comme je l’ai raconté plus d’une fois, Sharon lui-même me l’a dit neuf mois avant la guerre, et je l’ai dûment publié à l’époque, avec son consentement (mais sans le citer).

Bien sûr, l’opération actuelle a aussi quelques objectifs secondaires, qui n’incluent pas la libération des prisonniers. Tout le monde comprend que celle-ci ne peut pas être obtenue par des moyens militaires. Mais il est probablement possible de détruire quelques uns des milliers de missiles que le Hezbollah a accumulés au cours des années. A cette fin, les chefs de l’armée sont prêts à exposer la vie des habitants des villes israéliennes qui sont à portée des roquettes. Ils croient que cela en vaut la peine comme s’il s’agissait de pions sur un échiquier.

Un autre objectif secondaire est de réhabiliter le « pouvoir dissuasif » de l’armée. Cette expression est un mot de code pour parler de la restauration de l’orgueil blessé de l’armée, qui a reçu un rude coup après les actions militaires audacieuses du Hamas au sud et du Hezbollah au nord.

OFFICIELLEMENT, le gouvernement israélien demande que le gouvernement du Liban désarme le Hezbollah et l’éloigne de la région frontalière.

Cette exigence est totalement irréalisable sous le régime libanais actuel, un tissu délicat de communautés ethnico-religieuses. Le moindre choc peut démolir toute la structure et jeter l’Etat dans une totale anarchie - surtout depuis que les Américains ont réussi à en chasser l’armée syrienne, seul élément qui a, pendant des années, apporté une sorte de stabilité.

L’idée d’installer un Quisling au Liban n’est pas nouvelle. En 1955, David Ben Gourion avait proposé de prendre un « officier chrétien » et de l’installer comme dictateur. Moshe Sharet avait montré que cette idée était basée sur une totale ignorance des affaires libanaises et l’avait torpillée. Mais, 27 ans plus tard, Ariel Sharon a essayé néanmoins de la réaliser. Bashir Gemayel a donc été installé comme Président, pour être assassiné peu après. Son frère, Amin, lui a succédé et a signé un accord de paix avec Israël, mais il a été chassé du pouvoir. (Le même frère soutient aujourd’hui publiquement l’opération israélienne.)

L’idée aujourd’hui est que si les forces aériennes israéliennes envoient assez de bombes sur la population libanaise - paralysant les ports et les aéroports, détruisant l’infrastructure, bombardant des quartiers résidentiels, coupant l’autoroute Beyrouth-Damas, etc. - les gens seront furieux contre le Hezbollah et feront pression sur le gouvernement libanais pour qu’il réponde aux exigences d’Israël. Etant donné que le gouvernement actuel ne peut même pas envisager cela, une dictature sera installée avec le soutien d’Israël.

C’est la logique militaire. J’ai quelques doutes. On peut supposer que la plupart des Libanais réagiront comme tout autre peuple sur terre : avec fureur et haine envers l’envahisseur. C’est ce qui s’est passé en 1982, quand les Chiites dans le sud du Liban, jusqu’alors dociles comme des agneaux, se sont soulevés contre les occupants israéliens et ont créé le Hezbollah qui est devenue la principale force du pays. Si maintenant l’élite libanaise est soupçonnée de collaboration avec Israël, elle sera balayée. (A ce propos, les Qassams et les katyushas ont-elles incité la population israélienne à exercer des pressions sur notre gouvernement pour qu’il abandonne ? Au contraire.)

La politique américaine est pleine de contradictions. Le Président Bush veut un « changement de régime » au Moyen-Orient, mais l’actuel régime libanais n’a été que récemment installé sous la pression américaine. Pendant ce temps, Bush n’a réussi qu’à briser l’Irak et à causer une guerre civile (comme prévu ici). Il peut obtenir la même chose au Liban, s’il n’arrête pas l’armée israélienne à temps. En outre, un coup dévastateur contre le Hezbollah peut soulever la fureur, non seulement en Iran, mais également parmi les Chiites d’Irak, sur le soutien desquels reposent tous les plans de Bush pour un régime pro-américain.

Alors quelle est la réponse ? Ce n’est pas un hasard si le Hezbollah a réalisé son opération d’enlèvement de soldats à un moment où les Palestiniens appellent au secours. La cause palestinienne est populaire dans tout le monde arabe. En montrant qu’il est un ami quand on a besoin de lui, alors que tous les autres Arabes font lamentablement défaut, le Hezbollah espère augmenter sa popularité. Si un accord israélo-palestinien était conclu aujourd’hui, le Hezbollah ne serait plus rien d’autre qu’un phénomène libanais local, sans rapport avec notre situation.

MOINS de trois mois après sa formation, le gouvernement Olmert-Peretz a réussi à plonger Israël dans une guerre sur deux fronts, dont les buts sont irréalistes et dont on ne peut prévoir les résultats.

Si Olmert espère être considéré comme Monsieur Macho-Macho, un Sharon puissance deux, il sera déçu. De même pour les tentatives désespérées de Peretz d’être pris au sérieux comme un Monsieur Sécurité influent. Tout le monde comprend que cette campagne - tant à Gaza qu’au Liban - a été planifiée par l’armée et dictée par l’armée. L’homme qui prend les décisions en Israël aujourd’hui est Dan Halutz. Ce n’est pas un hasard si le boulot au Liban est revenu à l’armée de l’Air.

Les gens ne sont pas enthousiastes sur la guerre. Ils y sont résignés, dans un fatalisme stoïque, parce qu’on leur dit qu’il n’y a pas d’alternative. Et en effet, qui peut dire le contraire ? Qui ne désire pas libérer les « soldats kidnappés » ? Qui ne veut pas éloigner les katyushas et réhabiliter la dissuasion ? Aucun homme politique n’ose critiquer l’opération (excepté les membres arabes de la Knesset, dont l’opinion juive ne fait pas cas). Dans les médias, les généraux règnent en maîtres, et pas seulement ceux en uniforme. Il n’y a presque aucun ancien général qui ne soit pas invité par les médias pour commenter, expliquer et justifier, tous parlant d’une seule voix.

(Par exemple : la chaîne de télévision la plus populaire d’Israël m’avait invité pour une interview sur la guerre, après avoir appris que j’avais participé à une manifestation anti-guerre. J’ai été très surpris. Mais pas pour longtemps : une heure avant l’émission, un organisateur du débat, confus, a appelé et dit qu’il y avait eu une terrible méprise - ils voulaient en fait inviter le professeur Shlomo Avineri, un ancien directeur général du ministère des Affaires étrangères sur lequel on peut compter pour justifier, en langage diplomatique, tout acte du gouvernement, quel qu’il soit,.)

« Inter arma silent musae » - quand les armes parlent, les muses se taisent. Ou, plutôt : quand les canons tonnent, le cerveau cesse de fonctionner.

ET JUSTE une petite réflexion : quand l’Etat d’Israël a été fondé en pleine guerre, une affiche avait été collée sur les murs : « Tout le pays - un front ! Tout le peuple - une armée ! » Cinquante-huit ans ont passé, et le même slogan vaut toujours. Qu’est-ce que cela nous apprend sur des générations d’hommes d’Etat et de généraux ?


Posté: Vendredi 28 Juillet, 08:42:13

Des images de guerre très fortes:

http://209.67.212.138/~lebanon/
http://www.abouyounes.com/presentation.asp?enter=true

Kingelf

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Re : La guerre, c'est comme la mode: ça s'en va... et ça revient.
« Réponse #67, le 29 Juillet 2006 à 11:14 »
Je ne sais pas si le but est de mettre un gouvernement fantoche au Liban, mais c'est pas impossible. Ceci dit, l'analyse de cette personne est malheureusement pleine de bon sens, surtout lorsqu'il dit:
Citation
[...]L?idée aujourd?hui est que si les forces aériennes israéliennes envoient assez de bombes sur la population libanaise - paralysant les ports et les aéroports, détruisant l?infrastructure, bombardant des quartiers résidentiels, coupant l?autoroute Beyrouth-Damas, etc. - les gens seront furieux contre le Hezbollah et feront pression sur le gouvernement libanais pour qu?il réponde aux exigences d?Israël. Etant donné que le gouvernement actuel ne peut même pas envisager cela, une dictature sera installée avec le soutien d?Israël.

C?est la logique militaire. J?ai quelques doutes. On peut supposer que la plupart des Libanais réagiront comme tout autre peuple sur terre : avec fureur et haine envers l?envahisseur.[...]
Bref, je ne voit pas trop ce que peut espérer le gouvernement Israëlien à continuer cette guerre... À part aller dans le mur. :rolleyes:

Posté: Vendredi 28 Juillet, 19:52:12

Et une marée noir, une!

http://fr.news.yahoo.com/29072006/202/maree-noire-au-liban-plus-grande-catastrophe-ecologique-en-mediterranee.html
Citation
BEYROUTH (AFP) - Le bombardement par l'aviation israélienne des réservoirs de pétrole de la centrale électrique de Jiyé, au Liban sud, a entraîné "la plus grande catastrophe écologique en Méditerranée", a affirmé samedi le ministre libanais de l'Environnement.

"Jusqu'à présent, 10.000 à 15.000 tonnes de brut se sont déversées dans la mer et c'est incontestablement la plus grande catastrophe écologique qu'a connue la Méditerranée", a assuré M. Yacoub Sarraf.
Je suppose que l'armée israëlienne va nous dire que la centrale appartenait au Hezbollah (tout comme au passage le plus haut pont autoroutier du Proche-Orient sur l'axe Beyrouth-Damas), et que c'est pour ça qu'ils l'ont bombardée. :thumbdown2:

Comme même l'ONU se casse, les bouchers n'auront plus de témoins pour les gêner. Pour paraphraser un de nos hommes politiques "le Liban brûle, et nous regardons ailleurs"... Affligeant. :thumbdown2:
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Re : La guerre, c'est comme la mode: ça s'en va... et ça revient.
« Réponse #69, le 31 Juillet 2006 à 13:05 »Modifié le 31 Juillet 2006 à 15:09 par Anta
Citation de Kingelf le 31 Juillet 2006 à 11:28
Une cinquantaine de morts à Cana, dont trente enfants siouplaît, certainement des militants du Hezbollah. La précision des "frappes chirurgicales" israéliennes sont en constante progression   :thumbdown2:
C'est une véritable honte ...
Comment les N.U. peuvent-elles laisser se produire de telles attrocités.
Il y a environ deux jours, j'ai regardé un documentaire consacré à l'Expo universelle de 1958 (à BXL) où justement l'UN figurait au centre des discussions avec pour slogan "Pour un avenir meilleur " (un énooorme pavillon  lui était d'ailleurs consacré). Il est vrai que cette expo était la première après la seconde guerre mondiale et que le contexte d'alors était bien différent de celui d'aujourd'hui mais 'tain quel contraste ! On est à des années lumières de ces belles paroles porteuses d'espoir que l'on prêchait à l'époque... -_____-
Les N.U., une bien belle mascarade...  :thumbdown2:


Kian

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squekky

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Re : La guerre, c'est comme la mode: ça s'en va... et ça revient.
« Réponse #73, le 31 Juillet 2006 à 17:29 »
Ca y est Israel baffoue encore sa parole de nouveaux raid on encore frappe lé sud du liban. Devant une telle situation on reste encore bailloné. On peut dire que fait la police. Mais dans milieu elle est elle aussi corrompu. Quand je vois ca j ai honte de nous et des images qu'on montre a nos enfants.
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-Marx & Engels, Communist Manifesto (1848)-