Potes 'n' Roll !

L'Agora => Actualités => Politique => Discussion démarrée par: Nico le 19 Mars 2006 à 23:00

Titre: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: Nico le 19 Mars 2006 à 23:00
(http://images.imagehotel.net/5b6db481e7.jpg)

Le mobilier national, donc l'Etat, a acheté cette magnifique toile rouge pour 24000 euros !!!


Non mais de qui se moque-t-on la bordel !!!!!  :scrogneugneu: :scrogneugneu: :scrogneugneu: :scrogneugneu: :scrogneugneu: :scrogneugneu: :scrogneugneu:


Et doit y avoir bien pire je pense..

si vous avez d'autres exemples...
Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: Ken_oh le 19 Mars 2006 à 23:04
Je vais me lancer dans l'art contemporain moi, ça rapporte gros quand il y a de gros pigeons  :mdr2:
Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: Matsya le 19 Mars 2006 à 23:06
Oui, y'a pire : ma ville.

Là encore, c'est soft !
Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: Amir le 19 Mars 2006 à 23:26
Connaissez rien à l'art... C'est un koundélich! ^^
Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: Ken_oh le 19 Mars 2006 à 23:51
Citation de ubaj le 19 Mars 2006 à 23:26
Connaissez rien à l'art... C'est un koundélich! ^^
C'est un délich ?  :roule:

Je suis déjà loin, très loin...
Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: 999 le 20 Mars 2006 à 01:11
Citation de Ex-Floodeur le 19 Mars 2006 à 23:00
Le mobilier national, donc l'Etat, a acheté cette magnifique toile rouge pour 24000 euros !!!Non mais de qui se moque-t-on la bordel !!!!!  :scrogneugneu: :scrogneugneu: :scrogneugneu: :scrogneugneu: :scrogneugneu: :scrogneugneu: :scrogneugneu:
Ah ouais quand même...  :sweatdrop:
Citation
Et doit y avoir bien pire je pense..

si vous avez d'autres exemples...
Oui!  :D
Des Japonais qui vendent 70 euros 2 animes flash....

(http://img63.imageshack.us/img63/8665/radie6ve.jpg)
Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: iDam le 20 Mars 2006 à 08:16
Citation de Ex-Floodeur le 19 Mars 2006 à 23:00
Non mais de qui se moque-t-on la bordel !!!!!
De personne. Et cette oeuvre (berk mais bon, allez comprendre ces messieurs-dames de la FNAC/FRAC) ira où ? ... tu peux nous donner plus d'infos ?

D's©
Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: MCL80 le 20 Mars 2006 à 19:11
Citation de Damien le 20 Mars 2006 à 08:16
Et cette oeuvre (berk mais bon, allez comprendre ces messieurs-dames de la FNAC/FRAC) ira où ? ... tu peux nous donner plus d'infos ?
Salut!

Ben le mobilier national sert pour meubler les palais nationaux (Élysée, ministères), les préfectures, les ambassades... Il peut mettre à disposition certaines de ses pièces dans les musées. Les meubles sont donc "prêtés" (on dit "mis en dépôt") dans les palais nationaux sur demande des occupants du moment. Si un meuble ne leur convient plus, il repart dans les réserves ou dans un endroit où une personne sera intéressée.

Ce qu'il faut savoir, c'est que le mobilier national n'est pas figé. Il achète des meubles (sièges, tables, commodes, armoires, lustres, consoles, bureaux, vases, tableaux, sculptures, etc.) mais il lui arrive d'en revendre.

Il ne faut pas non plus confondre le mobilier national avec le "tout venant" que l'on trouve dans les administrations. Si la sculpture dans le hall de la préfecture vient peut-être du mobilier national, la chaise et le bureau de la secrétaire délivrant les passeports a toutes les chances d'être un meuble géré par les services de la préfecture en interne et acheté par par la préfecture via l'UGAP. (centrale d'achat publique)

À bientôt!
Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: Nico le 2 Avril 2006 à 21:39
et ce n'est qu'un exemple..

Quand l'etat va-t-il etre géré comme une entreprise ???? Quand va-t-on voir une veritable chasse aux gaspi ???
Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: Matsya le 2 Avril 2006 à 21:41
Citation de Ex-Floodeur le 2 Avril 2006 à 21:39
et ce n'est qu'un exemple..

Quand l'etat va-t-il etre géré comme une entreprise ???? Quand va-t-on voir une veritable chasse aux gaspi ???
T'as vu le reportage où ils parlaient de la région de Montpellier ?
Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: Nico le 2 Avril 2006 à 21:43
oui je l'a vu. Ce G. Freshe est un pur mégalo...
Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: Matsya le 2 Avril 2006 à 21:45
Citation de Ex-Floodeur le 2 Avril 2006 à 21:43
oui je l'a vu. Ce G. Freshe est un pur mégalo...
Tu connaissais ?
Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: Nico le 2 Avril 2006 à 21:47
Avant le reportage de M6, non. Quand tu vois que pour lui une dépense de plusieurs centaines de milliers d'euros c'est dérisoire...Ca fait peur..
Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: Matsya le 2 Avril 2006 à 21:51
Citation de Ex-Floodeur le 2 Avril 2006 à 21:47
Avant le reportage de M6, non. Quand tu vois que pour lui une dépense de plusieurs centaines de milliers d'euros c'est dérisoire...Ca fait peur..
Millions, pas milliers. Ce mec est un vrai parrain... Et y'a le même partout en France...
Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: Nico le 2 Avril 2006 à 21:53
vraiment partout ?

quand je vois le train de vie des ministres suédois comparé à celui des francais, jai envie de de de de ....
Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: Matsya le 2 Avril 2006 à 22:00
Citation de Ex-Floodeur le 2 Avril 2006 à 21:53
vraiment partout ?
Si tu voyais chez moi... En France, on a voulu éradiquer les abus qui existaient y'a quelques années au niveau ministérielle. Avec la décentralisation, on a transféré ces abus à tous les niveaux... Et comme les français n'ont pas de mémoire...

Juste un mot sur le tableau dont tu parlais. Cet aspect là du reportage n'est pas celui qui m'a pas le plus choqué. Ca serait plutôt le problème des disparitions des oeuvres comme à Nantes...
Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: Amnounet le 3 Avril 2006 à 07:58
Citation de Ex-Floodeur le 2 Avril 2006 à 21:53
vraiment partout ?

quand je vois le train de vie des ministres suédois comparé à celui des francais, jai envie de de de de ....
devenir suédois ?  :P

Quand tu vois qu'il n'y a pas que pour ce point que la Suède se dintingue dnas le bon sens, ils sont aussi très performants dans leur système d'intégration professionnelle des personnes à mobilité réduite, ainsi que dans le domaine de la gestion de l'énergie ...

Je n'en sais pas tellement plus sur le sijet, mais peut-être que Tinou pourrait donner plus de précisions .. ;)
Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: Kamen le 3 Avril 2006 à 12:50
Ils sont tres doues dans le domaine militaire... Ils fabriquent des bombes en serie...  :peur:Des bombes sexuelles s'entend
Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: Nico le 3 Avril 2006 à 19:06
Je pense que l'etat francais doit etre géré comme une entreprise dont les actionnaires seraient les francais !
Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: FinalBahamut le 3 Avril 2006 à 19:36
Certainement. Comme ça, on pourrait délocaliser le gouvernement français en Chine comme bon nous semble :yaisse:
Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: MCL80 le 3 Avril 2006 à 19:39
Citation de Ex-Floodeur le 2 Avril 2006 à 21:39
Quand l'etat va-t-il etre géré comme une entreprise ???? Quand va-t-on voir une veritable chasse aux gaspi ???
La gestion de l'État comme une entreprise est un mythe total. En particulier si on se place au niveau de la gestion de certains services publics. Une entreprise attend un retour sur investissement. Un euro dépensé va lui en rapporter x.

Dans les collectivités publiques, si on raisonne directement comme ça, on ferme tout de suite les écoles, et les hopitaux, on n'entretient plus les routes... La comptabilité doit donc beaucoup plus être tournée "comment réaliser une tâche de service public au meilleur coût?" Et là, je suis d'accord, il y a du boulot. La gabegie de certains édiles n'est qu'une goutte d'eau par rapport aux somme dépensées par l'État et les collectivités locales, même si c'est ce que de l'extérieur on voit le plus. En revanche, il est beaucoup plus criticable de ne pas investir lorsque cela est nécessaire.

Compte-tenu des décentralisation, la construction de nouveaux hotels de région ou de département peut s'avérer nécessaire dans certains cas pour éviter un éclatement de l'administration en question sur plusieurs sites suite à ses augmentations d'effectifs, car cette situation entraînerait des surcoût à long terme supérieurs à ceux de la construction d'un immeuble neuf. Ceci dit, certains élus en profitent pour se faire aménager des palaces, ce qui n'est pas normal.

Le cas Freshe est particulier. Ce gas est une brute raciste mal dégrossie et d'une immodestie totale. Ceci dit, on ne peut nier qu'il a organiser le développement urbain de Montpellier, ce qui n'est pas évident avec l'accroissement rapide de la population dans le secteur. Il a su organiser la transformation d'une ville provinciale en une métropole régionale très active...
Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: Nico le 3 Avril 2006 à 19:41
Quand je parle de gestion comme en entreprise, j'entends rationnalsier le fonctionement de l'appareil etatique car il doit certainement y avoir des trous à fric . La sécu par exemple, la gestion des impots, etc... En d'autres termes, l'Etat francais doit gagner en efficacité !
Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: Kamen le 3 Avril 2006 à 19:49
Hahaha! Naive human!
Tu n'imagines pas les pesanteurs de la machine administrative, et les problemes poses par la gestion entrepreneuriale. C'est un reve qui date de la fin du XIXeme, mais c'est plus facile a dire qu'a faire... :whistling2:
Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: Bilal le 3 Avril 2006 à 21:03
Quand on remarque que les hopitaux et les commissariats dépenssent beaucoups plus que ce qu'il ne faut afin de ne pas avoir de baisse de subsides l'année d'après, et voir ces même établissement avoir des employés qui ne sont même pas encadré comme il faut ... C'est grâve et ça fait assez peur ...
Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: MCL80 le 4 Avril 2006 à 10:48
Citation de Ex-Floodeur le 3 Avril 2006 à 19:41
Quand je parle de gestion comme en entreprise, j'entends rationnalsier le fonctionement de l'appareil etatique car il doit certainement y avoir des trous à fric . La sécu par exemple, la gestion des impots, etc... En d'autres termes, l'Etat francais doit gagner en efficacité !
La sécu, elle est financée principalement par les employeurs, mais c'est l'État qui décide de dégrèver ceux-ci pour certains contrats de travail. Normalement, dans ce cas de figure, l'État devrait compenser le manque à gagner pour la sécu. Or il y a des retards de payement qui se chiffrent en année. Le déficit se creuse donc.

D'autre part, tu dis mieux gérer. Or pour mieux gérer, il faut mieux contrôler. C'est possible, mais ça a un coût aussi, de contrôler. On parle beaucoup des dépenses qui semblent excessives à certains endroits, mais ce qu'il faut voir, c'est que l'immense majorité des sommes vont bien là où elles doivent aller. Donc si ça se trouve, dans l'état actuel des choses, l'augmentation des contrôles, pour être efficace, reviendrait plus cher que les économies qu'on pourrait en attendre. Certes d'un point de vu moral, on y gagnerait, mais il faudrait alors trouver le courage politique de dire aux gens "Il y a moins de malversation, c'est pour ça qu'il faut agmenter les impôts"

Enfin, pour gagner en efficacité, il faudrait aussi par moment investir dans du matériel performant. Or dans la plupart des cas, à tous les échelons de la hiérarchie, on entend la rengaine "c'est trop cher", ou "y'a plus de crédits". On sent qu'il n'y a pas de volonté politique à ce niveau non plus, car ça permet de dire "Vous voyez, le public ne sait pas travailler, il faut sous-traîter tout au privé" (et payer 2 ou 3 fois le prix que ça aurait coûté si les tâches avait été faites en interne) Comment faire du bon travail efficacement quand on a des outils obsolètes comme c'est souvent le cas?


Citation de Diablos le 3 Avril 2006 à 21:03
Quand on remarque que les hopitaux et les commissariats dépenssent beaucoups plus que ce qu'il ne faut afin de ne pas avoir de baisse de subsides l'année d'après, et voir ces même établissement avoir des employés qui ne sont même pas encadré comme il faut ... C'est grâve et ça fait assez peur ...
Les surconsomations de crédits sont rares, et je peux de dire que certaines administrations sont gravement sous-équipées. Par exemple, sur le site où je travaille, le budget pour le mobilier (chaises, tables, bureaux, armoires) est à zéro depuis au moins deux ans... Et au vu du matos, ça devait guère être mieux la décénie précédente. Ce qui veut dire que quand une chaise lâche, elle n'est pas remplacée. Et tout le reste est à l'avenant. Les crédits pour les fournitures de bureau sont bloqués. l'informatique part en cacahuète...

Les hommes politiques montent en épingle des cas exceptionels (plus fréquents certainement dans l'armée, du fait de la volonté de maintenir voir d'augmenter son budget à tout prix) pour faire des généralisations abusives.
Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: Nico le 15 Mars 2007 à 21:42
Quelqu'un peut m'expliquer l'interet de faire ca ( http://tf1.lci.fr/infos/economie/0,,3411643,00-images-feu-artifice-plus-rapide-monde-.html ) ??? A part claquer du fric pour pas grand chose, je 'y vois aucun itneret à mon sens...
Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: iDam le 15 Mars 2007 à 21:49
C'est pour endormir la vigilance du bon peuple de France :D

D's©
Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: Amnounet le 16 Mars 2007 à 07:12
Un feu d'artifice de 300 km sert à marquer le coup et surtout à rappeller au gens combien de milliards d'euros ont été investis dans la création de cette ligne TGV-Est (qui soit dit en passant réussit à rapprocher Paris du reste de l'Europe de 90 minutes).

Franchement, ce feu d'artifice n'est financièrement qu'un feu de paille comparé à l'argent investi dans le projet ... ^^
Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: Nico le 30 Avril 2007 à 19:53
A quoi servent vos impots ?

(http://img411.imageshack.us/img411/1874/budget2007ja5.jpg)
Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: Sentinel le 30 Avril 2007 à 20:15
Et?

Pourquoi souligner le déficit public? Il est justement en diminution depuis quelques années...
Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: Amnounet le 1er Mai 2007 à 09:44
Encore un nicopost ...... c'est pénible ....  :sleeping:
Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: Nico le 1er Mai 2007 à 10:19
Pour montrer que nos impots servent à tenter de le combler.... ou du moins à payer les intérets de la dette..
Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: Amnounet le 1er Mai 2007 à 10:39
Ouais ben ça c'est partout pareil .... :o
Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: Battou le 1er Mai 2007 à 10:51
La majorité des sous partent dans l'éducation et la recherche... c'est donc la principale cause de déficit. Robien et Sarkozy ont donc raison de tailler dans l'Education Nationale pour faire des économies.  :jap:
Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: Amnounet le 1er Mai 2007 à 11:03
 :mdr:

Bah ouais ... ça ressemblerait bien à un gouvernement de droite de réfléchir à des solutions lumineuses à court-terme, mais désastreuses à long-terme ... et de laisser ensuite à la gauche la responsabilité de rétablir un semblant de tissu social en ponctionnant sévèrement dans le budget de l'Etat ... :P

Non, la solution il paraît que c'est de mettre la TVA à 50%  :whistling2:
Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: Matsya le 28 Janvier 2008 à 21:51
Frais de campagne, heureusement non pris en compte !(http://www.ninfosman.com/insolites/les-frais-de-campagne-presidentielle/#more-195)
Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: tinou le 11 Juin 2012 à 03:30
Essayant de justifier des faits a des amis, je me demandais si vous ne connaitriez pas les reponses a ces questions (Flav?) s
- salaire d'un prof de college debutant
- est ce un salaire recu sur 10 mois?
- est ce que les profs sont payes l ete?
- quand on dit qu' un prof est paye 10 mois de l annee, est ce vrai?
- existence de primes d assiduite ( je parle bien de l'absenteisme des profs) ?
- primes de departement pour les profs dans les colleges difficiles?


Merci!
Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: Ryô le 11 Juin 2012 à 08:18
Citation de tinou le 11 Juin 2012 à 03:30
Essayant de justifier des faits a des amis, je me demandais si vous ne connaitriez pas les reponses a ces questions (Flav?) s
- salaire d'un prof de college debutant
- est ce un salaire recu sur 10 mois?
- est ce que les profs sont payes l ete?
- quand on dit qu' un prof est paye 10 mois de l annee, est ce vrai?
- existence de primes d assiduite ( je parle bien de l'absenteisme des profs) ?
- primes de departement pour les profs dans les colleges difficiles?


Merci!
Dans le doute, tu peux répondre à ta première question, suis ce lien mirifique:
http://www.education.gouv.fr/cid1052/professeur-des-ecoles.html(http://www.education.gouv.fr/cid1052/professeur-des-ecoles.html)

Les profs, c'est très surfait, comme expression. Le statut peut varier, et le boulot aussi. Prof des écoles c'est pas prof du second degré, tous les profs du 2nd degré sont pas égaux, le prof de français a plus de taf hors cours qu'un fainéant prof d'EPS.

Et il n'y a pas que l'éducation nationale. D'autres structures proposent d'enseigner.
Moi je gagnais genre 1250 euros en début de carrière, dès que mon CDI a été signé. L'année dernière en temps plein je gagnais 1750 euros, avec 6 ans d'ancienneté. Aujourd'hui à 80%, je gagne1416 euros. Somme toute, mais c'est à vérifier, la paye de l'enseignant de l'éducation nationale n'est pas la panacée.

Je ne crois pas qu'il y ait de prime d'assiduité, et je ne sais pas si la règle du "prof mieux payé en ZEP" existe, attendu qu'en général, c'est là qu'on envoie les débutants se faire dégouter du métier.
Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: squekky le 11 Juin 2012 à 08:43
Apres pour les histoires de secteurs. Il y a l'indexation.

En nouvelle Calédonie les profs qui viennent de france ont leurs salaires qui sont multipliés de 1.73 pour nouméa et ces environs et 1.90 pour le reste du territoire. De plus ils ont une prime d'éloignement qui se calcul en fonction de la famille.

Bref prof détaché c'est le gros lot ici.
Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: Ryô le 11 Juin 2012 à 09:30
Oui, c'est exact.
Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: Flavien le 11 Juin 2012 à 20:49
Citation
Essayant de justifier des faits a des amis, je me demandais si vous ne connaitriez pas les reponses a ces questions (Flav?) s
- salaire d'un prof de college debutant
Comme dit Ryo, celà dépend de son statut plus que l'établissement.
http://www.spelc-fed.fr/fileadmin/SPELC/Services/Grilles_salariales/grilles_fevrier_2012/grilles%20salaires%20bruts%20PE%20agreges%20certifies%20fevrier%202012.pdf

Personnellement, je gagne 1808€ par mois :
1500 Net + 90 Euros d'indice ZEP + 218€ d'heures sup.
(en gros)
Citation
- est ce un salaire recu sur 10 mois?
non.
Citation
- est ce que les profs sont payes l ete?
Les certifiés, agrégés oui.
Les vacataires, non.
Les contractuels, selon leur contrat. A l'année (septembre => juin, oui), sinon au pro rata.
Citation
- quand on dit qu' un prof est paye 10 mois de l annee, est ce vrai?
10 mois de salaires répartis en 12 mois... D'où d'ailleurs le pro rata pour les contractuels.
Citation
- existence de primes d assiduite ( je parle bien de l'absenteisme des profs) ?
Je ne connais aucune prim' d'assiduité. Par contre, je confirme bien que je perds 1/30e par jour de grève, que je subis le jour de carence quand je suis malade. Et d'ailleurs, bizarrement, lorsque je suis absent en grève, je perds forcément une heure supp'. Même si elle n'était pas programmée le jour de grève.
Citation
- primes de departement pour les profs dans les colleges difficiles?
See above. Oui.


Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: tinou le 12 Juin 2012 à 00:58
Merci beaucoup Ryo et Flavien :notworthy:
Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: RoiLion.Thom le 12 Juin 2012 à 09:23
La prime pour assiduité avait été abordée par l'un des gouvernements Fillon il me semble, mais jamais discutée plus avant.
Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: Aladfal le 12 Juin 2012 à 11:24
Tant qu'on parle éducation nationale, je me permets de dévier juste un tout petit peu.
Question sans doute idiote : faut obligatoirement avoir le CAPES pour enseigner dans le privé ?
Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: Ryô le 12 Juin 2012 à 12:13
Non, tu peux être vacataire, contractuel.

Et hors MEN tu peux avoir un CDI.
Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: Flavien le 13 Juin 2012 à 03:02
Citation de Aladfal le 12 Juin 2012 à 11:24
Tant qu'on parle éducation nationale, je me permets de dévier juste un tout petit peu.
Question sans doute idiote : faut obligatoirement avoir le CAPES pour enseigner dans le privé ?
L'enseignement correspond à un niveau de diplôme.

En gros, tu peux postuler à un poste d'enseignant avec une licence en poche... Bien que progressivement, avec la masterisation, on requiert plus.
Le concours sert, comme dans le reste de la  FP, à titulariser l'enseignant.

Dans le privé, on peut signer des CDI, des CDD en fonction des besoins de l'établissement. Cela se fait plutôt dans les postes à profil/moins académiques.
En public, un contractuel est, sauf poste spécifique, un remplaçant au même titre que dans le reste de la FP. Il est là tant que le titulaire est absent ou l'administration n'a pas crée un poste.

Actuellement, les contractuels les plus expérimentés vont être pérennisés par un processus de CDIsation. Il faudra avoir travaillé 5 ans sur 6. (pas mon cas).
Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: Ryô le 13 Juin 2012 à 08:20
Je savais que j'aurais dû parier sur la vacation EN pendant quelques années. Mais j'aurais pas encore ma maison...
Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: Flavien le 13 Juin 2012 à 14:37
En étant contractuel de l'EN tu veux dire ?

Parce que la vacation, bon, ça va cinq minutes  :mdr:
Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: Ryô le 13 Juin 2012 à 18:28
Oui, voilà
Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: Alaiya le 26 Juillet 2012 à 15:03
Rions un peu...

Comme vous le savez, la gauche a voté la mesure supprimant les heures supplémentaires défiscalisées à compter du 1er juillet  2012. Au nom d'une idéologie qui imagine que dans un monde de bisounours toutes les vilaines heures supplémentaires qu'on demande au salarié de faire pourraient être mises à contribution de la création de l'emploi. Le jour où la gauche comprendra que, non, les français ne travaillent pas tous à la chaîne dans une usine, peut-être qu'elle mettre un pied dans la réalité.

Bref.

Examinons ensemble les conséquences dans la "vraie vie de monsieur tout le monde" de cette mesure:

- Les heures défiscalisées pour le salarié ne le sont plus => ses impôts sur le revenu vont donc augmenter => baisse du pouvoir d'achat n°1.

- Les heures défiscalisées pour l'employeur ne le sont plus => l'employeur répercute tout ou partie des charges supplémentaires sur la part salariale => baisse du salaire net => baisse du pouvoir d'achat n°2.

Non parce que si la gauche, toujours bien au chaud dans son monde bisounours, croit que le gentil employeur va se coltiner 100 % des charges supplémentaires à payer, elle se met le doigt dans l'oeil bien profond.

Donc pour un parti au pouvoir qui soit disant veut faire cracher les riches au bassinet et sauver les classes populaires et moyennes, c'est de l'epic fail en barre. Parce que figurez-vous - si, si c'est vrai - que les gens qui gagnent des salaires très confortables (je parle d'un salaire, pas de rentes ou autres, rangez les faucilles et les marteaux, svp, merci) - je pense à des cadres dirigeants, à des avocats d'affaires, etc - les heures supplémentaires, ils n'en ont rien, mais alors rien de rien de rien à carrer! D'ailleurs, ils n'ont pas d'heures supplémentaires pour la simple et bonne raison qu'ils travaillent en forfait jours, système hautement incompréhensible pour qui utilise une pointeuse tous les jours. Donc leur mesure, là, ne les touchera en rien.

Par contre, les autres, ouvriers ou cadres qui sont aux 39 heures par exemple (soit 4 heures supp' par semaine), qui touchent des salaires normaux, ils l'ont bien profond.

Et si par un heureux hasard, ils augmentent en plus la CSG, je vous laisse imaginer le tableau.

Cette absence absolue de toute pragmatisme, de toute intelligence du réel, au nom d'une idéologie dépassée depuis des lustres, ça me dépasse. Non, les salariés ne sont pas interchangeables, non chacun n'a pas une tâche bien précise, bornée et limitée dans les entreprises et non, 4 heures supplémentaires/semaine de 1 salarié n'égale pas 0.11 salarié et par extension, ce n'est pas parce que 10 salariés ne feront plus 4 heures supp par semaine que l'entreprise va embaucher 1 salarié.

(oui, je râle, mais j'avais prévenu: j'ai voté Hollande au second tour ce qui m'autorise à pointer du doigt toutes ses conneries).

PS: Al², si tu passes par là, j'aimerais faire une simulation de l'imposition de mon foyer en "fiscalisant" les heures supp' de mon mari (qui va perdre entre 80 et 100 € par mois), juste pour voir... Merci^^







Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: Aladfal le 26 Juillet 2012 à 17:32
Citation de Alaiya le 26 Juillet 2012 à 15:03
Al², si tu passes par là, j'aimerais faire une simulation de l'imposition de mon foyer en "fiscalisant" les heures supp' de mon mari (qui va perdre entre 80 et 100 € par mois), juste pour voir... Merci^^
Ben tu vas là(http://www.impots.gouv.fr/portal/html/redirect.jsp;jsessionid=5UGDFEG5PNZCZQFIEIPSFFA?path=http%3A//www3.finances.gouv.fr/calcul_impot/2012/) et tu vires tout bêtement la somme en 1AU (les heures sup') pour l'ajouter à celle en 1AJ (les salaires).
Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: MCL80 le 26 Juillet 2012 à 19:06
Une remarque en passant: Ce dispositif était ni plus, ni moins qu'une niche fiscale. Il a permis aux employeurs d'éviter d'augmenter les salaires au rythme de l'inflation en masquant cette situation par l'ajout d'heures supplémentaires non imposées fiscalement. Pour les salariés ça semblait tout bénéfice… À court terme, probablement, mais à long terme, notamment pour le calcul de la retraite, je ne pense pas que cette part du salaire compte. Ce qui veut dire qu'au moment de la retraite, avec un dispositif de ce type, il y a un joli effet kisscool sur le revenu, même en étant à taux plein.

Après, je dirais que c'est aux employés de défendre leur salaire. C'est pas les ronds de jambes des secrétaires généraux des syndicats dans les salons ministériels qui font augmenter les salaire, mais bien la mobilisation des salariés.

Sinon, Hollande applique en gros le même programme économique que Sarkozy, sauf qu'il va augmenter la CSG… Plutôt que de faire une "TVA sociale"… Le taux uniforme de la CSG, tout comme celui de la TVA fait que ce genre d'impôts pèsent proportionnellement bien plus sur les mois aisés que l'impôt sur le revenu.
Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: harsiesis le 26 Juillet 2012 à 21:49
Citation de MCL80 le 26 Juillet 2012 à 19:06
Une remarque en passant: Ce dispositif était ni plus, ni moins qu'une niche fiscale. Il a permis aux employeurs d'éviter d'augmenter les salaires au rythme de l'inflation en masquant cette situation par l'ajout d'heures supplémentaires non imposées fiscalement. Pour les salariés ça semblait tout bénéfice… À court terme, probablement, mais à long terme, notamment pour le calcul de la retraite, je ne pense pas que cette part du salaire compte.
Non elle ne compte pas. C'est une des premières choses que ma mère (qui travaille sur de la gestion de paye et qui donc est un peu familière de ce genre de choses) m'a dit quand j'ai commencé à bénéficier de Tepa. Je ne l'ai donc pas pris que comme un cadeau, étant de toute façon trop bien conscient que tout "cadeau" de l'état a souvent son revers :sweatdrop:
Bizarrement c'est un aspect que les grands médias zappent presque immanquablement, et même la gauche n'en a que très peu parlé.
Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: Kian le 27 Juillet 2012 à 00:29
Je ne fais plus d'heure supp' étant passé ce mois-ci cadre au forfait jour mais sinon je serais comme le décrit Alaiya, très emmerdé ...
Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: Alaiya le 27 Juillet 2012 à 15:01
@ Al²: ok, merci. je vais voir ça ce WE.
Citation
À court terme, probablement, mais à long terme, notamment pour le calcul de la retraite, je ne pense pas que cette part du salaire compte. Ce qui veut dire qu'au moment de la retraite, avec un dispositif de ce type, il y a un joli effet kisscool sur le revenu, même en étant à taux plein.
Hum, j'ai cherché, effectivement, pas mal de gens disent que ces heures défiscalisées ne comptent pas pour la retraite, mais je n'ai vu aucun texte officiel faire état de défiscalisation = pas compté pour la retraite. Je vais donc vérifier sur les bulletins de salaire de mon mari pour voir si ces heures supp' sont intégrées dans le calcul des cotisations sociales ou pas. Parce qu'il y a une différence entre les cotisations sociales et l'impôt sur le revenu. J'aimerais être sûre...
Citation
Il a permis aux employeurs à certains employeurs d'éviter d'augmenter les salaires au rythme de l'inflation en masquant cette situation par l'ajout d'heures supplémentaires non imposées fiscalement.
Fixed. Non, tous les employeurs ne sont pas des salauds... *soupir*


Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: MCL80 le 27 Juillet 2012 à 22:49
Citation de Alaiya le 27 Juillet 2012 à 15:01
@ Al²: ok, merci. je vais voir ça ce WE.
Citation
À court terme, probablement, mais à long terme, notamment pour le calcul de la retraite, je ne pense pas que cette part du salaire compte. Ce qui veut dire qu'au moment de la retraite, avec un dispositif de ce type, il y a un joli effet kisscool sur le revenu, même en étant à taux plein.
Hum, j'ai cherché, effectivement, pas mal de gens disent que ces heures défiscalisées ne comptent pas pour la retraite, mais je n'ai vu aucun texte officiel faire état de défiscalisation = pas compté pour la retraite. Je vais donc vérifier sur les bulletins de salaire de mon mari pour voir si ces heures supp' sont intégrées dans le calcul des cotisations sociales ou pas. Parce qu'il y a une différence entre les cotisations sociales et l'impôt sur le revenu. J'aimerais être sûre...
Ça serait donc encore pire que ce que je pensais, puisque ces heures sont exonérées partiellement, si j'ai bien compris, de diverses cotisations sociales. Ce qui veut dire qu'elle généraient des droits dont une partie des coûts est supportée par l'ensemble des salariés… (soit au travers des cotisations, soit au travers des impôts et des taxes.)
Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: RoiLion.Thom le 27 Juillet 2012 à 23:09
Non mais, je suis désolé si je vais dire un poncif qui va faire dresser les poils d'Alaiya, mais les mecs à la tête de l'état, malgré tout ce qu'ils disent et font comme conneries, ce ne sont pas des branques, ils en ont quand même dans la tête... Donc par définition, une motion passée par un gouvernement de droite, si tu cherches vraiment bien au bout du truc, tu ne trouveras jamais que le coût est majoritairement supporté par les entreprises... C'est un peu la définition du truc.
Et du coup, je n'ai pas creusé en détail ce que disait la-dite Al, mais il ne m'étonnerait pas que les mesures prises par la gauche soient, AU FINAL, une fois tout bien pesé, plutôt favorable aux salariés.
Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: MCL80 le 28 Juillet 2012 à 22:03
Attention au poncif absolu: si le PS ne faisait que des choses favorables aux salariés (même en ne considérant que le court terme) je crois que ça se saurait… Par exemple, la CSG est une taxe profondément injuste (car non progressive par rapport aux revenus) qui a été crée par le gouvernement Rocard, sous Mitterrand.

Et cette CSG va très certainement être une nouvelle fois augmentée… Par le PS (après l'avoir été par l'UMP)
Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: Sentinel le 29 Juillet 2012 à 19:59
La fin des HS defiscalisées est une excellente nouvelle dans le monde de l Éducation nationale. En 5 ans, j ai observé beaucoup de professeurs (notamment les agrégés qui sont à la base très bien payés) se faire entre 15.000 et 20.000€ net par mois, c-à-d plus que le Recteur ou le préfet!!!
Si ce n est pas l enrichissement, je ne sais pas ce que c est. :oo:
J ai eu quelques contentieux à gérer uniquement pour réclamer des Hs de secrétariat de bac (oui,z'avez bien lu) que le proviseur avait refusé de régler en estimant que ça faisait parti des obligations réglementaires de service de l intéressé.
Les abus de ce type je peux en citer pele mêle :(
Bref, beaucoup de malins ont profité du système durant ces 5 ans en avançant que les soit disant suppressions de postes expliquaient l explosion des heures supp dans l Éduc'. :sleeping:
Vivement la privatisation totale de l'éducation :mouais:
Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: Kamen le 29 Juillet 2012 à 20:30
20 000 nets par mois ? Tu as mis un zero de trop, ou j'aurais du mieux me renseigner sur les salaires de l'education nationale ? :peur:
Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: Sentinel le 30 Juillet 2012 à 03:48
Au retour de mes congés, je posterais une copie d un bulletin de paie d un agrégé qui a percu ce salaire net ;) 
En fait, 1 HS defiscalisée à La Réunion (cad majorée et indexée)= 135€ pour un agrégé.
L agrégé ne doit QUE 9 h de cours/semaine. Ce qui fait qu il peut déclarer autant d HS qui le souhaite. En moyenne, ils déclarent donc entre 40 et 50 HS/mois. Ce qui fait que mieux on est payé, moins on doit d heures réglementaires de service. Toujours plus d heures supp' pour des motifs divers et variés (ex: s occuper du club de babyfoot) -_-
Son supérieur hiérarchique (proviseur ou principal) n est pas foutu de vérifier la réalité du service fait sur le terrain. Il ne fait donc que signer les heures déclarées par le prof...
Ce système me débecte et les profs sont la pire espèce de fonctionnaire. Pourquoi ne pas suivre le modèle des US et privatiser totalement ce secteur ?

Voilà pourquoi je suis totalement favorable à la fin de cette mesure.
Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: Kamen le 30 Juillet 2012 à 10:00
Merci pour l'explication. En effet, c'est proprement ridicule, dans de telles proportions.
Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: Flavien le 30 Juillet 2012 à 15:20
Citation de Sentinel le 30 Juillet 2012 à 03:48
Au retour de mes congés, je posterais une copie d un bulletin de paie d un agrégé qui a percu ce salaire net ;) 
En fait, 1 HS defiscalisée à La Réunion (cad majorée et indexée)= 135€ pour un agrégé.
L agrégé ne doit QUE 9 h de cours/semaine. Ce qui fait qu il peut déclarer autant d HS qui le souhaite. En moyenne, ils déclarent donc entre 40 et 50 HS/mois. Ce qui fait que mieux on est payé, moins on doit d heures réglementaires de service. Toujours plus d heures supp' pour des motifs divers et variés (ex: s occuper du club de babyfoot) -_-
Son supérieur hiérarchique (proviseur ou principal) n est pas foutu de vérifier la réalité du service fait sur le terrain. Il ne fait donc que signer les heures déclarées par le prof...
Ce système me débecte et les profs sont la pire espèce de fonctionnaire. Pourquoi ne pas suivre le modèle des US et privatiser totalement ce secteur ?

Voilà pourquoi je suis totalement favorable à la fin de cette mesure.
Bon bon bon.
Tout d'abord, je ne sais pas où l'agrégé doit 9h par semaine mais c'est certainement pas le principe de droit (cf décret). Il doit 15H. Ce n'est pas lui qui fait son emploi du temps mais le proviseur adjoint sous l'autorité du proviseur. Toute autre situation est anormale. L'article 1 est clair, jusqu'à 15h par semaine, il n'y a pas de rémunération supplémentaire.

De plus, les agrégés ont toujours eu plus d'heures supp' que les certifiés (cf ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/dpd/ni0243.pdf montrant une situation déjà nette en 2002).

Finalement, les agrégés représentent une minorité des enseignants, la majeure partie des enseignants sont des certifiés. La proportion est de 85% (260 000 vs 50 000).

Ca c'est pour l'aspect objectif.

Personnellement, pour deux HSA (heures supplémentaires par semaine à l'année), je gagne 250€ de plus. Ca revient grosso modo à 35€ de l'heure mais c'est normal étant le plus bas de la hierarchie.
Ca c'est pour le cas particulier.

Pour les HSA, elles sont décidées par le rectorat. Vers janvier/février, il envoie à l'établissement la DGH (dotation globale horaire). Par exemple, pour mon collège, c'était quelque chose comme 780 heures normales et 20 HSA.
Plus tard, le rectorat envoie au collège la division par matière, c'est là où on voit les suppression/création de poste ou l'existence d'un bloc horaire ou des heures supp'.
Pour 2012-2013, en histoire/géo dans mon collège, la dotation étant de 69h + 2 HSA.
Cad : trois certifiés à 18h, un certifié à 12h (service partiel), un bloc horaire de 3h (pour un TZR ou un enseignant qui n'a pas toutes ses heures dans son établissement) et 2 heures supp' correspondant à la troisième par alternance.
Le service s'organise soit par les profs entre eux, la direction valide. Soit par réunion direction + professeurs d'une matière. Pour l'instant, je n'ai jamais vu la deuxième solution.
C'est lors de cette réunion que le "gâteau des HSA" est réparti. Les deux heures de HSA, dans mon collège, tourne tous les ans. Ce qui est plutôt pas mal considérant la difficulté de la classe à gérer.

Après, les établissements possèdent des crédits propres +/- indépendants mais qui sont très limités. Ils sont destinés à rémunérer des cas particuliers. Par exemple, l'année dernière, j'avais failli faire des heures supp' dans un lycée pro pour remplacer deux collègues partant tour à tour en congés pater puis en opération. Mais ce sont des opérations censées être limitées dans le temps et en crédit.

Tu es dans un cas particulier  mélangeant l'audace d'une enflure et la très grande incompétence de la part de la direction mais aussi de la division des personnels. Le rectorat ne doit jamais laisser passer une déclaration aussi grotesque.
Je n'ai pas 10 ans d'expérience mais je commence à cumuler les établissements différents et les personnels de directions...

Après, sur le fond de ta pensée... Je vais considérer que ce n'est qu'une histoire de conflit entre deux visions différentes. J'ai déjà eu ce débat avec un mec de la DRH/DP au rectorat de Poitiers, c'était caricatural au possible et inconstructif.
Je crois qu'il n'y a pas de meilleur fonctionnaire que d'autre selon les branches.
Si on parle des gendarmes, certains gaspillent leurs -pourtant maigres crédits- à s'acheter des tondeuses à ne plus quoi s'avoir en faire, d'autres vident leurs cartouches près d'une centrale nucléaire et s'étonne que leur hierarchie leur tombe dessus.
Si on parle de la fonction publique territoriale, tu trouves des gens qui n'ont pas commencé le boulot à 10h alors qu'ils embauchent à 8h. Café + journal obligent. Ou puisqu'on parle en définitive d'argent public, la plupart des agents se fichent du principe du marché public, on appelle les amis d'abord quand on a des travaux à faire faire. J'ai participé à l'organisation d'une manifestation publique avec un certain budget, il en a fallu des pieds et des mains pour que je fasse comprendre à l'agent se chargeant du dossier qu'il n'avait pas le droit de confier n'importe quelle tâche à n'importe quelle entreprise, surtout si elle est gérée par un ami. D'ailleurs je suis persuadé qu'après mon départ, celui ci a repris "les bonnes vieilles habitudes". Heureusement que la préfecteur et la chambre régionale des comptes n'a jamais fait attention à ça.
Même en FPH où il existe un harcèlement moral latent de beaucoup de docteurs vis à vis des femmes.
Tu trouveras toujours des branleurs, des incompétents ou de vils connards.
Par contre, tu t'occupes d'un service qui te permet de voir des abbérations et ça tombe sur cette branche.

En tous cas, pourquoi pas la privatisation ? Pourquoi pas oui. Mais ce que tu dénonces n'a rien à voir avec la différence public/privé. Et si c'est parce que tu ne veux plus gérer ce genre de personne... Bah /1 tu t'es trompé de vocation et surtout /2 si ce ne sont pas les enseignants, ce sera un autre personnel et je ne suis pas convaincu que tu trouves mieux. Si ce ne sont pas les heures supp', tu trouveras d'autres délices. CF ce que j'ai dit au dessus.
Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: Flavien le 30 Juillet 2012 à 15:31
Je le mets en message supplémentaire.

Après réflexion, il semblerait que tu fasses référence à un professeur agrégé exerçant uniquement en classe prépa ou en école normale.
Mais bon, alors là, là, on est dans des proportions à 1/1000.

Si le mec est bien professeur en classe prépa, s'il fait consciencieusement son travail, il va effectivement faire beaucoup d'heures supp' mais de ce que je sais, il est difficile de dire qu'il ne mérite pas son salaire très différent de la norme.
Bon après, on reste quand même dans certaines incohérences liées au Baby foot par exemple !
Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: Sentinel le 30 Juillet 2012 à 15:41
Citation de Flavien le 30 Juillet 2012 à 15:20
Citation de Sentinel le 30 Juillet 2012 à 03:48
Au retour de mes congés, je posterais une copie d un bulletin de paie d un agrégé qui a percu ce salaire net ;) 
En fait, 1 HS defiscalisée à La Réunion (cad majorée et indexée)= 135€ pour un agrégé.
L agrégé ne doit QUE 9 h de cours/semaine. Ce qui fait qu il peut déclarer autant d HS qui le souhaite. En moyenne, ils déclarent donc entre 40 et 50 HS/mois. Ce qui fait que mieux on est payé, moins on doit d heures réglementaires de service. Toujours plus d heures supp' pour des motifs divers et variés (ex: s occuper du club de babyfoot) -_-
Son supérieur hiérarchique (proviseur ou principal) n est pas foutu de vérifier la réalité du service fait sur le terrain. Il ne fait donc que signer les heures déclarées par le prof...
Ce système me débecte et les profs sont la pire espèce de fonctionnaire. Pourquoi ne pas suivre le modèle des US et privatiser totalement ce secteur ?

Voilà pourquoi je suis totalement favorable à la fin de cette mesure.
Bon bon bon.
Tout d'abord, je ne sais pas où l'agrégé doit 9h par semaine mais c'est certainement pas le principe de droit (cf décret). Il doit 15H. Ce n'est pas lui qui fait son emploi du temps mais le proviseur adjoint sous l'autorité du proviseur. Toute autre situation est anormale. L'article 1 est clair, jusqu'à 15h par semaine, il n'y a pas de rémunération supplémentaire.

De plus, les agrégés ont toujours eu plus d'heures supp' que les certifiés (cf ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/dpd/ni0243.pdf montrant une situation déjà nette en 2002).
Tu as plusieurs "catégories" d'agrégés :
Le lien que tu pointes mentionne que l'agrégé de "base" est bien au 15h. Ensuite il y a :
- Agrégé classe normale et assimilé - ORS 11H
- Agrégé classe normale et assimilé - ORS 10H
- Agrégé classe normale et assimilé  - ORS 9H (catégorie en surnombre dans mon académie)
- Professeur chaire supérieure - ORS 8H (prépa, BTS)
etc...

Les heures supplémentaires dont je mentionne concerne les HSE, dont l'enveloppe *globale* (ex: 100.000€ pour l'établissement X) est doté par le rectorat en début d'année scolaire, voire réabondé au fur et à mesure.
Exemple qui concerne 90% des établissements secondaires : en fin d'année scolaire, au lieu de "rendre" l'enveloppe restante, que font les chefs d"tablissements ? Distribution gratuite d'heures supp" (virtuelles) à leurs "copains" profs (notamment les agrégés). C'est toalement HON-TEUX !  :wacko:
Le ministère se rendant compte de cette situation ubuesque a tenté de créer une nouvelle indemnité dite d'intérêt collectif pour éviter ce gaspillage d'HSE. Force est de constater qu'après 2 ans, l'objectif n'est pas du tout atteint. Au contraire, on distribue HSE virtuelles + IFIC (nouvelle indemnité)

Ca c'est également objectif (factuel).

Pour le reste, je ne suis pas convaincu mais on va en rester là.... ^^
Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: Flavien le 30 Juillet 2012 à 15:49
Oui, d'accord, mais tu parles quand même d'une classe d'agrégé représentant même pas le 1000e de tous les enseignants de France là !

Evidemment qu'on retrouve toujours des cas ubuesques/incroyablement abérrant.
Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: Sentinel le 30 Juillet 2012 à 15:52
Peu importe, j'en ai vu de toutes les couleurs à force de traiter les contentieux liés à la paye/financier. Tu m'excuseras donc si mes propos t'ont heurté.

Le mot d'ordre c'est "Toujours plus!".
Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: Flavien le 30 Juillet 2012 à 15:56
Ah mais ça c'est sociétal, pas vraiment corportatiste  :peur:.
Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: MCL80 le 30 Juillet 2012 à 16:53
Attention Sentinel, pour l'abus qu'on retient, il y a souvent une masse de personnes qui sont dans les clous.

Ceci dit, la fin de la défiscalisation des heures sup' ne changera rien à ce que tu décris… Simplement les abus seront fiscalisés.

Pour ma part, je préférerais aussi, en matière de rémunération qu'on n'oublie pas que sauf pour les corps les plus élevés, les indices de rémunérations de début de carrière sont tous en dessous du SMIC. Plutôt que de revaloriser le point d'indice et de repyramider les corps, l'administration gère cette situation à coup de primes et parfois d'heures sup'. Ce qui ne peut qu'aboutir à des dérives (certains chefs étant tentés d'acheter le calme en autorisant des choses peu régulières)
Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: tinou le 31 Juillet 2012 à 06:48
Je ne sais plus combien touchaient mes profs pour une heure de khôlle, mais cela permettait sans doute de bien arrondir les fins de mois.
Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: Battou le 22 Août 2012 à 21:28
 Ressusciter la vignette auto pour compenser une baisse du prix de l'essence :
http://www.bfmtv.com/prix-des-carburants-un-retour-de-la-vignette-actu32213.html
:mainaufront:

Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: Hiei- le 23 Août 2012 à 02:27
Ca n'a aucun intérêt, si c'est pour donner d'un côté pour reprendre de l'autre, autant rester tels que l'on est.

Au moins, le caburant, c'est proportionnel à l'usage que tu fais de ton véhicule.

Mais je doute que ce soit appliqué au final, c'est probablement juste une pirouette pour faire accepter aux gens le fait qu'ils ont promis un truc inapplicable  :mdr: (et comme ils savent que les gens ne voudront pas du retour de la vignette, ils pourront alors dire "bon bah pas de blocage du prix du caburant, et problème réglé").

Ou alors, c'est de la filouterie "du genre, on baisse le prix du carburant temporairement, mais on laisse la vignette tout le temps, ce qui au final sera un bénéfice pour l'état).

Surtout que ça ne pénalise pas que les "très riches" qui achètent de grosses voitures, ça pénalise aussi les "très modestes" qui roulent avec des voitures achetés d'occasion qui ont en général une dizaine/quizaine d'années et qui polluent évidemment plus que des modèles récents neuf. Et je pense qu'il y a, au final, infiniment plus de gens dans le second cas que dans le premier.

Personnellement, je ne trouve pas le caburant si cher que ça, au risque d'en faire bondir beaucoup.

Lorsque j'ai eu ma voiture, le gazole était à 1.30 Euros. J'ai fait le plein il y a environ 2 semaines et il était à 1.40 Euros (soit +0.10 en deux ans et demi). Sur un plein, ça fait une différence de 4.5 Euros, soit une augmentation de 1.6 Euros par an (les cigarettes augmentent bien plus que ça, par exemple, ou le coût de la vie en général).

Alors, évidemment, je me doute que les gens roulaient à l'essence ne sont pas dans le même cas, le litre frolant les 1.70, mais actuellement pour un plein, ça ne fait que 10 Euros en plus que le gazole si on part sur la base d'un réservoir de 45 litres (sachant que sur un diesel, une fois sur deux, il faut changer un filtre en plus, ce qui fait qu'une fois sur deux, la vidange coûte ~ 140 Euros).

Maintenant, pour ceux qui font beaucoup de route (ou très peu, au choix, entre les deux ce n'est pas très intéressant), c'est un choix à réfléchir lorsqu'on achète une voiture (en plus de la durée de vie, une essence dépasse rarement les 300.000, alors que j'ai vu pas mal de diesel faire 400.000/500.000 et rouler encore).

Et rien ne dit que le prix des caburants va rester tel quel, il était déjà monté en mars et redescendu depuis.

Ma solution, pour les gens qui trouvent le prix trop élevé, et je les comprends, c'est de limiter les trajets inutiles au maximum et de rouler un peu moins vite/les vitres fermés/sans climatisation (on estime qu'en roulant un peu moins vite, genre 80 km au lieu de 90, on peut économiser jusqu'à 10% de carburant). Je suis moi-même à la campagne, donc je comprends le coup du "voiture = vital" mais quand j'en vois qui s'en servent pour faire 200 mètres, je trouve ça un peu abusé (à l'époque pour prendre le bus, je faisais un kilomètre de marche à pied et ça ne m'a jamais tué. Ma mère doit faire plusieurs kilomètres à pied par jour, elle travaille chez plusieurs personnes dans la commune où je vis, n'est pas si jeune que ça, elle approche des 60 ans et n'est pas en parfaite santé, multiples problèmes dont du diabète donc j'imagine que pour les gens bien portants, c'est encore moins contraignant).

Et éviter les trajets courts, c'est la qu'on consomme le plus logiquement.
Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: Flavien le 23 Août 2012 à 03:15
Là où tu pointes fort justement, c'est le mode de vie rurbain, périurbain, voire rural. A force de s'étendre et s'éloigner du centre ville et/ou du travail, on consomme plus de transport. A Paris, cela n'est pas forcément important en coût (mais en temps oui), ailleurs si.
Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: Ryô le 23 Août 2012 à 06:42
Anéfé.

Où je suis, sans bagnole, tu es au chômage.
Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: Alaiya le 23 Août 2012 à 07:30
Et en ville, en province, les transports en commun c'est bien gentil mais... Par exemple, à Bordeaux, le tramway c'est nickel, mais les bus, c'est une autre histoire. Certes, le réseau est dense, globalement bien fichu (à part quelques aberrations du genre les boulevards, où il faut changer trois fois uniquement pour en faire la moitié du tour!), toutefois le respect des horaires et surtout des rotations est très aléatoire! Quelqu'un qui n'a pas le tram à proximité et qui doit utiliser les bus risque d'être souvent en retard: le nombre de fois où le bus ne passe tout simplement pas (et vu qu'il en passe un tous les quarts d'heure, hein...) est assez hallucinant. Et on ne sait même pas pourquoi. Il m'arrive de prendre le bus pour aller au centre de Bordeaux (j'ai un arrêt à 2 mn à pied de chez moi, et je suis au centre de Bordeaux en 15 mn) parce que j'ai la flemme de prendre la voiture pour aller la garer près du tram à Bègles, mais à chaque fois, c'est aléatoire. Donc chiant.

Bref, tout ça pour dire que OK, en ville, va pour les transports en commun mais encore faudrait-il qu'ils soient vraiment efficaces.
Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: MCL80 le 23 Août 2012 à 11:19
Citation de Battou le 22 Août 2012 à 21:28
Ressusciter la vignette auto pour compenser une baisse du prix de l'essence :
http://www.bfmtv.com/prix-des-carburants-un-retour-de-la-vignette-actu32213.html
:mainaufront:
Si on lit bien ce (très!) court texte, pas avare de sensationnalisme, il me semble qu'il en ressort que cette vignette concernera les bagnoles qui consomment beaucoup. (À mon avis, c'est la résurrection du projet de malus annuel prévu par le gouvernement précédent.)


Citation de Hiei- le 23 Août 2012 à 02:27
Ma solution, pour les gens qui trouvent le prix trop élevé, et je les comprends, c'est de limiter les trajets inutiles au maximum et de rouler un peu moins vite/les vitres fermés/sans climatisation (on estime qu'en roulant un peu moins vite, genre 80 km au lieu de 90, on peut économiser jusqu'à 10% de carburant).
Juste une remarque, dans mon coin de vacances, depuis plus de deux semaines, il fait plus de 30° (on est monté à 38-39) Hé bien, je te défie de rouler fenêtres fermées si tu n'as pas la clim'. La ventilation à fond les manettes, tu étouffes. Donc oui, à 90 tu n'as pas un bon Cx, mais il faut faire avec.

Après, moi, ce qui me fait rigoler, quand les gens disent que l'essence est trop chère, c'est leur manière de conduire en ville: Le feu où ils sont arrêté tourne au vert, mais le suivant à 150 mètres est en train de passer au rouge. Que fond la plupart: Mode gros bourrin, j'accélère au maxi, puis je freine à bloc. Simplement en changeant cette habitude stupide, ils économisent à la fois le carburant et la mécanique de leur voiture… Mais bon, une montée de testostérone n'a pas de prix. :shifty:

Après, ce que dit Flavien est totalement vrai: On (l'État, les collectivités locales…) a tout fait depuis des décennies pour faciliter l'éloignement entre les lieux de résidence, de commerce, loisirs et de travail, tout en organisant l'espace de manière à ce que les transports en commun soient quasiment inefficaces (très faibles densités de constructions, lotissements labyrinthes…)  Résultat: les gens qui se sont éloignés de la ville tout en gardant un travail à proximité de celle-ci sont totalement et irrémédiablement dépendants de la voiture… Et ce quels que soient les coûts induits. Moi, je suis très inquiet sur cette situation à long terme, et j'en arrive à la conclusion que dans quelques années ou décennies, les quartiers de relégation, ça ne sera plus les zones d'habitat social (qui sont des zones relativement denses et de plus en plus désenclavées par les TC), mais bien les lotissements périurbains loin de tout, enclavés et inaccessibles en transports en commun. Les germes sont déjà posés, car sur les grandes agglomérations on constate que l'éloignement du site ou s'installent les nouveaux périurbains par rapport au centre de l'agglomération est directement lié à leur niveau de revenu. Pour caricaturer, statistiquement les cadres aisés vont habiter en première couronne (<=10 kilomètres du centre), les cadres intermédiaires en deuxième couronne (entre 10 et 25-30 kilomètres du centre), et les non-cadres en troisième couronne (au-delà de 30 kilomètres).
Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: Flavien le 23 Août 2012 à 13:02
Par ailleurs, sans surprise, où-est ce qu'on vote FN ?

Au centre ville ?
En banlieue ?
En péri-urbain ?
A la campagne ?

Si désormais toute la géographie est concernée... Apparement, le FN a conquis dans les deux derniers espaces...
Et à mon sens, la voiture/l'essence... La complexité croissante de la vie loin de son travail/loisirs sont des arguments en faveurs du vote FN...
Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: The WormLord le 23 Août 2012 à 14:34
Citation de Flavien le 23 Août 2012 à 13:02
Et à mon sens, la voiture/l'essence... La complexité croissante de la vie loin de son travail/loisirs sont des arguments en faveurs du vote FN...
Vois pas bien en quoi ?
Pour moi les bons scores du FN à la campagne sont un peu lié à une forme d'ignorance : on a souvent moins "d'immigrés" dans la campagne, du coup les gens n'en connaissent que ce qu'ils voient au 20h : des méchants délinquants ! des assistés ! etc.

Sinon je suis bien content d'être en 2ème couronne, à 5 min à pied de la gare :)
Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: Flavien le 23 Août 2012 à 14:59
Ben justement, il n'y a pas que la xénophobie dans le vote FN.
C'est aussi un vote contestataire face à l'abandon des services publics dans les zones rurales ou leur quasi absence dans le périurbain.
C'est aussi un mal être par rapport à un choix de vie que les gens ne pensaient pas si cher et contraignant.

Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: MCL80 le 23 Août 2012 à 18:04
Citation de The WormLord le 23 Août 2012 à 14:34
Citation de Flavien le 23 Août 2012 à 13:02
Et à mon sens, la voiture/l'essence... La complexité croissante de la vie loin de son travail/loisirs sont des arguments en faveurs du vote FN...
Vois pas bien en quoi ?
Pour moi les bons scores du FN à la campagne sont un peu lié à une forme d'ignorance : on a souvent moins "d'immigrés" dans la campagne, du coup les gens n'en connaissent que ce qu'ils voient au 20h : des méchants délinquants ! des assistés ! etc.
Disons que les gens qui se saignent des quatre veines pour acheter une maison et qui sentent bien que la moindre anicroche peut rendre leur situation très difficile (hausse du carburant) voir intenable (chômage) sur le plan économique voient pour bon nombre l'extérieur comme une menace. C'est une peur du déclassement… Devoir repartir à la ville dans un logement HLM, alors qu'on habite une maison (pas forcément plus confortable qu'un appartement, ni bien construite) dans un entre-soi rassurant plus que confortable.

Ce que l'on constate avec la périurbanisation, c'est une ségrégation à grande échelle, et très fine de la société. Dans un même lotissement, les différents habitants sont peu ou prou dans les mêmes situations économiques… Et les promoteurs le savent bien. Ils ne construisent pas du tout la même chose pour des familles ayant un revenu mensuel de 2500€, que pour des familles ayant dans le même laps de temps un revenu de 10000€.

On a donc la constitution de secteurs (je n'ose pas dire quartiers, tant les secteurs pavillonnaires ne sont pas de la ville… C'est de la non-ville) homogènes socialement. Et fatalement dans un entre-soi de ce type, tout ce qui est différent et qui pourrait remettre en cause cette "harmonie" (le terme est ironique, car souvent les haines entre voisins sont très fortes… pour des motifs parfois futiles, entre les odeurs de BBQ, les bruits de tondeuses…) représente un danger.

Il est symptomatique d'entendre les histoires de rejet auxquelles donnent lieu l'arrivée d'une famille "un peu moins blanche" de peau dans de tels secteurs (refus de vente de la maison, préemption par la commune pour faire du "logement social" pour les habitants du coin…) Pourquoi? C'est la peur… La peur que la présence "d'étrangers" fasse baisser la valeur de la maison chèrement payée (mais qui en fait ne vaut déjà plus grand'chose tant c'est un gouffre thermique avec son chauffage électrique, et ses murs mal isolés, tant aussi elle est loin de tous les services et les commerces)

Bref, les habitants des secteurs pavillonnaires ont d'autant plus peur que leurs revenus sont modeste et que leur situation tend à se dégrader. Dans un monde qui leur semble hostile, ils se jettent dans les bras d'un parti qui leur tiens un discours démagogique trompeur mais rassurant: "Nous vous défendrons contre l'étranger/ la mondialisation/ le déclassement/ les pertes de revenus… C'était mieux avant? Nous allons vous y ramener!" Or ce type de discours, on en connait bien le non-sens: Le passé ne peut représenter le modèle de l'avenir, sauf à vouloir régresser. La mondialisation et la désindustrialisation sont des réalités, et s'y opposer ne peut se faire sur des bases nationales et nationalistes.

Ceci dit, je ne vois pas de perspective économique à long terme pour les habitants des secteurs périurbains les plus lointains des villes… Leur seul bien, la maison, étant en train de devenir quasiment invendable, ou a un prix sans rapport avec le prix d'achat, du fait de son isolement, et de la piètre qualité de la construction. Ils ne peuvent donc envisager de revendre leur maison pour racheter un logement plus près de la ville. Or dans le même temps, le coût de leurs déplacements indispensables croît très vite, ce qui va à terme aboutir à un étranglement économique: La charge représentant le coût du déplacement vers le travail absorbera une telle part du revenu qu'il ne sera plus possible de vivre avec le reliquat. Cette situation insupportable pourrait a terme conduire à l'apparition dans ces zones d'un lumpenproletariat, qui compte-tenu de la situation économique et politique telle qu'elle semble se dessiner, deviendrait le vivier de milices d'extrême-droite…

Pour moi, il faut construire massivement des logements, surtout des logements sociaux, avec une densité élevée (au moins 80 logements par hectare) dans des secteurs facile à desservir en TC, en ayant une mixité avec des activités et du commerce… Or actuellement on en est encore à dédensifier certains secteurs (vu aujourd'hui dans le journal: à Pierrelatte, on va détruire un immeuble d'une dizaine d'étages… Pour faire des pavillons à la place)
Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: Battou le 23 Août 2012 à 19:52
Citation de MCL80 le 23 Août 2012 à 11:19
Si on lit bien ce (très!) court texte, pas avare de sensationnalisme, il me semble qu'il en ressort que cette vignette concernera les bagnoles qui consomment beaucoup. (À mon avis, c'est la résurrection du projet de malus annuel prévu par le gouvernement précédent.)
Le malus était une taxe à l'achat... là il s'agit d'une taxe à l'année pour avoir le droit de rouler avec un véhicule qui consommerait tant de carburant ou ferait tant de puissance fiscale. Après si on part sue le très populiste raisonnement "les riches ont de quoi se payer un Cayenne, ils auront donc de quoi payer le droit de rouler avec", je ne suis pas sur que ce soient ceux là qui en seront les premiers floués.
Citation
Après, moi, ce qui me fait rigoler, quand les gens disent que l'essence est trop chère, c'est leur manière de conduire en ville: Le feu où ils sont arrêté tourne au vert, mais le suivant à 150 mètres est en train de passer au rouge. Que fond la plupart: Mode gros bourrin, j'accélère au maxi, puis je freine à bloc. Simplement en changeant cette habitude stupide, ils économisent à la fois le carburant et la mécanique de leur voiture… Mais bon, une montée de testostérone n'a pas de prix.
Ah ça  :mdr:
Petit pastiche assez marrant de la question de la consommation auto par les zigotos de Top Gear :ou quand une M3 n'est pas si ogre que ça par rapport à une Prius.
http://www.youtube.com/watch?v=JmxUsGiGp3w
Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: Hiei- le 24 Août 2012 à 02:58
Citation de MCL80 le 23 Août 2012 à 11:19
Juste une remarque, dans mon coin de vacances, depuis plus de deux semaines, il fait plus de 30° (on est monté à 38-39) Hé bien, je te défie de rouler fenêtres fermées si tu n'as pas la clim'. La ventilation à fond les manettes, tu étouffes. Donc oui, à 90 tu n'as pas un bon Cx, mais il faut faire avec.
J'ai roulé sous 40° sans clim (ma voiture n'en a pas, donc pas trop le choix), fenêtres fermés (car mes yeux bousillés ne supportent pas les gros courants d'air) et pendant 5h non-stop (trajet "Dieppe-Reims"), donc ce n'est pas "mortel".

Alors, oui, tu cuis littéralement, mais si tu as le choix, tu peux aussi éviter d'utiliser la voiture et ça règle le problème (où tu sors plus tard/tôt lorsqu'il fait frais), mais ici je n'avais pas trop le choix niveau horaire.

Faut éviter le ventilo dans la voiture, ça ne sert pas à grand chose (perso, le mien, des fois, tu as plus chaud avec que sans).

Mais après, il y a des gens qui roulent fenêtre ouvertes/clim en permanence mais bon, tant qu'ils ne viennent pas ensuite se plaindre du prix de l'essence, je ne vois pas où est le problème.

Perso, même sans ce problème aux yeux, je préfèrerai cuire un peu que de cramer mon carburant inutilement.

Pour la vignette, le problème, c'est qu'on va te mettre ça à ceux qui ont des grosses voitures, puis ensuite ça va être généralisé, le truc bien classique.

Laissons le prix des carburants tel quel, je préfère perso, il finira bien par rebaisser.

De toute façon, le problème de baisse du carburant, c'est juste de la mauvaise volonté et une promesse en l'air, comme souvent (car sinon, techniquement, c'est très simple à faire. Tu changes la TVA des carburants et c'est réglé. Avec 5.5%, tu baisses le litre d'environ 20 centimes sans influencer sur le prix du brut, et donc sur ceux qui le vendent, détaillants inclus).
Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: Alaiya le 24 Août 2012 à 10:08
J'abonde totalement dans le sens de MCL concernant l'étalement urbain. Ce qui a été fait dans les années 70 et 80 (voire une bonne partie des 90), qui était considéré comme une bonne chose est aujourd'hui totalement remis en question. Là où on a étalé, aujourd'hui on parle de redensifier. Cette remise en question est légitime: réchauffement climatique, consommation énergétique, temps gaspillé dans les transports (voiture particulière, train, autres), etc. Mais il s'agit de modifier en profondeur les mentalités et c'est ça qui est le plus difficile. Le maire d'une commune rurale a vu arriver de nouveaux habitants, en se disant que "youpi, je vais rentrer plus de taxes foncières et de taxes d'habitation". Dans le même temps, qui dit augmentation de population dit ajustement des équipements publics tels que les crèches, maternelles et écoles primaires, collecte des déchets, mise en adéquation des infrastructures AEP et d'assainissement, services de transports en commun, sans oublier les commerces dit de proximité. perso, quand je vois ces mêmes maires aujourd'hui envisager de créer des écoquartiers sur leurs communes, j'hallucine. Le principe même d'écoquartier est totalement antinomique avec celui de ruralité!

Le problème réside également dans le coût du foncier en zone urbaine, qui implique l'impossibilité pour des ménages modestes ou moyens d'acquérir une résidence dans cette zone, voire même de louer. Ce qui est rare est cher et quand bien même on densifie en zone urbaine, le m² reste inaccessible pour beaucoup. Donc, oui, on assiste aujourd'hui à une espèce de répartition concentrique homogène des catégories de population centrée sur la zone urbaine, alors qu'à un moment donné, habiter en "campagne" était considéré comme un luxe, une chance. Aujourd'hui, ça reste un luxe mais pas dans le même sens du terme: il s'agit d'un luxe que beaucoup doivent supporter plutôt que de le rechercher.
Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: Flavien le 24 Août 2012 à 13:24
Augmente l'imposition des lieux non loués/non mis en vente/inhabités.
Tu vas voir si le prix au m² va pas baisser en France ^^

Il n'y a pas un manque de logement, mais une immonde et cynique spéculation consentie par les politiques (ces derniers en profiant largement).

Mais oui, je suis totalement d'accord avec vous, je n'aurais pas pu mieux dire ^^
Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: MCL80 le 25 Août 2012 à 11:58
Citation de Alaiya le 24 Août 2012 à 10:08
perso, quand je vois ces mêmes maires aujourd'hui envisager de créer des écoquartiers sur leurs communes, j'hallucine. Le principe même d'écoquartier est totalement antinomique avec celui de ruralité!
Je dirais pour ma part que ce qui me choque, ce n'est pas tant d'installer des écoquartiers (au vrai sens du terme) en zone rurale, mais bien pourquoi on en fait et comment on les fait.

Si on réfléchit, l'espace rural est précieux et doit donc être économisé. Construire dense et de qualité pour y loger les personnes qui y travaillent ne me choque pas… Mais les besoins ne sont pas forcément immenses si on s'en tient à cette définition.

Sauf qu'en fait les élus (et les lotisseurs) habillent du terme écoquartier de banals lotissement style années 1970-1990 auxquels on a ajouté des dispositifs de récupération des eaux pluviales, et des chauffe-eau solaires, ou autres toitures végétalisées. Et toujours avec des densités de constructions faibles (vous comprenez, on est à la campagne… C'est sûr, c'est pas comme si les maisons du centre-bourg historique étaient serrées les unes contre les autres… Les anciens se serraient entre autre pour préserver les terres agricoles). Et ces logements servent à accueillir des rurbains travaillant et consommant au loin. Et encore, quand ce nouveau lotissement est en continuité du bourg, c'est le moins pire, mais c'est loin d'être toujours le cas… Je me souviens d'un projet qu'on nous avait présenté en exemple d'écoquartier en formation professionnelle: Il cumulait tous les défauts. À la fois déconnecté du village, des grandes parcelles, et pour loger des rurbains travaillant au loin… Mais les maisons étaient prévues en auto-construction avec des matériaux écologiques. :shifty:

Et quand je vois la réaction des élus des communes les plus proches des centres urbains par rapport à la densification qui arrive chez eux du fait de la valeur du foncier (les promoteurs rachètent des pavillons sur 1500-2000m2, les font tomber pour faire des immeubles de 20 à 30 logements), ça fait peur. C'est du genre: Il faut tout faire pour bloquer ça. Alors que pour peu qu'ils l'organise, (les documents d'urbanisme sont là pour ça) cela peut leur permettre de constituer un centre-ville sympa… C'est sûr que s'ils laissent faire, compte-tenu du nombre de lotissements et de leur surface ça donne rapidement n'importe quoi. Pourtant, dans les communes de première couronne des agglomérations, il y a clairement un enjeu de densification, et de création de centres secondaires. Il est frappant de voir en première couronne des agglomérations des communes de 5000 habitants ou plus, quasi-exclusivement pavillonnaires, dont la structure commerciale du centre-ville est peut-être à peine celle d'un bourg rural de 500 habitants. Ceci car la structure pavillonnaire conduit les habitants à prendre leur voiture pour faire leurs courses… Et lorsqu'on prend sa voiture, on va là où on peut se garer facilement: dans un centre commercial.

Bref, en France, la culture d'un urbanisme de qualité est rarement maîtrisée par les élus (… et certains techniciens, y compris au sein de l'État), et la vision à long terme se limite trop souvent à l'échéance du mandat. Or en matière d'aménagement urbain, une erreur, une fois qu'elle est faite, le territoire la porte pendant des décennies.


Après, Flavien, je ne suis pas sûr qu'il y ait tant de logements vacants. C'est peut-être vrai en Île-de-France et dans le centre de certaines agglomération. Mais on se rend plutôt compte d'une tension nette sur ne nombre de logements vacants qui est quasiment au plancher minimum nécessaire au fonctionnement du marché dans les grandes agglomérations. (Il faut toujours 4 à 6 % de logements vides au moins pour que le marché fonctionne correctement). C'est du à la fois à l'augmentation de la population générale, et dans le même temps à la diminution de la taille moyenne des ménages. Il y a quelques décennies, il y avait en moyenne 3 personnes par ménage. Avec 10 logements on logeait en moyenne 30 personnes. Je cois qu'on est maintenant à environ 2,5 personnes par ménage (de mémoire, mais on est peut-être en dessous) Pour loger les 30 personnes, il faut donc 12 logements. Un tel contexte nécessite donc de construire beaucoup de façon à correspondre  au rythme d'augmentation de la population plus au rythme de diminution de la taille des ménages… sans oublier la compensation des logements démolis, insalubres ou inhabitables. Or la production est insuffisante pour répondre à l'ensemble de ces effets… D'où la hausse des prix tant à la location qu'à la vente…
Titre: Re: La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: Alaiya le 4 Octobre 2012 à 15:24
Alors les heures sup défiscalisées, le retour! Je vous avais dit de quoi il retournerait exactement au 1er octobre pour mon mari. 

Résultat => il a perdu 112 € net (soit 4 % quand même, et quand on sait à quoi ressemble les pourcentages annuels d'augmentation dans ma branche, c'est un peu comme s'il avait regressé de 2 ans voyez...), soit 1344 € net par an.

Et accessoirement, je rappelle que:

- les barèmes de calcul de l'IR ont été gelés, et donc n'ont pas augmenté mécaniquement avec l'inflation (oui, c'est la droite qui l'a instauré, mais TRES bizarrement, je n'ai entendu personne de la gauche le dire)

- les heures supp ont été réintégrées au calcul de l'IR depuis le 1er août

Donc à la question "avec ou sans vaseline", la réponse est bien entendu: sans.



 
Titre: Re : La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: MCL80 le 16 Septembre 2019 à 17:43
Un article sur les démolitions de logements HLM dans le département du Rhône et la métropole de Lyon:
(cliquez pour montrer/cacher)
Rhône
Ces dix grandes opérations de démolition qui vont marquer le département(https://www.leprogres.fr/rhone-69/2019/09/14/ces-dix-grandes-operations-de-demolition-qui-vont-marquer-le-departement)
Certains viennent tout juste d'être démolis, les autres le seront dans les deux années à venir. Dans le département, les immeubles HLM promis à la démolition se comptent sur bien plus de doigts qu'une seule main. Parce qu'ils sont vétustes ou ne correspondent plus à l'urbanisme d'aujourd'hui, l'Etat a fait le choix de les détruire. Une étape souvent impressionnante en raison de la taille de certains bâtiments.
    Vu 15661 fois Le 16/09/2019 à 09:00 mis à jour à 10:01

Des locataires qui s'en vont, une pelleteuse qui arrive et un immeuble réduit à l'état de gravats. Cette scène est devenue un rituel dans certains endroits du département. Au fil des projets de renouvellement urbain, les démolitions d'immeubles sont l'une des étapes préalables à la réhabilitation des quartiers prioritaires.

Dans la Métropole, ce sont ainsi 6 295 logements sociaux qui ont été démolis depuis 2005, dans le cadre du Plan national de renouvellement urbain (PNRU), auquel a succédé le Nouveau plan national de renouvellement urbain (NPNRU). Des logements reconstruits au même endroit ou dans une autre commune afin de préserver l'équilibre des quartiers et éviter la création de ghettos.
Des logements souvent vétustes et dégradés

Pour les habitants contraints de quitter leur appartement, démolition rime surtout avec relogement. De ce point de vue, peu de chances de perdre au change, le parc de logements démoli étant souvent vétuste et dégradé.

A Lyon, Vénissieux, Vaulx-en-Velin, Bron, Saint-Fons, Villeurbanne, Rillieux-la-Pape ou Tarare, tour d'horizon de ces imposants bâtiments qui n'ont pour seul avenir que la destruction.

A Lyon, la barre Mermoz-sud a déjà mis pied à terre
Le 15 avril dernier, les pelleteuses ont commencé à grignoter la façade du bâtiment I, le long de l'avenue Jean-Mermoz. Construite dans les années 1960, cette barre de quatre étages, qui fermait le quartier Mermoz-sud sur lui-même, est désormais détruite de l'allée 1 à l'allée 15. L'autre partie, de l'allée 16 à 21, sera démolie dans un second temps, le temps de relocaliser le bureau de poste.

Cette opération marque le début de la réhabilitation du quartier. Mermoz-sud est d'ailleurs le plus grand projet de renouvellement urbain de la Métropole. Il entend cumuler mixité d’usage, de fonction et d’habitat en incluant plus de nature. Cette requalification fait suite à celle effectuée à Mermoz-nord.

Le bailleur GrandLyon Habitat a procédé à 67 relogements dans la partie du bâtiment I actuellement démolie, qui comportait 88 appartements.

A côté, quatre allées de la barre O seront rasées à partir de septembre 2019, avant d'être complétées par une extension et une réhabilitation de 40 logements.

Au total, 120 logements doivent être démolis d'ici 2020.

A Vénissieux, la barre Monmousseau pourrait imploser en 2020
Avec ses quinze étages, la barre Monmousseau est visible à plusieurs kilomètres à la ronde. Situé à la lisière des Minguettes, à Vénissieux, cet imposant bâtiment composé de 197 logements est promis à la démolition. Celle-ci devrait intervenir en octobre 2020, après avoir été initialement programmée fin 2018, puis automne 2019.

Lancée il y a trois ans, l'opération de relogement des locataires a pris du retard. En effet, le dernier occupant n'a quitté les lieux qu'à l'été 2019. Le bailleur ICF-Habitat Sud-Est a donc dû décaler le démarrage des travaux. La phase de désamiantage va débuter à l'automne 2019 pour une durée d'un an.

Alors que la technique du grignotage était jusque-là privilégiée pour la démolition, c'est finalement celle de l'implosion qui pourrait être envisagée.

A noter qu'un incendie s'est déclaré au 18e étage de la barre le 19 juillet dernier, jour de la finale de la Coupe d'Afrique des Nations.

La petite barre voisine de 87 logements connaîtra le même sort que sa grande sœur.

A Bron, l'emblématique barre UC1 tombera en 2021
On ne peut pas la louper ! Le long du périphérique, au niveau de l'échangeur avec l'A43, l'imposante barre UC1 domine le paysage. Les chiffres sont impressionnants : 14 étages, 330 logements, 230 mètres de long et 46 de haut.

Le mastodonte construit en 1959 doit être démoli à l'horizon 2021. Débuté en juillet 2016, le relogement des locataires touche à sa fin. A ce jour, seule une quinzaine de familles vivent encore dans la barre presque vide. Selon le bailleur social Lyon Métropole Habitat, 55 % des locataires ont été relogés à Bron.

Prochaine étape : le chantier préalable à la destruction du bâtiment. La phase de désamiantage doit durer un an, puis le curage/abattage, environ sept mois. Viendra ensuite la purge des fondations et la remise en état du terrain, pour une durée de quatre mois.

A Vaulx-en-Velin, les dernières semaines de Mont-Gerbier et Mont-Cindre
Au Mas-du-Taureau, à Vaulx-en-Velin, l'Etat a engagé un vaste programme de réhabilitation. Au programme : la démolition de cinq immeubles et la construction de 1 300 nouveaux logements.

Si trois barres ont été foudroyées en 2016, il en reste encore deux à faire tomber : les résidences Mont-Cindre et Mont-Gerbier.

Totalisant 195 logements, les deux bâtiments des années 1970 sont désormais vides de tout locataire. Cela n'a pas été sans difficulté puisque le processus de relogement a tout de même duré deux ans et demi. Les derniers habitants ont quitté les lieux cet été.

La résidence Mont-Cindre, qui comme sa voisine s'élève sur quatre étages et onze allées, sera la première à disparaître du paysage, d'ici la fin de l'année 2019. La résidence Mont-Gerbier suivra. C'est la technique de la déconstruction qui a été privilégiée. L'opération doit être totalement achevée mi-2020.

"Le terrain libéré sera cédé à la ville en vue d'aménager un futur quartier", précise Céline Reynaud, directrice générale d'Est Métropole Habitat, le bailleur social qui gérait les bâtiments.

A Tarare, les mythiques barres de la Plata ont disparu du paysage
Elles surplombaient la ville depuis les années 1970. Les barres HLM de la Plata, sur les hauteurs de Tarare, sont désormais réduites à l'état de poussière.

Après la barre la Plata, démolie début 2019, la barre Lumière a elle aussi disparu du paysage en mars dernier.

Menée par Immobilière Rhône-Alpes, propriétaire de 285 des 299 logements sociaux qui composaient le quartier, la déconstruction de ces deux mastodontes de béton a représenté 20 000 mètres cubes de matériaux inerte pour une masse de 45 000 tonnes. C'est le choix d'une démolition "robotisée" qui a été privilégiée, avec une destruction "de l'intérieur" pour maîtriser les chutes de gravats.

Après le départ du dernier locataire, en avril 2018, la phase de désamiantage avait précédé celle du curage. Le site, désormais nettoyé, ne laisse aucun indice sur les constructions qui s'élevaient autrefois.

En lieu et place des barres, un projet de rénovation urbaine prévoit la création d'un "quartier plus mixte, mieux relié au reste de la ville".

A Villeurbanne, 150 logements bientôt démolis aux Buers
Son emplacement est sans doute l'un des moins agréables de l'agglomération. La résidence Croix-Luizet, située dans la bretelle de l'autoroute A42 qui mène au boulevard périphérique Laurent-Bonnevay, sera démolie en 2021. Un soulagement pour les locataires, qui vivent au quotidien avec le bruit des voitures et les gaz d'échappement sous leurs fenêtres.

Le bailleur Est Métropole Habitat (EMH) a opté pour la démolition des 100 logements de cette barre, dont le terrain, une fois libéré, laissera place à un pôle économique.

Marielle Martez, directrice de la valorisation du patrimoine chez EMH, précise qu'un test de réemploi des matériaux va être effectué sur cette opération. "Les radiateurs en fonte et les parquets seront récupérés, le béton concassé plus finement afin d'être réutilisé sur d'autres opérations.

En parallèle, la résidence Pranard, située dans la même rue du 8-mai-1945, va également faire l'objet d'une réhabilitation. Deux bâtiments doivent être démolis d'ici fin 2020. Dans le bâtiment A, deux allées sur quatre, soit 40 logements, seront grignotés par les pelleteuses. Une demi-allée de la barre D (soit 10 logements) sera aussi détruite afin de permettre la création d'une voirie.

A la Sauvegarde (Lyon), la barre 530 disparaîtra à l'automne
A la Duchère (Lyon 9e), l'opération de renouvellement urbain va débuter à la Sauvegarde, avec la démolition de deux barres, la 520 et la 530, totalisant 189 logements. Le relogement des 178 familles qui résidaient dans ces bâtiments de cinq niveaux s'est achevé cet été par le bailleur GrandLyon Habitat.

Les hostilités démarreront par la barre 530. Après la phase de curage et de désamiantage débutée cet été, la démolition par grignotage démarrera à l'automne 2019.

Objectif de l'opération : désenclaver le secteur de La Sauvegarde, afin de le relier à celui du Plateau, à Champagne-au-Mont-d'Or et Écully, tout en améliorant l’habitat et en le diversifiant.

Ce sera ensuite au tour de sa voisine, la barre 520, d’être démolie en deux phases.

Le quartier Carnot-Parmentier perd sa tour à Saint-Fons
La tour de 12 étages ne dominera bientôt plus le quartier Carnot-Parmentier, à Saint-Fons. Situé au 54, rue Carnot, ce bâtiment de 50 logements sera bientôt réduit en miettes. Les travaux de démolition débuteront par grignotage en septembre 2019 pour s'achever au printemps 2020.

A côté, la barre 58 et ses 126 logements connaîtra le même sort. Le top départ des travaux est prévu à l'automne 2019. Ils dureront environ un an.

Quant à la démolition du 56 Carnot et Parmentier 1 et 2, qui représentent 168 logements, elle est programmée à partir de 2022, à l'issue des relogements qui ont débuté ce printemps. Ces démolitions sont organisées dans le cadre du projet de renouvellement urbain Arsenal, Carnot, Parmentier. A terme, 500 logements neufs seront construits dans le quartier.

A Caluire, six immeubles vont tomber à Montessuy
A Caluire, les six bâtiments de la résidence Montessuy le haut (l'îlot Est) n'existeront plus l'an prochain.

 Le début des travaux de démolition de ces bâtiments est programmé début 2020 afin de pouvoir ensuite totalement recomposer le site, comme le bailleur Lyon Métropole Habitat (LMH) l'a fait sur Montessuy le bas (ïlot ouest) avec une mixité de logement social et de logement privé et des espaces publics de qualité.

Sur les 175 logements concernés, il ne reste qu'une dizaine de relogements à réaliser.

LMH est aménageur du site. Particularité de cette opération, il s'agit de renouvellement patrimonial, et non de renouvellement urbain qui ne concerne que les quartiers classés en politique de la ville.

619 logements démolis d'ici 2030 à Rillieux-la-Pape
A Rillieux-la-Pape, la Ville Nouvelle a débuté une vaste transformation qui doit durer jusqu'en 2030. Au total, ce ne sont pas moins de 619 logements qui doivent être démolis à cette échéance. Objectifs : tracer des liaisons nord-sud, absentes jusqu'à présent, et changer l'image de la ville.

Principal bailleur de la ville, Dynacité est le premier concerné par ces démolitions. Il devra notamment détruire 262 logements dans le quartier des Alagniers.

La démolition partielle d'un immeuble au 8, rue Jules-Michelet a d'ailleurs débuté en août 2019. Douze logements sont concernés. D'autres opérations, plus importantes devraient suivre. C'est le cas place Boileau, place Lenôtre, place Renoir, mais aussi dans le quartier Mont-Blanc et Bottet.

Ce genre d'opération me gène beaucoup. Certes, il ne s'agit pas de logements de bonne qualité, construis pour la plupart dans les années 1960-1970 à une époque où les normes n'étaient pas les mêmes. Le problème, c'est que sur le secteur, il y a un vrai déficit de logement abordables et là, on dépense des sommes énormes pour en démolir. Là, c'est 2700 logements dont il est question. Et ce qui sera reconstruit à la place ne sera pas dans la même gamme de prix. C'est un vrai souci de dépenser autant d'argent public à ça.
Titre: Re : La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: Alaiya le 17 Septembre 2019 à 06:56
Citation
Certes, il ne s'agit pas de logements de bonne qualité
Doux euphémisme pour décrire des logements où l'amiante est légion, qui sont des passoires thermiques - induisant au passage des factures énergétiques sidérantes pour des gens qui n'ont pas les moyens de les payer, donc ne se chauffent pas, donc sont malades, donc coûtent à l'assurance maladie (et oui, vision froide mais réaliste) - des cages à bruit - or le bruit tue, à petit feu certes, mais il tue - voire pour certains totalement insalubres (humidité, peinture au plomb et j'en passe).

Par conséquent, des logements dont le coût de la réhabilitation serait autrement plus élevé que celui de leur destruction et reconstruction.

Par ailleurs, si les logements sont détruits, c'est que les gens qui habitaient dedans ont été relogés, donc on est bien sur du 1 pour 1. Ensuite, au-delà de l'état desdits logements, on a aussi une politique de l'habitat d'un demi-siècle à déconstruire. Aujourd'hui, détruire des barres d'immeubles construites à la mode soviétique où on a entassé des gens - d'abord des immigrés venus pour reconstruire le pays à la base, puis ensuite des gens de condition sociale modeste - en créant les ghettos que l'ont connaît avec tout ce qui va avec, afin de reloger ces mêmes personnes ou leurs descendants pour partie dans des unités plus petites, neuves et à taille humaine et pour partie de façon mixte, dans le parc privé dont je rappelle que chaque immeuble de logements en accession libre a pour obligation d'intégrer aux alentours des 20% de logements dits "sociaux", je trouve pour ma part que c'est plutôt positif. Cela mélange les catégories sociales, dans des quartiers neufs, agréables à vivre et surtout, surtout, on évite la ghettoisation. Cela ne se fera pas en une décennie bien entendu, mais au moins, le mouvement est initié.

Enfin, dans le parc social, lorsque des logements peuvent être réhabilités à un coût acceptable, ils le sont : isolation par l'extérieur, désamiantage en site occupé, création de surfaces de vie supplémentaires via des claustra extérieures. J'ai, à titre personnel, vu de très chouettes réalisations de ce genre.

On ne construira jamais assez de logements en France : il en faut 500 000 / an. On doit être en moyenne dans les 400 000, ça dépend des années. Et du contexte économique. Et surtout électoral. Réclamer du logement à construire quand les maires décident de lever le stylo quasi deux ans (pour certains) avant les municipales pour ne pas se mettre leurs administrés à dos parce qu'ils auraient signé un PC pour un immeuble de 200 logements, et en sachant qu'il se passe en moyenne 2 ans entre les premières études et le début des travaux, ben on n'est pas sorti du sable.




Titre: Re : La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: MCL80 le 17 Septembre 2019 à 19:30
Je connais toutes les limites des logements en question. Oui, les gens qui y habitent sont relogés (au même prix?). Ce qui m’embête juste, c'est qu'à côté de ça, on a de plus en plus de gens sur l'agglo qui logent dans des conditions autrement insalubres (taudis loué par des marchands de sommeil, voir simples tentes dans les interstices urbains). Donc ce n'est pas du 1 pour 1 qu'il faut mais du 2 ou du 3 pour 1.

Sachant que l'embrouille des 20% de logements sociaux "imposés", c'est qu'en fait 80% de la population rentre dans les critères du "logement social"… Mais qu'il y en a plusieurs types, en fonction du niveau de revenus des occupants (pour faire simple, le loyer final visé module la subvention à la construction: plus le loyer final est proche de celui du marché privé, plus la subvention est faible, mais du coup plus le locataire doit être solvable)… Étrangement, les communes et les bailleurs produisent plutôt des logements sociaux pour la partie de la population visée dans la frange haute des revenus, alors que les logements sociaux détruits s'adressent plutôt aux parties de la population éligible ayant des revenus plutôt faibles, voir très faibles.

Et si dans le lot, il y a effectivement des bâtiments qui sont vraiment pourris ou dans des endroits difficilement habitables, il y en a aussi où on est sur des démolitions "de confort", ou politiques, car la population qui les habite (trop pauvre, vote mal…) ne correspond pas aux souhaits des élus locaux, sans que l'insécurité soit une question insurmontable.

La question du logement ne pourra être réglée que par une politique volontariste de construction, et en particulier de logements sociaux. Pour cela, encore faut-il qu'il y ait une volonté politique de le faire, ce qui n'est pas le cas.

Sinon, pour ceux qui veulent avoir une idée sur la formations des prix de l'immobilier, je vous conseille cet article du site Universimmo(http://universimmo.com/actu/uniactu00x.asp?Article_Code=708).
Titre: Re : La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: Alaiya le 17 Septembre 2019 à 20:03
Citation
Oui, les gens qui y habitent sont relogés (au même prix?).
Considérant que c'est du logement social, oui, si ce n'est pas à l'euro près, c'est la même gamme de prix, heureusement ! Sinon ce ne serait plus du logement social.
Citation
Donc ce n'est pas du 1 pour 1 qu'il faut mais du 2 ou du 3 pour 1.
Je n'ai pas dit le contraire : il faut construire 500 000 logements / an et on n'y est pas. Du tout. Qu'il manque des logements, ça, c'est un fait avéré.
Citation
les logements sociaux détruits s'adressent plutôt aux parties de la population éligible ayant des revenus plutôt faibles, voir très faibles.
Certes, mais qui dit logements détruits = logements reconstruits, puisqu'on ne met pas encore les gens à la rue quand on décide de détruire des logements. Donc cette population est bien relogée, et dans de meilleures conditions.

Il n'en reste pas moins qu'il y a des gens à la rue qui ne trouvent pas à se loger, y compris des gens qui travaillent, et ça c'est inadmissible.
Citation
il y en a aussi où on est sur des démolitions "de confort", ou politiques, car la population qui les habite (trop pauvre, vote mal…) ne correspond pas aux souhaits des élus locaux, sans que l'insécurité soit une question insurmontable.
Il y a effectivement des démolitions dites "emblématiques", généralement celles à l'explosif d'ailleurs, pour faire acte de communication. Après l'insécurité... hum. J'ai un exemple assez parlant sous le coude : Bègles. Ville ouvrière (cheminots, morutiers), communiste pendant (au moins) 30 ans, parmi les communes de l'agglo ayant le plus fort taux de logements sociaux du parc existant. Trois "cités" : Maurice Thorez, le Dorat et Yves Farge. Pour le Dorat, je ne sais pas, mais pour les deux autres, on a affaire à deux plaques tournantes du petit trafic local, au vu et au su de tout le monde, les mecs ne se cachent même pas. Yves Farge fait l'objet depuis une dizaine d'années maintenant d'une opération ANRU (renouvellement urbain): les deux tours ont été démolies, les gens relogés sur site dans des petites unités de R+1 à R+3/4 max. Une grande partie du parc cependant a été réhabilitée : désamiantage, isolation par l'extérieur, habillage plus moderne et plus sympa, requalification des espaces publics (bien minérale soit dit en passant, un vrai four l'été !), les gens sont restés sur place, leur environnement s'est amélioré, ainsi que la qualité de leurs logements. Enfin, dans le cadre de cette opération, ont également été construits de nombreux logements pour le marché privé, des commerces, hôtels, et le tram est arrivé en coeur de quartier.

L'insécurité, elle, est restée la même.

J'ai vu que Maurice Thorez entrait également en opération de renouvellement, ça va durer quelques années, sachant qu'ils ont déjà beaucoup oeuvré pour les espaces publics (franchement, c'est végétalisé, très sympa !). Mais cela ne changera rien tant que les populations, elles, ne muteront pas. Donc si on peut favoriser la mixité, je pense que ce serait mieux plutôt que de faire de la rénovation dans des quartiers, sans que rien d'autre n'y change par ailleurs.
Citation
La question du logement ne pourra être réglée que par une politique volontariste de construction, et en particulier de logements sociaux. Pour cela, encore faut-il qu'il y ait une volonté politique de le faire, ce qui n'est pas le cas.
Aujourd'hui, le coeur du problème tient beaucoup au prix du foncier dans les grandes villes qui n'ont d'autre choix que de se reconstruire sur elles-mêmes. C'est le prix du foncier qui pèse le plus lourd dans le prix de production du m². Or, la spéculation est légion et les terrains de bonne qualité sont de plus en plus rares (et ce qui est rare est cher). Donc l'une des solutions est la préemption. Dans des opérations d'urbanisme intégrées type ZAC par exemple, ou dans le cadre plus large d'OIN, ça marche bien. Le soutien à l'achat du foncier est nécessaire. Mais malheureusement, insuffisant, c'est vrai. Il faut savoir qu'aujourd'hui, nombre d'OPH achètent du logements en VEFA, parce qu'ils ont de moins en moins les moyens d'acquérir du foncier. Donc les promoteurs du secteur privé achètent le foncier (parce que eux, ils peuvent) et leur rétrocèdent une partie des logements qu'ils construisent.

Je suis d'accord avec toi que la volonté politique n'y est pas. Pourtant, hein : quand le bâtiment va, tout va, non ? :D
Titre: Re : La gestion de l'argent vu et revu par l'Etat francais
Posté par: Urumi le 18 Septembre 2019 à 21:24
Si le sujet vous intéresse, je me permets de vous signaler l’excellente série consacrée à l’insalubrité des logements à Marseille du podcast Splash. Il y livre une analyse vraiment complète autour de l’effondrement d’un immeuble en 2018.