Voir les contributions

Cette section vous permet de consulter les contributions (messages, sujets et fichiers joints) d'un utilisateur. Vous ne pourrez voir que les contributions des zones auxquelles vous avez accès.

Messages - tinou
1
Je continue ma liste, que j'ai d’ailleurs étoffé depuis :mrgreen:
Citation de tinou le 4 Juin à 02:47
D'ici la fin d'année je prévois de finir :
- Telltale Walking Dead
- Horizon Zero Dawn
- Rise of the Tomb Raider
- Child of Light
- Life is Strange 1 et 2
- et donc, Red dead online

- GRIS
- The Wolf Among Us
- Last Guardian
- Life is Strange - Before the Storm
- Donut County
Donut County :
Jeu indépendant très original où l'on incarne.... un trou! Oui Monsieur parfaitement !
Je n'en dis pas plus, mais c'est assez fun et ça fait le job niveau détente.

Telltales's Walking Dead :
J'avais fait la saison 1 sur Xbox 360.

La saison 2 sur PS3.

J’avais adoré ces petits jeux narratifs à l’époque, mais ensuite je ne sais pas pourquoi, Telltale n’a pas enchaîné immédiatement, a eu tout un tas de problèmes, et a mis la clef sous la porte. Mais j'ai finalement appris qu’ils avaient quand même bouclé la série avec une saison 3 et 4. J'ai donc sauté sur la Definitive Edition contenant les 4 saisons, plus la mini-série Michonne (très moyenne), plus l'épisode 400 Days  (très bon, qui fait plein de jonctions avec et éclaire le background de certains persos des saisons ultérieures).
J’ai refait les saisons 1 et 2, pour me replonger dans l’histoire et aussi parce que je voulais avoir le legacy de mes choix pour la suite.

Puis j’ai enchaîné avec les saisons 3 et 4.

Celles-ci sont d'ailleurs graphiquement bien plus abouties que les deux premières.

La saison 3 est un peu lambda au niveau du scénario cependant j'ai trouvé (la BD et la série TV ayant déjà exploré bien des thèmes abordé dans cette saison en fait), même si le parti pris de faire un simili reboot en repartant avec de nouveaux personnages était osé. Clementine est en second plan, le héros est intéressant mais il n’a pas cette âme palpable dans les saisons précédentes, et il se laisse conduire un peu en mode automatique le long des choix du jeu.

La saison 4 est pour moi un sommet d'émotion par contre : déjà c'est la dernière saison, la fin de l’histoire, le terminus. Et on a bien failli ne pas y avoir droit (faillite de Telltale, et Skybound qui vient in-extremis en renfort boucler les deux derniers épisodes de cette saison 4).  J'ai trouvé le scenario, le développement des personnages, la musique et l'ambiance, tout cela vraiment très bons. J'ai été très ému sur la fin, quitter Clementine... fichtre, ce personnage m'a assez marqué.
Les musiques de Jared Emerson-Johnson et le score "alternative rock/root US dépressifs post-Trump" sont très bonnes dans cet opus.
Ci-joint quelques extraits (une des chansons est également présente sur la Saison 2 – je vous laisse deviner laquelle !) :

https://www.youtube.com/watch?v=EDK9jsQ5itA

https://www.youtube.com/watch?v=qVWmELSsuHg

https://www.youtube.com/watch?v=vB0a9wLHGz8

https://www.youtube.com/watch?v=-zpqc2Hh_Qc

https://www.youtube.com/watch?v=9vHn4UIwKck

https://www.youtube.com/watch?v=_dAOhepWxds

Bref, du très bon. Mais je pense que l’utilisation de la musique plus marquée dans cette ultime saison vient sans doute du fait qu’entre les saisons 3 et 4 de Walking Dead…

… ben il y a eu Life is Strange !

Du studio français Dontnod.

Et en un seul mot : sapoutre :o

La première saison (Life is Strange 1 – composée de 5 épisodes) est surprenante par le traitement de ses deux personnages principaux, deux héroïnes. Les sujets abordés sont forts : harcèlement scolaire, maladie, drogue, déclassement social, etc. On est sur un format de thriller / enquête, avec du surnaturel : l’héroïne peut remonter le temps, et on peut donc changer certaines actions/dialogues. La musique est superbe tant les thèmes principaux que les morceaux sous licence choisis pour illustrer certaines scènes.

Tout ceci est encore plus poussé dans Life is Strange 2, qui m’a alors là pour le coup vraiment mis une claque par son histoire, ses thèmes, ses dialogues, la construction du scénario. Techniquement il est aussi bien plus abouti que le premier (autre grosse claque graphique next gen pour ma part, surtout les 3 premiers épisodes). L’ambiance sonore est juste dingue, et les morceaux sous licence habillent encore mieux que dans le 1 chacune des séquences. Dontnod a fait appel à Jonathan Morali aka Syd Matters encore une fois, et je ne connais pas ce monsieur mais il est vraiment talentueux. :o

La formule est très différente de LiS 1 - qui est une sorte de huis-clôt dans la petite ville côtière fictive de Arcadia Bay. LiS 2 prend le contrepied en proposant un road movie qui prend place entre Seattle et le Mexique. Les décors et les lumières sont juste magnifiques (les grandes forêts de conifères près du Mont Rainier, les contrées enneigées de l’Oregon, les Seqoia en Californie du nord, etc.) et pour cet aspect ainsi que pour le scénario, on pense immédiatement Into the Wild, mais avec un discours politique bien plus incisif. On y dénonce tour à tour le racisme, l’intolérance, les dérives sécuritaires, les armes, le sectarisme, et globalement toute l’actualité récente US : élection de Trump, mur mexicain, révoltes contre la police... Un des personnages rencontrée dans l’Episode 1 donne le ton d’entrée : « Everything is political, Sean »… Ambiance. Je ne suis pas certain non plus que la Manif pour Tous appose son Seal of Quality sur le jeu quand on voit le traitement qu’il y est fait de l’homosexualité. Et pour être tout à fait complet dans la panoplie « jeu de gauche », le jeu tient également un discours assez aboutit sur la légalisation des drogues douces. C’est d’ailleurs bien la première fois qu’un jeu me fait faire de l’agriculture de cannabis…
Certains personnages comme celui de Cassidy ou de Finn sont suffisamment développés pour qu’on s’y attache vraiment, sans parler du héros de l’histoire, Sean. 

Dans le genre illustration quasi-naturaliste d’une certaine Amérique à la dérive, le jeu est vraiment spot on.

Une très très grosse baffe pour moi donc. Je suis sorti de là… vraiment à terre, marqué à vif. Limite déprimé. :pleure:

Quelques morceaux marquants (le jeu est très bon pour faire découvrir d’autres musiques) :
First Aid Kit – I Found A Way

https://www.youtube.com/watch?v=83-QaVJwvrk
Milk & Bone – Natalie

https://www.youtube.com/watch?v=DzyocPQvfEU
Cascadeur – Meaning

https://www.youtube.com/watch?v=0RBma9uIcb8
Phoenix – Lisztomania

https://www.youtube.com/watch?v=nyjm3blEw9w

Mais il y a aussi du Gorillaz, du Justice…

Et les pistes sublimes composées pour le jeu par Jonathan Morali, avec par exemple :
Into the Woods

https://www.youtube.com/watch?v=e9tyXKR4sRs
A Long Road Ahead (Nightbus)

https://www.youtube.com/watch?v=zeq9ZL4JiMw&t=6s

Bon, c’est toujours un peu limité les posts comme ça, où on donne son avis... Car, soit vous y avez joué, et donc vous voyez très bien de quoi je parle et pas besoin de ce post en plus, et on peut discuter éventuellement. Soit non, et je ne sais pas si ce genre de post peut vous inciter ou non à vous y plonger. Si vous avez un peu de temps devant vous (boucler les 5 épisodes de la saison 2 prend au total entre 10 et 15 heures je pense) surtout foncez! Aucun skill demandé, juste appuyer sur des boutons pour faire des choix à certains moments, le reste se déroule vraiment tout seul ou presque.

C'était en tout cas largement mieux que la fin de la série Homeland :o pour laquelle je ne ferais pas de post car Claire(ment) sapoutrepas.


2
Sur le front du lycée français de Tokyo, les choses stagnent :

https://lepetitjournal.com/tokyo/parents-lycee-francais-tokyo-tribune
Citation
Appel à l’aide des parents de Tokyo
Par Groupe Parents du LFIT | Publié le 05/07/2020 à 14:24 | Mis à jour le 05/07/2020 à 14:46



Peu de gens le savent en France, mais l’éducation au Lycée Français International de Tokyo est d'environ 1000 euros par mois par enfant. Cela représente 150 000 euros pour une scolarité complète de la petite section à la terminale. Un investissement considérable que nous étions prêts à payer tant que nos enfants recevaient une éducation française de qualité.

Mais depuis le début de la crise du coronavirus, la qualité de cette éducation s’est considérablement dégradée. Si certaines classes ont eu droit à un vrai suivi et des cours par vidéoconférence plusieurs fois par semaine, d’autres classes n’ont eu aucun « zoom », et ce malgré les plaintes répétées des parents. Le Lycée Français vante son excellence, mais dans cette crise il n’a pas su mettre en place des outils pédagogiques modernes et adaptés à l’éducation à distance. Ce n’est pas le Lycée qui a assumé la « continuité pédagogique », ce sont les parents qui ont dû porter la casquette du professeur. Tout en continuant à travailler.

Conscients du caractère inédit de la crise, nous avons été patients. Trop patients. Le 1er juin, nous avons vu les écoles japonaises rouvrir, avec des plans progressifs tenant compte de l’évolution de la crise, mais toujours une véritable volonté de rattrapage scolaire : réduction des vacances d’été, cours supplémentaires en semaine ou prévus pour la rentrée… Le 14 juin, nous avons entendu Emmanuel Macron annoncer la reprise normale des cours sur tout le territoire français, un pays qui compte 30 fois plus de décès qu’au Japon. Pourtant au LFI de Tokyo les lycéens ont dû continuer à étudier à la maison jusqu’aux vacances, les collégiens n’ont eu que 4 jours de cours depuis la « reprise », en maternelle 1,5 jour par semaine, en primaire 2,25 jours par semaine.
 
Pendant ces quatre mois beaucoup d’enfants ont décroché, tous ont souffert de lacunes pédagogiques, il faut les rattraper - ou au moins tenter de le faire. Ce n’est pas le choix du Lycée Français et nous ne comprenons pas pourquoi. Aucune forme d'enseignement n'a été proposée pendant les vacances d'été. Le lycée refuse catégoriquement des cours supplémentaires à la rentrée, même pas « une heure le mercredi » comme nous le demandions. Argument avancé : cela fatiguerait les enfants.

Nous ne minimisons pas l’ampleur de cette crise. Nous savons bien que la rentrée pourrait être à nouveau compliquée. Mais c’est précisément pour cela qu’il nous faut un vrai plan pour septembre. Aucun scénario ne nous a été communiqué. Tout ce que nous avons reçu c’est une lettre nous souhaitant de bonnes vacances et rendez-vous après le 20 aout. Au royaume du programme, ce manque d’anticipation est très mal vécu.
 
Le mécontentement grandissant parmi les parents d’élèves a amené à la création d’un collectif visant à regrouper les efforts individuels : « Parents du LFIT ». 300 membres ont rejoint ce groupe Facebook. Tous partagent un sentiment d’injustice.

Après des mois de bataille avec la direction, tout ce que nous avons obtenu c’est un gel de l'augmentation de 1,8% des frais de scolarité pour la rentrée 2020. L’Agence pour l’Enseignement du Français à l’Etranger a aussi décidé une réduction de 30% des frais de scolarité en maternelle. Pourquoi seules les maternelles ? Si cette réduction prouve que le lycée reconnaît ses manquements, tous les parents sont concernés.  Et c’est toutes les familles qu’il faut aider.

Ce n’est pas un reproche aux professeurs qui pour la majorité d’entre eux ont été vaillants, souvent créatifs, c’est une constatation : c’est nous qui avons assumé cette éducation. Si l’école était gratuite, nous pourrions comprendre. Mais ici elle est très chère. Nous ne travaillons pas pour de grosses entreprises qui payent les frais d’écoles, nous ne sommes pas de riches expatriés. Nous n’avons aucun soutien financier.
 

 

On nous rétorque que c’est une crise mondiale et que tous les lycées français du monde ont été touchés, mais le notre dispose d’une réserve de plus 12 millions d’euros. Pourquoi cet argent n’est-il pas utilisé pour nous aider, mais aussi investir dans des dispositifs numériques, des formations pour les professeurs, des cours supplémentaires ? Non, le lycée s’entête à vouloir acheter un nouveau bâtiment, en contradiction avec les propos du directeur de l’AEFE qui annonce ce 30 juin que tous les projets de développement sont « revus à la baisse ».

On nous rétorque enfin que l’école n’est pas un service. Ce n’est pas un service, c’est un droit, un devoir, une obligation. Et nous l’avons défendu. Si l’école n’est pas un service, elle a un coût. Et ce n’est pas aux parents de porter, seuls, le coût de l’effondrement de la qualité de l’enseignement.

Nous devons payer 1000 euros par mois parce que c’est un lycée privé.
Nous ne pouvons pas employer le mot de « service » parce que le lycée fait partie d’un réseau public.
Nous n’aurons pas de cours de rattrapage parce que c’est ainsi en France.
Lorsque les écoles reprennent en France, on nous dit qu’on est au Japon.
Nous sommes perdus.

Nos appels sont restés sourds. Le Lycée, l’AEFE, l’Ambassade ont balayé toutes nos demandes. Nous avons besoin de l’aide des instances françaises. Nous demandons un vrai geste financier de solidarité : une réduction substantielle des frais de scolarité pour le troisième trimestre, pour tous les parents. Sans cela, certains d’entre nous n’auront d’autre choix que de retirer leur enfant du Lycée Français. Partageons le coût de la crise, afin d’assurer un avenir et une éducation française à tous nos enfants.
C'est vrai, le LFIT a été très léger dans sa gestion des professeurs, on nous  a dit maintes fois que la direction n'intervient pas dans ce que font les profs, qu'ils sont libres, etc. à l'image de ce qui est fait  en France.
Bon ok... Alors nous avons eu beaucoup de chances. Mais la classe juste à côté par exemple, n'a pas du tout eu cette chance : la prof n'a organisée aucun zoom, aucun suivi, rien entre fin février et début juin (date de reprise des cours le 3 juin à raison de, 1.5 jours par semaine - teeeeeeellement pratique, et évidemment vacances le 29 juin au soir hein, parce que bon...). Dans un autre cas, la prof en question s'est enfuie à Taiwan, et ne reviendra pas au Japon à la rentrée... D'ailleurs le lycée peine à recruter et a ouvert ses postes à tout type de profil, y compris donc ceux dont ce n'est pas le métier.

On a pu faire des benchmarks avec les autres écoles internationales, et il n'y a pas photo : deux séances de zoom (matin et après-midi) par jour même en petite section, etc.

Enfin bref, le notre rentre en CP, et nous l'avons mis dans une autre école internationale pendant les 2 mois de fermeture du lycée... 400 000 JPY pour 6 semaines. Pour assurer une mission qu'aurait du naturellement assurer le lycée (et que nous avons payé fort cher par ailleurs) : toutes les écoles ici ont raccourcies ou annulé leurs vacances estivales. Toutes. Sauf une.



3
Jeux vidéo / Re : Vos derniers jeux testés !
« le 23 Juin à 03:51 »
Citation de tinou le 29 Janvier 2019 à 06:43
Squekk,
J’en suis au debut du Chapitre 3, mais quelle claque j’ai pris, j’ai vraiment perdu enormement de temps a explorer la map et faire plein de trucs annexes. Je checkerai mon temps de jeu en rentrant, mais vraiment c’est juste genial. Les paysages sont grandioses et c’est vraiment tres immersif.
Et donc… quelques 18 mois plus tard, je peux enfin faire un bilan définitif de Red Dead Redemption II. J’avais pris bien 10 mois pour explorer le mode solo dans tous ses recoins en 2019. Début mai 2020, je me suis motivé à me replonger dans le jeu pour finir les 70 gold medals du mode solo, et grinder le mode online (from scratch je précise, je n’y avait absolument pas touché l’an dernier) pour finir d’obtenir tous les trophées.

Ce qui fut chose faite hier soir. :shifty:

Je peux donc faire un bilan tout à fait exhaustif du jeu : un mode solo dans un monde ouvert gigantesque et magnifique, avec un gameplay immersif faisant simplement l’éloge de… la lenteur. Une musique d’ambiance et un sound design juste parfaits. Tout cela a été dit.
Une fois tous les endroits de la map explorés (non je ne me suis pas aventuré encore « en dehors » de la map), tous les animaux étudiés, toutes les missions et objectifs secondaires accomplis,  tous les animaux légendaires chassés, tous les trésors trouvés, toutes les gravures rocheuses analysées, les collections de fleurs exotiques finies (très long), tous les poissons rares pêchés, tous les os de dinosaures exhumés, toutes les cartes de cigarettes collectées, tous les points d’intérêts checkés…, que reste-t-il pour se dire en avoir vraiment fait le tour ?
Dans mon cas, la seule tâche restante consistait à obtenir 70 médailles d’or sur la plus de centaine de missions que compte le jeu. Il y a d’ailleurs un objectif similaire dans GTA V (mais je n’ai jamais eu le courage) … Pour Red Dead II, j’ai franchi le pas et j’ai donc fait quelques replays (j’en avais une trentaine à la fin du mode histoire) pour boucler ces médailles. Ce ne fut pas très difficile, simplement c’est long car comme je le disais c’est un jeu qui prend son temps, à l’instar des 2h48 de The Hateful Eight de Tarantino en fait (qui est une des matrices du jeu) : longs dialogues (mais réussis), séquences de déplacement à cheval (et un cheval, ce n’est pas hyper rapide ni très maniable/souple)… On peut zapper les cinématiques, pourtant je ne le recommande pas tant elles sont réussies. D’ailleurs The Hateful Eight n’est pas le seul Tarantino dont on peut retrouver l’ambiance dans RDR II : par exemple, le manoir des Braithwaite rappelle fortement celui de Di Caprio dans Django Unchained.

Niveau temps de jeu, mon profil sur le Rockstar Social Club indique pour le solo :  6 jours, 21 heures et 53 minutes, soit donc environ 166 heures, ce qui n’est pas négligeable en temps passé sur un jeu payé une soixantaine de dollars, et qui a été développé sur plusieurs années. On est dans la belle simulation de randonnée équestre la plupart du temps, en chemise à carreaux et barbe de hipster du canal Saint-Martin de surcroît (sauf si vous vous rasez tous les matins). On regarde les orages, les montagnes au loin (ahurissante distance d’affichage). L’immensité (et la petitesse aussi tant on y retrouve un condensé des environnements et paysages états-uniens) et surtout la profondeur (je veux dire par là : météo, animaux, interactions avec PNJ, activités) de la map du jeu permettent de se lancer des petits défis, rapidement réalisés, de partir et y revenir plus tard. Sortes de micro-aventures dont on ne connait jamais l’itinéraire à l’avance, entrecoupées de séances plus contemplatives. Certains diront que c’est chiant, c’est sûr. Pour moi c’est juste lent, dans le sens positif du terme bien évidemment (slow life). On s’évade et on voyage, simplement. Les acteurs sont géniaux, l’histoire est vraiment bien écrite et intéressante, et franchement j’ai accroché à cette idée de clan qui évolue et transitionne vers l’ère moderne. Bref, vous l’aurez compris, ce jeu est dingue.
Les trophées sont exigeants en terme de temps passé (pas de difficulté), ce qui explique aussi le nombre d’heures relativement élevé.

Sur le mode online : déjà, je dois prévenir que je ne suis absolument pas habitué ni amateur de jeux onlines (disons hormis les jeux de baston, et encore j’ai arrêté il y a bien longtemps) et j’y suis allé à reculons car, 18 mois après la sortie du jeu, n’allais-je pas me retrouver en face joueurs qui n’ont fait que ça depuis la sortie du jeu, et donc ne pas pouvoir progresser car ne pouvant participer qu’à des matches fortement déséquilibrés ?
Pas du tout. Les showdown series ne sont pas l’alpha et l’omega du online du jeu. Il y a une foultitude de choses à faire en free roam : missions de PNJ, missions faisant partie d’un mini mode histoire (d’ailleurs pas si mal foutues), courses… on peut aussi choisir de jouer un ou plusieurs rôles spécifiques : bounty hunter, trader, collectors… et même moonshiners. Clairement le rôle de collector permet, une fois pelle et détecteur à métaux achetés, de monter très rapidement en rang. Les missions du mode histoire fournissent aussi beaucoup d’XP. Ensuite il y a les courses (il y a deux semaines j’en ai fait pas mal car c’était une semaine spéciale où l’XP était multipliée par 3). Deux systèmes monétaires coexistent : l’or et les dollars. L’or ne sert finalement pas à grand-chose hormis acheter le ticket d’entrée de chaque rôle.
Les trophées du mode online sont assez sympathiques et straighforward. Seuls deux sont réellement challenging :
-   The Real Deal, qui consiste à finir MVP à trois reprises dans une session compétitive avec 4+ joueurs. Pour ma part, j’ai pu faire cela sur des courses. Au final j’ai dû faire 20-30 courses en tout, et donc j’ai pu finir en tête à trois reprises, donc vous voyez c’est largement faisable, surtout sur les open courses, qui consistent à faire un passage d’obstacle ou de tirs sur cibles dans l’ordre que l’on souhaite.
-   All’s Fair, qui consiste à empêcher une faction ennemie de finir une mission donnée par un PNJ : ce trophée était très facilement obtenable quand le jeu est sorti, car les gens faisaient beaucoup de missions PNJ. Mais maintenant… il faut vraiment traîner à Saint Denis ou d’autres villes pour espérer voir quelqu’un lancer une mission et tenter de lui saboter (par exemple, s’il doit faire une livraison, il faut l’en empêcher en détruisant le chariot).

Je n’ai donc que très peu fait les modes showdown (en gros ceux consistant à s’abattre mutuellement, ou mode de jeu similaire : king of the hill, etc.), car les joueurs expérimentés ont forcément un meilleur équipement et un meilleur deck d’ability cards, et le ratio XP gagné / temps passé n’était clairement pas en ma faveur.
Autres possibilités : les free roam events, générés toutes les heures ou presque : partie pêche ou de chasse, etc. je n’en ai fait qu’une ou deux fois, en faisant partie d’une Posse. D’ailleurs ce système de Posse est intéressant pour qui veut optimiser ses gains XP ou dollars, à condition que tout le monde soit bien coordonnés, ce qui ne m’est pas arrivé…

Au final, après 45 heures passées dessus, je suis niveau 50, et je n’ai pas encore fait les rôles Moonshiners, ou Traders… Je vais faire une pause bien méritée, on verra si j’y reviendrai à l’avenir. Je pense que ce n’est pas évident de faire un mode online comme ça : le truc sort en version Beta à la sortie du jeu ou très peu de temps après, avec des fonctionnalités limitées, et peu de contenu. Mais tout le monde s’y met et grind. Et quand la vraie version arrive avec des nouveaux modes, ben… bcp de joueurs sont déjà très forts, riches, et complètent donc très facilement ces nouveautés, et du coup restent sur leur faim. Et donc oui, des nouveaux joueurs arrivent, mais sont découragés de se retrouver parfois contre des joueurs trop forts. Si au contraire le online sort exactement en même temps que le jeu solo, comme on utilise toute la map du jeu dans le cas de RDR 2 online, on se divulgâcherait l’expérience solo. Enfin bref, ce doit être assez délicat à maîtriser ce genre d’équilibre.

4
Jeux vidéo / Re : Vos derniers jeux testés !
« le 4 Juin à 02:47 »
Citation de Ryô le 3 Juin à 07:10
Final fantasy VII Remake
Je n'avais pas joué à l'original qui m'avait rebuté, tandis que le VIII m'avait beaucoup plu.
Mon dernier opus était le XV qui m'avait profondément touché.

Excellent, pour mon avis.
Le système de combat est le même que dans le XV, ce qui autorise un combat dynamique où la stratégie, via les changements de personnage et l'utilisation des materias, prend toute sa place.
Je suis comme toi : jamais touché au VII, car la période Playstation 1 et 2 a tapé pile dans la fin d'adolescence-début de vingtaine quand souvent on s'éloigne des consoles pour s'intéresser à autre chose. Du coup je n'ai jamais ”fait” un Final Fantasy depuis le VI (bien sûr j'ai testé et joué à certains épisodes, comme ça chez des amis).

Le XV est-il difficile? on rentre facilement dedans? demande t-il beaucoup de temps de grinding? Y a t-il du online?
Citation
J'attaque Assassin's Creed odyssée, puis ce sera sûrement au tour de the last of us... Et peut être que je vais finir par me mettre à Red dead rédemption 2 un jour
Pour Assassin depuis Rogue je n'en ai touché aucun, un peu lassé de cette formule. Mais le Odyssey me tente bien je dois avouer, je me laisserai tenter d'ici fin 2020.

Pour Red Dead 2, tu peux y aller les yeux fermés, c'est un chef d'oeuvre. Je vais essayer de m'y remettre pour les trophées online.

D'ici la fin d'année je prévois de finir :
- Telltale Walking Dead
- Horizon Zero Dawn
- Rise of the Tomb Raider
- Child of Light
- Life is Strange 1 et 2
- et donc, Red dead online

De bonnes heures en perspectives... mais franchement, je ne trouve plus rien à voir sur Netflix (à part Mind Hunter), et l'offre de films à louer sur Apple TV est assez limitée (je me suis fait des films des années 60 de Godard, etc. par ce biais d'ailleurs, ils les ont en catalogue).  Niveau livre, rien ne me tente (je veux dire j'aurais pu commencer avec le confinement La Recherche du Temps Perdu, mais bon, il faut se discipliner, et puis j'ai préféré lire le livre de Yann Rousseau sur l'affaire Carlos Ghosn).

Donc, retour aux jeux videos.

5
Télévision / Re : La loi des séries
« le 3 Juin à 06:10 »
Unorthodox
Je n'ai vu qu'un seul episode, et c'est plutot reussi selon moi, j'ai hate de voir comment cette mini-serie va se poursuivre. En tout cas la premiere sequence est montee comme un film de suspense type Sicario, avec une belle montee en tension.

The Eddy
Pour le coup, on a pas trop accroche, contrairement au post enthousiasme de Urumi. Nous n'avons vu qu'un seul episode et on a pas eu le courage de voir la suite...
6
Les traducteurs
Passez votre chemin, film horrible, mal joue, improbable, mal ficele... certaines scenes sont absurdes.

J'accuse
Beaux costumes, c'est sur. Bons acteurs aussi, sans doute. Mais... que c'est plan-plan? Cela n'a aucun souffle, le film semble se reciter en mode : "il s'est passe ci" " puis apres il s'est passe ca" "ah et puis aussi il s'est passe ca"...

Broken City
J'ai trouve l'intrigue un peu molle et deja vue. Qu'il est loin le temps de Gladiator pour Russell Crowe! Et Mark Whalberg enfile quand a lui un nouveau film tres oubliable a sa deja foisonnante carriere.
7
Jeux vidéo / Re : Vos derniers jeux testés !
« le 3 Juin à 03:57 »
Du coup, je continue mes sessions gaming en mode confinement :peur:

Uncharted 4
Le meilleur episode de la série a mon avis, tout les potards sous réglés au maximum : paysages grandioses, scènes de course-poursuite, scènes d'actions, séances de voltige au grapin, etc. Des moments sont vraiment renversants (je retiens le chapitre 15). Le seul défaut de ce jeu est celui de la licence : en dehors de la dichotomie exploration - gunfights, il n'y a aucune proposition, rien. Les plateformes d'atterrissage et les prises murales sont trop visibles, cela fait parfois un peu ridicule puisque cela s'incruste dans des décors minéraux ou végétaux forts réussis. Le plus gros point fort selon moi réside dans la modélisation des visages, le jeu d'acteurs, qui sont clairement ce que j'ai vu de mieux jusqu'à présent, c'est franchement une réussite. Les cinématiques sont très belles. Même en 2020, ce jeu reste il me semble LE benchmark technique de la PS4.

Côté grinding : j'ai commencé le jeu directement en mode crushing (pour limiter les playthrough) et à part une ou deux séances (séquence de l'ascenceur du chapitre 17 et séquence du ship graveyard du chapitre 20) c'est largement accessible. Certains trophées sont sympa : Peaceful Resolution qui impose de ne tuer personne du chapitre 13 au chapitre 15 ; Ghost in the Cemetery qui impose de réussir une infiltration coriace, entre autre. Les moments d'infiltration en crushing sont sympa car l'IA ennemie est vraiment retorde et on a aucun gimmick prévenant du niveau d'alerte de l'ennemi. En mode explorer par contre cela fait un peu daté, on a l'impression d'être revenu à l'époque de MGS3 en 2005. Le trophée le plus difficile / roboratif a été le Speedrun pour moi.


Abzû

Un chef d'oeuvre dans la droite lignée de Journey. Une expérience et une ambiance uniques, difficilement explicable tant à mon avis il faut le vivre manette en main. Si tu aimes faire des tonneaux en t'accrochant sur un Great White Shark, ce jeu est fait pour toi :notworthy:
Ce jeu offre clairement l'opportunité de s'évader en cette période de confinement.
8
Citation de FinalBahamut le 28 Mai à 20:41
Sur la seconde photo : "voici la carotte la plus rapide du monde" :mdr:
Et ce bouc improbable....
9
Jeux vidéo / Re : Vos derniers jeux testés !
« le 29 Mai à 03:35 »
The Last God of War of Us

Je viens donc de platiner ce superbe épisode de la licence de Santa Monica, épisode très déroutant pour ma part sur la première partie du jeu : j'ai lancé la hache, et je ne l'ai jamais retrouvée. Je me suis battu aux poings en mode octogone jusqu'au premier troll géant. Puis j'ai appuyé sur Triangle...

Je partage la même frustration que Battou quand au fait de ne finalement pas savoir comment s'est passé le vol Athènes-Oslo : quelle compagnie? Avec possibilité de prendre des bagages en soute (au moins les Blades of Chaos) visiblement... J'aurai aimé en savoir plus sur celle avec qui il a eu un enfant, tout de même. Avec son décès, Kratos hérite donc de toute la charge mentale, penser et planifier toutes les tâches du foyer : couper du bois (à coups de hache), éduquer son fils aux joies de la chasse (à coups de hache), se faire un octogone avec un végétarien barbu (à coups de hache).

Les paysages sont grandioses (bien évidemment), sauf selon moi cet espèce de lac central que j'ai trouvé assez plan plan.
Le système de combat est intéressant avec le côté loot / progression choisie. Par contre les monstres ne sont pas assez variés à mon goût. Ni même les boss du scénario (on a le troll géant 15 fois, les deux fistons de Thor, et le main antagonist... c'est peu).

Quelques mondes parallèles ne sont pas accessibles, peut-être le seront-ils via des DLC futurs?
Toujours est-il que la plupart de ces autres mondes sont assez limités dans leur intérêt, y compris Niflheim qui est juste là pour te permettre de grinder un peu tes armures pour pouvoir affronter la dernière Valkyrie...

Combats de Valkyries eux aussi assez peu variés aussi, finalement.

J'ai quand même eu un sentiment de montée de puissance au moment où l'on va chercher les Blades of Chaos, retrouver un peu de ce glorieux passé de bretteur spartiate en sandalettes.

Les expressions faciales et l'acting sont réussis, on y croit. Toutefois cela reste pour moi en deça d'un Uncharted 4 que je suis en train de faire.

Au final, même si on ne peut nier le côté rafraichissant de cette suite (ils ont quand même changé radicalement tout le système de jeu, il fallait le faire), je crois que  préfère le côté beat' them all, un peu arcade et bourrin des deux premiers épisodes.  Les missions annexes et autres collectibles que tu n'as pas finies Battou, je ne les trouvent pas si inintéressantes, elles étoffent un peu l'univers.

10
Cinéma / Re : On se re-fait un cinoche ^^
« le 27 Mai à 11:32 »
Citation de Kamen le 2 Janvier 2019 à 16:26
The Favourite
Pour célébrer le Nouvel An, rien de tel qu'un tour au cinéma ! Ce film d'époque (?) est le dernier-né de Yorgos Lanthimos, que je connais pour The Lobster, un film bien barré s'il en est.

La reine Anne (Olivia Colman) est perclue de goutte, et son esprit est comme la vérité, souvent ailleurs. Heureusement (?) pour elle et son royaume, la fidèle Duchesse de Marlborough (Rachel Weisz) veille au grain, et gère aussi bien les ennuyeuses affaires du royaume, à commencer par la guerre avec la France, que les menus plaisirs :shifty: de sa majesté.
Arrive un beau jour - tombée dans la boue au propre comme au figuré - Abigail (Emma Stone), une lointaine cousine de la Duchesse. Son air angélique et son intelligence la font vite remarquer, et très rapidement, son ascendant sur la souveraine semble impossible à stopper. Il va sans dire que la Duchesse - qui couvait par intérêt ce qu'elle prenait pour une oie blanche - en prend ombrage, et voici lancée une série d'intrigues pour occuper le boudoir de la reine, avoir la main sur les coffres et décider de l'avenir de l'Angleterre.

Le film est ahurissant à plus d'un titre. Incroyablement léché visuellement, à commencer par les décors et les costumes (et les perruques. Nicholas Hoult est méconnaissable). La photo bien sûr, qui utilise souvent du fisheye pour rendre l'univers plus surréel (cauchemardesque serait plus vrai). Le jeu des actrices principales, qui crèvent l'écran. Olivia Colman est époustouflante en gamine tyrannique / femme meurtrie par le destin, Rachel Weisz est parfaite en nourrice tour à tour cruelle et caline, et Stone joue à la perfection de son minois de fausse ingénue.
Les dialogues et les situations sont d'une étonnante cruauté (intellectuelle). D'une crudité rare également. Le film ne montre rien (mais n'est toutefois pas pour les enfants !), ce qui le rend plus jubilatoire encore. Admirer les retournements de faveur, les intrigues de palais nouées entre les 3 principales protagonistes et les éléments masculins (noblesse pro-conflit ou pacifique, galants, etc.), les jeux dépravés de la cour (dont une course de homards, sûrement un hommage à The Lobster) est aussi passionnant que dérangeant.

Après les excès de sucre et de bons sentiments de la période des fêtes, ce film est le purgatif idéal. Commencez 2019 par une bonne dose de méchanceté ! :niark:
Un an et demi plus tard, nous avons loue ce film en mode confinement.
Le film est comme le decrit Kamen... derangeant? Les dialogues sont ciseles et narquois. Les decors et les eclairages sont superbes, et les costumes egalement (meme si d'apres IMDb, leur budget etait tres limite). La camera fish eye file un peu la gerbe surtout quand comme moi vous enquillez ca avec deja 2-3 IPA dans la gueule, mais au final, une experience etonnante, un film tres original. J'ai quand meme trouve le troisieme tiers un peu plus faible, mais les performances des 3 actrices (et de Nicholas Hoult) sont superbes. L'oscar pour Olivia Colman (qui joue la reine dans la derniere saison de The Crown) est tout a fait justifie a mon avis.

Je vous recommande !
11
Pour etayer le post de FB, voici une interview recente (semaine derniere) de Jancovici sur France Culture :

https://www.franceculture.fr/emissions/linvitee-des-matins-2eme-partie/la-pandemie-va-t-elle-accelerer-la-transition-energetique
12
Urumi, bienvenue parmi les vrais! :wah: :coucou:


Je n'ai pas vu le documentaire en question, j'essaierai de le trouver.

Sinon, article des echos sur le cours de l'uranium:

https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/le-coronavirus-electrise-les-prix-de-luranium-1200907 :notworthy:
Citation
Le coronavirus électrise les prix de l'uranium
La consommation d'électricité d'origine nucléaire reste stable. Mais les grands sites d'extraction du combustible sont fortement perturbés. L'uranium est le grand gagnant de la crise.

Publié le 6 mai 2020 à 12h15Mis à jour le 6 mai 2020 à 14h46

A l'exception des certains produits agricoles , la pandémie de coronavirus a sinistré le monde des matières premières. Pétrole , gaz, cuivre, plomb… l'ensemble de cette classe d'actifs enregistre des performances au mieux moroses , souvent catastrophiques. Dans ce paysage, l'uranium affiche, lui, une santé insolente avec des prix qui ont bondi de 40 % depuis mi-mars sur le marché spot à 34 dollars la livre. Le mouvement est tel qu'il commence à gagner le marché des contrats à long terme, reflet du prix auquel les grands électriciens se fournissent en combustible.
Demande stable de nucléaire
« C'est un peu le double coup de poing au profit de l'uranium, commente auprès de Bloomberg Nick Piquard, gérant chez Horizons ETFs, non seulement le covid-19 n'a pas eu d'impact sur la demande en électricité nucléaire, mais en plus il a fortement touché l'offre ». La consommation d'électricité a certes baissé au niveau mondial , mais la production nucléaire est, elle, restée stable , car il est plus délicat de moduler un réacteur que d'allumer et éteindre une centrale à charbon ou à gaz.

A l'inverse, l'extraction d'uranium, servant de base pour le combustible, a été fortement perturbée par la crise du coronavirus. Les mines de minerai radioactif, comme pour les autres métaux, ont dû adapter leur production pour protéger la santé des salariés et respecter les mesures de distanciation sociale. Au Canada, dans le Saskatchewan, la plus grande mine au monde à Cigar Lake , gérée par le canadien Cameco et le français Orano, été mis en maintenance. Même sort pour l'usine de McClean Lake, où les opérations ont été placées « sous cocon ».
Production en baisse de 10 %
Le Kazakhstan, l'équivalent de l'Arabie saoudite dans le monde de l'atome, fait tourner au ralenti ses mines depuis avril et pour une durée de 3 mois ; des salariés de Kazatomprom ont été renvoyés chez eux. Au total, les fermetures ont écarté du marché environ 35 % de la production, selon Cantor Fitzgerald. Sur l'année, la production devrait être inférieure de 10 % à celle de 2019, faisant basculer le marché en déficit anticipe Kazatomprom.
Au-delà de la production en baisse, le transport est l'autre grande incertitude du marché. « Malgré des stocks importants en apparence dans notre industrie, c'est la mobilité des stocks qui est cruciale. Ce sera à notre avis, le point essentiel de cet événement inattendu », a confié le porte-parole de Cameco à Bloomberg. Face au risque de perturbations, l'administration américaine a publié un rapport appelant à abonder les réserves stratégiques d'uranium - essentielles pour le militaire des Etats-Unis - et à venir en aide à l'industrie nucléaire civile « au bord de l'insolvabilité ».
Le bond des cours peut paraître spectaculaire, mais l'uranium part de très bas et se situe encore loin de ses niveaux au début des années 2010 quand ils culminaient à environ 70 dollars. L'accident de Fukushima au Japon en 2011 a jeté un coup de froid mondial sur l'ensemble de l'industrie nucléaire. Malgré la récente hausse des cours, les groupes miniers peinent à assurer leur rentabilité : au premier trimestre, Cameco ainsi enregistré une perte nette de 19 millions de dollars.
Etienne Goetz
13
Midnight Express?
14
En cette période confinée, je me permets des séances de rattrapage de plusieurs films que je n’avais pour ainsi dire jamais vu, mais qui étaient sauvegardés dans les onglets de mes divers services de streaming tels Netflix.

Ainsi, j’ai récemment pu combler deux lacunes sur l’immense Martin Scorcese en visionnant Silence avec un énorme Liam Neeson même s’il n’a que peu de temps d’écran, et deux marquantes prestations de Tadanobu Asano et Ogata Issei dans le rôle de l’interprète et de l’inquisiteur. Le film a quelques longueurs (2h40), notamment la première partie jusqu’à la séparation des deux prêtres qui à mon avis aurait gagné à être plus concises. Les décors sont magnifiques et rappellent bien la nature sauvage et très accidentées des côtes de Kyushu, même si le film a été tourné dans la région de Hualien à Taiwan (que j’avais visité lors de la Golden Week en… 2005).
Autre film de Scorcese que j’ai pu rattrapé ainsi : The Aviator, que je n’avais pour ainsi dire jamais vu. Même s’il fait 2h50, je ne les ai absolument pas vu passer tant je l’ai trouvé divertissant grâce à la très bonne prestation de DiCaprio et la présence forte des personnages secondaires comme Cate Blanchett en Audrey Hepburn (gros ravail sur l’accent), ou encore Alan Alda en sénateur Brewster (aucun rapport avec Punkie).

J’ai aussi pu finir dans le mois d’avril le MCU jusqu’à Endgame. Ce fut long mais divertissant et surtout finalement très fluide et facile à suivre avec cette intrigue commune des Infinity Stones. Il y a quand même du déchet selon moi : les deux premiers films de Thor, Civil War (qui est inutilement long et très vain dans ses dernières scènes), Black Panther, Iron Man 2, Ultron, et finalement ce Endgame avec son scénario pas trippant (euh, la machine à remonter le temps ?) sur 2 heures de film que la dernière heure, épique, ne parvient pas à sauver (j’ai quand même bien aimé les références très berserkiennes pour la scène de la Soul Stone). Dans le haut du panier, je retiendrais : les 2 films Ant-Man, Captain America 2, Thor 3, Dr. Strange, Infinity Wars (limite, ils auraient dû arrêter là).

Je vais maintenant passer au RCU (le Rambo Cinematic Universe) et au SKCU (le Stanley Kubrick Cinematic Universe – je n’ai jamais vu Lolita, Spartacus et Shining).
15
Cote uranium, on est passe de 23 dollars la livre il y a un mois, a 32 cette semaine.
Mais, cette hausse est la consequence directe de la fermeture ou reduction de production des principaux sites miniers dans le monde (y compris les notres), qui induit une tension sur l'approvisionnement (minime).

A mon avis cette hausse ne s'inscrira pas dans la duree : une fois deconfines et revenus a un mode normal de production, plus de matiere arrivera et le cours devrait logiquement diminuer.